Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient à J.K.R.
Comment achever Severus Snape ? Partie 7
Cela faisait deux jours que Severus Snape était revenu et il s'était enfin fait un avis définitif : Devenir maître du monde était une idée à la con et il détestait l'Angleterre.
L'idée de prendre le pouvoir venait d'Hermione et Sophia avait décidé de rester profiter de l'Angleterre avec son amie pendant quelques jours après avoir prévenue ses parents. Ils avaient essayé de lui faire entendre raison, qu'ils étaient en guerre, elle n'avait rien voulu savoir et avait mis en avant le fait qu'ils étaient amis, qu'elle ne comptait pas se jeter sous les sorts ennemis juste profiter du cirque qu'ils allaient causés. C'était une fille qui n'en faisait qu'à sa tête mais au moins cela lui faisait deux alliées indéfectible.
Remus était d'accord de base avec sa prise de pouvoir et Nymphadora avait suivi juste derrière. Il lui avait expliqué que depuis le retour de Tom et surtout depuis la désertion du couple, ils n'en foutaient pas une. Albus et Minerva passait leur temps à roucouler et les quelques réunions auxquels ils assistaient se finissaient toujours pareil. Tout le monde se battait et au final, ils ne faisaient rien.
Après quelques coups et sorts, ils avaient fini par convaincre Sirius Black. Remus disait que c'était grâce à lui et à son bon sens mais Severus savait que c'était parce que le chien avait plié sous sa puissance, du moins il essayait de s'en convaincre.
Hermione avait demandé à Potter d'aller chercher le jeune Londubat, Severus doutait qu'il soit utile à quoi que ce soit mais elle lui avait expliqué lorsqu'ils avaient réussi à avoir une minute à eux que la prophétie pouvait très bien le concerner et donc qu'on n'était jamais trop prudent. Et qu'avoir le futur Lord Londubat et sa grand-mère de leur côté était toujours bon à prendre.
Mondingus Fletcher pouvait facilement être acheté contre des espèces sonnantes. Par contre, il avait été totalement inutile de demander à Arabella Figg, Alastor Maugrey ou Rubeus Hagrid quoi que ce soit, ils n'avaient même pas essayé, les deux hommes étaient tous les deux les petits toutous de Dumbledore et Arabella en tant que Cracmole, leur était inutile dans l'absolu.
Il avait reussit à mettre dans sa poche Dedalus Diggle, Hestia Jones, Elphias Doge avec l'aide du couple Lupin et l'accord muet de Black. Il avait également laissé la jeune auror se charger de Kingsley.
Albus ayant déjà perdu la loyauté de la plupart de ces membres avec son laxisme et son manque d'initiative contre les forces de mal, tout jusqu'à présent s'était fait en douceur.
Il avait accompli tout cela dans l'après-midi et la soirée qui avait suivi son retour et se demandait pourquoi il n'avait rien tenter l'année dernière. Puis il se dit que le fait qu'il ne soit plus un mangemort et que lui et sa femme s'étaient montrer totalement honnête sur les machineries d'Albus qui les avaient prendre leur jambe à leur cou leur avaient attiré la sympathie de tout le monde.
La veille, il s'était chargé de la famille Weasley, parce que même s'il méprisait ouvertement certains de ces membres comme le gamin du ministère et le débile ami de sa femme, il ne pouvait pas se permettre de cracher sur une colonie de roux comme soldats.
Et c'était là que le bât blesse. Il avait réunis tout le monde avant de les faire venir pour leur expliquer la situation et là, ce fut la débandade. Après qu'il ait obtenue leur accord de ne pas tenter de le tuer et d'au moins les laisser s'expliquer sur leur plan à venir avant de rejoindre ou non, le nouvel Ordre du Phoenix, tout le monde s'était mis à avoir des avis sur tout, jusqu'à savoir s'il fallait se trouver un nouveau nom puisque le Phoenix était censé représenté Albus. Honnêtement, il n'en avait strictement rien à foutre s'il devenait l' « Ordre du Serpent Vert» dixit Diggle. Et puis non d'ailleurs, il n'était pas fier de mettre sa Maison à l'honneur parce que ce nom était ridicule. Il avait eu envie de se cogner la tête sur la table jusqu'à la traverser devant toutes les idioties que ce groupe pouvait débiter à la seconde.
Au final, il avait mis un stop très vite et avait exposé son plan. Il ne demanderait plus conseil, il ordonnerait et ceux qui n'était pas d'accord pouvait décarrer et fissa. Il avait débité ses instructions et s'était enfuit le plus vite possible loin de ce troupeau de moutons tout juste bon à braire. Il avait encore beaucoup de travail.
Il était à présent deux heures du matin quand il se rendit compte que sa femme ne compterait pas l'honorer de sa présence ce soir. Et il décida que non, il ne voulait rien. Gouverner, le pouvoir, la puissance, l'argent, les laquais, il laissait cela aux crétins qui voulaient finir fous ou morts. Lui, il voulait son île, son épouse et dormir. Il avait donné rendez-vous dans neuf heures à la pièce maitresse de son plan et il voulait pouvoir glaner quelques miettes de sommeil avant d'entamer de longues négociations autour d'un verre.
L'absence d'Hermione commençait réellement à l'énerver. Elle devait être réellement volage si à peine arrivée, elle en oubliait sa présence alors que c'était elle qui l'avait dans ce méli-mélo moisi de politique.
Il se leva et décida que si elle ne souhaitait pas qu'il retourne tout seul au Brésil, elle ferait mieux de ramener son merveilleux derrière.
Il descendit les marches du Square Grimmault le plus silencieusement possible, ce qui était fort raté vu qu'absolument tout craquait dans ce taudis.
Il retrouva son Hermione endormit la tête poser sur les cuisses de Sophia qui ouvrit un œil quand il approcha.
_Salut, murmura-t-elle en baissant les yeux sur sa princesse. Elle s'est endormit et comme elle était vraiment épuisée, j'ai préféré la laisser dormir.
Il sourit en contournant le canapé et en s'agenouillant près de son épouse.
_Tu as bien fait. Ne t'en fait pas. Mais, je vais la réveillé. Ce n'est bon ni pour toi, ni pour elle, de dormir dans ce canapé décomposé. Vous risqueriez de chopper le tétanos là-dedans.
Il retira une mèche de cheveux d'un geste délicat du visage d'Hermione alors que son amie essayait de retenir son rire. L'endormie ouvrit les yeux et tomba sur le regard noir et doux de son mari.
_Hey, ma belle, tu sais que tu as un lit là-haut pour ce genre d'activité ? En plus, tu écrases Sophia avec ta tignasse.
Elle se releva et s'adossa au canapé en s'étirant.
_Désolé.
_Ce n'est rien, Mia.
Severus se leva et lui tendit la main.
_Viens, je te conduis à notre chambre. Toi aussi, va te coucher, Sophia. Demain je risque d'avoir besoin de toi en forme.
Elle se souleva tant bien que mal et en prenant appuis sur son mari, en glissant son bras dans son dos et en posant la tête sur son épaule. Ils prirent la direction de l'escalier avant que Severus ne s'arrête.
_Un commentaire, Potter ?
Le survivant se tenait au milieu du couloir et les observait la bouche ouverte.
_Non ! Non, monsieur. Passez une bonne nuit.
_Je préfère. Vous aussi, Potter.
_Sev… Soit gentil.
_Je l'ai été, dit-il en montant les marches. Je ne l'ai pas insulté et je ne lui ai pas lancé de sorts.
_Ce n'est pas ce que les gens civilisés appellent gentil, chéri, répondit-elle d'une voix ensommeillée.
_Peut-être mais c'est mon maximum dans le domaine de la courtoisie.
Elle rigola et serra plus fort son homme contre elle.
Ils arrivèrent à leur chambre et se séparèrent de la brésilienne en lui souhaitant bonne nuit puis rentrèrent et allèrent se coucher.
Après qu'il se soit positionné en cuillère contre le corps d'Hermione et passé un bras pour caresser son ventre, il l'embrassa dans le creux de son cou.
_Tu m'as manqué, souffla-t-il. Je n'aime pas quand tu disparais comme ça.
Seul le souffle régulier de sa femme lui répondit et il s'endormit en serrant le corps de son épouse avec une dernière pensée. Merlin, qu'il détestait l'Angleterre !
Severus fut debout bien avant que le soleil soit levé. Il s'était installé sur le comptoir de la cuisine avec un café bien serré servit par Kreattur qu'il avait réussi à amadouer en tant que Lord Prince et griffonnait sur des parchemins.
Hermione arriva, se prépara un thé et s'installa à côté de Severus.
_Les stylos billes te manquent, remarqua-t-elle alors que son homme galérait avec sa plume et son encre.
_Comment j'ai pu oublier aussi vite comment utiliser ses abominations ? Ce pays est vraiment arriéré. Pas de stylo, pas de papier. Que ces foutus parchemins moisis et ses engins de tortures !
Hermione rigola et embrassa son homme sur la joue.
_Que tu es grognon aujourd'hui...
_Oui, je suis stressé. Si cela foire aujourd'hui, tout tombe à l'eau et on devra simplement se lancer dans la bataille en gueulant comme des barbares et ce n'est vraiment pas mon truc, plutôt celui de ton copain roux. Et puis trop de sang et trop de victimes collatérales, ça fait brouillon.
_Tu es sexy quand tu joues au chef de guerre. Ça pourrait me donner des envies…
_Arrête, ma belle, je dois finir cela avant d'y aller.
_Bon, je vais aller réveiller Sophia et on va se préparer.
Il releva la tête brusquement.
_Comment cela « on » ? Tu ne comptes pas venir tout de même.
_Bien sûr que si !
_Je ne crois pas que ta présence soit indispensable et je pense même qu'elle pourrait être mauvaise pour mes affaires, princesse.
Elle se rapprocha de lui avec un air menaçant.
_Et tu penses que je vais rester enfermé longtemps, mon cœur ? Que je vais rester à la cuisine pour faire la tambouille pendant que tu t'amuses à comploter ? Je t'assure, Severus, que si tu ne veux pas faire ceinture pendant toute la durée de ma grossesse, tu vas m'emmener avec toi et même être très heureux que je t'accompagne, est-ce clair ?
_Bien sûr. Je serai ravie que tu te joignes à nous mais tu ne quittes pas Sophia d'une semelle.
_Je savais qu'on arriverait à s'entendre.
Et elle le laissa là, très satisfaite d'elle-même.
_On a rendez-vous à onze heures ! lui cria-t-il.
Ils se retrouvèrent un quart d'heure avant devant la porte du quartier général. Il regarda d'un œil critique la tenue des deux femmes. Hermione portait une robe verte émeraude qui lui descendait jusqu'aux pieds et un grand manteau de fourrure, quant à Sophia, elle portait un petit top noir très décolleté et une jupe courte qui lui arrivait à mi-cuisse avec une veste de cuir.
_Parfaites, mesdames.
_Bon ! Au lieu de te rincer l'œil, on devrait peut-être y aller, non ?
_Oui, vous vous souvenez de tout ce dont on a parlé ?
_Arrête de t'en faire, chéri, tout va bien se passer.
_Elle a raison, ne t'inquiète pas, Very, je sais ce que j'ai à faire, dit Sophia en rigolant.
_Alors, c'est partit, souffla-t-il.
Et ils quittèrent la demeure des Black pour poursuivre leur dessein dans cette guerre.
