Bonjour!?
Ça fait pas mal de temps on peut dire depuis noël.
Bon je suis pas très fier de ce chapitre, j'ai du le corriger puisque cela fait longtemps que je l'avais écrit et j'en ai perdu un peu en route du coup j'ai du en réécrire des morceaux.
Et ce chapitre là ne sera pas corrigé par Silica, parce qu'elle a beaucoup de travail.
J'espère que cela vous plaira quand même.
Harry était penché sur la cuvette depuis une bonne demi-heure, vomissant tripes et boyaux. Il avait l'impression que son estomac chercher à sortir par sa gorge. La sensation était particulièrement désagréable et il maudissait tous les dieux de son état. Comment les femmes faisaient elles pour supporter ça? Il ressentait presque du respect pour Mme Weasley qui l'avait fait, elle, 7 fois.
Il n'avait jamais été très attiré par la nourriture, les Dursleys n'avaient jamais été très généreux dans ce domaine là, pas qu'ils l'aient été dans un autre. Ainsi il mangeait peu, juste assez pour survivre, et ses vomissements matinaux ne le laissaient pas garder le peu de nourriture qu'il ingérait, dans son estomac. Quand il arrivait à manger, alors que la moindre odeur lui donnait envie de vomir, voir la moindre nourriture était une torture pour son estomac. Il lui semblait que sa silhouette s'était considérablement affiné, paradoxalement. Ce n'était pas tout de suite que ses pantalon serait trop serrés.
La journée commençait mal: déjà la nuit n'avait pas été calme et reposante, et en plus il lui semblait qu'il n'allait jamais quitter le dessus des WC.
Enfin son ventre se calma et la régurgitation méthodique de l'intégralité contenue de son estomac cessa. Il pu soulager son œsophage brûlé par le suc gastrique avec un grand verre d'eau.
Les cernes sous ses yeux se reflétèrent dans l'eau du verre, soulignant ses yeux verts ternes et son teint crayeux.
Si sa nuit avait été si mauvaise c'était parce qu'il s'était souvenu d'avant. Il en avait rêvé.
"Avant" il appelait ça comme ça, c'était ainsi qu'il nommait son passé.
Immanquablement il y revenait. Sans doute était-il masochiste. Mais malgré tous ses efforts il ne réussissait pas à oublier. Après tout ne dit on pas : "vouloir à tout prix oublier c'est se souvenir." Il avait mal à la tête, et la fatigue lui pesait dessus comme une baleine sur un dé à coudre. Néas chercha à le réconforter en le poussant du museau et ronronnant pour lui. On aurait dit que les bébés et le lycée se liguaient contre lui pour le fatiguer à en mourir. Est-ce que quelqu'un pourrait lui rappeler pourquoi diable allait-il au lycée ?!
En fait il le savait tout à fait il n'aurait pu passer son temps à ne rien faire. Malgré tout ce qu'Harry avait déjà accompli, la moindre inaction le mettait dans un état d'excitation tel que ses membres devenaient incontrôlables. Sans entrer dans les détails ses membres inférieurs s'agitaient d'un mouvement nerveux et agaçant, rebondissants continuellement et en rythme contre le sol, que lui-même dédaignait sans pouvoir s'empêcher de le faire. Puis énervé Harry se levait, faisait les cents pas jusqu'à ce que le plancher est été limé jusqu'à la corde, regardait Néas, soupirait doucement avant de prendre son manteau et de sortir dans le jardin suivit du gros lion noir ravi de pouvoir se dégourdir les pattes. C'était comme un rituel entre eux. Il sortait et Harry pouvait réfléchir à tout ce qui le tracassait.
Comme ses anciens amis, leur trahison, le bébé non les bébés...et comment allait il les élevés tout seul, un seul c'est déjà dur mais plusieurs, est-ce qu'il allait y arriver tout seul... sans ses amants... sans eux... Voyez il y pense encore.
Cette fois ci il n'entrerait vraiment pas dans les détails.
Durant le voyage, si l'on pouvait appeler ça un voyage, le terme adéquat serait plutôt fuite touristique, à travers les différents états, il avait vu des paysages magnifiques, des villes grandes brillantes et bruyantes. Surpeuplées et survoltées.
Mais il était fatigué, ses nuits avaient été calme au moins pendant son voyage. Chaque nuit il s'effondrait sur son lit la fatigue embrumant son esprit aux aguets, à l'affut du moindre bruit suspect. Sans prendre le temps de penser au tournant désastreux qu'avait pris sa vie. Mais ce matin une terreur nocturne l'avait encore une fois réveillé en sursaut, en pleurs et en sueur. Le laissant difficilement regagner le sommeil.
Il ferma les yeux et serra les paupières au point que ce soit douloureux. Il ferma les yeux espérant qu'ainsi il n'existerait plus, ni lui ni ses problèmes. Il n'y aurait plus rien et Harry pourrait enfin les retrouver.
Leur absence ne devenait pas moins insupportable avec le temps. Même si Matthias lui disait de se laisser le temps de faire son deuil, d'accepter leur absence. Il n'y pouvait rien s'il avait la sensation qu'on lui arrachait la poitrine pour découper son cœur en petits morceaux à cause de leur absence. Et cette sensation était tout simplement insupportable.
Il prit ses affaires jeta un dernier regard sur la pièce et ses occupants en leur souriant avant de sortir et de prendre place devant le volant, son sac jeté sur le siège passager.
Sur le chemin il songea à la journée qui l'attendait. Elle s'annonçait pénible. Malgré qu'il l'ait repoussé Jessica l'avait harcelé toute la semaine et ses amis l'avaient suivi. Les chuchotements n'avaient pas cessé sur son passage, et l'attention que les autres élèves lui portaient n'était pas redescendue. Maintenant il mangeait dehors sur une des tables de pique-nique, la première impression donné par le réfectoire n'avait pas été des meilleures, c'était mieux maintenant qu'il ne pouvait plus sentir la nourriture.
Mais il portait un intérêt pauvre mais distrayant sur les autres personnes au sommet de tous les tops 10 des rumeurs et sujets de conversations préférés des lycéens débordant d'hormones.
Les fameux Cullen étaient aussi intrigants avec leur peau blanche et l'aura impénétrable qui les entouraient. Ils lui faisaient penser à quelque chose mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Peu de gens les approchait il y avait quelque chose en eux qui donnait des frissons dans le dos, sous leur regard vous vous deveniez une proie et vous restiez figé jusqu'à ce qu'il vous lâche enfin.
Ainsi Harry les avait évités autant que possible la semaine passée, mais c'était dur lorsqu'on avait plusieurs cours avec différents membres de la famille.
Harry soupira comme si ce n'était pas assez, malgré les révisions importantes qu'il avait fait, le rythme rapide des cours et des devoirs le prenaient en défaut, il sentait que bientôt il serait dépassé.
Il se gara sur le parking du lycée et patienta quelques instants prenant son courage à deux mains. La sonnerie retentit et il prit son sac et son casse croute puis sortit de la voiture pour une nouvelle journée harassante.
Les jours passèrent et les cernes noires sous les yeux d'Harry ne cessèrent de s'agrandir. Le vendredi il était à genoux... Littéralement encore une fois devant la cuvette des toilettes. Mais cette fois ci il ne pût se relever. Finalement il était venu à bout de sa résistance et s'était effondré, Néas miaula tristement et Harry caressa faiblement son museau. Le lion attrapa son beau-maître par le col du tee-shirt et le traîna jusqu'au tapis devant la cheminée. Il le déposa dessus alors qu'Aiôn allumait la cheminée et que Sarynissia s'enroulait autour d'Harry. Tous les animaux se placèrent près de leur maître pour lui tenir chaud. Il resta couché comme cela toute la journée et son absence fut remarqué au lycée, bien sûr parce que le fait que l'étranger étrange n'avait pas garé sa luxueuse voiture sur le parking avait fait jouer les langues.
Seulement le soir son état empira sa magie s'affola, elle battit hors de son corps par vagues, et son cœur s'emballa.
Sa magie devenait folle et Harry ne pouvait plus la contrôler. La douleur lui fit perdre le souffle, elle se concentrait un instant dans son ventre, un autre dans sa poitrine. Des larmes jaillirent de ses yeux.
Les familiers à ses côtés regardaient sans trop pourvoir intervenir autrement quand essayant de le réconforter, tandis qu'Aiôn disparaissait pour aller chercher de l'aide. Ce n'était pas la première fois qu'une telle crise survenait. Lors de celles-ci sa magie sortait de son corps à la recherche d'une chose qu'elle ne pouvait atteindre alors elle revenait violemment en lui, causant à Harry beaucoup de douleur.
Matthias ne savait pas pourquoi il avait ces crises ni comment les soigner. Harry n'allait pas lui dire mais il savait très bien pourquoi, sa magie semblait aussi désespéré de les retrouver que lui, elle se tendait désespérément dans toutes les directions à leur recherche. Elle était comme lui, elle ne semblait pas vouloir accepter qu'ils étaient tous les deux morts et qu'ils ne reviendraient jamais. Pourtant il fallait se rendre à l'évidence il les avait vu mourir et s'était rendu sur leur tombe.
Alors que Harry commençait à suffoquer sous la pression de sa magie et la douleur que cela lui provoquait, Aîon débarquait avec perte et fracas dans le petit salon du manoir Malfoy, effrayant au passage un elfe de maison qui dépoussiérait les meubles. Ses cris alertèrent la maîtresse de maison qui arriva vite reconnaissant les cris de l'oiseau, avec dans son sillage un Matthias inquiet. Le phénix piailla toute son inquiétude et le médecin sembla comprendre puisqu'il appela d'une voix pressé un elfe pour qu'il lui ramène plusieurs potions une fois cela fait il les confia à l'oiseau lui demandant de revenir si l'état d'Harry s'aggravait, l'animal acquiesça puis disparu dans un consumement de flammes. Il réapparu à l'autre bout de la planète, devant la cheminée d'une petite maison.
Harry du remuer un grande partie de sa force pour parvenir à avaler la potion, ce qui était un exercice difficile quand la douleur vous paralyse, que vous êtes couché au sol et que vous êtes seul (humain s'entend bien sûr).
Quand il eut avalé la mixture affreuse, réprimant au passage un haut le cœur, il se trouva sans forces, vulnérable à cause de sa magie, et les minutes qu'il passait à attendre que la potion fasse effet furent les plus longues de toute sa vie. Enfin la douleur s'effaça, sa magie s'apaisa et retourna dans son corps. Il passa la nuit à dérivé entre un sommeil sans rêves et un état de somnolence très avancé, et la journée suivante il somnola une bonne partie du temps, ne pouvant rien faire d'autre que de recevoir passivement les caresses de ses familiers. Il lui semblait avoir la force et l'assurance d'un nouveau né. Aidés par sa magie les trois animaux purent faire réchauffer un peu de nourriture pour qu'il retrouve de la vivacité.
Les Cullen étaient depuis plusieurs jours tirés de leur monotonie par les deux nouveaux : Bella Swan, la fille du shérif et Harry Black, totalement nouveau dans le secteur, n'ayant aucune famille ici, à part peut-être les Blacks de la réserve indienne.
Bella Swan était celle qui les dérangeait le plus à cause de son odeur alléchante. Edward avait l'impression d'être attiré par elle alors que Jasper se retenait de lui sauter à la gorge pour la mordre et cela créait quelques tensions au sein de la famille. Rosalie était contre tout les humains, et Jasper se rangeait aujourd'hui de son côté car il avait beaucoup de mal à se contrôler près de cette humaine là. Emmet se rangeait du côté de sa femme et Alice était sans avis comme Esmée qui attendait de la rencontrer pour se faire une idée. Edward et Carliste était près à avoir une rencontre avec elle surtout que l'un comme l'autre la trouvait différente de ceux qui voulaient les approcher pour leur richesse ou leur beauté.
Alice qui n'avait pas d'avis était plutôt intéressée par l'autre nouveau Harry Black. Cela faisait plusieurs fois qu'elle avait des sur lui, toutefois chacune d'elles restaient un peu floues comme avec les loups. Mais son odeur était agréable-contrairement à eux- sans être envoûtante –comme celle de Bella- elle ne donnait pas envie de le vider de son sang. Pour Jasper s'en était très reposant et cela attisait sa curiosité, pas comme Edward qui si il acceptait Bella, n'aimait pas Harry Black comme les autres humains. Surtout depuis qu'Alice avait eu une vision dans laquelle Harry savait que les Cullen étaient des vampires. Alors qu'habituellement les visions le concernant étaient floues et difficiles à percevoir, celle-ci avait été parfaitement compréhensible, à son plus grand étonnement mais plus grand bonheur aussi.
[Flash-back] :
Edward ouvrit la porte et rentra dans la maison, il fut accueillit par un cri de victoire de Emmet. Sa mère alla à sa rencontre pour l'embrasser. Elle lui demanda avec tendresse si sa chasse s'était bien passée, tandis qu'Emmet charriait Jasper sur sa défaite contre lui à Mario Kart. Rosalie se mettait du vernis dans un fauteuil près du canapé, en lançant par ci par là quelques commentaires acerbes sur « ce jeu hautement débile », d'après elle. Alice riait sur le canapé, derrière son mari, qui était au sol avec Jasper et tous les deux jouaient aux jeux vidéos. Carliste intervient au bout d'un moment, avant que cela ne dégénère en bagarre, calmant assez efficacement Emmet qui se mit à bouder de façon assez enfantine.
Alice riait encore plus fort de la mine de son mari qui n'avait quasiment aucune réaction sauf un sourire narquois quand soudain ses yeux se vitrèrent et son rire cessa.
Les têtes de toute la famille se tournèrent vers elle, et tous se rapprochèrent d'elle en quelques secondes d'elle.
Jasper fut le premier auprès d'elle, à s'inquiéter, il lui prit la main et lui demanda si tout allait bien. Emmet s'inquiétant d'Edward qui suivait Alice, à travers ses pensées, dans sa vision.
Les deux vampires avaient l'air désemparé et malgré son inquiétude Carliste demanda aux autres de les laisser tranquilles pour l'instant, de toute façon ils ne pouvaient rien faire de plus tant que la vision durait. Il se contenta de serrer sa femme dans ses bras, se demandant qu'est-ce qui allait bien pouvoir leur tomber dessus, déjà la vision sur Bella Swan avait été inquiétante, rien n'en n'était sorti et elle était floue ce qui était une première dans toute sa longue vie de vampire. Il ne supporterait pas qu'il arrive quelque chose à sa famille, et se tiendrai près à déménager quand il le faudrait rien que pour partir loin de l'odeur affolante du sang de cette fille, qui intéressait beaucoup son premier fils.
Enfin les yeux d'Alice reprirent pied dans le réel et Edward expira brutalement un souffle qu'il n'avait pas.
Chacun se pressa de leur demander comment ils allaient, ce qu'ils avaient vu, qu'est-ce qui les mettait dans cet état là…et les assommèrent d'autres questions du même genre, sans même laisser le temps aux concernés de répondre.
Soudain le patriarche leur cria d'arrêter de parler tous en même temps, puis dit plus calmement que cela ne servait à rien de s'énerver ils n'auraient pas les réponses plus vite ainsi. Ensuite il se tourna vers la voyante et le télépathe et les interrogea du regard.
« C'était le nouveau… à propos de lui…, commença Alice encore un peu déphasé par la vision.
- Harry Black… Harry Black est un danger pour notre famille, cracha Edward, coupant la brune.
- Edward » soupira Alice.
Celui-ci se tourna, buté.
« Dans ma vision, qui était à propos de Harry, dit elle en regardant sévèrement Edward. Je pense qu'il va se passer quelque chose, mais je ne sais pas quoi, gémit-elle, j'arrive enfin à voir quelque chose à son propos mais la vision reste floue…
- Alice, chérie ce n'est pas ta faute, répondit tendrement Esmée avec des yeux compatissants.
- Mais je…
- Non Alice, ce n'est pas ta faute mais tu ne nous as encore rien dit sur ta vision, répliqua Carliste.
- Dedans, j'ai vu Harry, il avait l'air effrayé, il me regardait directement… euh non… il nous regardait tous, nous étions tous là et …et… hum, il criait, il n'arrêtait pas de crier…et
- Il nous a dit qu'il savait ce qu'on était, qu'il savait que nous étions des vampires, interrompit brutalement le télépathe, sachant que la voyante n'arriverait pas à finir.
- Il avait l'air tellement effrayer…mais aussi haineux, elle releva son regard sur son père, il nous disait que tout était de notre faute, qu'on les avait tués, qu'il voulait qu'on le laisse tranquille.
- Beaucoup de gens n'apprécie pas les vampires Bébé, répondit Emmet triste.
- C'est normal nous sommes des monstres sans âme-
- Edward, ne dis pas ça ! demanda Esmée à la fois peinée et scandalisée.
- Mais c'est la vérité !
- Tais-toi ! ordonna Carliste, le visage sérieux et l'œil dur.
Puis il demanda à chacun de se disperser et de laisser de l'espace à Alice, et qu'ils en discuteraient plus tard.
Fin flash-back
Ils en avaient discutés mais aucune solution n'avait été trouvée, seulement qu'il ne fallait pas s'inquiéter et que les événements se dérouleraient comme ils devraient le faire. Et la discussion s'acheva sur ses sages paroles de Carliste :
« Rien ne peut arrêter la destiné en marche. »
Ils étaient en ce moment dans le réfectoire entrain de touiller leurs plats, qu'ils ne pouvaient manger. Alice et Jasper discutait à voix basse d'Harry. Qui justement n'était pas présent. Cet humain était étrange de par son physique inhabituel et son caractère solitaire voir même fuyant. Androgyne avec une petite taille et un corps fin aux muscles effilés et légèrement saillants. Dans ce corps magnifique, un esprit revêche, un caractère solitaire et d'après Jasper une grande tristesse omniprésente, cachée derrière le moindre rempart de sa carapace. Jasper comme Edward ne pouvaient utiliser leur don sur lui, hormis quelques rares fois, où des pensées avaient traversé le mur de briques entourant son esprit, et où une émotion très forte parvenait tout de même à Jasper malgré le blocage habituel. Elles se trouvaient malheureusement à l'état de bribes pour les pensées, et extrêmement brumeuses pour les émotions. Les deux vampires ne ressentaient en qu'un léger bourdonnement diffus venant de sa personne. Harry, d'après leurs observations, ô combien nombreuses, avait contrairement, aux autres humains, un corps fragile et un cœur qui battait plus lentement que la normale. Et surtout sa démarche lente, et parfois gauche, les avaient captivés, on avait l'impression souvent qu'il glissait sur le sol plus qu'il ne marchait et aux yeux des vampires, il y avait dans ses mouvements, comme une volonté de ne faire que le strict minimum, ou de ne pas se fatiguer, ou peut-être les deux. Ils n'en savaient pas grand-chose de plus, l'humain semblait les fuir comme la peste.
Il n'avait d'ailleurs pas beaucoup de relations amicales avec les élèves du lycée, il restait à part la plupart du temps dans les couloirs, même si Erica et sa bande n'arrêtait pas de le coller, et il mangeait seul sur une table de pique-nique à l'extérieur du self.
« Pourquoi vous vous intéressez tellement à lui ?
Cette parole chuchotée venait d'Edward.
-Harry est intéressant mais la question serait plutôt est ce que Bella est intéressante ? répondit Alice.
-Toi…
-Stop, coupa Rosalie, ce n'est pas vraiment l'endroit pour ça et tu as vu Edward ton humaine ne nous as pas encore rencontré qu'elle sème déjà la discorde. » Continua Rosalie empêchant Edward de se complaindre en grognements contre Alice.
Soudain un grand frisson les traversa, les faisant frissonner d'effroi. Quelque chose de mauvais se passait.
« Vous avez senti ? interrogea Emmet.
-Mais qu'est-ce que c'est ? demanda sa compagne.
-Chut…
-...Ecoutez leur cœurs » compléta Jasper.
Tout le monde se concentra alors sur les sons des cœurs battant tout autour d'eux, dans ce capharnaüm de battements un se démarquait, faible et anarchique. Le cœur au lieu de tressauter gaiement, trébuchait lamentablement, peinant à se remettre debout.
Edward lut dans les esprits de ses frères et sœurs la même question.
« Mais à qui était ce cœur ? »
Ils durent s'interrompre dans leurs réflexions quand Jasper se plia en deux, sur la table, la main sur le cœur.
« Jasper, ça va ? demanda rapidement Rosalie –qui aimait sa famille malgré son apparente froideur- se déplaçant à vitesse humaine pour être plus proche de lui tout comme Alice de l'autre côté de la table. Ce qui n'était pas difficile puisqu'elle était entre Jasper et Emmet en face d'Edward.
-Je sens beaucoup de souffrance venant de lui, haleta Jasper.
-Qui ça « lui » ? Enchaîna Emmet.
-C'est Lui n'est ce pas ?! Insista Alice, réfléchissant rapidement oubliant l'interrogation d'Emmet tandis que son mari acquiesçait difficilement, toujours plié de douleur.
-C'est bon ? Vous avez fini avec votre petit aparté…tout le monde n'a pas compris, grogna le tueur d'ours en direction d'Alice et Jasper.
- C'est le nouveau n'est ce pas…? Soupira Edward » Nouveau hochements de têtes de Jasper et d'Alice, aucun des deux ne pouvant compter sur sa voix.
D'un coup les battements faiblirent encore. Alors les vampires se levèrent et sortirent du réfectoire abandonnant là, en plus, leur plateaux encore plein de nourriture triturée, sous les exclamations de surprises et les questions des autres occupants du réfectoire. Dehors ils se concentrèrent sur les sons de battements et ce fut plus calme et plus facile de retrouver la trace du cœur en question. Ce fut Jasper qui se précipita en premier vers l'endroit d'où partaient les bruits, à vitesse vampirique puisqu'aucun humain curieux n'était dans les parages. Ils le suivirent tous et bientôt ils furent tous sur les lieux. Effrayant au passage Harry dont le cœur loupa un battement. Alors qu'il essayait de se trainer dans la forêt pour appeler un familier. Harry regarda, effrayé la tribu se rapprocher de lui, l'entourant et bloquant toutes issues possible pour une potentielle fuite.
Il faisait une grosse crise sa magie réagissait plus violemment que d'habitude. Il avait vraiment du mal à respirer et son cœur lui à battre normalement.
Son cœur était fatigué, fatigué de tout ça, il ne battait plus que pour les petits êtres en son sein. Il sentit plus qu'il ne vit les Cullen et il paniqua aggravant sa crise. Sa magie qui sortait en vagues violentes s'endigua brutalement et revint dans son corps, dévastant tout.
Les Cullen de leur côté étaient plus que surpris et ne savaient comment réagir. Devant eux Harry, qui auparavant se tenait plus affalé qu'appuyé sur un arbre, avait glissé au sol en serrant sa poitrine de sa main droite. Sa respiration était irrégulière même si ils voyaient qu'il faisait de grand effort pour se calmer. Edward et Alice se regardèrent avant d'avancer doucement vers Harry.
Elle fit un signe à Rosalie qui était en train de sortir son portable, lui demandant silencieusement d'appeler leur père.
Alice approcha lentement sa main de l'épaule d'un Harry tremblant fuyant le contact. Quand elle put toucher son épaule elle se présenta d'une voix douce, lentement pour qu'il puisse comprendre ce qu'elle disait.
« Bonjour Harry, moi je suis Alice Cullen…mes frères et sœurs et moi t'avons vu alors nous sommes venu t'aider…tu connais peut être nôtre père, Carliste Cullen, il est médecin…nous ne te voulons aucun mal…mais tu voir un médecin … d'accord ?! »
Plus loin Rosalie décrochait rapidement et expliquait à leur père la situation, auquel celui-ci répondit qu'il arrivait bientôt à la maison. Alice reprit d'une voix douce :
« Ecoute Harry, on ne va pas te faire du mal rassure toi… Notre père est médecin et il-»
Harry la coupa.
- Non, je… n'ai pas besoin d'aide, arriva-t-il à dire d'une voix angoissé qui surprit tous les vampires.
Alice se reprit vivement. Ce n'était pas le moment de s'étonner ! Elle lança un regard sévère aux vampires ébahis pour qu'ils sortent enfin de leur étonnement.
« Harry, je ne sais pas ce que tu as mais je suppose que c'est grave. Alors nous allons t'emmener voir notre père qui est médecin. » Elle s'adressa à lui d'une manière calme mais sans non plus lui parler comme à un bébé, autoritaire mais rassurante. Il n'était pas une fragile petite chose rose et fripée, faible et fragile certes mais lui au moins ne hurlait pas à la mort pour un oui ou pour un non. Il avait juste besoin qu'on le guide et c'est ce qu'elle allait faire… Bon d'accord il était trop mignon.
Harry même l'esprit embrouillé par la douleur, sentit une alarme pulser dans sa tête. Vampires. Vampires. Ce sont des Vampires réalisa-t-il. C'est pour cela qu'il les trouvait bizarre avec leur beauté irréelle mais roide et coupante comme de la glace. Des roses aux sacrées grosses épines (qui mordent en plus). A ce moment là, il sentit réellement la prise de la petite vampire sur son épaule. Il s'écarta vivement/brutalement et rejeta violemment la main de la noiraude.
« Ne me touche pas sale vampire » s'écria l'ex-Sauveur. Il semblait aux vampires que l'humain avait les yeux fous d'un prédateur et l'attitude craintive d'une proie traquée. Mais en ce moment ce qui occupait Harry c'était de pouvoir faire partir la douleur. La crainte, la douleur et la haine faisaient un mélange explosif dans ses veines, qui le fatiguait plus qu'autre chose, de plus il savait qu'il avait besoin d'aide, mais certainement pas de celles des monstres. Son côté Serpentard qui l'avait emporté sur celui plus gryffondoresque, lui souffla qu'il ne pouvait leur faire confiance. Pas à ceux de l'espèce qui les avaient toués.
Jasper sentait tout le ressentiment d'Harry à leur égard, toute sa douleur et sa peur, aussi à moindre échelle. Et ne s'attarda pas sur le fait étrange qu'il puisse les ressentir alors qu'habituellement il ne trouvait qu'un vide et occasionnellement une pointe de tristesse.
Une vague de douleur fit pousser à Harry des petits cris alors que ses yeux se révulsaient et qu'il tombait dans l'inconscience.
La panique rongea délicatement les vampires comme un acide corrosif. Elle souffla comme un château de carte, le calme déjà bien entamé depuis le début de la confrontation.
Un début de solution arriva lorsque Rosalie se retourna avec des nouvelles de leur paternel disant qu'il se dépêchait de rentrer et qu'il fallait calmer l'enfant parce qu'il faisait ce qui ressemblait à une crise de panique. Jasper murmura qu'il sentait ses émotions ce qui voulait dire que son don fonctionnait. Il envoya à Harry des ondes de calme et son corps, ainsi que son visage qui étaient crispés même dans l'inconscience se détendirent.
Edward se saisit alors d'Harry ne s'arrêtant pas sur le poids très faible du garçon même pour un vampire et d'un mouvement commun tous se dirigèrent vers les voitures. Edward avec Harry sur le siège de la Volvo, avec Alice au volant, tandis qu'Emmet, Rosalie et Jasper se repartirent pour ramener les autres voitures. Ils furent de retour deux eux en moins de temps qu'il ne faut pour dire canine.
Alors?
A bientôt très vite j'espère !
