Hello tout le monde !
Eh non, vous ne rêvez pas, ceci est bien un nouveau chapitre de "Comme son père" ! Pour une fois, je n'ai pas mis énormément de temps avant de le poster cependant, je ne sais pas si le prochain poste sera si "proche" (si je peux dire ça ainsi).
Car oui, en tant qu'humaine, j'ai décidé de me prendre quelques petites vacances.
Que ce soit pour cette fiction, Insoupçonné (dont il ne reste plus que deux chapitres), Sa demi-soeur (qui est toujours encore cours d'écriture) ou encore Situations Erotiques (que je viens de commencer à poster et dont j'ai quelques chapitres d'avances). La raison pour laquelle je prends également une petite pause, c'est que je ne me sens pas trop bien, ces derniers temps. Sans compter que j'ai ma Siamoise, alias Popolove, qui n'est pas bien elle non plus et ce, à cause de la baisse fulgurante de reviews ou encore de commentaires négatifs sur sa merveilleuse fiction Excès de Vitesse.
En bref, je ne sais pas quand je compte reposter mais ce ne sera pas dans l'immédiat. Je pense que à partir du mois de septembre, ça ira mieux mais je ne peux rien vous promettre. Vous rentrez aussi en jeu car je ne continuerais d'écrire que si vous me le demandez !
Voilà, place aux remerciements du chapitre précédent :
LoveYou, Anny34, Hurrican-Bells, jenny, nathyhale, Ju, anges0112, SurreyFr, Marine, MathildeL, Illy35, marion, Habswifes, Domi2a, merluchonette, mylne, miiss88, lola, PurementFanTwilight, doudounord, vinie65, mel031, SAMYSTERE, Vivibatta, eliloulou, philae89 (je ne sais pas combien y'aura de chapitre en tout mais pas 40, ça c'est certain), sexforlife, titijade, 333, Anne, Em 81, Une ptite nouvelle, potine, oliveronica cullen massen, Kriistal, gabrielle, acoco, AnZeLe42100, chouchoumag, Sabou2607, veronika crepuscule, Xx-LautnerPassion-xX, Fantwilight1, Siksound, helimoen, Atchoum16, bellaagain, Ludivine28, Aliiice, bichou85, fifer, chachoualex63, Juliet1802, Willowme, Erisa-san, twilight007, kikinette11, Letmesign23, 35nanou, isabelle, aelita48, onja, soleil83, SalomeRose, edward-bella-new-fiction, cullenswanfamilly45, LuneBlanche, Grazie, kassye et MamzelleDaphne.
La : Pour ta review, je te remercie de ta sincérité. Un Dark Edward n'est pas obligé de battre sa femme, de faire dans le style Sado/Maso, comme tu dis ou encore de traiter mal les gens. Ici, nous sommes en présence d'une Dark Edward mais psychologique. Je m'explique : Edward est sombre à cause de ce qu'il s'est passé, il y a quelques mois. Alors si tu t'attends à voir un Edward qui kidnappe une fille, qui achète une nouvelle femme ou qui tue sa femme actuelle, tu peux toujours attendre. Ce ne sera pas un VRAI Dark Edward, alors... Personnellement, je ne vois pas du tout le personnage d'Edward, sans sentiment. Le héros de la saga a des sentiments et je trouve ça nul, oui nul, de faire des Edward sans sentiments, sans coeur et ce pour aucune raison valable. Donc voilà, maintenant, c'est dit, à toi de voir si tu veux continuer de lire ma fiction ! Bonne lecture, au cas où.
Jene : Pour l'instant, je ne vois pas d'où elle se laisse trop faire mais bon... Chacune son avis. Je te fais remarquer qu'elle ne l'a pas embrassé et je pense que c'est normal pour elle de se poser mille questions. Elle est marié à lui depuis plusieurs années, le connaît depuis le double, voir le triple et elle l'aime comme une folle depuis leur premier regard. Je ne dis pas que c'est une raison pour tout pardonner mais je trouve ça normal qu'elle s'interroge et qu'elle soit dans le doute total après le changement soudain de son mari. Sur ce, bonne lecture si tu continues à lire ma fiction !
Patoun : Merci de ta review. Donc, comme je l'ai dit au dessus pour les lectrices La et Jene, je trouve ça normal que Bella se pose des questions. Malgré tout le mal qu'Edward peut lui faire, elle l'aime et contrairement à ce que tu peux penser, on peut pardonner beaucoup de choses quand on est folle amoureuse. Y'a aussi Lucas a prendre en considération. Bella est connu pour faire passer le bien des autres en premier. Elle a viré Edward de chez eux uniquement pour le bien être de son fils mais si Edward redevient comme avant, même avec ses frasques, elle voudra rendre heureux Lucas et ce dernier adore passer du temps avec son père. Je ne dis pas qu'elle va lui pardonner aussitôt et dans l'instant mais elle a le droit de se demander ce qu'elle doit faire. Bella n'est pas niaise, elle est tout simplement perdue et amoureuse ! Mon Edward n'est pas parfait, enfin il ne l'est plus et c'est normal qu'il dégoûte les gens. Ce n'est pas une fiction rose-bonbon. C'est une fiction complexe, autant à lire qu'à écrire. Les autres ne sont pas au courant de son comportement, à part Emmett, mais comme Bella l'a si bien dit dans un des précédents chapitres, elle ne dit rien pour les préserver. Voilà, si tu as d'autres questions, n'hésite pas. J'espère que j'ai été assez clair dans ma réponse, si ce n'est pas le cas, dis-le moi. Bonne lecture, si tu continues à lire l'histoire.
Miia : A toi de voir si tu veux continuer de lire ma fiction. Les pensées de Bella seront toujours à peu près les mêmes : elle aime Edward, le trouve séduisant et pire, et elle est perdue ! Tu seras peut-être un peu éclaircie en lisant les réponses que j'ai faite ci-dessus pour La, Jene et Patoun... Sinon, bonne lecture !
Ninie : Être amoureuse fait pardonner pas mal de chose et si Bella réussi à avoir une conversation longue et explicative de la part d'Edward, elle y repensera peut-être. Soit du bon côté, soit du mauvais... Lis bien, si tu continues mon histoire.
Ma Popo (Popolove) : Merce de ta review ! Comme d'habitude, elle me fait chaud au coeur... Je ne vais pas rester cent ans dans l'en-tête du chapitre parce que je pense que pour celles qui lisent tout, ça devient un peu long (lol) Mais bon, je t'ai donné mon avis sur MSN et je tenais tout simplement à te redire merci alors voilà : MERCI ma Siamoise d'amour ! Bisou et bonne re-lecture.
Comme dit ci-dessus, je prends des vacances donc, je ne sais pas quand on se reverra sur mes fictions...
Bonne lecture !
...
Chapitre 7 : Comme avant…
Je fus tirée de mon sommeil par cette odeur alléchante. L'odeur de bacon grillé, de pancakes mais encore, de café tout juste préparé. J'avais l'impression d'avoir dormi pendant des heures et des heures mais la réalité était tout autre, je le savais. Je m'étais couchée relativement tard la veille au soir mais je ne ressentais aucunement la fatigue. Au contraire, j'étais en forme et je me sentais extrêmement bien éveillée. Je tâtonnais la place à mes côtés, espérant récolter un câlin de mon amour mais le lit était vide. Mon cœur se resserra immédiatement mais je secouai la tête, me disant que la douce odeur de nourriture n'était pas arrivée toute seule dans la maison et qu'il avait bien fallu quelqu'un pour préparer le petit-déjeuner.
Je me levai alors de mon lit, inspirant et m'étirant avant de prendre la direction de la salle de bain et de recouvrir mon corps à moitié nu avec une nuisette qui traînait sur le radiateur. Je rassemblai mes cheveux dans une queue de cheval avant de me diriger vers les escaliers que je descendais lentement, en baillant. Je souriais à l'avance, m'apprêtant à entrer dans la cuisine. J'enfilai les chaussons qui se trouvaient dans l'entrée, craignant le froid du parquet de la pièce. Un énième étirement, puis je m'adossai à la porte de ma cuisine et croisai mes bras devant ma poitrine, souriant de toutes mes dents devant le spectacle qui m'était offert.
De dos, je pouvais aisément voir qu'il n'était pas dans son élément. Comme d'habitude, d'ailleurs. Je l'entendais grogner et même gémir de frustration alors que la poêle se rebellait contre lui. J'étais toujours amusée lorsque je le voyais aux fourneaux. Il était à la fois hilarant mais tellement mignon. Il savait pertinemment qu'il n'y arriverait pas mais pour me faire plaisir, il essayait. Les années n'avaient rien changé à sa beauté inhumaine. Les légères rides lui allaient comme à personne. Nous étions restés un couple disons… Actif. Beaucoup de couples perdent leur fougue au fil des ans mais pas nous. J'avais toujours envie de lui, comme il avait toujours autant envie de moi. Lucas ne nous dérangeait en rien et j'étais heureuse de pouvoir profiter de mon époux autant que je le voulais.
- Et voilà, à cause de toi, je vais devoir acheter une nouvelle poêle, vu que tu viens de me bousiller mon téflon.
Je le vis sursauter et lâcher la poêle dans l'évier, provoquant par la même occasion un boucan d'enfer. Je soupirai mais ne pus retenir mon immense sourire.
- Et maintenant, tu la brutalises ! Fais gaffe, que je ne porte pas plainte pour agression sur personne sans défense.
- C'est de ta faute…
- Mais oui, comme toujours ! Je peux savoir ce que tu fais ? Je t'ai dit mille fois de laisser ma cuisine tranquille. Tu n'as jamais su manipuler correctement poêles, casseroles et autres ustensiles de cuisine.
Je m'approchai de lui, déposant un baiser sur sa joue, avant de prendre sa relève. Je sentais son regard sur moi, ainsi que son sourire joueur. Je laissais filtrer un gémissement lorsqu'il se colla dans mon dos, entourant ma taille de ses bras et posant son menton sur mon épaule, sa bouche tout près de mon oreille. Il en mordilla le lobe avant d'embrasser cette partie extrêmement sensible, dans mon cou.
- Tant que je sais manipuler la maîtresse de maison…
Un gloussement, sorti de je ne sais où, se fit entendre alors qu'il se frottait légèrement contre moi, qui tentais tant bien que mal de focaliser mon esprit sur les pancakes qui menaçaient de griller et virer au noir charbon si je ne les sortais pas immédiatement de la poêle. J'attrapai tant bien que mal une assiette, toujours entre les mains de mon époux. Je ris alors qu'il déposait des baisers humides sur ma nuque, réussissant à venir tracer ma clavicule découverte de sa langue.
- Tu pourrais me lâcher ?
- Non… Je t'ai attendu longtemps, hier soir mais tu n'es jamais venue me rejoindre dans cet affreux grand lit… Je commence à croire que je ne suis pas aussi intéressant ou tentant que cette chère Pauline Duroy… (N/Popo : Moment off…. AAAAAHHHH ! Babou, tu viens de me tuer là ! Apportez un brancard et un défibrillateur ! Inspire, expire… *A des étoiles pleins les yeux*)
- Comment tu sais son prénom ?
- J'ai peut-être été fouiller dans ton bureau, pour savoir qui me volait ma femme autant d'heures par jour…
- Edward, ce sont des choses confidentielles !
- De toute façon, je le saurais quand tu sortiras son bouquin, non ?
- Oui, certainement mais je… Edward ? Promets-moi que tu n'as pas lu une page de son roman.
- Euh…
Je me retournai vers lui, le regard noir. Il savait que je détestais qu'il fouille dans mes affaires et encore pire, qu'il lise les prochains auteurs que j'allais publier. C'est vrai que ces derniers temps, j'étais assez prise dans une histoire merveilleuse mais tellement triste également. Une future auteure montante, Pauline Duroy, avait envoyé un de ses romans, Parcours Fructueux. Une histoire saisissante d'un amour impossible entre une humaine et un vampire. Bon, je vous entends d'ici, c'est irréaliste mais avec sa plume, elle nous faisait rentrer dans son univers et j'avais vraiment du mal à prendre une pause entre deux chapitres. Enfin bref, il ne me restait plus que l'épilogue à lire et je pourrais la rencontrer en personne afin de lui dire que son histoire allait pouvoir être lue par tous les habitants du pays. (N/Popo : *viens de vider la boite de kleenex tellement je suis émue* 0_0 C'est trop beau pour être vrai…)
- Ne t'approche plus de mon bureau !
- Alors viens me rejoindre dans notre lit !
Je lui lançai un regard courroucé alors que je me libérais de son emprise, qu'il avait momentanément relâchée. Je déposai les pancakes sur le comptoir de la cuisine avant de fourrer la poêle dans l'évier, plus délicatement que mon mari précédemment. Il me regardait, appuyé contre le réfrigérateur, une moue déterminée sur le visage. Je levai un sourcil dans sa direction alors qu'il ouvrait la bouche pour la refermer quelques secondes plus tard. Il secoua la tête et partit faire un croc dans un des pancakes trop cuit. Il fit une grimace alors que je riais.
- Tu n'avais qu'à attendre que je me réveille… D'ailleurs, où est Lucas ?
- Dis la marmotte, t'as pas vu l'heure ? Il est plus de dix heures. Le petit est à l'école depuis une éternité.
- D'accord… Et je peux savoir ce que tu fais encore à la maison ? Je te rappelle qu'Alex a besoin de toi à la boîte. Vous avez une réunion et…
Il s'était rapproché de moi pendant que je parlais, si bien que je dus finir ma phrase contre ses lèvres qui se retrouvèrent sur les miennes, en quelques secondes et sans que je ne puisse le prévoir. Je restai un instant sans bouger, profitant simplement de la douceur de ses lèvres contre les miennes. Je sentis son sourire alors que je gémissais quand il entoura ma taille de ses bras pour me coller à son torse et approfondir le baiser en glissant sa langue entre mes lèvres entrouvertes. Je laissais tomber tout sentiment et toute pensée avant d'encercler sa nuque de mes bras et de participer, enfin, à son étreinte. Je m'abandonnai quelques minutes auprès de mon mari avant de déplacer mes lèvres de sa bouche pour poser mon visage contre son torse.
Je savais que je devais partir au bureau d'ici une heure, grand maximum, mais je n'avais pas envie de quitter la chaleur de ses bras. J'y étais si bien… En sécurité. Jamais je ne pourrai trouver quelqu'un qui soit fait autant pour moi. Jamais je ne trouverai aussi bien ma place auprès d'un autre. Edward était ma vie, mon monde et il m'avait offert la chance d'être la mère de Lucas.
- J'ai pas envie d'aller au boulot…
C'était une des choses que j'aimais également dans notre couple : nous pensions pareil. Si un avait une idée en tête, l'autre le comprenait et voulait la même chose. Je marmonnais contre sa chemise que je ne voulais pas non plus le quitter et renforçais ma prise au niveau de son cou. J'inspirai sa douce odeur d'homme avant de souffler théâtralement et me décoller de lui, allant me préparer une tasse fumante de café bien noir. Même si j'étais complètement réveillée et prête pour ma journée, je ne pouvais pas mieux la commencer qu'avec un baiser enflammé de mon mari et un café serré. J'humai l'odeur de ma boisson chaude avant de me tourner et de m'appuyer contre le plan de travail, regardant Edward mordre un second morceau de pancakes grillé. Je souris à nouveau, face à sa grimace.
- Arrête d'essayer de manger ça, tu vas te rendre malade. Tu pars dans combien de temps ?
- Je devais partir, il y a une heure. Tu as raison à propos de la réunion mais j'ai appelé, disant que mon fils avait un petit problème matinal alors ils ont repoussé à midi. Je vais devoir attendre des heures avant de pouvoir manger et pourquoi ? Parce que ma charmante femme n'a pas daigné se lever pour me préparer un petit-déjeuner digne de ce nom et que j'ai dû me battre contre mes pires ennemis : les poêles. (N/Popo : Pauvre chou… tu veux un câlin ? *haussement de sourcil aguicheur*)
Je levai un sourcil dans sa direction alors qu'il finissait tout de même sa crêpe épaisse et qu'il buvait le reste de jus d'orange qui restait dans le verre, sur le comptoir. (N/Popo : *Soupire* Même quand il boit du jus d'orange, il est sexy !)
Il s'essuya ensuite avec une serviette qui se trouvait sur un des hauts tabourets avant d'enfiler sa veste de smoking. Il me regarda tristement, faisant une fausse moue adorable, telle que me la faisait sa demi-sœur lorsqu'elle voulait que je fasse une après-midi shopping avec elle. Je m'excusai d'un regard, pour ne pas être si présente que ça ces derniers temps. Presque timidement, je m'approchai de lui. Posant mes mains sur ses hanches, je le regardais droit dans les yeux avant de lui faire un petit sourire.
- Je n'ai plus que quelques heures sur le dossier de madame Duroy. Deux ou trois heures, tout au plus, afin de lire l'épilogue, corriger le peu de fautes qu'elle fait, faire les remarques et donner mon avis complet sur l'histoire. Après, je demanderai à Kate de ne pas me donner trop de travail pour que je passe un peu plus de temps à la maison, avec toi et le petit. Je te le promets. Mais en attendant, pour me faire pardonner, je pourrais appeler ta mère pour qu'elle garde Lucas ce soir et te préparer un dîner. Ça fait longtemps qu'on n'a pas mangé en amoureux…
- Je ne suis absolument pas contre un repas en amoureux, au contraire.
- Alors, on dit que tu rentres vers six heures, si tu peux et on se fait ça ?
- Il me tarde d'être à ce soir, mon ange.
- Moi aussi, cher mari parfait.
- Parfait ? Je croyais que j'étais une calamité en cuisine…
- Tu es mon homme parfait, mon amour. Tu es beau, séduisant, sexy comme l'Enfer. Tu es drôle, tu as de la conversation comme personne et tu es un merveilleux père pour ton fils. Franchement, qui pourrait être plus parfait que toi, Edward Cullen ? (N/Popo : Aucune idée…)
Il me lança son sourire en coin secret avant de m'embrasser tendrement mais aussi brièvement, repoussant la tentation d'une seconde étreinte plus longue. Il faisait bien… Ou pas. Il me souhaita une bonne journée avant de commencer à partir vers la porte du garage. Je le hélai alors, rangeant mon sourire pour faire place à une mine outrée.
- Qu'est-ce qu'il se passe, chérie ?
- Tu ne me dis pas que je suis aussi parfaite pour toi et que tu ne pourrais pas vivre sans moi ? (N/Popo : Bah dis donc, elle est gonflée !)
- Pourquoi est-ce que je te le dirais alors que tu le sais déjà ?
- Ah parce que pour les défauts, j'ai le droit de recevoir des petites piques mais alors pour les compliments…
- Tu sais que je t'aime comme un fou et que je serais dingue d'essayer de vivre sans toi. Ça m'est impossible chérie, et tu le sais très bien. Tu es tellement parfaite que même si tu passes toutes tes nuits avec ce charmant Rob et cette Kristen, décrits de la main de cette Pauline Duroy, je ne peux pas t'en vouloir car c'est ton boulot et c'est toi. Tu es appliquée et je ne te cache pas que je préfère quand tu t'appliques sur moi…
- Edward !
- … mais c'est une des choses qui me plaît le plus en toi. En plus de ton incroyable beauté, de ta sensualité et du fait que tu parles toujours de moi en dormant. Tu es la femme parfaite et pas seulement pour moi, ma Bella. Alors maintenant, je vais aller au boulot et quand je rentrerai, je ferais l'amour à ma merveilleuse femme, que j'aime plus que tout au monde et que je sois foudroyé ou renversé par un bus dans la seconde si ce n'est pas la vérité.
Mon foutu côté émotif de ces derniers jours se mit en marche et les larmes me montèrent aux yeux. Je savais qu'Edward était parfait. Je l'avais su dès notre première rencontre mais chaque jour, il me montrait qu'il l'était toujours un peu plus. Jamais je ne supporterai de le perdre. Jamais je ne pourrai l'avoir loin de moi. Il était mon oxygène. Lui et notre fils étaient tout pour moi et pendant un quart de seconde, je me demandai comment serait ma vie sans eux. Elle serait terne et morte, ça je pouvais le parier et le jurer.
Je reniflai le plus discrètement alors que mon mari boutonnait sa veste. Je ne voulais pas qu'il voie que je pleure. Il se demanderait aussitôt ce qu'il avait dit de mal et ça gâcherait ce moment si parfait. Il ne devait pas…
- Ma puce, pourquoi tu pleures ? Je…
- Si je continue comme ça, je vais me demander si je n'ai pas mes hormones qui jouent avec moi. Je suis bien trop sensible en ce moment. Ça n'a rien à voir avec toi… Enfin si ! Tu es parfait et tu choisis toujours les bons mots, c'est injuste.
- Hey, je suis Edward Cullen. Tu l'as dit toi-même… Qui serait plus parfait que moi ?
Il rit avant de revenir vers moi, ayant arraché un papier d'essuie-tout au passage. Il essuya la plupart de mes larmes qui avaient coulées sur mes joues de ses pouces avant de m'embrasser le front, de me souffler un « je t'aime » et de se retourner pour s'engouffrer dans le garage. Quelques minutes plus tard, j'entendais les crissements de pneus sur l'asphalte et soupirai avant de mettre toutes les assiettes, tous les couteaux et autres ustensiles dans le lave-vaisselle. Je le mis en marche avant de monter me mettre sous la douche, récoltant un peu l'odeur de mon homme. Je me détendis un instant sous le jet d'eau tiède, lavant doucement mes cheveux et mon corps. J'organisais ma journée en passant ma jupe droite jaune m'arrivant à mi-cuisses et mon haut noir à col rond. Repassant par la salle de bain pour déposer une légère touche de gloss et d'eye-liner en guise de maquillage, je me dépêchai de me rendre dans la pièce qui me servait de bureau, quand je travaillais à la maison, pour prendre le script de Parcours Fructueux. Je courus au rez-de-chaussée, enfilai mes petites bottes noires à talons avant de prendre mes clés, mon sac et de me dépêcher de rejoindre la voiture, garée devant la maison.
J'arrivai avec un peu de retard au travail et me rendis directement dans le bureau de ma patronne.
- Tu…
- .. Es extrêmement désolée de mon retard mais j'ai eu une panne de réveil et ma voiture à eu un problème en route…
C'était faux et elle le savait. J'avais toujours eu du mal à mentir mais elle faisait semblant de me croire et m'invita à m'asseoir avant de me bombarder de questions sur le roman de Pauline. Je répondis, bien entendu, que l'histoire méritait un intérêt tout particulier et que les jeunes, ainsi que les femmes plus vieilles, se laisseront facilement happées par cette histoire d'amour. Kate eut l'air satisfait de mon compte-rendu et m'ordonna d'aller finir de lire et faire les derniers détails avant de joindre l'auteur et de lui faire part de notre décision de la publier. J'avais hâte de rencontrer la jeune femme talentueuse qui m'avait tenue en émoi pendant des heures et des heures. (N/Popo : *_* *sourire rêveur* Attends moi, je suis là !)
Sur les coups de quatorze heures, je finissais de boucler le tout et allai me prendre un café. Angela, la secrétaire personnelle de la rédactrice en chef, était à moitié affalée sur une des petites tables rondes, touillant son café que je devinais froid. Lui déposant une nouvelle tasse de boisson chaude, je m'installai devant elle.
- Bah alors, Angela, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Je viens de rompre avec mon petit ami, tu sais, Eric…
- Qu'est-il arrivé ? Je croyais que c'était l'amour parfait entre vous.
- Son boulot lui prend énormément de temps, il ne passe pas beaucoup de temps à la maison et à chaque fois que je lui demande s'il veut aller dîner, le seul soir où il est là, il me dit qu'il est crevé et monte se coucher, sans dire un mot de plus ou même manger un morceau avec moi. Tu sais Bella, je commence même à me demander si… Enfin, tu vois ? S'il n'a pas une maîtresse ou quelque chose dans le genre. Ce n'est pas possible qu'il ne soit jamais là et qu'il soit éreinté à chaque fois qu'on a l'occasion de passer un peu de temps ensemble.
- Tu lui en as parlé ? Tu sais, dans ces cas-là, c'est-ce qu'il y a de mieux à faire, en général. Affronte-le, demande lui des comptes. Et puis, s'il ne veut rien te dire, va voir sa patronne pour avoir le cœur net sur ses heures de boulot.
- Mais j'ai tellement peur de savoir qu'il est avec une autre que moi… Oh, Bella, je ne sais plus quoi faire !
Quelques larmes débordèrent des yeux de mon amie alors que je m'empressais de faire le tour de la table pour la prendre dans mes bras et la réconforter. Je n'aimais pas voir les personnes que j'aimais souffrir. Le pire, c'était que j'appréciais énormément Eric. Des fois, quand Edward avait une réunion tard au bureau, nous dînions tous les trois, ou quatre depuis que Lucas était né. Je ne pouvais pas l'imaginer avec une autre fille qu'Angela. Qu'aurait-il à gagner, à perdre une fille géniale comme elle ?
Je tentais de lui insuffler du courage alors que je me demandais ce que je ferais si ça m'arrivait à moi et Edward. Je savais que je pouvais avoir toute confiance en mon mari mais si Angela disait la vérité, si elle avait juste, ça voudrait dire que ça pouvait arriver à tout le monde. Supporterais-je de savoir mon homme avec une autre femme que moi ? Que ferais-je si j'apprenais une chose pareille ? Resterais-je avec lui, pour le bien de notre fils ? Prendrais-je Lucas pour aller loin de lui, loin de sa trahison, de son humiliation envers moi ? Arriverais-je à rester loin de lui, malgré mon amour bien plus qu'intense, inébranlable ?
Au final, j'avais réussi à remonter un peu le moral de mon amie et c'est avec un petit sourire qu'elle repartit prendre sa place à son bureau. Pour ma part, ce petit épisode m'avait un peu retourné. Nous n'étions jamais à l'abri et je savais qu'un bon nombre de femmes aimeraient me ravir Edward. Il était parfait, comme je le répétais sans cesse et qui ne voudrait pas de l'homme idéal auprès d'elle ? Tremblante, je me réinstallai à mon bureau, imprimant une série de nouvelles qu'un auteur venait de m'envoyer. Alors que je voyais mon exemplaire du script de madame Duroy, avec ma note de « L'amour éternel » sur la première page, je secouai la tête, me maudissant d'avoir pensé une minute qu'Edward pouvait aller voir une autre femme que moi. Il me l'avait dit ce matin et me le répétait sans cesse ; j'étais la femme de sa vie, aussi dingue que cela pouvait être. Il m'avait choisi moi et personne d'autre. (N/Popo : A le cafard, rien qu'en pensant à la suite…)
Vers cinq heures, je retournai au bureau de ma patronne, lui dire que je devais y aller. Je pris également trois jours de congé et lui demandai de m'appeler une fois qu'elle aurait des nouvelles de ma future auteure à succès. Je passai par le supermarché afin d'acheter le tout pour faire un bon dîner à mon petit mari et me dirigeai ensuite vers la villa de mes beaux-parents. Esmée, comme tous les jours, avait été chercher Lucas à la maternelle. Lorsque j'arrivai dans la maison, mon fils me sauta au cou, me criant dans les oreilles qu'il m'aimait avant de repartir en courant, suivi de prêt par Léa, qui lui hurlait de lui rendre sa poupée fétiche. Je ris en rejoignant ma belle-mère dans le salon, qui essayait de remplir correctement une grille de sudoku sur la page jeux du journal.
- Tu t'es trompée, tu as mis deux 9 sur la même ligne et là, tu as deux 3 dans le même carré.
- Te fiche pas de moi, Isabella Cullen ! Comment vas-tu ma chérie ? Le boulot a été ?
- Oui, très bien. Tu sais que les gosses se courent après dans toute la maison ? Ils ne sont pas trop durs ?
- Jasper ne devrait pas tarder et vu que tu es là, le petit va se calmer… Je déteste ça, avoir la maison calme ! Je veux toujours que ça bouge, tu me connais. Tu veux quelque chose à boire ?
- Non, merci, en fait, je ne reste pas longtemps…
- D'accord. LUC…
- Non ! En fait, je voulais te demander si tu pouvais nous le garder ici, cette nuit ? En ce moment, j'ai un peu délaissé Edward au profil de mon travail et j'ai envie de me racheter en lui préparant un bon dîner.
- Tu n'as pas à me le demander deux fois ! LUCAS, LEA, venez faire un bisou à Bella, tout de suite !
Je souriais, amusée de voir mon fils et ma nièce arriver, aussi rouge que des écrevisses et haletant comme des chevaux de course. Lucas avait la Barbie hôtesse de l'air de sa cousine dans la main droite et essayait de faire reculer Léa de son autre main, qu'il posait sur son bras. Je m'approchai d'eux, souriant toujours. Me mettant à leur hauteur, je pris mon fils au creux de mes bras et lui chipai la poupée, la rendant à ma nièce.
- Merci, tata Bella.
- Maman, t'es pas marrante !
- Désolé mon poussin mais je suis solidaire des filles et quand j'étais petite, je détestais qu'on me pique mes Barbie alors je crois que je sais ce que ta cousine ressent.
- Mais euh !
- Nah !
- Bon, les enfants, ne faîtes pas trop tourner votre grand-mère en rond. Lucas, ça te dérange de rester faire dodo ici ? Maman viendra te chercher demain à l'école et on ira au parc, manger une glace. Ça te dit ?
- D'accord… Tu feras un bisou comme ça à papa !
Il écarta les bras le plus possible avant de me faire un câlin et un bisou sur la joue. Je lui murmurai à l'oreille que je l'aimais très fort et il repartit avec Léa, après que cette dernière m'ait aussi enlacée et déposé un baiser sur l'autre joue. Je me relevai, allant enlacer Esmée.
- Tu passeras le bonsoir à mon fils et tu lui diras qu'il passe quand il veut.
- Nous viendrons certainement samedi ou dimanche pour déjeuner. Parles-en à Carlisle, Alice et Jasper. Je me charge de faire la proposition à Rosalie.
- Très bien ! Amusez-vous bien, ce soir…
- Esmée !
- Bah, quoi ? Vous êtes jeune, non ?
Je secouai la tête en riant légèrement, quoi qu'un peu embarrassée. Je savais qu'elle était comme ma mère mais même avec cette dernière, je n'aurais jamais parlé de mes activités physiques. Là, c'était encore pire car je devais parler de la sexualité de son propre fils en plus de la mienne. Non merci !
J'arrivai un quart d'heure plus tard à la villa et déposai le tout pour commencer à préparer le dîner. J'étais assez en retard sur le timing mais je savais qu'avec de l'organisation, j'arriverais à être dans les temps. Pendant que la viande cuisait, que l'eau bouillait et que le pain chauffait, je montai me changer, troquant ma tenue de la journée contre une charmante petite robe blanche, très légère, décolletée, assez pour montrer la naissance de ma poitrine. Je remettais un peu de parfum après m'être rafraîchi et redescendais pour surveiller le repas. Hors de question qu'il crame, comme notre petit-déjeuner.
Je souriais de bonheur en entendant la porte du garage se fermer. Je m'empressais de finir les dernières touches sur notre table en allumant deux bougies, perchées sur leur chandelier. J'avais mis un peu de musique en fond sonore et plus particulièrement celle de notre première danse, à notre mariage. J'adorais écouter encore et encore cette chanson, si bien que j'avais l'impression que le lecteur le savait et se mettait en répétition tout seul. J'entendis le son familier de la sacoche touchant délicatement le sol, celui des clés rangées dans le bol à l'entrée, le froissement d'une veste qu'on retire et les pas venants vers moi.
Je souris encore plus en sentant un souffle sur ma nuque et des mains sur ma taille.
- Hum… Ca sent incroyablement bon.
- C'est un simple rôti avec ses pommes de terre et des haricots verts, tu sais ?
- Oui et je ne parlais pas de l'odeur de la nourriture.
Je gloussai comme une adolescente alors qu'il déposait un baiser sur mon épaule et qu'il s'empara des deux verres posés sur le plan de travail, ainsi que la bouteille de vin. Quelques minutes plus tard, j'entendis à nouveau ce son familier d'un bouchon qui se retire et le glougloutement du liquide allant de la bouteille au verre. Je baissai le feu au maximum et me tournais vers mon Dieu Grec. Doux Jésus qu'il était merveilleux, même après une journée de travail. Je m'approchai de lui, déposant un baiser sur sa mâchoire avant de prendre le verre de vin rouge qu'il me tendait et de le remercier d'un regard et d'un sourire.
- Alors, ta journée ?
- Assez bonne mais je préfère de loin être ici, avec toi. Et la tienne ?
- On va éditer Pauline Duroy. Enfin, si elle est toujours d'accord. On doit en parler ensemble dans les jours qui viennent.
- Je pensais que tu devais prendre quelques jours pour les passer avec Lucas et moi ?
- Eh bien, sache que j'ai pris un mini congé de trois jours et comme ce sera le week-end ensuite, je n'irai pas travailler avant lundi prochain !
Il sourit grandement avant de poser son verre sur le comptoir et de me faire signe de ne pas bouger. Impatiente, je ne pus m'y résoudre et le suivis jusqu'au salon, où je le trouvai en train de contempler ma table. Il secoua la tête, marmonnant que je devais toujours en faire qu'à ma tête et s'installa sur le canapé, sa sacoche sur les genoux, cherchant quelque chose dans l'une des poches internes. Au bout de quelques minutes, alors que je replaçais bien un couteau sur la table, il vint me rejoindre, me tendant une enveloppe.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Regarde !
Je l'interrogeai du regard, sachant tout de même qu'il n'allait rien me dire et me concentrai sur l'enveloppe. Aucune inscription, elle était toute blanche, à l'exception de mon prénom écrit par sa parfaite écriture. J'ouvris, fébrilement je dois bien avouer, l'enveloppe et lançai un petit cri de joie en voyant ce qui se trouver à l'intérieur. Sans plus attendre, je sautai dans les bras de mon mari, déposant mes lèvres contre les siennes. Ses mains se posèrent sous mes fesses afin de me porter et de continuer à m'embrasser. Je sentis qu'il se déplaçait mais je m'en fichais et continuais de l'attaquer avec mes lèvres contre les siennes. Sa langue caressant furieusement la mienne, j'eus vite un vertige à cause du manque d'air que je m'étais infligé pour le remercier de son merveilleux cadeau.
- J'en conclus que ça te plaît ?
- Oh, mon amour, c'est génial ! Mais comment tu as fait pour…
- Je savais que tu allais tenir ta promesse de prendre quelques jours de vacances et comme je te connais assez, j'ai deviné que tu serais en congé jusqu'à lundi et donc, je suis passé par l'agence de voyage et voilà ! Je suis content que ça te plaise autant.
- Non mais tu veux rire ! Qui ne serait pas heureuse d'aller avec son mari dans la plus romantique ville du monde ? Paris, Edward ! Paris ! Je t'aime, mon amour…
- Je t'aime aussi, ma belle…
Je recommençai à l'embrasser mais je me figeai soudainement.
- Oh, mais on ne peut pas partir ! Et Lucas, il sera triste de ne pas…
- J'ai tout arrangé. Je suis passé chez mes parents, avant de venir ici, d'où mon petit retard. J'en ai parlé avec ma mère et Lucas. Il y avait aussi Emmett et ton frère a décidé de le prendre avec lui tout ce week-end.
- Lucas n'a pas trop fait la tête ?
- Non, au contraire ! Quand Em lui a dit qu'il se goinfrerait de glace pendant deux jours, le petit a sauté au plafond et m'a dit que si on voulait, on pouvait partir plus souvent…
Je ris avec Edward. Lucas était un petit garçon génial. Je me sentais tout de même un peu coupable de partir sans lui. C'est vrai que nous n'avions pas pris de vacances, Edward et moi, seuls, depuis plus de trois ans mais je ne m'en plaignais pas. Les vacances familiales au camping, tous les étés, avec tout le monde étaient très bien, mais j'étais tellement heureuse de partir seulement avec mon mari. Trois jours de détente, trois jours rien qu'à nous. Rien que pour nous. J'avais hâte.
Je sortis de mes songes et de mes rêves éveillés, qui consistaient à faire un certain plan pour notre séjour, lorsque j'entendis le ding du four. Je me levai des genoux de mon mari, après lui avoir embrassé rapidement les lèvres et me dirigeai vers la cuisine, posant les billets d'avion que je tenais toujours sur le comptoir. Me saisissant de mon gant, je sortis le plat du four et le plaçai sur le plan de travail. Le couteau électrique dans une main, je m'apprêtais à couper la viande, quand des doigts s'enroulèrent autour de mon poignet, faisant baisser ma main « armée ». Je regardai Edward d'un air interrogatif mais je détournai les yeux rapidement sous la trop forte intensité de ses prunelles. De vertes perçantes et claires, elles étaient passées à noires de désir et d'envie retenue. Soufflant, me traitant d'imbécile dans ma tête, je relevai mon regard déterminé vers lui et lâchai le couteau à côté du plat, retirai la protection sur ma main et me tournais totalement face à lui. Je le regardais maintenant, tout aussi envieuse que lui.
Il colla son torse contre le mien, me regardant comme s'il voulait me faire passer un message par la pensée. Message qui arriva tout de suite dans mon bas-ventre… Bon, d'accord, aussi dans mon cerveau. Ni une, ni deux, je plaçai mes mains derrière sa nuque et amenai son visage au mien, déposant un baiser ardent sur sa bouche. Il y répondit avec grand plaisir, prenant soin de venir batailler avec ma langue de la sienne. Au bout de seulement quelques minutes, je me retrouvai à bout de souffle et il amena ses lèvres à mon oreille.
- Je sais que ça ne se fait généralement pas, mais, je dois à tout prix te demander de me remercier correctement pour ce merveilleux cadeau que je viens de te faire. (N/Popo : C'est pas grave, elle te pardonne ton manque de tact^^ En tout cas nous on te pardonne ^_^)
Je gémissais alors qu'il mordillait et suçotait mon lobe, faisant grandir de plus en plus la boule de désir qui s'était logée dans mon bas-ventre depuis que j'avais croisé son regard de braise. Je penchai ma tête en arrière alors que sa bouche descendait de plus en plus vers mon décolleté, laissant un tracé humide avec sa langue et me rendant complètement folle par la même occasion.
- Mais… Je… Le repas ?
- Je n'ai envie de manger qu'une seule chose dans cette cuisine. (N/Popo : *Coulis de bave sur le menton*)
Je sentis son sourire alors qu'il répétait presque ce qu'il m'avait dit le premier jour de notre emménagement dans cette maison.
- Et puis, nous avons un four pour réchauffer les suppléments…
Mes bras s'entourèrent d'eux-mêmes autour de sa nuque alors qu'il passait ses mains sous le volant de ma robe et qu'il me fit encercler sa taille de mes jambes. Encore une fois, nous nous déplacions mais j'étais à peine consciente d'où il nous emmenait alors qu'il continuait à embrasser la naissance de mes seins et que je bougeais des hanches contre lui en agrippant sa tignasse, lui faisant comprendre silencieusement que je ne voulais pas qu'il quitte ma peau de ses lèvres.
J'ouvris les yeux quand je sentis une surface moelleuse dans mon dos. Notre lit. Il nous avait apporté dans la chambre et il se tenait, à genoux, entre mes jambes largement écartées. J'avais envie qu'il me touche, qu'il me fasse sienne encore et encore. J'avais besoin de le sentir au plus profond de moi et je voyais aisément, dans son regard, dans son attitude, qu'il souhaitait la même chose. D'ailleurs, il ne se fit pas prier et répondit à ma demande silencieuse en tout point. Déboutonnant un par un les boutons de sa chemise, il la balança au sol aussitôt qu'elle fut complètement détachée. J'admirais son torse, me léchant légèrement les lèvres face à cette vision des plus divines. Pendant ce temps, il ne me laissa pas en reste, retirant mon shorty en dentelles noires. Je me relevai, allant embrasser son buste alors que ses doigts jouaient avec l'ouverture de ma robe.
- Enlève-la.
Ma voix a claqué, son grognement a retenti, alors qu'il s'affairait à retirer mon vêtement, tandis que mes doigts, tremblants d'impatience, se chargeaient de la fermeture de son pantalon. Braguette défaite, robe enlevée, nous nous retrouvâmes en sous-vêtements : lui en boxer, moi en soutien-gorge. Enfin plus pour très longtemps car, alors que j'amortissais un mouvement pour lui ôter la dernière barrière qui séparait nos deux sexes envieux, il fut plus rapide et l'envoya bouler à travers la pièce.
Une seconde plus tard, il était à mon entrée, me regardant avec son regard à la fois fou, sauvage mais aussi amoureux. Je lui souris, reliant ma bouche à la sienne alors qu'en un coup de reins précis, il butait déjà au fin fond de mon ventre. Je gémissais son prénom dans sa bouche et bougeais avec lui, faisant claquer nos bassins entre eux. Seuls les bruits de respirations difficiles, de peau battant contre une autre et de gémissements désordonnés retentissaient dans la chambre.
Je me sentais si bien et j'étais persuadée que je n'allais pas tarder à venir et cela ne loupa pas. Me resserrant autour de son membre à l'intérieur de moi, je criais ma jouissance, prononçant le prénom de mon mari avec le plus de passion alors que je le sentais à son tour s'évader au fond de mon ventre. Épuisé, il s'affala sur moi. Je n'étais pas du tout gênée par son poids pesant contre mon petit corps, au contraire. Le sentir me faisait prendre conscience de sa réalité. Même après toutes ses années, je considérais toujours Edward comme un rêve, un fantasme personnel que je me serais créée de toutes pièces.
Il me murmura un « je t'aime » avant de rouler sur le côté, m'emportant sur lui et me berçant vers le sommeil avec une caresse légèrement le long de ma colonne vertébrale, du bout de ses doigts. Je pus tout de même lui dire que je l'aimais à mon tour avant de partir dans le pays des rêves complètement…
…
Mes yeux s'ouvrirent doucement, aveuglés par la lumière ambiante dans laquelle était plongée la chambre. Malgré ma gêne, un immense sourire se formait au coin de ma bouche alors que je roulais pour me placer sur mon homme. Malheureusement pour moi, je trouvais le lit vide. Fronçant les sourcils, je rouvris les yeux, que j'avais fermés afin de profiter d'un moment matinal avec mon homme. La chambre était vide et soudain, une douleur immense envahit ma poitrine. Affolée, je me redressai dans le lit et regardai partout dans la pièce. Des chaussures jonchaient sur le sol, ainsi que mon manteau et une robe. J'étais en sous-vêtements. Mon cœur s'affola et j'eus un déclic. Tournant ma tête, le plus lentement possible, je posais mon regard sur la table de chevet… (N/Popo : *Pars déprimer dans son coin* -_-')
Les larmes affluèrent alors que les images de la veille envahissaient mon cerveau. Edward n'était pas avec moi. Edward ne m'avait pas fait une superbe surprise en m'offrant deux billets d'avion pour Paris. Edward ne m'avait pas fait l'amour dans ce lit, hier soir. Non, tout ça n'avait été qu'un rêve. Un foutu rêve qui m'avait donné de fausses joies. Un rêve qui m'avait fait espérer, pendant une seconde, alors que je me réveillais doucement. Il ne vivait plus ici. La photo de notre mariage ne se trouvait plus sur la table à mes côtés. Tout était si vide. Mes larmes coulèrent le long de mes joues alors que j'agrippais fortement la couette, que je serrais contre mon cœur mort. Je souffrais de ne pas avoir mon fils avec moi, ou du moins dans sa chambre. J'aurais voulu être avec lui. Le serrer dans mes bras, me prouver que j'avais encore une raison de me lever, de sourire et de vivre, tout simplement.
Éclatant encore plus en sanglot, je me rappelais de cette nuit, quand Edward m'avait raccompagné à la maison. Nous avions failli nous embrasser mais ma conscience ou peut-être bien ma raison nous avait empêché de faire… une erreur ? Serait-ce vraiment une erreur de m'abandonner, avec mon mari, alors qu'il commençait à me prouver qu'il m'aimait et qu'il pouvait changer ? Était-ce mal de vouloir que son mari reste avec soi, pour toujours et à jamais ? Plongeant mon visage strié d'eau salée, je me souvenais des phares rouges que j'avais vus, s'en aller dans l'obscurité, alors que j'avais ouvert la porte pour le retenir et lui demander de rester auprès de moi. J'étais alors restée dans l'entrée pendant une bonne heure, me semble-t-il, avant de ravaler mes larmes et mes regrets et de monter dans la chambre afin d'essayer de dormir. Mais là, je m'étais sentie encore plus seule que jamais. La villa était d'un calme olympien et ça me faisait terriblement peur et mal.
Je restais, inerte dans mon lit, pleurant silencieusement. Je me rappelais douloureusement de mon fabuleux rêve. Il avait semblé si vrai, si réel. Trop réel pour mon bien. J'étais encore plus brisée qu'à mon coucher. Mon vrai coucher, bien entendu. J'avais vécu une journée en un rêve et je ne m'en étais même pas aperçue. J'étais vraiment un cas désespéré. (N/Popo : T'es juste amoureuse d'Edward Cullen, c'est pas si grave, beaucoup de femmes (et hommes ?) sont touchées par ce symptômes^^)
Sur les coups de midi, j'entendis la sonnette retentir mais je n'avais pas la force de bouger pour aller ouvrir. Je ne voulais plus jamais sortir de ce lit. Je voulais rêver, encore et encore, si je pouvais, dans ces cas-là, avoir la vie que je voulais avoir. Mon mari, mon fils, ma famille et mon boulot. Je secouai la tête, ma conscience me hurlant que je devais me remettre, que je devais me ressaisir pour Lucas. Je savais qu'elle avait raison mais pour une fois, je ne voulais penser qu'à moi et rêver encore un petit peu avant de remettre mon nez dans la vie réelle et cruelle qui m'attendait. Je voulais me comporter comme une égoïste pendant une simple journée.
- Bella ?
La voix inquiète de ma belle-mère retentit en bas alors que j'entendais les bruits de pas se déplacer rapidement. Je devinais que mon fils courait dans la pièce principale alors que des bruits de talons dans les escaliers se faisaient entendre. J'avais envie d'être seule mais c'était sans compter Esmée qui fit une entrée, presque paniquée, dans ma chambre. Je l'imaginais, car je ne la regardais pas, qui contemplait mes habits sur le sol, pour ensuite poser son regard sur moi. Au bout de quelques secondes à peine, je posai mes yeux sur elle, impassible.
- Oh, je suis désolée… Je ne sav…
- Il n'est pas là.
Ma voix tremblante avait alarmé encore plus ma belle-mère. Elle ferma délicatement la porte derrière elle, ramassa mes vêtements pour les poser sur la chaise à côté de la commode et vint me rejoindre sur le lit, me prenant dans ses bras, ne se souciant même pas de ma tenue des plus légères. Je ne m'en préoccupai pas non plus et entourai son cou de mes bras, pleurant encore miraculeusement après toutes les larmes qui avaient coulées ces dernières minutes.
- Que s'est-il passé, ma chérie ?
- Rien…
- Mais, tu ne peux pas être dans un état pareil s'il ne s'est rien passé, voyons !
- C'est justement parce qu'il ne s'est rien passé que je suis dans cet état, Esmée.
Elle laissa s'échapper un « oh » de sa bouche alors qu'elle m'enlaçait plus fortement. Je laissai pleuvoir les dernières larmes de mon chagrin avant de renifler bruyamment et me relever mon visage vers celui doux et avenant de celle que je considérais comme ma mère. Son regard était triste et je voyais à quel point elle voulait m'aider, mais aussi combien elle était frustrée, énervée, de ne rien pouvoir faire pour moi. Elle ne savait même pas la vérité. Elle ne pouvait pas m'aider.
- Dis-moi exactement ce qu'il s'est passé quand vous êtes partis tous les deux, hier soir.
- Il m'a raccompagnée, on a failli s'embrasser, je lui ai claqué la porte au nez et quand j'ai compris que j'avais fait une connerie, il était déjà parti. Il n'y a rien à dire de plus…
- Maintenant, si tu me disais ce qu'il se passe réellement entre vous deux ? Tu sais, je te connais très bien et je connais mon fils comme ma poche alors… Hier soir, je vous ai vus si malheureux mais aussi si heureux à la fois, que je suis certaine que tu me caches quelque chose. J'ai besoin de savoir ce qu'il se passe vraiment. Je ne veux pas que… Oh mon Dieu ! Est-ce qu'Edward te trompe ?
- NON ! Il ne… Esmée, je t'assure qu'il n'y a rien. Laisse tomber, ça s'arrangera avec le temps.
Elle me regardait, telle une mère grondant sa fille, qui venait de mentir ou de faire une bêtise tellement grosse qu'il était impossible de ne pas s'en rendre compte. Je me mordis la lèvre avant de lui demander de descendre, le temps que je prenne une douche et que je les rejoigne en bas. Contrairement à dans mon rêve, la douche que je pris n'avait rien de bénéfique ni de géniale. Je m'apitoyais – encore – sur mon sort.
Merde Bella, je fais rarement mon apparition mais là, je dois intervenir ! Edward te trompe et quand il en a un coup dans le nez, tellement soûle qu'il ne se rappelle plus de rien le lendemain, il te lève la main dessus. Cesse de t'apitoyer pour quelqu'un qui n'en vaut pas la peine ! C'est une bonne chose qu'il n'ait pas été là quand tu as ouvert cette fichue porte, cette nuit car tu aurais regretté ce matin, ce que vous auriez certainement fait. Là, tu te lamentes car tu n'es pas avec lui mais tu aurais également été mal s'il avait été avec toi, ce matin, dans ce lit. Tu te serais encore posée mille questions pour en arriver au principal : Edward n'est plus le même qu'à vos débuts. Laisse-le complètement redevenir comme avant. Tu ne veux pas de Masen chez toi ! Edward n'a pas le droit de faire subir ce qu'il a vécu lui-même à son fils ! Pense à Lucas et tu sauras que j'ai raison. Maintenant, sois forte et digne, bats-toi pour le bonheur de ton fils et si tu y tiens, aide Edward à se soigner mais par pitié, cesse de te plaindre, une bonne fois pour toutes !
Je me figeai, seule sous l'eau qui commençait à se refroidir. La petite voix à l'intérieur de moi était essoufflée après cette mini-crise. Je fronçai les sourcils en sortant de la cabine de douche. Cette voix semblait complètement folle mais elle avait aussi incroyablement raison. Je devais arrêter de me plaindre. Certes, j'aimais Edward à la folie et j'étais vraiment très triste de ne pas l'avoir avec moi…
Tu recommences !
… mais c'était de sa faute si nous étions dans une situation aussi merdique. Je ne devais pas me laisser abattre. Je devais être forte, premièrement pour Lucas, mais aussi pour moi. Pour ma dignité. Je devais me bouger et vivre ma vie. Même si c'était dur de poursuivre mon existence sans mon mari, sans l'homme de ma vie, je le devais bien. Je n'allais pas rester ainsi pendant des années et des années. Esmée avait vécu ça et elle ne m'en avait que trop parlé pour que je tombe dans la déprime, comme elle l'avait fait quelques années auparavant. Ma belle-mère était forte mais je l'étais encore plus. J'avais vécu beaucoup de choses dans ma vie et je m'en étais toujours relevée. Je devais me relever maintenant. Je le devais et immédiatement.
C'est un peu plus déterminée que j'enfilai un jean bleu délavé avec un débardeur kaki. Je me coiffai rapidement avant de courir rejoindre mon fils au rez-de-chaussée.
…
La journée s'était bien passée. Carlisle et Esmée étaient restés avec moi, sous la véranda, alors que Lucas jouait à la balançoire et riait aux éclats lorsqu'un des papillons qui voletaient autour de lui s'était posé sur le bout de son nez, alors qu'il était allongé dans l'herbe. Le sujet d'Edward n'avait pas du tout été abordé et je soupçonnais ma belle-mère d'avoir informé son mari de la situation. Je sentais à chaque fois le regard de ce dernier sur moi, comme s'il s'attendait à ce que je craque à chaque seconde. Pour ma part, je tenais bon. J'avais décidé d'être forte et de ne plus me laisser marquée par Edward. Sa bonne attitude revenue pouvait partir à tout moment, je le savais, mais je décidais de ne pas me laisser attendrir par tous ses moments « tendres » qui s'étaient passés, hier soir et durant la moitié de la semaine.
Vers dix-huit heures, mes beaux-parents prirent congé, embrassant chaleureusement leur petit-fils. Je fis manger Lucas après son bain et le montai directement au lit. Il était exténué à cause de sa journée et Esmée m'avait dit qu'il avait fait quelques cauchemars la nuit dernière et n'avait, par conséquent, pas énormément dormi, s'étant couché tard. Le regarder s'endormir après son histoire fit fondre mon cœur et comme la maman poule que j'étais, je le bordai, bien avant de lui déposer un baiser sur le front, lui soufflant que je l'aimais et de sortir de la chambre, éteignant sa lampe de chevet mais laissant la porte entrouverte au cas où.
Je me posai devant la télévision, un sandwich dans les mains lorsque j'entendis deux coups à la porte. Je soufflai, repoussant mon pain de la bouche et lançant un « j'arrive » avant d'ouvrir la porte. Mon cœur cessa de battre un instant alors que je me giflais mentalement pour ma réaction. Edward se tenait… mal à l'aise ? Edward n'était mal à l'aise que quand je lui apprenais qu'il avait fait une connerie, sous l'emprise de l'alcool. Vêtu d'un jean noir et d'une chemise à carreaux bleue et blanche, il avait les mains dans les poches.
- Bonsoir.
- Hey… Qu'est-ce que tu fais là ? Lucas dort déjà alors…
- En fait, même si j'aurais été heureux de le voir pour l'embrasser, c'est toi que je venais voir, Bella.
Je détournai les yeux, complètement vaincue par son regard hypnotisant. Je m'effaçai afin qu'il rentre dans la villa. Il me remercia d'un sourire, accompagné d'un hochement de tête. Je pouvais sentir son anxiété et le pire, c'est que son humeur m'envahissait lentement mais sûrement.
Au bout de quelques secondes de malaise, je me raclai doucement la gorge avant d'inspirer profondément et de le regarder. Tombant directement dans un tourbillon de vert, je posai une main sur le mur pour me retenir.
- Alors, qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
- Comment ?
- Tu as dit que tu étais venu pour me voir, non ?
- Ah oui ! Euh, en fait, je me demandais si… Si tu… Eh bien, si tu voulais… Putain ! On dirait un ado de quinze ans qui demande à une fille de sortir avec lui, pour la première fois de sa vie.
Un sourire tenta de se frayer un chemin sur mes lèvres mais je résistais.
- Bella, est-ce que ça te dirait de dîner avec moi, un soir ? On a besoin de se retrouver et de parler.
J'ouvris la bouche pour la refermer aussitôt. Je ne savais pas quoi répondre. Qu'est-ce qu'il serait le mieux ? J'avais décidé de ne plus me laisser avoir et là, j'étais troublée par un simple regard. J'étais vraiment pathétique, j'en avais conscience. Mais toutes mes résolutions avaient tendance à s'envoler une fois que j'étais devant lui. (N/Popo : C'est Edward en même temps, on peut pas trop t'en vouloir…=/ )
Je le regardai dans les yeux et mes lèvres s'ouvrirent et parlèrent, sans que je ne puisse rien contrôler.
- D'accord.
Bon, bah pour la détermination, on repassera parce que c'est pas du tout, du tout ça ! (N/Popo A bat la détermination !)
...
Je sens que je vais me reprendre quelques réflexions à propos du comportement de Bella, pour le dernier paragraphe mais bon, je tente le coup. Dîtes-moi si vous voulez que je continues cette fiction...
A bientôt, Edwardienne100.
PS : merci Popo, pour tes commentaires et ta correction ! (Biz)
