Auteur: Darkfangz13
Traductrice : Akarisnape
Beta : Katsuura
réponse Jim's the best : et oui Jim ne répond pas à la question de notre Lestrade. Et oui! Lestrade fait postier maintenant! Voila le chapitre où la température...va devenir très chaude!
Chapitre 7
Pour la prochaine fois, pensa Lestrade en ouvrant les yeux avec un violent mal de crâne, quand un crétin psychopathe dit qu'il s'ennuie, ne le suis pas pour t'assurer qu'il ne fasse pas quelque chose de stupide. Fais quelque chose de plus intelligent, comme courir le plus loin possible en hurlant à l'assassin.
Il gémit et se redressa, faisant tomber une poche de glace posée sur son front et enveloppée dans un mouchoir sur ses genoux. Il la fixa bêtement pendant un moment. Puis il réalisa que tout son costume était taché par du sang séché.
Il n'y avait vraiment rien de plus horrible que de se réveiller sans aucun souvenir des dernières heures et de réaliser que l'on était couvert de sang. Il se leva d'un bond avec un cri de surprise et jeta un regard frénétique aux alentours, en espérant désespérément que quelque chose lui dise où il était.
Il était dans une vieille chambre poussiéreuse ressemblant vaguement à l'appartement du 221c à Baker Street. Il y avait un vieux lit grinçant couvert d'une couette d'un marron passé et une table de chevet à côté couverte de crasse. Sur le sol, il pouvait voir dans la poussière le nuage de traces de quelqu'un qui se déplaçait ou, peut-être, qui arpentait la pièce.
Lestrade ramassa le sac de glace. Les cubes étaient à peine fondus et seules quelques gouttes coulaient sous le sachet. Le sac avait était changé récemment ? Il le jeta sur le lit, désintéressé.
Il se dirigea vers la porte en écoutant les planches de bois grincer de protestation sous son poids.
La porte s'ouvrit sur un corridor tout aussi poussiéreux que la chambre et Lestrade le traversa précipitamment, une partie illogique de son cerveau suppliant que les lieux ne soient pas hantés.
Mais dans un sens, ils l'étaient.
Lestrade le trouva dans un salon. Moriarty était confortablement assis dans un canapé qui avait dû être rouge autrefois, maintenant il était d'un brun-rose fané. Ses yeux étaient fixés au-dessus de Lestrade et ses lèvres remuaient de murmures silencieux. Ses jambes longilignes étaient croisées sur ses genoux et son pied en l'air se contractait occasionnellement, suivant le rythme d'une musique que seul le fou pouvait entendre.
Il était face à une fenêtre brunie et voilée par la crasse qui encadrait le coucher de soleil dehors, seul son marquait le profil tranchant du visage était visible. Le soleil semblait brun et sale comme le verre à travers il était vu et c'était comme une photographie monochrome mais Moriarty la regardait à peine, ne semblant pas vraiment la voir. C'était comme s'il était parti dans ses pensées profondes.
Lestrade s'appuya contre la porte en croisant les bras, ne voulant pas perturber ce moment paisible et attendant que Moriarty remarque sa présence et fasse le premier pas.
Environ dix minutes plus tard, Moriarty s'agita enfin. Il cligna lentement ses yeux troubles, soupirant de contentement comme s'il venait de sortir d'un profond sommeil. Il tourna la tête pour regarder Lestrade. Il murmura en observant le costume sale de Lestrade : « C'est le sang de qui ? Tu te demandes.
Lestrade hocha silencieusement la tête.
-Te rappelles-tu de ce qui s'est passé ? demanda Moriarty.
Lestrade secoua négativement la tête. Moriarty tourna la tête pour regarder en face de lui à nouveau. La lumière du soleil couchant à travers la fenêtre sale jetait une teinte ambrée sur ses pommettes et se répandait dans ses yeux sombres.
Lestrade réalisa soudainement qu'il ne connaissait pas la couleur des yeux de Moriarty.
-Nous avons été agressés… par un de mes ennemis, expliqua Moriarty. Un homme parmi les nombreux ennemis que l'on peut se faire quand on devient un criminel. Il avait encore ce regard 'je cherche des fées'. Il ajouta d'un ton chantant et en souriant largement : « Je. L'ai. Tué. Ne t'inquiètes pas, la police a dû le trouver à l'heure qu'il est. »
Une sensation de froid envahit l'estomac de Lestrade et la peau qui frottait contre son costume ensanglanté le démangeait. Il serra les dents et ne dit rien, ne pouvant se fier à lui-même pour parler. De son siège, Moriarty leva les yeux vers lui, son regard était mort et hanté.
-Tu sais c'est ça la loi naturelle de ce monde. Tuer ou être tué, le meilleur gagne. La loi de la survie. Les lois des hommes ne peuvent pas toujours contrôler cet instinct animal qui est si précieuse pour l'humanité, ajouta doucement Moriarty. Sa voix coulait dans l'oreille de Lestrade comme le nectar du diable faisant vaciller sa colère et sa résolution de voir le fou derrière les barreaux.
-Gregory…Greg, dit-il avec urgence, appelant Lestrade par son prénom pour la première et dernière fois de leur vie. N'oublie jamais ça. C'est très important. Je pourrais tuer Sherlock un jour et peut être…je ne sais pas. Peut-être que Sherlock pourrait me tuer aussi. Ne me hais pas pour ça.
Lestrade serra les dents et ferma les yeux. Avec une voix comme ça, Moriarty pourrait lui faire avaler que Sherlock et Mycroft Holmes avaient été créés par une équipe top secrète de bio-scientifiques du gouvernement pour être des armes de renseignement militaire. Il fallait être prudent.
-C'est très bien, monsieur Moriarty, répondit-il enfin se forçant à rester impassible. Y a-t-il une douche fonctionnelle ici ?
Moriarty lui fit signe d'allumer, il commençait à faire sombre après tout. Lestrade se déplaça pour atteindre l'interrupteur. Il appuya dessus et le plafonnier poussiéreux se mit à clignoter, envoyant une lumière blafarde sur le visage de Moriarty.
-Nous avons l'électricité et donc certainement de l'eau aussi, sourit Moriarty.
Lestrade le regarda fixement.
-Devrais-je éteindre la lumière pour vous, plaisanta-t-il, impassible.
-S'il te plait.
Moriarty se tourna vers la fenêtre désormais noire avec la fin de la journée.
Lestrade cligna des yeux « Okééééééééé ». Il appuya sur l'interrupteur, plongeant la pièce dans l'obscurité.
-Il y a une serviette dans la commode du couloir.
La voix de Moriarty flottait dans l'obscurité.
Lestrade se retourna et déambula dans le couloir et trouva la serviette que Moriarty avait mentionnée. Il se demanda brièvement pourquoi il y avait une commode dans le couloir. Il entra dans la salle de bain et alluma la lumière et fut surpris de voir l'image qu'il reflétait dans le miroir au-dessus de l'évier fissuré.
Il ressemblait à un zombie avec son costume trempé de sang et une entaille rouge sur son front. Il supposa que l'ennemi de Moriarty l'avait frappé à cet endroit-là assez fort pour l'assommer. Il nota également les cernes et une tache de saleté sur sa joue.
Il jeta la serviette sur le couvercle des toilettes et tourna le robinet de la douche, attendant pendant un certain temps que l'eau évacue la rouille des tuyaux. Après un moment de contemplation, il se dit que la chaudière était morte au vue de l'état d'abandon du reste de l'appartement.
Il enleva ses chaussures et ses chaussettes avant de placer son téléphone et son portefeuille sur le couvercle des toilettes. Il trébucha dans la baignoire jusque sous le jet vêtu de ses vêtements. Il resta quelques minutes sous l'eau gelé avant de frotter sans enthousiasme la crasse de son visage et ses mains. Il fallut un certain temps pour que le sang séché parte de ses mains entièrement mais il continua à frotter assidûment jusqu'à ce que sa peau soit engourdie et ridée. Elles étaient propres.
Avec ses mains glacées, tremblantes, il déboutonna sa veste et la laissa tomber sur le fond en porcelaine de la baignoire avec un flop humide. Il essaya de faire de même avec sa chemise mais ses doigts engourdis ne semblaient pas capable d'attraper les petits boutons et il abandonna rapidement. Il soupira et appuya son front sur les carreaux froids du mur et ferma les yeux.
Il entendit un froissement de tissu et ouvrit les yeux. Moriarty avait abandonné son sombre salon et se tenait maintenant au chambranle de la porte, pas vraiment appuyé contre mais avec la main accrochée au montant de la porte, une expression indéchiffrable sur le visage.
Lestrade le regarda avec lassitude pendant un moment avant de tendre la main et de fermer le rideau de douche pour se dérober à sa vue.
-Si ça ne vous dérange pas, monsieur Moriarty, s'écria-t-il avec une exaspération contenue.
S'il avait eu un peu plus d'énergie, il aurait probablement essayé de lui lancer quelque chose.
Il reporta son attention sur ses boutons mais comme quelques secondes plus tôt, ses mains ne voulurent pas coopérer. Elles tremblaient et s'agitaient et cafouillaient mais n'arrivaient pas à défaire ces fichus boutons.
Le rideau s'écarta dans un grincement de métal rouillé et Moriarty se tenait là, le réprimandant avec un soupir.
-Viens ici, commanda-t-il en roulant des yeux. Fatigué ou pas. Abimé ou pas, ce n'est pas une façon de traiter un costume.
Moriarty attrapa Lestrade par les épaules et le tourna face à lui, un peu étonné de la facilité avec laquelle Lestrade obtempérait. Il prit les boutons et les défit avec habileté. Lestrade fronça les sourcils en voyant combien il rendait facile cette simple action.
Il se raidit quand le bout les doigts chauds de Moriarty frôlèrent sa peau nue glacée alors que le génial criminel retirait délicatement la chemise ensanglantée avec une grimace.
-Et bien, elle est fichu, soupira Moriarty en tenant entre son pouce et son index la sinistre chemise détrempée avant de la lâcher.
-Euh, merci pour l'aide. Je pense que je peux gérer maintenant, balbutia Lestrade en rougissant. Il serra le rideau de douche pour le refermer.
La main de Moriarty jaillit saisissant la main de Lestrade et le rideau de douche, tenant les deux en place.
-Non, je ne pense pas que vous le pouvez, dit-il simplement.
-Et bien, vous avez tort si vous pensez que je vous laisserai vous approcher de mon pantalon, dit-il d'un ton moqueur.
Il suffit que les doigts de Moriarty, qui frottait distraitement une tache de sang sur sa clavicule, effleurent sa poitrine pour que celui-ci voit les pupilles de Lestrade se dilater et qu'il sente l'homme frissonner sous ses doigts. La séduction était facile pour Moriarty, il avait juste besoin d'ajuster le ton de sa voix et d'être gentil avec les gens pour les attirer comme des papillons vers la lumière. Et comme le miel, il les piégeait. Comme Sébastien et presque comme cette stupide fille au regard de chiot. Molly Hooper aimait peut-être inconditionnellement Sherlock Holmes mais ce n'était pas le cas de Gregory Lestrade. Sa loyauté pouvait donc changer.
-Ton pantalon n'a pas à être tout près, répondit doucement Moriarty en se penchant vers Lestrade pour qu'il entende son murmure.
Lestrade retira sa main de l'étreinte de Moriarty et trébucha en s'éloignant de son contact en se collant au mur. Il sentait les tracés que Moriarty avait faits sur sa peau comme un feu incandescent. Il y avait si longtemps qu'il n'avait pas couché avec sa femme, depuis Noël et son divorce, cela faisait une éternité. Et son travail ne lui laissait jamais le temps de rencontrer des personnes valables. Il ne pouvait même presque pas se rappeler la sensation de se réveiller dans un lit avec la chaleur d'un autre corps à ses côtés.
Ses instincts, ses désirs charnels lui criaient, le suppliaient du besoin de sentir la chaleur des doigts de Moriarty, le tentant de simplement tendre le bras et toucher, goûter, sentir….il avait tellement envie de contact humain. Lestrade se força à détourner les yeux et inspira à fond.
C'était Jim Moriarty ! Son cerveau n'arrêtait pas de le répéter. Tu te souviens ? Le psychopathe qui kidnappe les gens et leur mets des bombes ? Qui tire de sang-froidsur deux boxeursjuste parce que leur combat dure trop longtemps? Qui t'a jeté dans la fosse aux lions et presque tué ?Il a tué un homme il y a quelques heures à peine ! Il est l'homme qui a juré de détruire Sherlock et au rythme où tu vas, tu vas volontiers l'aider. Bon dieu, Jim Moriarty avait raison !
-Arrêtes de réfléchir, tu vas t'abîmer le cerveau, rit chaleureusement Moriarty en qui tendit le bras et fit cheminer sa main sur le bras de Lestrade lentement.
-Mon crâne vient juste de se faire ouvrir par votre ennemi, ça ne devrait pas causer plus de dégâts, répondit faiblement Lestrade, résistant à l'envie de s'appuyer contre le contact chaud de Moriarty. Dieu ! Pourquoi l'eau était-elle si froide ?
Comme s'il avait entendu ses pensées, Moriarty retira son bras et ferma le robinet, coupant l'eau.
-Tu vas attraper un rhume si tu restes plus longtemps ici, nota Moriarty distraitement en caressant sa joue froide.
Lestrade se déroba soudainement du contact physique et Moriarty vit à son expression qu'il était déchiré entre rendre le geste ou le frapper pour cela.
Avant qu'il ne puisse se décider, Moriarty se pencha et déposa un baiser chaste sur ses lèvres fraîches et frissonnantes. Quand il se retira, les yeux de Lestrade étaient écarquillés par le choc alors que sa bouche était entrouverte par ce premier avant-goût de corruption surprise. Moriarty enveloppa la main froide de Lestrade dans la sienne et la pressa contre sa joue.
-Tu vois ? C'est chaud, dit-il en souriant innocemment.
Lestrade sembla réagir à cela et son autre main se colla à la joue de Moriarty pour l'attirer dans un autre baiser qui était à la fois hésitant et incertain. Mais Lestrade en avait été l'instigateur ce qui comptait pour beaucoup.
Moriarty fit serpenter un bras dans le dos nu de Lestrade avant de l'attirer contre son corps habillé, des épaules à la taille. Il fut satisfait quand Lestrade passa un bras autour de son cou pour approfondir le baiser. Il devenait plus sûr de lui.
Lestrade gémit contre la bouche de Moriarty quand celui-ci passa ses mains dans son dos pour agripper ses épaules. Leurs langues luttaient, se goûtaient, s'intoxiquant, se disant des mots qui ne sortiraient jamais hors de ses quatre murs crasseux. La langue de Moriarty sortit habilement et mit le feu aux nerfs courant le long du cou de Lestrade jusqu'au lobe de son oreille qu'il se mit à mordiller.
Et dieu, ne pouvait s'empêcher de penser Lestrade, Moriarty savait utiliser sa langue.
-Hum, lit ? haleta Lestrade quand ils reprirent leur souffle.
-Le pantalon d'abord, inspecteur, lui sourit Moriarty en lui léchant la peau derrière l'oreille, ce qui envoya des frissons dans tout le corps de Lestrade. Il est humide et dégoûtant. Et puis tu m'as dit que tu ne me laisserais pas m'en approcher, tu t'en souviens ? lui rappela-t-il en inclinant la tête.
Lestrade roula des yeux en marmonnant quelque chose qui ressemblait à un 'petit con' mais il ne fit pas d'objection quand Moriarty s'empara de sa boucle de ceinture. Moriarty sut qu'il avait gagné.
Le DI Lestrade était sien.
« Lestrade ! hurla Sherlock en ouvrant la porte du DI à la volée en dépit des cris de colère de Donovan. Je ne peux pas croire que je viens pour vous aider. J'ai besoin d'une enquête ! John a caché mes cigarettes ! Tu ne peux pas imaginer le culot…
Sherlock fit un tour sur lui-même dans le bureau en faisant bruisser les basques de son manteau quand il réalisa qu'il était seul dans le bureau. Il passa la tête par la porte.
-Où est Lestrade ?
-J'ai essayé de te dire qu'il n'était pas la ! répliqua Donovan d'un ton accusateur en croisant les bras.
-Et bien, où est-il ? demanda impatiemment Sherlock en sautillant presque d'agitation. C'est une urgence !
-Il a envoyé un message pour dire qu'il ne serait pas là de la journée, répondit-elle en haussant les épaules.
-Est-il mort ?
Donovan secoua la tête.
-En train de mourir ?...Gravement malade ? Lestrade ne quitte jamais son boulot pour rien de moins qu'un séjour aux urgences!
-Peut-être qu'il est sorti et s'est trouvé une vie ? suggéra avec exaspération Donovan.
Les sourcils de Sherlock tressaillirent.
-Lestrade ? Une vie ? Absurde ! Il renifla dédaigneusement et sortit.
Donovan le regarda partir en roulant des yeux. « Cinglé ! ».
Note de la traductrice : Ciel! Lestrade a une bouffée de chaleur! Moriarty ne veut plus le lâcher maintenant!
