Titre: If there's any hope...

Rating: M, en plus, ce chapitre devrait vous plaire pour une certaine raison *sourire espiègle*.

Pairing: petit blond boiteux X grand brun nounouille trop mignon...Vous voyez ce que je veux dire ._.? Et puis, selon mes notes...Mais oui! Le Newtmas est de retour dans ce chapitre, sortons le Champomy :D!

Disclaimer: Sir Dashner de la cour Pocket Jeunesse. (Qui refuse les épousailles à la Baronne Naitia au cas où vous auriez raté les épisodes précédents :o!)

Note de l'auteur: Salutation les tocards! Déjà le chapitre 7, c'est dingue! Vous savez que j'écris cette fiction depuis pratiquement un an maintenant, alors que c'était censé être un OS, alala :)? D'ailleurs, vu que je suis une brêle pour faire des chapitres réguliers, ce chapitre 7 me faisait bien trop de pages pour pouvoir être publié, alors je l'ai coupé en deux. Préparer vos feels, on est parti!

Sur ceux, bonne lecture les acétabules!


Chapitre 7:

Le vrombissement apaisant du berg. Il ne pensait plus réentendre cela avant la fin, ce bruit régulier et continu était étrangement reposant. Newt aurait aimé fermer les yeux pour profiter de la vibration du mur dans son dos mais contrairement aux apparences, le berg n'était pas si tranquille que cela. En réalité, l'intérieur de l'appareil était mût d'une agitation singulière.

Comme en écho à ses pensées, le blond vit Minho s'agité devant lui, faisant les cents pas au milieu de la cabine de pilotage en produisant de grands gestes. Il l'entendit marmonner:

-"...Non mais je t'en foutrais moi... C'est quoi ce délire?" Soudain il se tourna vers Newt. "Ne refait plus jamais ça tocard! Que tu te face choper par des chemises rouges passe encore. Que tu te planques dans un bowling moisi, soit. Mais je te jure que la prochaine fois que tu me sors des conneries comme celles de tout à l'heure, je t'encastre dans un mur! Nous demander de partir sans toi, tête de guignol... Tu nous a pris pour qui au juste?!" S'énerva-t-il crescendo.

Newt haussa un sourcil surpris depuis le mur contre lequel il était avachit.

-"Est-ce que tu es en train de m'engueuler?" Demanda-t-il, incrédule.

-"Oui!" Explosa l'asiatique en pivotant totalement vers lui. "Je suis en train de t'engueuler mon petit Newt. Non mais tu te rends compte un petit peu de ce que tu nous à demander? Et Thomas, arrêtes ça, j'essaye d'être autoritaire bon sang!" Ajouta Minho avec exaspération.

Le brun en question releva la tête, surpris qu'on lui adresse soudainement la parole. Depuis qu'il s'était assis à côté de Newt, il n'avait pas cessé de jouer avec la main du plus vieux, la serrant, la frôlant du bout des doigts, la frictionnant, comme si il refoulait un désir intense de le toucher constamment. Newt ne disait rien, las, il se laissait faire. Thomas lâcha donc sa prise à contrecœur et s'avachit exactement comme son petit ami.

-"Désolé, désolé." Bredouilla-t-il, boudeur comme un enfant.

Newt émit un petit rire nerveux, sans même s'en rendre compte. Ce berg était un vrai sanctuaire à ses yeux, le sentiment de sécurité qui régnait dans chacune des pièces l'avait immédiatement apaisé. L'angoisse intense et la peur constante de ces malheureux derniers jours lui avait parût durer des mois. Maintenant qu'il se trouvait bien au chaud et prêt de Thomas, il avait cette inévitable envie de sourire. Se satisfaire d'un sincère soulagement et le savourer un bref instant, se contentant de la présence de ses deux amis qui lui rappelaient ces moments avant leurs sortie du Labyrinthe, lorsqu'ils se posaient dans un coin du Bloc pour finir la journée par un bon moment.

Malgré tout, il gardait dans un coin de la tête ce doute qui l'assaillait au sujet de sa puce cérébrale. Aussitôt qu'il y eu repensé, son sourire confortable se flétrit et il fixa le vide en fronçant les sourcils. Il laissa Minho repartir dans son monologue tandis que Thomas le suivait curieusement du regard et se pencha de nouveau sur la question.

La puce du WICKED avait prouvé par bien des manières qu'elle pouvait prendre possession du corps de son hôte sans le consentement de ce dernier. Mais berner le garçon à ce point-là, pendant autant de temps et sans même qu'il s'en rende compte... C'était difficile à assimiler. Mais après tout, Thomas ne lui avait-il pas dit qu'il avait failli tuer Minho sous l'emprise de l'organisation? Seulement il s'en était aperçut, il avait su qu'il était contrôlé. Newt, lui, n'avait jamais soupçonné son implant, il avait été convaincu d'agir librement.

Le blond se mordit l'intérieur de la joue, soucieux. Les symptômes de la Braise paraissaient s'appliqués à lui hormis à quelques détails près, comme l'absence de plaques rouges ou de saignements sur sa peau. S'il avait bien calculé, il devait avoir la Braise depuis au moins deux mois et c'était une maladie infectieuse réputée pour être rapide. Il n'avait subi aucuns changements.

-"Bon sang de bordel de... C'était quoi tout ce boucan, Jorge?" Appela subitement une voix qui résonna du couloir adjacent au poste de pilotage.

Newt tourna la tête dans cette direction, surpris. Un homme d'une cinquantaine d'années apparût, grisonnant et la mâchoire carrée, imposant. Il demeurait dans l'encadrement du couloir, se mâchant l'intérieur des joues d'une manière grincheuse. Le garçon décolla sa tête du mur pour détailler cet homme qui lui était totalement inconnu.

Il fronça les sourcils, interrogatif. Qui était ce type? Et pourquoi les autres l'avaient-ils embarqué dans le berg, il ne le connaissait pas?

-"Hans!" S'exclama Brenda, qui assistait Jorge.

L'homme grommela pour toute réponse et se mit à examiner la pièce et ses occupants, cherchant visiblement un élément en particulier. Le démarrage précipité que Jorge avait fait subir au berg ne lui avait visiblement pas plût.

-"C'était de la folie de se rendre dans cet Hôtel. J'imagine que le retour n'as pas été des plus agréable? Enfin, ce n'est pas comme si je ne vous avais pas prévenus." Dit l'homme en fronçant ses sourcils broussailleux.

-"Vous n'allez pas recommencez quand même Doc'?" Soupira Minho en croisant les bras sur son torse.

Le dénommé Hans l'ignora et son regard vint se poser sur Newt. Ce dernier n'avait pas bougé et observait toujours l'homme avec curiosité.

-"Je supposes que c'est ce gamin?" Râla Hans en désignant le blond d'un signe de tête.

Le blondinet concerné ouvrit la bouche sans savoir quoi dire. Est-ce que quelqu'un allait enfin lui expliquer qui était ce "Hans" et ce qu'il lui voulait. Le vieil homme posa ses poings sur ses hanches et jaugea Newt, avisant son air hébété. Il haussa un sourcil et partit parler avec Jorge.

-"Qui est-ce?" Souffla l'ex-Second à Thomas, quelque peu impressionné.

-"Hans?" Lui répondit-il sur le même ton. "On l'a rencontré à Denver, c'est grâce à lui que Minho et moi...

- Ne me présente pas à ma place mon garçon!" Intervint l'homme en question d'une voix forte, faisant sursauter Newt. "Je suis peut-être... esquinté par le temps, mais laisse-moi un peu de dignité s'il te plaît."

Hans s'avança dans le cockpit et vint se poster devant Newt, qui n'avait pas prît la peine de se relever. C'était un homme grand et voûté, possédant ce regard hanté d'horreurs et de souvenirs désagréables qui imposaient tout de suite un respect.

-"Je ne t'aime pas assez pour te dire mon identité petit, alors contente toi de m'appeler Hans, comme tout le monde. Tout ce que tu as à savoir sur moi, c'est que je suis le seul qui puisse t'aider, donc je te conseille de ne pas trop m'emmerder. Maintenant lèves-toi, on y va. J'aimerais faire ça vite." Dit-il.

Aussitôt qu'il eut finit, il s'éloigna d'un bon pas et disparut dans le couloir d'où il était arrivé. Le blond était sortie de sa semi-léthargie apaisante et fixait le couloir avec hébétude.

-"Quoi?" Lâcha Newt. "On va où? Qui c'est ce gars?" Demanda-t-il avec une certaine panique en interrogeant Thomas et Minho du regard.

Le brun se redressa contre le mur et se tourna vers le supposé malade. Il semblait presque blasé de l'attitude de Hans mais montra un minimum de compassion pour Newt, comprenant que l'homme ne rassurait pas du tout au premier coup d'œil.

-"C'est celui qui nous a enlevé nos implants à Denver. Il a travaillé pour WICKED mais je crois qu'il n'était pas d'accord avec leurs méthodes, alors il s'est enfuit." Dit l'ancien coureur avec calme.

-"Mais tu vois le genre de l'homme-rat." Intervint Minho en se rapprochant des deux autres. "Il n'a pas tellement apprécié qu'un de ses précieux médecins lui file entre les doigts, alors il à mis sa tête à prix." Il fit une pause et guetta la réaction de Newt. "Oui, je suis d'accord, ça commence à faire beaucoup de "criminels" -il mima des guillemets avec ses doigts- dans ce berg."

Thomas secoua la tête et repris d'une voix plus incertaine.

-"Il ne voulait pas nous suivre au début, pour tout te dire. Il voulait continuer de veiller sur sa femme mais...il est revenu nous voir le lendemain."

Un silence gêné s'installa dans la salle de pilotage, entre les trois garçons. Newt avait compris dès l'instant où Thomas avait commencé à se tordre les doigts, mal à l'aise. Le brun était trop expressif pour lui cacher quoique ce soit.

-"Ils l'ont tuée?" Demanda le blond en brisant le silence.

Minho hocha sombrement la tête.

-"Ces connards sont venus juste après nous et ont descendu sa femme. Hans à réussi à s'en sortir par je ne sais quel miracle et nous est tombé dessus juste avant qu'on ne quitte la ville." Il fronça les sourcils. "Il veut se venger, c'est compréhensible. On l'a prit avec nous mais l'ambiance n'est pas tip top depuis." Termina l'asiatique.

Ils restèrent interdits. WICKED gâchait tellement de vies d'un simple claquement de doigt. Cette organisation qui était censée redonner espoir à ce monde désolé inspirait pourtant la terreur, c'était révoltant de voir quelle profitait de son influence pour se détourner de son objectif premier. De plus, étant dirigée par des gens corrompu comme Janson, WICKED ressemblait plutôt à une mafia sous couverture.

Newt soupira, soudainement plongé dans une angoisse désagréable.

-"Donc je supposes que la prochaine étape, c'est l'extraction de mon implant?" Marmonna l'adolescent en pinçant les lèvres.

Les deux autres secouèrent la tête pour confirmer. Le blondinet ne pût retenir un petit grognement rentré. Il baissa la tête et ses épaules s'affaissèrent. Mais qu'est-ce qui lui avait pris? C'était du délire.

Thomas lui lança un regard interrogatif en lui demandant implicitement de s'expliquer.

-"C'est du grand n'importe quoi." Avoua-t-il. "Peut-être que WICKED n'a rien à voir avec tout cela. Et si j'étais vraiment un fondu, hein? Si je ne suis pas un Imune, j'aurais mieux fait de rester là-bas..." Soupira l'ex-Second.

-"Newt..." L'avertit Minho en faisant une moue boudeuse.

-"Quoi?" Répliqua le concerné. "Vous n'avez que des preuves tangibles les gars! Quand on y réfléchit bien, ce n'est que du vent, des hypothèses fondées sur un paquet d'optimisme. Il faudrait...

- Newt." Le coupa Jorge depuis son siège. "Hans doit être en train de t'attendre, tu devrais y aller. Pose-lui tes questions, parce que je doute que les deux paumés en face de toi puisses répondre à ce genre de choses."

Newt referma la bouche. Il aurait préféré rester contre ce mur toute une vie mais l'hispanique n'avait pas tort. Quand il fallait y aller... Le blond se leva sans un mot, haussant les épaules à l'adresse de ses deux amis qui le suivait du regard. Il s'apprêtait à y aller, la boule au ventre, lorsque Thomas se leva à son tour.

-"Je t'accompagnes si tu veux." Déclara le brun d'un air déterminé.

Le malade se retourna et dévisagea Thomas avant de baisser le regard. Newt ne savait pas pourquoi, mais depuis qu'il l'avait retrouvé, un certain malaise persistait entre lui et le brun. Peut-être n'était-ce que son imagination?

-"Si ça te tentes. " Répondit le blond d'un ton qui se voulait détaché.

-"Ok, je viens aussi." Intervint Minho.

Thomas se retourna vers lui avec une certaine raideur.

-"Je peux l'accompagner tout seul Min', tu sais."

L'asiatique fixa Thomas avec surprise dans un silence prolongé. Après un long conflit visuel, l'ex-maton leva la tête en produisant un "Hoooo" de compréhension.

-"Pas de problèmes. Alors je vais plutôt allez bidouiller des boutons au hasard sur le poste de pilotage." Décida-t-il en s'éloignant d'un bon pas. Newt secoua la tête avec un sourire affligé aux lèvres tandis qu'on entendait Jorge avertir l'asiatique de ce qu'il comptait faire. Le blond reporta son attention sur son copain et lui intima qu'ils y allaient d'un signe de la tête.

Parvenus devant le couloir, Newt se retourna avec hésitation vers la salle de commande.

-"Les gars?" Dit-il.

Plusieurs têtes se tournèrent vers lui.

-"C'est quand même bon de vous retrouver."


Les deux adolescents marchaient tranquillement dans le couloir, côte à côte. Thomas avançait avec nonchalance, les mains dans les poches. De temps à autre, il jetait des regards en coin au blond, qui faisait semblant de l'ignorer.

Depuis que Newt était revenu de l'Hôtel, il avait ce désagréable sentiment que quelque chose avait échappé à leur relation. Ce malaise qui planait entre eux deux l'inquiétait, il manquait quelque chose.

Newt n'avait pas pût à proprement parler vérifier ce sentiment étant donné qu'il n'avait retrouvé le brun que depuis une poignée d'heures, mais il aurait voulu que tout s'arrange sans efforts. De plus, ils ne s'étaient pas encore retrouvés seul l'un face à l'autre mais pour tout avouer, cette perspective l'effrayait un peu. Ils n'avaient rien mit au clair, n'en avait pas eu l'occasion, et le blondinet était certains d'ignorer quoi répondre aux questions de l'ex-coureur.

C'était étrange. De plus, avec cette histoire d'implant, l'ex-Second ne savait plus sur quoi se concentrer. Ce doute qui planait au dessus de son statut de fondu lui bouffait le ventre. Les deux Blocards arrivèrent au bout du long couloirs gris et tournèrent à gauche, Newt suivant Thomas. Aussitôt qu'ils furent hors de vue, le blond se sentit attrapé au col de son tee-shirt et tiré brusquement.

Il émit un glapissement surprit lorsque son dos rencontra le mur, mais rapidement, quelque chose vint se poser sur ses lèvres.

Thomas l'avait plaqué au mur, une main sur sa joue et l'autre maintenant son tee-shirt, et l'embrassait à pleine bouche. En constatant cela, Newt poussa un léger gémissement appréciateur et répondit au baiser. Il répliqua d'abord avec autant de fougue que son vis-à-vis, lui mordant la lèvre par instant, mêlant leurs salives, embrassant la bouche, les joues, le menton. Ils s'en foutaient. Puis le plus vieux se radoucit, forçant Thomas à le suivre dans un grognement contrit. Newt avait ramené ses mains de chaque côté du visage du brun, l'une appuyant sur sa nuque tandis que l'autre se perdait dans ses cheveux sombres. Ils se séparèrent à contrecœur pour mieux se retrouver, le blondinet taquinant l'autre du bout du nez avant de lui voler un doux contact des lèvres, se laissant entraîner dans ce jeu enfiévré.

Parfois, Thomas suivait le mouvement, il bougeait simplement sa bouche contre la sienne, comme une invitation emplie de provocation. Lorsqu'il perdait patience, il cherchait à tout prix à capturer les lèvres de son aîné mais ce dernier s'éloignait, joueur. Après de longues secondes de lutte acharnées, Thomas gagna la partie et Newt sourit contre ses lèvres, le cœur en implosion. Il poussa un long gémissement plaintif durant le baisé, parfaitement indécent et foutrement excitant selon le brun.

C'était tellement libérateur, toute la tension qui résidait dans le corps du blondinet semblait s'évacuer instantanément, comme si quelqu'un avait ouvert les vannes. Et Newt en était franchement reconnaissant. Quand ils se séparèrent enfin, ils étaient haletant. La chaleur leur était montée à la tête, ils en avait des vertiges. Le plus jeune posa son front contre celui de l'autre et baissa les yeux, apposant son souffle ardent sur les clavicules de Newt. Ce dernier s'accrochait désespérément à lui, les jambes faibles, il avait peur que ce moment se termine, que son cœur lâche.

-"Si tu savais... J'ai eu tellement peur lorsque tu n'étais plus là à notre retour...J'ai eu..."Murmura Thomas d'une voix essoufflée, paniquée, comme si il voulait tout dire en même temps.

Newt aspira sa lèvre inférieure, la malmenant. Les paroles de Thomas avait ouvert un gouffre en lui, son cœur tambourinant contre ses côtes. Il ferma douloureusement les yeux et appuya davantage sa tête contre sa moitié, profitant de ce contact délectable, de cette odeur qui l'enveloppait tout entier.

-"Tommy..." Souffla-t-il d'une voix presque inaudible.

-"Si je ne t'avais pas retrouvé putain..."

Le blond était dans un état pitoyable face au désarroi de Thomas. Il ne l'avait jamais vu aussi vulnérable que maintenant. Le coureur taquin et collant qu'il avait toujours connu avait laissé place à une petite chose craintive et rongée par l'inquiétude. C'était peut-être la première fois que le brun montrait son attachement pour lui d'une telle manière, avec autant de profondeur et de sincérité dans les vibrations désespérées de sa voix. Newt ne sût rien faire d'autre que l'attirer contre lui dans une étreinte chaude. Il poussa un long soupir de soulagement, à mi-chemin entre l'angoisse et l'apaisement. Savoir qu'il n'était pas le seul à se savoir désespérément amoureux le rassurait. Il fallait franchement être fou pour aimer dans un monde pareil...

Ils restèrent ainsi sans bouger pendant un moment interminable. Le brun avait fermé les yeux pour profiter de chaque parcelles de peau du garçon dans ses bras, la tête nichée dans le creux de son cou. Newt quant à lui passait avec hésitation ses mains dans le dos de Thomas, frottant ou effleurant, revenant dans ses cheveux pour les gratouiller affectivement. Généralement le brun ralait lorsqu'il faisait cela, disant que c'était de sa faute si il avait les cheveux aussi indomptables. Cependant dans le cas présent, il se contentait de serrer Newt à s'en faire mal, comme si il lui était impossible de le lâcher.

Le blond avait cette drôle d'impression de le consoler, comme un enfant qui serait tombé. Il ne parvenait pas à lui parler, sa gorge était irrémédiablement serrée. Il se contentait de gestes. Voir Thomas aussi triste pour lui le retournait. Il prenait peu à peu conscience de ce qui les liait tout les deux, de cette amitié qui avait muée en attirance. Puis sans qu'il ne s'en rendent compte, tout cela avait évolué en besoin vital d'appartenir à l'autre, cette peur constante de le perdre ou d'être oublié. Cette dépendance faisait naître en lui un sentiment mêlant bien-être et frayeur.

Puis Newt s'imagina à la place du brun. S'il avait été Imune et l'autre condamné par la Braise. Si Thomas était destiné à mourir dans peu de temps et lui incapable d'y changer quoi que ce soit. Le voir lentement plonger dans la folie, le voir se transformer en homme violent et sans valeurs tandis que lui, Newt, l'épargné, devrait se contenter de regarder. Il serra les poings, étreignant le sweat du brun. Cela lui aurait été insupportable. Il comprit que tout cela n'avait pas été dur uniquement pour lui, mais pour l'ex-coureur aussi, tout autant que les autres. C'était peut-être même pire.

Le blond se détacha doucement de Thomas, quittant sa chaleur à contre-coeur. Il obligea le plus jeune à le regarder d'un geste tendre et plongea ses yeux dans les siens, cherchant sa main à tâton. Il lui aggripa doucement le poignet et lui lança un regard déterminé.

-"Viens Tommy. On va en finir avec tout ce plonk." Lui dit-il dans un petit sourire.


Newt poussa la lourde porte d'acier et passa sa tête par l'entrebâillement. La pièce dans laquelle Hans s'était installé était au fin fond du berg, reclut comme un ermite dans son antre. En quelques jours seulement, il avait entassé de nombreux appareils dans chaque coin, même son lit était envahi de bricoles. Le médecin avait poussé une table au milieu de la pièce, faute de fauteuil, et semblait travailler sur un énième engin.

-"J'ai cru que tu ne viendrais jamais, c'était si compliqué à trouver?" Bougonna l'homme sans se retourner. "Allez, approche petit. On en à pas encore finit avec cette saloperie."

Le blond ignora la remarque piquante de Hans et entra, suivit de près par Thomas. L'homme jeta un regard désapprobateur à l'ancien coureur mais ne dit rien. Au lieu de cela, il tendit l'appareil qu'il était en train de bidouiller à Newt.

L'ex-Second reconnut immédiatement la machine: c'était le masque que les chemises rouges lui avait obligé à porter lorsqu'ils l'avaient trouvé dans la soute du berg. Newt haussa un sourcil surprit vers le médecin.

-"C'est simplement pour confirmer ce que je penses." Lui répondit Hans. "Je crois que tu sais commence ça fonctionne, non?"

Newt hocha la tête et prit l'appareil. Il l'observa un instant pendant que l'homme repartait à ses outils. Une boule grandit dans la gorge de l'adolescent à la vue de cet instrument de torture qui déciderait de son avenir. Il se mordit brièvement la joue et se tourna vers Thomas qui était resté à proximité de l'entrée. Le brun capta son regard et lui offrit un sourire encourageant en levant le pouce en l'air. Newt fit une moue et se décida finalement à enfiler le masque.

Les flashs de couleurs qui défilaient devant ses yeux, toujours les mêmes et dans le même ordre, il avait l'impression de les connaître par cœur. Bleu, rouge, puis un vert sombre et le suivant plus clair avant de s'estomper dans un jaune criard qui lui brûlait la rétine. Il sentit alors la seringue froide lui pénétrer la peau du cou et tenta de calmer les battements furieux de son organe vital. Il sentit presque le sang s'échapper de sa veine avec angoisse et être aspiré par le pic de métal, goutte à goutte. Enfin, le bras métallique se retira et l'appareil s'éteignit, complêtement mort.

Newt retira le masque de son visage, fébrile et les mains mal assurées. Il s'était renfermé sur lui-même, une anxiété palpable émanant de lui. Si le test était négatif, tout cela n'aurait servit à rien. Il serait foutu. Hélas, il savait qu'il ne supporterait pas une nouvelle descente aux Enfers, quelque soit le soutient qu'il pouvait posséder dans ce berg.

Hans se rapprocha sans un mot et lui prît le masque des mains, consultant le petit boîtier qui pendait sagement à l'appareil. Le médecin plissa les yeux et observa l'écran pendant un long et intenable instant avant de finalement relever la tête. Aucune expression ne transparaissait sur son visage, il se tenait droit comme un i en observant le Blocard se tordre férocement les doigts. Soudain, il haussa les sourcils et annonça la sentence de sa voix bourrue:

-"Immunisé."

Les épaules du blond s'affaissèrent de soulagement, comme si un poids d'éléphant venait de quitter son corps. Il avait l'impression de mieux respirer, chaque goulée d'air était plus fraîche que la précédente. Il sentait ces bouffés d'oxygènes descendre sa trachée et lui emplir les poumons, des poumons pur et entier. Newt réalisa bien vite que depuis longtemps, il croyait traîner un corps parasité et friable. Dans ses veines coulait un sang propre et revigorant et ce simple mot lancé dans la pièce avait suffit à lui faire oublier cette enveloppe brisée qu'il pensait être condamné à supporter. Son cerveau qu'il perçevait décomposé était de nouveaux opérationnel et se délectait de ce bien-être qui parcourait le corps du garçon.

-"C'est sûr?" Souffla Newt avec un étonnement qu'il n'osait dissimuler.

-"Mon testeur est fiable, il ne se trompe pas. Enfin, ce n'est pas étonnant." Enchaîna Hans en partant ranger l'engin sur une table repoussée contre un mur.

L'ex-Second lui lança un regard interrogatif que l'homme ne vit pas. Néanmoins, il continua de parler tout en arrangeant quelques outils reposant sur les nombreuses tables métalliques.

-"C'était une simple vérification, j'étais presque sûr que tu ne portais pas le virus. Ton état aurait été bien plus préoccupant si tu avais contracté le VC123x47.

- Le...Pardon?" Intervint Thomas.

Hans soupira.

-"C'est le nom scientifique de la Braise. Renseignez-vous un peu bon sang, ou je ne donne pas cher de votre peau face à WICKED." Rouspéta l'adulte.

Newt doutait fortement qu'ils arriveraient à dissoudre le WICKED après une victoire à "Question pour un Champion" mais ne releva pas, Hans voulait simplement se la jouer. Il se retourna plutôt vers Thomas qu'il avait trouvé bien silencieux depuis l'annonce de la nouvelle dans ce laboratoire improvisé. Le brun semblait réfléchir à pleine vitesse, tapant distraitement du pied.

-"Attendez." Dit-il. "Que Newt soit immunisé est une chose, mais il reste un point à éclaircir. On s'est déjà posé la question avec Minho, mais si Newt n'est pas malade, pourquoi les types en rouge l'on conduit à l'Hôtel des fondus dans ce cas là?"

Le blondinet sentit tous les regards, soit uniquement Hans et Thomas, peser sur lui. Il redressa la tête pour se donner contenance et serra la mâchoire.

-"Les contrôleurs ont dit que leurs appareils marchaient mal. Je crois qu'ils n'affichaient pas de résultats, ou quelque chose comme ça..." Hésita Newt, se frottant discrètement la nuque.

-"Ha! Les avaient-ils seulement allumé?" Se moqua l'homme. "Toujours est-il que si les chemises-rouges possèdent des appareils aussi inutiles, Denver tombera bien plus vite que ce que nous le pensions. Voilà ce que ça fait de donner la parole aux incompétents. En tout cas pour toi gamin, c'était soit l'Hôtel, soit le trafic d'Imune, et crois-moi ce n'est pas beaucoup plus drôle."

Newt hocha la tête . Il voulait bien le croire, la rage qu'entretenait le monde pour les Imunes était terrifiante, et leurs destins étaient donc minable dans cette société contaminée. Quand il repensait aux gardes maltraités dans l'Hôtel des fondus, qui étaient censés être des privilégiés par rapport aux autres immunisés, tout cela lui levait le coeur.

Tandis que le garçon plongeait dans ses pensés, un silence étrange enveloppa le laboratoire. Newt ne le remarqua pas immédiatement, mais lorsqu'il s'aperçut que ni Hans, ni Thomas ne parlait ou bougeait, il s'étonna. Le blond alterna son regard entre les deux hommes qui se fixaient, la mine sombre et sérieuse.

-"...Qu'est-ce qu'il y a?" Demanda Newt en tentant de briser cette tension palpable.

Aussitôt, Hans leurs tourna le dos et fît semblant de manipuler de la feraille. Thomas quant à lui tourna la tête vers l'ex-Second. Il paraîssait nerveux, et malheureusement pour lui, Newt le remarqua rapidement.

-"Quoi?" Insista ce dernier, sourcils froncés.

Le brun s'humidifia les lèvres.

-"Heu...Newt il faut... Que je te parles de quelque chose." Dit-il avec hésitation, cela ne fît que renforcer le malaise de l'autre adolescent. "Ce ne sera pas long. Tu peux venir voir?"

Le blond avait cette désagréable impression d'être un toutou que l'on amadouait mais il s'approcha sans poser de questions. Il en avait un peu marre de poser des questions à tout bout de champs ces temps-ci, il commençait lentement à se résigner et accepter toutes les emmerdes qui pouvaient lui tomber dessus. Qu'est-ce qu'il n'allait pas cette fois? Qu'est-ce qui viendrait gâcher sa courte joie? Il avait un horrible cancer en pleine mutation dans le ventre, c'est ça?

Newt poussa un discret soupir et se planta devant Tommy, excédé. Il lui intima de continuer d'un signe de tête, montrant clairement à quel point il était démotivé. Ils étaient à présent tout les deux prêt d'une table métallique et Newt baissa les yeux pour observer briévement la surface lisse qui reflétait la lumière blafarde des néons au dessus d'eux. Soudain, il sursauta en tombant sur son reflet. Il avait presque oublié l'état lamentable dans lequel il était: poisseux, couvert d'égratinures ou de bleus, des cernes foncés sous les yeux. Depuis combien de temps n'avait-il pas prît de douche en plus de cela? Il faisait peur à voir.

Néanmoins, un insolent petit sourire niais se fraya un chemin sur son visage abîmé lorsqu'il repensa à ce qu'il s'était passé avec Thomas dans le couloir. Le brun n'avait aucunement prît compte de son état repoussant, son apparence de fondu. Il secoua doucement la tête dans l'optique de chasser ces pensées quelque peu inappropriées au moment. Et puis sa lèvre avait commencé à cicatriser, ce n'était pas si moche...

Il reporta son attention sur le brun, le contemplant désormais avec bienveillance pour l'encourager à parler. Thomas avait ramené sa main dans son cou, se grattant nerveusement, laissant à coup sûr des traces rouges. Sa bouche ne cessait de remuer, ses dents mordillant par instant l'intérieur de ses lèvres ou de sa joue. Quant à ses yeux, ils semblaient lancer des appels au secours à chaque entités pouvant les entourer.

-"Tommy?" Grogna Newt en cherchant à croiser les yeux whisky en face de lui.

Thomas baissa enfin le regard sur lui et se concentra sur les yeux du plus vieux pour enfin parler:

-"J'étais en train de me dire que... tu sais, il serait peut-être bien de..." Balbutia-t-il. "Après, il faudrait peut-être qu'on arborde le sujet de...de..."

Il laissa sa phrase en suspend, la bouche ouverte avec hébétude en regardant Newt avec confusion.

"C'est quoi son problème?" Désespéra le blondinet en regardant l'ancien coureur avec une expression tout aussi perdue.

Soudain, Thomas verrouilla son regard sur quelque chose d'inconnu derrière le blond, légèrement au dessus de l'épaule de ce dernier. Les prunelles du garçon s'illuminèrent d'appréhesion et il sembla particulièrement concentré, tendu.

L'ex-Second contracta la mâchoire, flairant enfin l'embrouille qui se rapprochait dans son ombre. Alors qu'il s'apprêtait à faire volte-face, il perçut un objet long et fin s'enfoncer dans le creu de son cou, au milieu de sa jugulaire. Il pourra un cri mêlant surprise et douleur en tressautant violemment mais il n'eu pas le loisir de bouger d'avantage; un bras lui avait enserré le torse et l'empêchait de s'éloigner. Thomas se précipita sur lui et lui bloqua à son tour, parant à tout débattements.

Newt gronda et fusilla le brun du regard, les muscles tendus à l'extrême. Il sentait le liquide froid de la seringue lui envahir l'artère, forçant douloureusement le passage tandis que Hans, ce traître perfide, pressait progressivement le piston entre ses doigts.

-"Détends-toi" Lui annonça automatiquement le médecin.

-"Qu'est-ce qui vous prends?! Qu'est-ce que vous faites bon sang?" S'affola le Blocard, subissant l'injection avec difficulté.

Hans ne lui répondit pas et retira enfin l'aiguille de sa peau. Aussitôt, Newt repoussa les deux hommes, qui avaient relâché leurs prise, et s'écarta vivement en les dévisageant, une main portée à son cou.

-"Mais vous êtes tarés?!" Qu'est-ce que c'était que ce truc?"

Thomas lui adressa un petit sourire désolé tandis que l'adulte nettoyait nonchalamment sa seringue.

-"Fait attention à lui." Dit-il à Thomas. "L'anesthésie va bientôt agir. Tu es vraiment une brêle pour faire divertion petit."

Le brun partit se poster derrière Newt sans cesser de s'excuser avec quelque œillades gênées.

-"Anesthé...quoi?" Marmonna le blond.

Sa vision était trouble et les bruits paraissaient s'éloigner au galop. Il chancela une première fois en se rattrapant de justesse, les bras de Thomas l'entourant avec prévention. Bande de... Newt lutta de longues secondes avant de sentir ses jambes se dérobées. Il vit vaguement le brun le rattraper avant qu'il ne heurte le sol, puis ce fût le noir total.

Un sommeil ponctué de tourments.


CUT! Le fameux coup de l'anesthésie, herm herm :3! Ho well, j'espère que les explications ne sont pas trop confuses, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Merci é-nor-mé-ment à ceux qui mettent des reviews, vous êtes géniaux, et je remercie plus particulièrement AngelWinchester44 qui à réchauffé mon tout petit cœur avec sa review *luv luv*! Je répondrais à tout vos adorables commentaires plus tard promis :3.

Sinon, sujet qui fâche...Je n'ai plus aucuns chapitres d'avances sur cette fiction, je me suis laissée prendre par le temps et le chapitre 8 n'est écrit qu'à moitié...Je vais essayer de rattraper cela mais je ne peux pas vous garantir que ma publication restera aussi régulière que maintenant, désoléééeee! M'enfin on va y arriver, j'ai de l'inspiration ces temps-ci!

Sinon, que des bisous, et à la prochaine pour les supers aventures des supers tocards :D!

-Naitia