Coucou tout le monde. J'espère que vous allez bien.
Merci à : eliloulou – aliecullen4ever – Bib – Naïneuh – isabellemisa – linhea – *Stéphanie*. Je vous adore les filles.
Disclamer 1 : Tous les personnages appartienne à SM.
Disclamer 2 : Ce magnifique POV Edward est écrit par ForksVampireGirl.
Bonne lecture!
SUITE DU CHAPITRE 15 – LES CULLEN
J'ouvris la porte et tout en gardant sa main dans la mienne, je l'amenai à l'intérieur. Elle écarquilla les yeux à voyant la vaste pièce. Esmé et Carlisle nous attendaient près du piano en gardant leur distance jusqu'à ce que je les invite à se rapprocher. J'aurais dû prévoir qu'Alice les avertirait de notre visite. J'aurais pu être irrité par le fait qu'elle n'ait pas été capable de rester en dehors de ça, surtout après notre conversation de la veille, mais en vérité, j'étais heureux qu'elle les ait prévenus. J'espérais qu'elle ait conseillée – pour moi – à Rosalie d'avoir un comportement courtois et qu'elle ait rappelée à Jasper ma précédente demande pour qu'il garde ses distances jusqu'à ce qu'il soit absolument sûr d'être en contrôle.
Hypnotisée par la pièce, il fallut quelques instants à Bella pour s'apercevoir qu'ils étaient là. Quand elle croisa leurs regards, ils s'échangèrent des sourires chaleureux.
Elle n'est pas effrayée du tout?, pensa Esmé, et inconsciemment, je serrai la main de Bella à nouveau. Non. Jamais des vampires. Seulement de leurs approbation en tant que parents adoptifs.
Elle est si détendue, si à l'aise avec lui. Vraiment remarquable. Les pensées de Carlisle reflétaient parfaitement celles d'Esmé. Ils étaient en harmonie, même dans leurs esprits.
Ils avaient raison, elle était vraiment confortable, alors je décidai donc de faire les présentations.
« Carlisle, Esmé, je vous présente Bella », dis-je formellement, ne sachant pas très bien comment introduire une personne qu'ils connaissaient déjà.
« Sois la bienvenue, Bella », déclara Carlisle, en faisant quelques pas hésitant vers elle. Il tendit la main et elle la serra rapidement.
« Ravie de vous revoir, docteur Cullen », sourit-elle, visiblement heureuse d'être en mesure de se débarrasser de sa nervosité aussi facilement.
« Je t'en prie, appelle-moi Carlisle. »
« Carlisle », répéta-t-elle tandis que son sourire s'élargit. Étonné de la voir se détendre aussi facilement, je relâchai légèrement mon emprise sur elle, sans toute fois la lâcher.
Esmé marcha vers elle et lui tendit la main avec amour. Elle était radieuse. Elle est si belle, pensa-t-elle.
« Heureuse de te connaître », dit-elle gentiment. Tu le rends si heureux.
« Merci, je suis heureuse de vous rencontrer moi aussi. » Je pouvais assurément dire qu'elle était ravie d'être là, heureuse d'être si bien accueillit par ma famille. Je ne savais pas comment elle faisait, mais elle agissait comme si nous étions une famille tout à fait normale. Peut-être que c'était vraiment de cette façon qu'elle nous voyait.
« Où sont Alice et Jasper? », demandai-je. Je me doutais qu'ils étaient proche, mais qu'ils avaient essayé d'espacer leur entré afin de ne pas l'accabler. Confirmant mes soupçons, à la seconde où Alice entendit son nom, elle fut au sommet de l'escalier, un bras autour de la taille de Jasper.
« « Salut, Bella! », dit-elle.
Finalement. Qu'est-ce qui vous a pris tant de temps? Je levai les yeux au ciel. Ça allait être intéressant. Dans un même mouvement, elle dévala les escaliers, de toute évidence pas du tout concernée de rendre les choses plus faciles pour Bella. Puis à notre grand étonnement à tous, elle se pencha vers Bella pour lui embrasser la joue. Elle était visiblement surprise, mais cela ne sembla pas la déranger.
Bienvenu dans la famille, pensa joyeusement Alice. Instinctivement, je resserrai mon emprise sur la main de Bella. Elle leva les yeux vers moi et je me forçai à me calmer. C'était juste Alice.
« Tu sens très bon. Je ne l'avais pas encore remarqué », ajouta-t-elle avec désinvolture. Le visage de Bella vira instantanément au rouge. J'aurais voulu être en colère après elle pour avoir fait un commentaire si inapproprié, mais à part l'embarras évident de Bella, personne ne sembla en penser quoi que ce soit. Carlisle et Esmé se regardaient, visiblement amusés par l'ensemble des évènements.
Après quelques minutes de silence – ce qui était bien pour Bella –, où ma famille était occupée à disséquer chaque changement de son expression – chaque battement irrégulier de son cœur –, Jasper vint lentement nous rejoindre. Je pouvais dire qu'il prenait le pouls de l'atmosphère et était étonné de constater qu'elle était détendue.
Wow. Tu n'as même pas besoin de moi, me taquina-t-il. Je dirigeai mon regard vers lui. Oh désolé. C'est bon. Si tu préfères j'attendrai à l'extérieur.
Je voulais être irrité de son attitude, mais honnêtement, j'étais juste heureux que ses pensées soient concentrées sur moi durant ce dur moment et non sur Bella.
Je vais bien Edward. Vraiment, pensa-t-il en regardant mon expression. Crois-moi, Alice ne me le pardonnerait jamais si je faisais quelque chose pour gâcher ça.
Au moins, je pouvais le croire. Elle lui avait probablement fait la leçon toute la journée. D'ailleurs s'il y avait eu une chance qu'il perde le contrôle, elle lui aurait demandée de rester à l'écart. Elle était presque aussi protectrice envers Bella que moi. J'avais tenté de le cacher, mais je savais que Bella avait pris conscience de mon malaise et je la sentais se tendre à mes côtés. Sentant le changement, Jasper laissa échapper une vague de calme dans la pièce. Je le regardai avec scepticisme.
Quoi? Ça ne peut pas nuire, n'est-ce pas?
« Bonjour, Bella », dit-il calmement oubliant la poignée de main, ce qui était mieux pour ma santé mentale.
« Bonjour Jasper », répondit-elle poliment. Ensuite, elle sourit chaleureusement à tout le monde. « Je suis très contente de vous rencontrer. Vous avez une très belle maison. »
Si calme…
Elle est complètement à l'aise ici.
Où est-ce qu'elle prend le courage de rester là comme ça?
Pourquoi n'a-t-elle pas cédée à la panique?
Merveilleux. Vraiment merveilleux.
C'est une créature vraiment rare.
Leurs pensées étaient brouillées tandis que j'observai Bella avec timidité. Ma belle Bella, se faisait amie avec des vampires.
« Merci », déclara Esmé puis rajouta pour moi : et je te remercie de nous l'avoir amené. J'avais tellement hâte de rencontrer la jeune fille qui a volée ton cœur. « Nous sommes enchantés que tu sois venue. »
Je ne pouvais pas être plus heureux tandis que je regardai autour de moi. Ceux que j'aimais, ensemble et souriant. Puis, Carlisle me jeta un coup d'œil, les yeux légèrement plissés.
Je suppose que tu as vu la vision d'Alice?
J'hochai la tête très légèrement. Je savais que Bella ne le verrait pas.
Elle pense qu'ils seront là bientôt. C'est de plus en plus clair. Je n'étais pas sûr si tu voulais en faire part à Bella. Elle va bien, mais savoir qu'ils approchent l'effraierait sûrement.
Il n'était pas sûr, pensai-je pour moi-même en gesticulant à peine. Mon geste fut presque invisible pour lui.
Alors, tu as l'intention de lui dire?
Je regardai Bella dont l'attention était attirée ailleurs. Je voulais être proche d'elle et fut heureux de me rappeler que c'était ce qu'elle voulait elle aussi. J'étais sûr qu'elle avait remarquée mon changement d'humeur.
Pendant tout le temps qu'ils seraient là, je ne pouvais pas baissé ma garde. Je ne serais pas capable de me détendre et me perdre en elle comme je l'avais si bien fait cette nuit. Alice et moi étions en mode alerte, utilisant nos compétences à plein, pour garder la fille que nous aimions en sécurité.
J'hochai la tête pour Carlisle et il me sourit.
Je crois qu'elle à le droit de savoir. Elle fait partie de la famille maintenant. Vous êtes beaux à regarder. Je peux dire qu'elle à complètement confiance en toi.
Avec joie, je souris à Carlisle tandis que je recommençai à caresser le dos de la main de Bella. Le fait qu'elle soit debout à côté de moi, avec tant de confiance, était la plus grande preuve de confiance. Elle avait mis sa vie entre mes mains et je voulais passe l'éternité à m'assurer qu'il ne lui arrive rien.
À nouveau, je regardai Bella. Elle observait le piano à queue qui avait occupé tant de mes nuits ennuyeuses et d'un autre temps.
« Tu joues? », demanda Esmé.
Bella fronça les sourcils en secouant la tête. « Pas du tout. C'est un merveilleux instrument. Il est à vous? »
« Non », dit-elle en riant tandis qu'elle me regarda. Je croyais que tu lui avait dit tout tes secrets?, me taquina-t-elle. Et bien, je suis heureuse de prendre soin de celui-ci pour toi. « Edward ne t'a pas dit qu'il était musicien? » Je levai les yeux au ciel. Elle était toujours une mère si fière.
« Jamais », dit-elle en me regardant avec indignation. « Quoique j'aurais dû m'en douter, j'imagine. » Esmé semblait confuse, alors elle ajouta : « Edward réussit tout ce qu'il entreprend, non? »
Ouais, il n'avait rien de mieux à faire la nuit, pensa Jasper. Un petit rire lui échappa. Quand vas-tu t'occuper de tes passe-temps maintenant que tu consacres ton temps à divertir l'humaine avec des trucs de vampire.
Je laissai échapper un grondement vers lui trop faible pour que Bella puisse l'entendre. Je pouvais entendre Emmett rigoler d'en haut tandis que Rosalie poussa un soupir de dégoût. Même si j'avais souhaité que Bella puisse rencontrer tout le monde, s'ils voulaient agir comme des enfants, je préférais qu'ils restent à l'écart.
« J'espère que tu n'as pas fanfaronné – ce n'est pas très élégant », dit fermement Esmé en me ramenant au présent. Elle était toujours aussi drôle lorsqu'elle fonctionnait en mode « maman ».
« Juste un peu », dis-je en souriant jusqu'aux oreilles. Je n'avais jamais besoin de lui cacher quoi que ce soit. Elle aimait quand j'étais moi-même.
L'amour te fait rire comme un idiot. Bienvenu dans le club. Esmé me sourit, ce qui me fit rire encore plus fort. J'étais très bien, même si j'avais l'air idiot. D'ailleurs, c'était comme ça que je me sentais.
« En réalité, il a été trop modeste », dit Bella pour me défendre.
« Eh bien, joue donc pour Bella », ajouta Esmé. Elle me regarda, excitée.
« Tu viens juste de dire que fanfaronner était mal élevé », lui rappelai-je.
« Il existe des exceptions à chaque règles. » C'est une des choses dont tu devrais être fier, Edward…
Je savais que je n'avais aucun moyen de m'en sortir, et franchement, j'étais excité de jouer pour Bella. Pas parce que je voulais qu'elle soit impressionnée, mais parce que la plus belle musique que j'avais écrite était à cause d'elle.
« Affaire conclue », dit Esmé en prenant ma main libre pour me tirer vers le piano. La main de Bella était étroitement serrée dans la mienne et je ne la lâchai pas jusqu'à ce qu'elle soit assise à côté de moi. Après un serrement rapide je la lâchais en la regardant avec envie tandis qu'elle se rapprochait de moi.
Je commençai avec le morceau d'Esmé. Je savais qu'elle avait eue espoir de l'entendre. Elle aimait quand je le jouais. Bella me regardait avec des yeux écarquillés, la bouche ouverte. Ma famille se mit à rire et j'écoutai leur réaction.
Je savais qu'elle aimerait ça.
Il fait juste son show… encore.
Regarde comme il est heureux de jouer pour elle.
Nous devrions vraiment les laisser seuls. C'est un moment spécial pour eux.
Leurs pensées se mélangèrent et devinrent floues. J'entendis Carlisle les mener discrètement vers la sortie. Je regardai Bella. Elle était encore bouche bée tandis que mes doigts voletaient sur les touches. Lorsque ses yeux rencontrèrent les miens, je lui fis un clin d'œil.
« Tu aimes? »
« C'est toi qui l'as écrit? », me demanda-t-elle étonné et j'hochai la tête.
« Oui. C'est le préféré d'Esmé », dis-je. C'était aussi mon préféré avant le tien.
Elle ferma les yeux en baissant la tête. Elle sembla étrangement triste. Je ne comprenais pas ce qui la bouleversait.
« Qu'y a-t-il? »
« À côté de toi, j'ai l'impression d'être totalement insignifiante », murmura-t-elle.
Immédiatement, je ralentis mes doigts pour soigneusement mélanger la fin du morceau d'Esmé par le début de sa berceuse. Elle était beaucoup plus douce. J'avais essayé de capturer sa pureté, son innocence dans chaque note, bien que je ne connaissais aucun son dans le monde qui pourrait lui rendre justice.
« C'est toi qui as inspirée celui-ci », murmurai-je en la regardant avec tout l'amour que je ressentais. Elle pouvait sûrement le voir, l'entendre dans sa berceuse. Sans elle, c'était seulement des notes, mais elle leur avait donnée la vie. Elle donnait un sens à ma vie.
Tandis que je continuai, son visage se détendit et elle sembla aller mieux. La musique lui apportait du bonheur, comme lorsque je lui avais chanté cette simple mélodie tandis qu'elle dérivait vers le sommeil.
« Ils t'aiment bien, tu sais », lui dis-je en espérant qu'elle réalise à quel point elle était déjà acceptée. « Esmé, surtout. »
Elle regarda derrière elle et remarqua que nous étions seuls.
« Pourquoi sont-ils partis? », me demanda-t-elle un peu inquiète.
« Un moyen très discret de nous donner un peu d'intimité, je suppose ». Et aller commérer à l'étage de choses qui ne devraient vraiment pas être de leurs affaires.
Son visage était une fois de plus défait bien que je ne puisse pas imaginer comment la journée aurait pu être mieux réussie.
« Eux peut-être. Mais Rosalie et Emmett… », sa voix s'éteignit.
Je refusais de la laisser penser une seconde de plus à penser à l'avis de Rosalie. J'avais renoncé à gaspiller mon énergie à essayer de comprendre Rosalie il y avait des décennies, même si j'avais l'avantage du premier regard. Ses pensées n'avaient aucun de sens.
« Ne t'occupe pas de Rosalie », dis-je en essayant de la convaincre que c'était inutile. « Elle s'y fera. » Ou bien elle fera semblant d'aimer Bella. Je ne voulais pas abuser de mon pouvoir, mais mon aperçu sur ses pensées m'avait laissé entendre qu'elle ne voulait pas que quelqu'un les connaisse. J'étais sûr de pouvoir la convaincre de se mettre un sourire sur le visage et d'accueillir Bella les bras ouvert. Bien sûr je n'allais pas la laisser la toucher.
« Et Emmett? », demanda-t-elle en me regardant de plus près.
« Oh, il pense que je suis fou, mais tu ne lui poses aucun problème. Et il essaie de raisonner Rosalie. »
« Qu'est-ce qui l'ennuie tant que ça? »
Qu'est-ce qui l'ennuie?, pensai-je en soupirant.
« Rosalie est celle qui a le plus de difficultés à… vivre notre condition. Elle a du mal à accepter qu'un étranger connaisse la vérité. » Je m'arrêtai une seconde pour me demander si je devais continuer. Ça me semblait injuste pour Rosalie, mais je savais que ça aiderait Bella à avoir moins d'insécurités. Et en plus, Rose n'avait même pas prit la peine de descendre, alors tant pis pour elle.
« Et puis, elle est un peu jalouse », continuai-je avec un léger pincement de culpabilité.
« De moi? », demanda-t-elle, estomaquée. Elle avait l'air d'être en train de résoudre un problème mathématique dans sa tête. Pensait-elle que Rosalie avait quelque chose de spéciale? Je ne comprenais pas. Peut-être parce que j'avais passé beaucoup trop d'année à l'écouter pleurnicher? Emmett était la seule chose qui la rendait tolérable.
« Tu es humaine », lui dis-je en haussant les épaules avec indifférence. « Elle regrette que ce ne soit pas également son cas. » C'était la chose la moins embarrassante et la plus facile à expliquer. Tout le reste était risible. Je ne lui portais pas beaucoup d'attention, mais je n'allais pas divulguer quelque chose qui pourrait l'humilier.
« Oh… », dit-elle. Je fus étonné qu'elle laisse tomber sans chercher à en apprendre d'avantage. « … et Jasper? Lui aussi, il… »
« C'est ma faute », dis-je en regrettant de ne pas avoir laissé Jasper être lui-même. Il s'était avéré être beaucoup trop occupé à se moquer de moi pour porter attention à son odeur. « Je t'avais expliqué qu'il était le plus récent d'entre nous. Je l'ai averti de garder ses distances dans son propre intérêt. »
Ses yeux se figèrent sur moi tandis que je parlais. J'espérais que ça ne l'avait pas contrariée. Tout le monde s'était bien comporté et elle n'avait pas à s'inquiéter. Elle eut un léger frisson, mais sembla se parler à elle-même pour éviter toute autre réaction.
« Esmé et Carlisle…? », me demanda-t-elle.
« Ils se réjouisse pour moi », lui assurai-je. J'aurais souhaité qu'elle puisse pour un instant, lire les pensées d'Esmé. Elle aurait pu constater à quel point elle était heureuse – et même exaltée – de nous voir ensemble moi et Bella. « D'ailleurs, Esmé se moquerait comme d'une guigne que tu aies un troisième œil ou les pieds palmés. Elle s'est tellement inquiétée, craignant qu'un élément essentiel ait manqué à mon accomplissement ou que j'aie été trop jeune au moment de ma transformation par Carlisle… Elle nage en plein bonheur. Chaque fois que je te touche, elle s'étrangle de joie. »
Elle sourit, visiblement heureuse de l'approbation d'Esmé. Si seulement elle savait à quel point ils s'intéressaient à elle et que Carlisle avait déjà commencé à penser à elle comme à quelqu'un faisant partie de la famille. J'avais envie d'essayer de lui expliquer, mais je pensais qu'il serait mieux qu'elle l'apprenne par elle-même au fil du temps. De toute façon, elle ne me croirait probablement pas.
« Alice m'a semblé très… enthousiaste », dit-elle en souriant et à cet instant, je compris qu'Alice avait raison, même si je n'avais jamais vraiment douté d'elle. C'était une de ses visions les plus claires, et maintenant, elle était définitive. Elles allaient être les meilleures amies du monde.
« Elle a une façon bien à elle d'envisager les choses », dis-je en essayant de masquer la mer d'images qui prirent d'assaut mes pensées, même si ça ne servit à rien. Elle me connaissait déjà beaucoup trop bien.
« Et tu ne vas pas me l'expliquer? », me demanda-t-elle. Elle n'en avait pas manqué une miette.
Tout ce que je pus faire, c'était de la regarder. Bien entendu, je ne pouvais pas lui expliquer. Qu'est-ce que je devrais lui dire? Je sais que vous venez seulement de vous rencontrer, mais Alice t'aime déjà tellement qu'elle est en train de t'acheter une robe de mariée.
Elle me regardait, attendant une réponse que je n'étais pas prêt à lui donner. Finalement, elle soupira et me demanda : « Alors, qu'est-ce que t'a raconté Carlisle, tout à l'heure? » Elle n'avait rien manqué.
« Tu as aussi remarqué ça n'est-ce pas? »
« Bien sûr », dit-elle un ton désinvolte. Je commençai à m'habituer à ce ton. J'avais espéré l'avoir ramener chez elle, en sécurité et dans mes bras avant de lui parler du danger qui approchait. Vu que tout avait été si facile pour elle, je pensais qu'elle puisse ne pas être trop bouleversée par une autre de mes réalités.
« Il voulait m'annoncer des nouvelles, et il ignorait si j'avais ou non envie de les partager avec toi. »
« Et? », demanda-t-elle en me suppliant du regard. Elle ne supportait pas l'idée d'être mise à l'écart. C'était une étrange fascination, presque maladive sur les choses concernant les vampires.
« J'y suis forcé… », soupirai-je. « … dans la mesure où je vais devoir être… insupportablement protecteur dans les jours ou semaines à venir… » Et pour le reste de ta vie. « Et je ne tiens pas à ce que tu me prennes pour un tyran né. »
« Que se passe t-il? »
« Rien de très inquiétant pour le moment. Alice a juste vu la prochaine arrivée de visiteurs. Ils savent que nous sommes ici et sont curieux. »
« Des visiteurs? » Sa voix commença à craquer, juste un peu. Encore une fois, j'aurais souhaité pouvoir la protéger de la vérité.
Son acceptation était déstabilisante et j'étais heureux qu'elle soit assez forte pour tenir ses craintes éloignées. Ça lui permettait d'être assise là, avec moi, dans ma maison, avec ma famille et faire partie de ma vie d'une manière que je n'aurais jamais cru possible. Je me sentais presque… normal. Si elle commençait à comprendre ce qu'ils étaient vraiment, s'ils confirmaient toutes ses idées préconçues sur ce que les vampires étaient vraiment capables de faire… J'avais peur qu'elle puisse reconsidérer la situation.
« Oui. » Je m'arrêtai pour soigneusement choisir mes mots. « Ils ne sont pas comme nous. Pour ce qui concerne leurs habitudes de chasse, s'entend. Ils ne viendront même pas en ville, avec un peu de chance, mais je n'ai pas l'intention de te laisser sans surveillance tant qu'ils n'auront pas déguerpi. »
Ses nerfs eurent finalement le dessus sur elle et tout son corps se mit à trembler. Elle avait l'air de quelqu'un qui tentait d'oublier un cauchemar qui l'avait réveillé. Je n'aimais pas voir sa peur, mais d'un autre côté ça me faisait du bien de la voir réagir raisonnablement pour une fois.
« Enfin une réaction rationnelle », dis-je dans un souffle. « Je commençais à croire que tu n'avais aucun instinct de survie. »
Je détestais savoir qu'elle avait peur, mais c'était agréable de voir qu'elle reconnaissait le danger. J'aimais savoir qu'elle n'avait jamais eue peur de moi – même avant que je le sache – elle avait du sentir que jamais je ne lui ferais du mal.
Elle se remit rapidement de sa panique et recommença son examen de la maison. Ses yeux étaient incrédules tandis qu'elle regardait l'ampleur de la pièce. Elle semblait heureuse d'être ici, et je me rappelai la chance que j'avais de l'avoir. Notre monde était si différent du sien, mais elle s'adaptait tellement bien que ça me donnait de l'espoir pour l'avenir.
« Pas ce à quoi tu t'attendais, hein? », dis-je en notant la manière dont elle scrutait chaque centimètre carré de l'espace. C'était probablement à l'opposé de ce que présentait Hollywood.
« Non. » Elle sourit tandis que son regard s'attarda sur l'escalier menant à des parties qui lui étaient encore inconnues de la maison. Elle était sans doute curieuse.
« Ni cercueils, ni crânes empilés dans les coins. Il n'y a même pas de toiles d'araignée, à ma connaissance… Quelle déception ce doit être! »
« C'est tellement lumineux… tellement ouvert. »
Nous aimions les aires ouvertes de cette maison. Nous trouvions plaisant d'être capable de pouvoir laisse entrer la lumière du soleil. Nous pouvions si rarement en profiter. Les parois vitrées avec vue sur la forêt nous permettaient de faire partie du monde, tout en jouissant du caractère sacrée de notre vie privée.
« C'est un endroit où nous n'avons pas besoin de nous cacher », lui dis-je en la regardant profondément dans les yeux tandis que je terminai sa berceuse. Je n'avais même pas réalisé que je jouais encore, mais le fait d'avoir fini ajoutait un vide à la pièce. Je souhaitais pouvoir remplir sa vie avec la musique, une beauté à chaque instant. Elle méritait d'être entourée par elle, par sa grâce, de la même façon que sa beauté m'éblouissait.
« Merci », dit-elle doucement tandis que l'accord final s'attardait sur nous. Je pouvais entendre durant plus longtemps qu'elle la façon qu'il avait de se mélanger au silence de la pièce. Tandis que je la regardai dans les yeux, je remarquai qu'elle pleurait presque. C'était la première fois que je la voyais émue aux larmes. Elle était si belle. Sans réfléchir, je tendis la main vers elle.
Elle passa rapidement ses mains sur ses yeux pour effacer la trace de ses larmes. Elle était embarrassée pour des raisons que je ne comprenais pas. Quand je touchai sa joue, légèrement en dessous de son œil, je sentis une unique goutte humide se déposer sur mon doigt. Elle venait de me montrer une autre facette d'elle et je lui en étais profondément reconnaissant. La minuscule larme semblait être une partie si important d'elle que je ne pus surmonter le désir de la goûter sur mes lèvres. Plutôt que de l'embrasser – parce que honnêtement, je n'étais pas prêt pour une autre de ses réactions inattendues – j'ai mis la larme dans ma bouche goûtant son goût salé sucré.
Elle me regarda confuse, mais ce n'était pas quelque chose que j'étais capable d'expliquer à la hâte, alors je changeai de sujet. Je voulais qu'elle se concentre sur autre chose.
« Tu veux voir le reste de la maison? », lui demandai-je joyeusement.
« Pas de cercueils? », dit-elle avec un sourire. Il y avait un soupçon de curiosité dans sa voix.
Je lui pris la main, riant de ce qu'elle avait pu imaginer avant de venir ici et je nous dirigeai vers l'escalier en lui répétant : « Pas de cercueils. »
Nous marchions lentement tandis que ses doigts tracèrent la rampe d'escalier. Elle avait toujours l'air ahurie tandis que je lui montrais les différentes pièces.
« La chambre de Rosalie et Emmett… » Et oui je peux vous entendre là dedans. Je ne peux pas croire que vous ne lui direz même pas bonjour, pensai-je glacialement. « Le bureau de Carlisle… les quartiers d'Alice… »
Je ne la regardai pas trop, essayant de la laisser découvrir la maison sans la mettre mal à l'aise avec mon regard. Brusquement, je sentis son pull sur ma main tandis que nous atteignions la fin du couloir. Je me retournai pour la voir fixer l'immense croix de Carlisle. Elle semblait confuse. Au début, je ne compris pas sa réaction, puis je me souvins des histoires de vampires.
« Tu as le droit de rire », dis-je gentiment. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète en se demandant si ça me déplaisait. « Sa présence est, en quelque sorte, ironique. »
Elle tendit le bras pour la toucher, la curiosité peinte sur son visage.
« Elle est sûrement très vieille », dit-elle. Sa voix était pleine d'émerveillement.
« Début du XVIIe, plus ou moins. » Les humains étaient tellement habitués aux choses modernes que si quelque chose avait plus de cent ans, il le considérait comme une antiquité. Hum, pensai-je soudainement. Pour eux je serais probablement une antiquité.
Elle me regardait toujours ahurie. « Pourquoi la gardez-vous ici? »
« Par nostalgie. Elle appartenait au père de Carlisle. »
« Il collectionnait les antiquités? »
C'était la première fois qu'il me venait à l'esprit que Bella n'avait aucune idée de l'âge réel de Carlisle. Pour l'ensemble de ma famille, même si nous avions l'éternité devant nous, ces années semblaient très longues. Nous étions vraiment des enfants en comparaison.
« Non, il l'a sculptée. Elle était suspendue au-dessus du pupitre du temple où il prêchait. »
Je la regardai étroitement tandis qu'elle traitait cette nouvelle information. Maintenant elle résolvait vraiment un problème mathématique et j'attendais qu'elle reprenne la parole. Pendant de longues minutes, elle me regardait fixement, et par la suite, elle laissa son regard dériver vers la croix. Ses yeux avaient pris une nouvelle expression. Je ne m'attendais pas à cette expression, que d'ailleurs, je ne comprenais pas. C'était un mélange de sympathie et de douleur.
« Tout va bien? », lui demandai-je. J'étais inquiet. Elle avait l'air si triste.
« Quel âge a Carlisle », me demanda-t-elle sans me regarder.
« Il vient de célébrer ses trois cents soixante-deux ans », dis-je en essayant de mettre de l'optimiste dans le ton de ma voix. Elle semblait inquiète pour lui. De nous tous, il était le plus heureux à l'idée de vivre éternellement.
Bien qu'il lui ait fallu de nombreuses années et beaucoup de souffrance, au fil du temps, il avait fini par voir cette existence comme une bénédiction. Il disposait de tout le temps qu'il voulait pour étudier, apprendre, être un artiste, aider les gens et faire en sortes d'être un perpétuel sauveur. Elle n'avait aucune raison de se sentir désolé pour lui. Il avait fait la paix avec ce monde depuis longtemps.
« Carlisle es né à Londres dans les années 1640. Enfin, il pense. Les dates, à l'époque, n'étaient pas aussi précises que maintenant, du moins pour les gens du commun. C'était juste avant l'arrivée de Cromwell. » (N/T : Cromwell : 1599-1658. Après avoir mené une révolte populiste et renversé la monarchie (le roi Charles 1er fut exécuté en 1649), Cromwell instaura une république qui tourna vite à la dictature. Époque de grands troubles dominée par la montée du puritanisme et l'intolérance religieuse.)
Carlisle était reconnaissant d'avoir des souvenirs de quand il était humain. Au début, c'était le désespoir et le refus qui avait fait qu'il s'était désespérément accrocher a ses souvenirs, mais avec le temps, il repensait à eux uniquement d'une façon éducative. Il savait beaucoup de chose sur la vie, et à l'époque, cette connaissance lui avait permis d'apprendre à se fondre dans la masse.
Je regardai Bella de plus près avant d'aller plus loin. Étant donné qu'elle était curieuse, je supposais qu'elle veuille en savoir plus sur chacun de nous. Carlisle était, bien sûr, celui qui avait créé ma famille. Elle semblait troublée par son histoire et avant de poursuive, je voulais m'assurer qu'elle était vraiment prêtre à entendre la suite. Elle semblait calme, mais encore une fois j'aurais souhaité pouvoir entendre ses pensées pour voir comment elle se sentait. Je craignais qu'elle mette une air brave sur son visage uniquement pour que je poursuive.
« Il était le fils unique d'un pasteur anglican, sa mère étant morte en le mettant au monde. Son père était un homme intolérant. Lorsque les protestants ont pris le pouvoir, il a persécuté avec beaucoup d'enthousiasme les catholiques et autres mécréants. Il croyait également dur comme fer à la réalité du mal. »
C'était ce qui faisait de son histoire une histoire si troublante. Ce qu'il avait vécu était terrifiant. De nos jours, les gens ne croyaient en nous, parce que tout ce qu'ils ne pouvaient pas comprendre passait pour des mythes ou des légendes. Mais Carlisle avait vécu à une époque où les gens croyaient aux monstres et étaient ils déterminés à les détruire.
« Il menait des chasse aux sorcières, aux loups-garous et… aux vampires. » Elle frémit légèrement à mes paroles, mais ne me demanda pas d'arrêter. « Il a mené au bûcher pas mal d'innocents, par ce que les créatures qu'il cherchait n'étaient pas si faciles à attraper, naturellement. Sur ses vieux jours, il a transmis les rênes à son fils obéissant. Au début, Carlisle s'est montré décevant. Il n'était pas aussi prompt à voir des démons là où il n'y en avait pas. Mais il était acharné, et plus intelligent que son père, et il a fini par découvrir une bande de vrais vampires qui se dissimulaient dans les égouts de Londres et ne sortaient qu'à la nuit, pour chasser. Quand les créatures démoniaques n'étaient pas des mythes et des légendes, c'était ainsi que la plupart vivaient. Quoi qu'il en soit, le bon peuple a rassemblé fourches et torches… » Je ris sèchement. Qu'est-ce que ces gens croyaient que ça allait résoudre? « … et s'est embusqué à l'endroit repéré par Carlisle, attendant que l'un des monstre apparaisse. Ce qui a fini par se produire. »
Une fois encore, je m'arrêtai pour m'assurer qu'elle allait bien. Son visage était horrifié, mais elle n'avait pas peur. Je n'avais pas envie lui raconter la prochaine partie, parce que si elle se sentait déjà consternée, entendre comment Carlisle avait été transformé allait la consterner davantage. J'essayai de garder ma voix détendue, bien que cela m'étais difficile de penser à ça. Je comprenais mieux que ma famille après avoir entendu la façon dont son esprit se souvenait des détails avec une telle précision. Il avait zappé des bouts de son histoire quand il nous l'avait raconté, même à Esmé. J'étais le seul à vraiment comprendre à quel point il avait souffert.
Je pensais à l'ancien vampire, celui qui avait finalement été la raison de notre existence et je grinçai des dents.
« Il devait être extrêmement vieux et affaibli par la faim. Carlisle l'a entendu prévenir les autres en latin lorsqu'il a senti la présence de la foule. Il s'est enfui dans les rues, et Carlisle, qui n'avait alors que vingt-trois ans et courait vite, s'est rué derrière lui, prenant la tête de la traque. Le vampire aurait aisément pu les distancer ; mais d'après Carlisle, il avait tellement faim qu'il s'est retourné et a attaqué. Il s'en est d'abord pris à Carlisle, mais les renforts n'étaient pas loin, et il a été contraint de se défendre. Il a tué deux hommes et a déguerpi en en emportant un troisième, tandis que Carlisle se vidait de son sang sur le pavé. »
Saignant en se tordant de douleur… une douleur qu'il n'avait pas compris. Il avait pensé qu'il était mort et qu'il sentait le feu de l'Enfer. Il n'avait pas compris comment cela pouvait être possible, parce qu'il avait fait tout ce que son père avait estimé nécessaire pour assurer son salut. La créature était si faible et si désespéré que, pour étancher sa soif, elle avait mordu Carlisle à plusieurs reprises pour essayer de trouver l'endroit où le sang coulait le plus vite. Je savais combien de fois il avait été mordu, et évidemment Esmé avait vu les nombreuses cicatrices. C'était regrettable, non seulement pour Carlisle, mais pour moi aussi, car il avait utilisé la même méthode pour me transformer. Il s'était torturé pendant des années, croyant qu'il m'avait causé des douleurs inutiles, même si je lui avais assuré que les décisions qu'il avait prises étaient toutes à fait logique et que je ne lui en voulais pas pour ça.
Bella semblait toujours aussi concernée, mais sa fascination semblait gagner quel que soit la bataille qui faisait rage en elle. À contre coeur, je terminai la tragique histoire de Carlisle, souhaitant être de retour en bas pour remplir ses pensées avec de la musique plutôt qu'avec des choses qui à coup sûr, lui donneraient des cauchemars.
« Carlisle n'avait aucun doute quant aux mesures que prendrait son père. Les cadavres seraient brûlés, tout ce qui risquait d'avoir été infecté par la créature devrait être détruit. Par instinct, pour sauver sa vie, il a rampé loin de la ruelle où il gisait pendant que la foule poursuivait le monstre et sa victime, il s'est tapi dans une cave et s'est enfoui sous un tas de pommes de terre pourries durant trois jours. C'est un miracle qu'il soit parvenu à garder le silence, et qu'on ne l'ait pas repéré. Quand ça a été fini, il a compris ce qu'il était devenu. »
La soif dévorante était la première chose que nous ressentions. Il y en avait d'autres aussi. Comme le sentiment de puissance et de force qui courraient à travers nos veines. C'était aberrant parce que la dernière chose que nous nous rappelions clairement était un sentiment d'impuissance et d'angoisse. Tandis que la plupart d'entre nous étaient rassuré par cette force, Carlisle en avait été terrifié. Il s'était inquiété de causer involontairement des dommages sur quelqu'un. C'était cette mentalité, ce désir de protéger plutôt que de faire du mal qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui, et ce que nous étions. Dès le départ, il possédait un autre type de force.
Momentanément, je me perdis dans ma rêverie, mais l'expression sur le visage de Bella me ramena rapidement à la réalité. Elle semblait avoir le goût de pleurer, mais c'était le genre de larmes que je refusais qu'elle laisser aller. Je ne voulais pas que son esprit soit troublé par les horreurs de notre passé. Nous étions relativement tous heureux maintenant – à une exception près – et je ne voulais pas qu'elle se soucie de ça ou de n'importe quoi d'autre.
Carlisle avait trouvé Esmé, et j'étais à peu près certain qu'il aurait fait n'importe quoi pour être avec elle, même se laisser brûler pendant toute une vie. Maintenant – même si je ne pouvais toujours pas imaginer que je le méritais –, j'avais Bella. Quelque soit les tourments qui m'avaient fait souffrir, peu importe l'agonie que j'avais ressentie, tout avait valu la peine d'être vécu maintenant que nous étions ensemble.
« Comment te sens-tu? », lui demandai-je en espérant pouvoir faire disparaître les inquiétudes qui étaient à l'origine de sa douleur.
« Je vais bien », répondit-elle d'une voix beaucoup plus ferme que ce que j'avais prévu. Elle se mordit la lèvre adorablement et je pus voir un sourire se dessiner sur son visage. Elle voulait en savoir plus. Savoir qu'elle avait hâte d'en apprendre plus sur ma famille me donna la détermination nécessaire pour continuer.
« J'imagine que tu dois avoir des tas de questions à me poser », dis-je en lui souriant chaleureusement.
« Quelques unes », admit-elle en laissant briller son sourire à travers les ténèbres qui s'étaient glissé sur nous. Nous étions des créatures, des légendes et Bella possédait une magie bien à elle. Elle m'avait séduit, conquis mon cœur silencieux et changée mon monde à jamais. Si ce n'était pas de la magie ça, je ne savais pas ce que c'était.
Quelle magnifique phrase pour conclure ce chapitre, non?
Bisous
Miss Lunatik
