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Notes : Le premier rendez-vous compte beaucoup dans une relation. Comme beaucoup de fans, je pense que ce n'est pas quelque chose qui devait se passer off-screen et il fallait donc y remédier.

Chapitre 7 (Épisode 13)

- « Alors, de quoi parle-t-on lors d'un premier rendez-vous ? », demanda Andrew.

Le serveur venait juste de les installer à leur table et de prendre leurs commandes. Andrew avait aidé Meredith à faire son choix parce que les plats ne lui étaient pas familiers et aussi parce que le menu était en italien. Il l'avait emmené dans le restaurant italien le plus réputé de tout Seattle, bien qu'ayant ouvert récemment. Avec ses nombreuses baies vitrées, il offrait une vue imprenable sur Lake Union et ses lumières. L'intérieur alliait le chic au côté suranné des restaurants traditionnels qu'on penserait ne pouvoir trouver qu'à Rome. Il faut mentionner aussi la touche de romantisme des lieux apportée par l'éclairage tamisé, la musique feutrée et les effluves des riches saveurs de la gastronomie romaine.

Le restaurant semblait avoir fait une grande impression sur Meredith. Heureusement qu'il connaissait le fils du propriétaire, sinon ils n'auraient pas pu trouver une table à la dernière minute. S'il venait de passer le premier test du choix du restaurant, il restait celui de la conversation qui pouvait tout gâcher et Andrew était nerveux à ce sujet. Il n'arrivait pas à croire qu'il sortait avec Meredith Grey. Il faudrait qu'il se pince pour voir s'il n'allait pas se réveiller.

Toute la journée, il avait appréhendé un revirement de la part de Meredith il faut dire qu'il y était accoutumé maintenant. Elle l'avait laissé planté là devant le stand à café quand il l'avait invité pour ce soir, disant qu'il fallait qu'elle en parle d'abord avec Maggie. Il l'avait regardé s'éloigner en se demandant s'ils n'étaient pas revenus à la case départ. Ses cheveux blonds et soyeux volaient dans le vent. Il mourait d'envie de les caresser, d'y enfouir son visage et d'en humer l'odeur.

C'était plus facile de maitriser ce genre de pulsion quand il ne faisait qu'imaginer l'effet que ça aurait sur lui. Maintenant il savait. Aucune femme n'avait aiguisé ses sens à ce point. Il a passé la nuit à penser à elle et elle a été sa première pensée en se réveillant ce matin. Il n'a pas pu s'empêcher de la dévisager d'une manière très appuyée et très suggestive quand il l'a croisé peu après avec Qadri alors qu'il s'apprêtait à aller au bloc. Il s'est fait admonester comme un petit garçon pour avoir oublié les règles élémentaires du manuel « Comment se comporter au boulot quand on est un résident et qu'on sort avec Meredith Grey ». Cependant, à sa décharge, elle semblait s'inquiéter de la réaction de Maggie.

Et après toute cette attente, elle a eu la cruauté de lui faire croire pendant d'interminables secondes que leur soirée était à l'eau quand elle l'a bipé à la fin de son service. Mais son bonheur quand il a compris qu'elle se moquait de lui et qu'il allait enfin pouvoir l'emmener dîner était tel que rien ne pouvait venir l'entacher surtout en voyant qu'elle a violé ses propres règles en l'embrassant et en lui prenant la main pour traverser tout l'hôpital. Il s'est bien gardé de le lui faire remarquer en tout cas. Bien sûr, elle a tenu à conduire elle-même sa voiture parce qu'elle a trois enfants et qu'il était hors de question qu'elle monte sur sa moto !

- « Surtout pas de choses trop sérieuses, ça l'est suffisamment au boulot », répondit-elle.

Après avoir embrassé son environnement du regard, elle lui dit :

- « Parle-moi de l'Italie. Tu es né où exactement ? ».

- « Rome ».

- « Hum ! cela explique plein de chose ».

- « Comme quoi par exemple ? », demanda-t-il, curieux.

- « Que tu ais choisi ce restaurant ».

- « Hum ! Et… ? interrogea-t-il en haussant les sourcils. J'ai le sentiment que tu pensais à autre chose ».

- « Et… que tu sois la réincarnation d'Appolon », dit-elle en souriant !

- « Waouh ! Rien que ça ? Tu ne sais donc pas que Appolon était imberbe ».

- « Hum, alors il ne devait pas être aussi beau que toi », la coupa-t-elle en lui souriant.

Voyant qu'il rougissait carrément, elle ajouta, étonnée :

- « Andrew, ne me dit pas que tu n'es pas habitué à ce qu'on te trouve… super canon », dit-elle en l'enveloppant du regard, sur un ton où perçait l'incrédulité.

Se pouvait-il qu'il soit aussi timide, ou aussi modeste, se demanda-t-elle ?

- « Euh… d'accord, j'avoue que si… un peu. Mais cela fait une sacrée différence quand c'est la superbe Meredith Grey qui le dit. Et d'abord, ajouta-t-il pour masquer son embarras en se raclant la gorge, n'est-ce pas au garçon de faire des compliments à la fille » ?

- « D'accord… j'éviterais de te faire des compliments à l'avenir », dit-elle en roulant des yeux.

- « Oh tu sais, il y a des compliments qui plaisent particulièrement aux hommes. Mais pour cela, tu devrais me connaître, disons… de manière plus… intime ».

- « Voilà un sujet dont je suis sure qu'il ne faut pas parler au premier rendez-vous », dit-elle en s'agitant un peu sur sa chaise.

Andrew était satisfait d'avoir réussi à la faire rougir à son tour mais voulu quand même la rassurer sur ses intentions. Il lui prit la main au-dessus de la table et ajouta, sur un ton plus grave :

- « Je n'ai aucune intention de brûler les étapes et je crois te l'avoir déjà dit. Chaque relation a son rythme, Mer, on trouvera bien le nôtre ».

Meredith lui sourit. C'était la première fois qu'il l'appelait Mer et on dirait qu'il ne s'en était même pas rendu compte.

- « J'aime bien que tu m'appelles Mer à notre premier rendez-vous. J'aime bien ce rythme je crois ».

Il lui sourit à son tour. Il exerça une légère pression sur sa main avant de la lâcher, le serveur étant venu leur apporter le vin qu'ils avaient choisi.

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Ils ont bu leur vin avec délectation et savouré les plats qui se sont succédé, les uns les plus succulents que les autres : des fleurs de courgettes panés en entrée, des pâtes à la carbonara qui est le plat le plus internationalement connu, les incontournables artichauts et de l'agneau poêlé à l'huile d'olive, accompagné de pommes de terre rôties. Meredith était surprise de voir combien Andrew était imprégné de sa culture et comment il en parlait avec fierté. Ses goûts culinaires semblaient très raffinés et on voyait qu'il était un fin connaisseur. Il ne manquait pas d'anecdotes au sujet de son enfance pour la faire rire en même temps qu'il lui faisait découvrir ce qu'il aimait le plus en Italie, particulièrement à Rome où il a grandi et où il passait ses vacances la plupart du temps avec sa sœur et ses nombreux cousins, après qu'ils se soient installés, sa mère et lui, au Wisconsin.

- « Vous avez vraiment pensé que vous aviez détruit l'original de La Naissance de Vénus de Botticelli » ?

- « Eh oui ! Ce type nous a fait travailler tout l'été pour le rembourser avec interdiction d'en parler à la maison, jusqu'au jour où on est tombé sur la vingtaine de copies qu'il avait dans son atelier. On a donc pris le soin de refaire les seins et autres attributs de Vénus pour nous venger. J'avais 8 ans et je crois que ma passion pour l'anatomie remonte à cette époque » !

- « Pourquoi ai-je l'impression qu'on n'est pas en train de parler médecine ? Ma parole, vous étiez de vrais petits garnements ! Bon, c'est vrai que de mon côté j'ai été une vraie rebelle, admit-elle. T'ai-je dit que j'ai passé toute une année sabbatique à parcourir l'Europe en faisant les quatre cents coups pour faire enrager ma mère avant de finalement m'inscrire à la fac de médecine ? J'ai même passé quelques jours en Italie mais je n'ai pas eu le temps d'y voir grand-chose, trop occupée à faire la fête avec ma meilleure amie de l'époque, Sadie. Eh oui, j'étais très vilaine, tu n'as pas idée, dit-elle en voyant son air étonné. Et c'est de cette époque que me vient mon penchant pour la Tequila ».

Elle se lança alors dans la narration de son long périple et prit plaisir à déchiffrer toutes les expressions qu'affichait le visage d'Andrew : l'amusement, l'ébahissement, l'admiration mêlée de désapprobation…

- « J'essaie de me représenter la Meredith que tu me décris et je crois que j'aurais bien aimé cette version moins sage de toi, impulsive et… se fichant des règles ».

Meredith compris parfaitement son allusion.

- « Tu ne crois pas que tu pousses ta chance un peu trop là » ?

- « Et moi qui croyait que tu me trouvais irrésistible » ?

Ils pouffèrent de rire en même temps tous les deux. Ils continuèrent leur bavardage à bâton rompu et Meredith n'a pas vu le temps passé. Elle l'aurait écouté parler pendant des heures ! Elle était tellement détendue en sa compagnie ! Elle fut donc étonnée de voir que le serveur leur apportait déjà la carte des desserts. Elle était d'humeur gourmande ce soir et elle se fit plaisir en choisissant tout un assortiment de desserts qu'Andrew lui conseilla, comme cela elle était certaine d'y trouver son bonheur. Ils terminèrent par un café, le corretto, qui est un expresso servi avec une larme de liqueur, en général à la fin des repas.

- « Je crois que je ne pourrais plus avaler la nourriture de la cafétéria désormais, lança Meredith ».

- « Entre deux opérations on ne se rend même pas compte de ce qu'on est en train d'avaler. J'appelle ça du carburant pour le corps et cela devient plus facile à ingurgiter ».

Après une courte pause, il ajouta :

- « En parlant de carburant, il faudrait qu'on trouve une activité pour en brûler un peu ce soir, tu ne crois pas » ?

Le double sens derrière ses propos n'échappa pas à Meredith qui lui sourit en disant sur le même ton :

- « Et qu'est-ce que tu proposes » ?

- « Tu… me laisses vraiment choisir ? Est-ce que tu as une idée du risque que tu prends ? Tu ne vas pas te défiler après ? », questionna-t-il.

- « Non. Après m'avoir pratiquement fait voyager à travers l'Italie ne t'étonnes pas à ce que je sois d'humeur aventureuse ce soir », dit-elle, le regard coquin.

- « D'accord… puisque tu es en quête d'aventure, que dirais-tu… d'une balade au bord du lac » ?

Elle rit et lui dit :

- « Allons-y pour la balade » !

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Après avoir payé l'addition, Andrew emmena Meredith pour une petite balade au bord du lac. Comme une habitude à laquelle ils commencèrent à prendre goût, ils se tenaient par la main. Ils marchèrent lentement pendant une bonne vingtaine de minutes en devisant gaiement.

- « J'ai eu un petit boulot d'assistant guide touristique un été et j'ai adoré. J'aimerais bien te faire découvrir mon pays un de ces jours, si tu n'as pas perdu ton goût de l'aventure », dit-il d'une voix douce.

- « Oh ! on est déjà à la phase "week-end avec la famille" à ce que je vois » ?

- « Euh, non… ce n'est pas vraiment ce que j'avais en tête… ne panique pas, d'accord ».

- « Oh ! Tu ne veux pas que je rencontre ta famille » ?

- « Oh, mais… je n'ai rien dit de tel… ».

Il s'interrompit en voyant qu'elle se moquait de lui.

- « Ah ! Très drôle ! Mais, sérieusement Mer, je sais que mon père ne pourra que tomber en admiration devant toi. Il adore les femmes belles et brillantes. Ça doit être l'une des rares choses que je tiens de lui, d'ailleurs, fit-il avec un clin d'œil. Mais entre lui et moi, c'est… compliqué comme je te l'ai déjà dit. Et Carina t'adore surement déjà car elle a toujours adoré mes petites copines qu'elle me piquait même parfois.

Meredith éclata de rire ! Elle n'a pas relevé le mot « copine » cependant. C'était vraiment trop tôt pour elle.

- « Oh ! Ne me dis pas que tu ne lui as jamais rendu la monnaie de sa pièce » !

- « Elle m'aurait arraché les yeux ! Mais j'ai arrêté de sortir avec les blondes quand j'ai compris que c'était son type ! Pas de chance que tu sois blonde » !

- « Tu crois qu'elle va s'étonner de nous voir… je veux dire… ».

Elle ne savait pas encore comment décrire leur relation et Andrew termina sa phrase à sa place.

- « De nous voir sortir ensemble ? Sûrement pas. Elle a même su avant moi que tu me plaisais et elle s'était moquée de moi parce qu'elle trouvait que je n'avais aucune chance ».

- « Quoi, comment ça » ?

Andrew lui raconta alors l'épisode en question qui la fit rire à gorge déployer. Il voulait lui dire à quel point il la trouvait belle ce matin-là mais n'avait pas osé. Elle ne lui dit pas que ce jour-là elle avait pratiquement pris la fuite à cause de la façon dont il la regardait et qui l'avait rendue très nerveuse.

Ils ne se lassèrent pas de flirter, s'arrêtant de temps en temps pour échanger un baiser, parfois furtif, parfois langoureux, parfois fougueux, oubliant les autres couples autour d'eux.

Puis, se rendant compte qu'il se faisait tard, Andrew l'invita à rentrer. Arrivé près de la voiture, il lui prit la clé des mains et lui déclara qu'il allait conduire mais son ton n'avait aucune trace d'arrogance, il était tout simplement plein de sollicitude.

- « Meredith, la journée a été longue et il se fait tard. Je vais te ramener si tu veux bien ».

- « Mais… ta moto est à l'hôpital », lui fit-elle remarquer.

- « Ne t'en fais pas, je rentrerai en taxi. J'en appellerai un quand on sera presqu'arrivés. Tu ne pensais tout de même pas me priver d'un dernier baiser sous ton porche ! C'est la tradition ! Et chez moi, on est très attaché aux traditions ».

- « Oh ! loin de moi cette idée » !

Il lui ouvrit la portière côté passager et l'aida à s'installer, puis contourna la voiture pour se glisser derrière le volant. Il dû ajuster le siège car il avait les jambes plus longues que celles de la propriétaire. Meredith le regarda, amusée.

- « Tu sais que tu vas devoir le réajuster tel qu'il était à nouveau ? », la prévint-elle.

- « Oui, Madame », la taquina-t-il à son tour.

Meredith mis un peu de musique, pas trop fort, et ils gardèrent le silence pendant quelques instants. Mais il n'arrêtait pas de tourner la tête vers elle pour la regarder et lui sourire. Au bout d'un moment de son petit manège, elle lui dit :

- « Tu veux bien garder les yeux sur la route s'il-te-plait » ?

- « Oui, Madame » !

Meredith était heureuse elle se disait que la soirée avait été parfaite. Elle ne regrettait pas d'avoir pris son courage à deux mains pour parler à Maggie aujourd'hui. Mais elle n'aurait pas été aussi heureuse si elle ne l'avait pas rassurée en lui donnant sa bénédiction. Parce que bizarrement selon sa sœur, ce n'est pas bizarre du tout qu'elle sorte avec un résident ! C'est juste… surprenant. Pour elle aussi, c'est surprenant. Andrew est juste … la plus belle surprise de sa vie depuis…

- « Un sou pour vos pensées gente dame » !

Meredith sursauta légèrement !

- « Je me disais que la soirée avait été parfaite mais il est plus qu'évident que tu as triché ».

- « Quoi ? », fit Andrew, l'air faussement interloqué.

- « Ce n'est pas juste d'utiliser ton charme italien pour séduire les pauvres américaines en manque d'exotisme, tu sais ».

- « Oh, mais, tu n'as encore rien vu ! J'ai plus d'un tour dans mon sac. Je ne vais pas dévoiler toutes mes cartes le premier soir », dit-il d'un air espiègle.

- « Tu penses donc qu'il va y avoir d'autres soirs », le taquina-t-elle ?

- « À toi de me dire », dit-il, sans pouvoir masquer la note d'anxiété qui perçait dans sa voix en attendant sa réponse.

- « Je crois que tu as piqué ma curiosité, dit-elle en souriant. Puis elle ajouta sur un ton plus grave : J'ai très envie de te connaître mieux Andrew ».

Andrew était trop ému pour répondre. Heureusement qu'ils arrivaient devant chez elle et qu'il devait se garer et prendre le temps de réajuster le siège de madame. Il consulta une application sur son téléphone et lui dit que son taxi serait là dans environ sept minutes.

- « Tu veux qu'on l'attende ensemble sous le porche » ?

- « Oui, viens là. Je sais comment on va utiliser ces précieuses minutes ».

Ils allèrent s'assoir sur la balançoire. Andrew l'attira vers lui et se mis à l'embrasser goulûment. Il prit son visage entre ses deux mains et pressa ses lèvres contre les siennes. Il fit pleuvoir une pluie de baisers sur son cou, sa gorge, la serrant de plus en plus prêt contre lui. Meredith lui rendit ses baisers avec la même avidité, lui caressant la nuque et enfouissant sa main dans ses cheveux comme elle aimait tellement le faire. Les sensations qui commencèrent à leur parcourir le corps leur firent oublier où ils étaient et ils commencèrent à devenir un peu plus hardis. Elle crut défaillir quand Andrew lui empoigna les deux seins par-dessus son chemisier. Elle sentit les pointes se dresser automatiquement.

Mon Dieu, s'il ne s'arrête pas maintenant je crois que je vais l'inviter à monter dans ma chambre, pensa-t-elle. Je crois même que je pourrais l'y traîner de force. Tant pis pour le rythme slow ! Quelle importance, quand leurs corps brulaient d'un désir si ardent. Elle ne put réprimer les petits soupirs qui s'échappèrent de sa gorge. Oh mon Dieu, elle allait craquer et l'inviter… oh mon Dieu…

- « Andrew… », dit-elle, la voix enrouée de désir.

- « Meredith… » fit-il en écho, sa voix trahissant également son désir.

- « Je crois… je crois que… nous devrions … ».

À cet instant précis, elle aperçut les phares du taxi et dit précipitamment, en réajustant ses vêtements :

- « Je crois qu'il faut qu'on s'arrête ».

Ils se détachèrent à contre cœur l'un de l'autre tout en essayant de retrouver leur souffle.

- « Viens, il faut que tu rentres », dit-il avec cette sollicitude, cette tendresse qu'il avait toujours dans la voix.

Il lui prit ses clés des mains et ouvrit la porte. Meredith leva les yeux pour le regarder. Il lui avait dit un jour qu'il ferait en sorte que leur première sortie soit inoubliable et il avait tenu sa promesse. Ce fut une soirée vraiment inoubliable.

- « Merci. J'ai passé une soirée magnifique, Mer », dit-il, ponctuant sa phrase d'un baiser.

- « Moi aussi », dit-elle, en faisant de même.

- « Alors… bonne nuit ».

- « Bonne nuit », répéta-t-elle.

- « Faites de beaux rêves ! ».

Sur ce, il effleura ses lèvres d'un dernier baiser rapide. Il s'éloigna à reculons, incapable de la quitter des yeux, jusqu'à ce qu'il atteigne la voiture.

Debout dans l'entrebâillement de la porte, elle le regarda partir et sourit intérieurement : « Si seulement tu avais une idée des rêves que je faisais Andrew Deluca ! ».

Notes : Le train de Merluca laisse la station. À bientôt pour d'autres scènes inédites.