Chalut ! Bon bah je suis très lente, je sais, mais tellement d'autres choses à faire en ces périodes de fêtes... J'espère qu'au moins quelqu'un le lira mon petit chapitre...
CHAPITRE 7
Hermione rayonnait de joie. Elle ne tint pas compte de l'expression désappointée qu'afficha Drago lorsqu'il pénétra dans la salle typique de troisième classe, et lui adressa un sourire ravi qui eut le mérite de lui donner mine plus conciliante. Les cris et les rires créaient un chahut joyeux, irradiant l'enthousiasme et l'allégresse, respirant le bien-être et la liberté. Elle se fraya un passage, suivie du jeune homme, vers le centre de la pièce, où trônait une basse estrade mais si densément occupée qu'ils se retrouvèrent collés l'un à l'autre. La sorcière huma l'air chargé d'odeurs d'alcool, de cigarettes, de chaleur…
Un homme la bouscula, mais alors que les traits de Drago se peignaient de fureur, elle s'empara de la bouteille de whisky Purfeu du maladroit et but une longue gorgée. Le propriétaire de la boisson ne faisant rien pour la récupérer, elle la tendit à Drago ; il eut d'abord un regard moqueur, puis il imita Hermione. Taquine, elle s'exclama :
« Drago, vous ne savez pas boire ?!!! » Elle espérait ainsi qu'il se prenne au jeu, et ne fut pas déçue par le regard brûlant de fierté défiante qu'il darda sur elle.
« Si il existe une personne qui sait mieux boire que moi, qu'elle m'en donne la preuve ! »
L'homme à qui appartenait la bouteille, piqué au vif par la fanfaronnade du jeune blond, se présenta sous le nom de Seamus et avala une longue rasade de Whisky avant d'éructer bruyamment.
« Apprenez, mes choux, qu'on ne bat pas Seamus Finnigan en son domaine ! » Il tendit sa main à Drago, qui la serra vigoureusement avant de saisir la bouteille et en porter le goulot à sa bouche. De gorgées en gorgées, il la finit d'une seule traite, et déclara tendant la main à son tour, les yeux étincelants de triomphe :
« Bon perdant ? »
Ils échangèrent une poignée de main.
« Ah, la fougue de la jeunesse ! » râla Seamus, non sans sourire.
Entendant soudain une chanson au rythme entraînant, Hermione tira le riche sang-pur à sa suite sur l'estrade, qui l'esprit certainement déjà quelque peu embrumé par l'alcool n'opposa aucune résistance.
« Granger ? »
Elle se tourna vers le sorcier et rectifia :
« Hermione. »
« Hermione » consentit-il. Et le cœur de l'interpellée fit un bond de joie. Il demeura silencieux, son beau visage concentré sur quelque chose dont elle ignorait la nature. Un changement s'était opéré en lui, aux yeux de la jeune femme : en cet instant, il n'affichait plus l'expression hautaine qu'il lui aurait réservé en d'autres occasions, et elle était toute disposée à profiter de cette brèche manifeste.
Une musique tonique, la piste dégagée, Hermione n'avait pas rêvé mieux. Elle ferma les yeux, laissant le rythme s'emparer d'elle et lorsqu'elle les rouvrit elle se sentait en phase avec tout ce qui l'entourait, se mouvant avec une grâce sans retenue ; elle ne tarda pas à constater que Drago enlevait sa veste pour la rejoindre.
Ils dansèrent, dansèrent… Parfois se frôlaient, s'écartaient, se cherchaient… Tels deux papillons décrivant des cercles l'un autour de l'autre. Ils n'étaient plus que rire, enthousiasme, et gaieté, une bulle de complicité s'était formée, presque palpable.
Soudainement, mais avec une tendresse toute nouvelle, Drago referma ses bras possessifs autours d'elle, déclenchant une vague d'émotions embrouillée chez la jeune sorcière. Elle inspira longuement, la tête nichée au creux de l'épaule, qu'elle devinait finement musclée, du Malefoy, et frémit au contact de la main douce qui la pressa contre lui. Dans les bras l'un de l'autre, ils tournoyèrent, perdus dans un océan qui n'avait rien à voir avec l'eau glacée où Hermione avait failli se jeter. Longtemps, ils virevoltèrent, ne voyant pas les minutes défiler derrière eux, s'enhardissant de chaque regard et de chaque sourire. Ils tourbillonnaient, chacun des tours rétrécissant la bulle les entourant, chacun des tours décuplant davantage l'attirance de la jeune femme, chacun des tours les emmenant plus loin d'eux même. Ils tourbillonnaient, tourbillonnaient, tourbillonnaient…
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« Tu es MEPRISABLE !!! Drago, tu es un moins que rien ! » S'époumonait Pansy Parkinson depuis près de vingt minutes, à l'adresse de son fiancé. Sur son visage écarlate de colère, ou peut-être de honte, apparaissaient de petites gouttelettes de sueur, et sa voix faiblissait tandis qu'elle-même s'essoufflait. Il la trouvait ridicule, et stupide. Mais surtout ridicule en cet instant. Cependant, il ne pouvait tolérer qu'elle s'adresse à lui sur ce ton.
« Parkinson, dégages-moi de la vue. Ta figure ne m'inspire que nausées. » Gronda-t-il, la voix menaçante. A ces mots, elle leva vers lui des yeux hystériques et s'octroya la tâche de jeter au sol tout ce qui était de valeur, facilement cassable, et qui retentissait bruyamment, mais Drago lui prit le bras brutalement. « Les domestiques ont assez de travail comme çà.
― A quoi servent-elle si ce n'est pour nettoyer ?
― Epargne leur tes crises de gosse puérile et jalouse. »
Pansy semblait sur le point d'exploser, au sens propre du terme : ses yeux roulaient dans leurs orbites, sur un visage cramoisi et des narines dilatées. Elle haletait sans discrétion, et ce souffle lui rappela désagréablement lorsqu'ils faisaient l'amour.
Elle le poussa soudainement, avec une force qu'il n'aurait pas soupçonné. « Ecoutes-moi bien, Drago. Je vais mettre les points sur les « i » : nous allons nous marier dans peu de temps. Je vais m'arranger pour qu'il n'y ait plus aucun contact avec cette sang-de-bourbe durant la fin du trajet, ainsi tu pourras te concentrer un peu plus à ta fiancée. »
Le jeune homme lui rit au nez, mais elle quitta la pièce.
« Enfoiré de Rogue » songea-t-il. Le valet tant chéri de son père l'avait épié le soir précédent, ne manquant pas de faire part à Lucius de ses constats.
Il sortit en claquant la porte, décidé à voir Granger. Pour lui dire quoi ? Il n'en savait rien. La voir seulement, puis il aviserait. Mais une main terriblement paternelle se planta dans son épaule, presque chargée de colère. Drago blêmit ; il aurait tant aimé… Ne serait-ce que l'apercevoir, cette sang-de-bourbe, avant d'en arriver là…
Voili voilou :) Une p'tite review siouplé et je répondrai c'est promis ! Bonne année à tous ! (La suite arrive dans la semaine, si si que c'est vrai !)
