Chaud chaud devant ! Petit chapitre express !

Ce chapitre n'est pas des plus longs, j'avoue avoir eu du mal à trouver la motivation pour l'écrire ! Autant j'adore écrire, autant le petit flop du dernier chapitre m'a assez ralenti

Le chapitre ne vous a-t-il pas plu ? Où est-ce l'histoire qui prend une direction que vous n'aimez pas ? Dîtes-moi, j'essaie vraiment de faire les choses pour le mieux, il s'agit de ma première fanfiction et bien que je me doute que ça se voit beaucoup j'essaie de faire en sorte de pallier à mon manque d'expérience.

Enfin bref, je me demandais aussi si vous préféreriez des chapitres plus courts comme celui-ci ? Ces derniers sont plus faciles à écrire pour moi et surtout plus rapides à poster, à raison de 1 par semaine/ semaine et demie (Saif cas de panne d'inspi bien sûr) ce qui permettrai de vous garder en haleine et de ne pas vous désintéresser de cette histoire ? Dîtes-moi, les deux me conviennent largement.

Aussi, je me permet d'implorer une nouvelle fois un quelconque commentaire pour ce chapitre, le dernier bide m'a vraiment démoralisée ! Ahah !

Peu importe, voici le prochain chapitre !

Barry pdv.

Comment avons-nous pu en arriver là ? Kara... jamais un jour je n'aurais cru qu'elle serait la personne qui me déposséderait de tout ce que j'avais.

Je la vois, elle est là, avec nous dans le laboratoire de vitesse. Elle n'est plus que l'ombre de la personne douce et rayonnante qu'elle était autrefois. Son costume, qui m'accordait un tel espoir autrefois me donne aujourd'hui des frissons dans le dos. Les tissus qu'elle arbore ne sont plus bleus, mais d'un noir profond dans lequel on se perd. Seul le dos de sa cape est resté rouge, un rouge perverti par la couleur du sang. La crête de sa famille aussi a disparu, laissant seulement son encadré teinté d'un rouge identique à celui de sa cape. Il ne reste plus rien de ma Kara Danvers, seul un monstre pervers demeure dans les murs de son corps.

Elle se rapproche de moi, son regard empreint de folie, comme toujours depuis peu. Je sais ce qu'elle veut, elle veut ma vitesse. Pourquoi ? Je l'ignore, mais je ne peut que me résigner à la lui céder. Qui pourrait lui faire face, si ce n'est que pour me protéger ? Certainement pas moi. Je l'ai appris à mes dépends, il n'y a rien que je puisse faire pour la canaliser, aucun plan dont elle ne saura bafouer l'idée folle. Elle est insaisissable.

Elle se rapproche de moi, sa botte claque contre le sol, je frissonne mais je ne le montre pas. Elle réitère sa requête, j'essaye de l'en dissuader, mais j'échoue. Évidemment. Quel autre choix s'expose à moi ? Je capitule, c'est sans issue, voir une personne que j'aimais tant en arriver à de tels extrémités me détruit. Sans dire un mot, je monte sur le tapis de course. Derrière la fille d'acier, j'entrevois Iris, Joe et Caitlin mortifiés. Je m'excuses, puissiez-vous me pardonner...

J'entame ma course, lentement. Je commence à un rythme identique à celui de n'importe quel être humain, je ne veux pas continuer. Je ne trouve aucune raison qui me pousserait à continuer de courir, mais j'en vois des milliers qui me poussent à ne pas m'arrêter, alors j'accélère le rythme. Le tapis de course accélère à chacun de mes pas, jusqu'à ce qu'il me propulse au-delà de mes limites. La fille d'acier a l'air ravie. Progressivement je sens l'électr quitter mon corps, je ralentis; je deviens essoufflé, je sue. La vitesse pure m'abandonne pour se réfugier dans la seringue accrochée sur le flanc de la machine. J'ai perdu ma vitesse. Et le tapis me propulse en arrière pour m'envoyer valser contre le mur. Je me cogne, j'ai mal, je me sens vide.

Comment... comment avons-nous pu en arriver là ? C'est une longue histoire... rembobinons.

Après le combat contre Savitar, pdv général.

"Il faut que je cautérise l'artère sous-clavaire, mais l'os m'empêche d'avoir une bonne visibilité." Se plaignait Caitlin. "HR, si vous pouviez incliner légèrement la lampe à environ 35 degrés cela m'aiderait beaucoup."

Obtenant enfin l'angle de vue désiré, Caitlin pu réaliser la cautérisation du vaisseau sanguin, et par conséquent la dernière intervention nécessaire au rétablissement de Wally. Le scan avait révélé un traumatisme crânien assez conséquent, mais grâce à Dieu presque déjà guérit grâce à son métabolisme. Deux interventions ont été nécessaires pour contrôler des hémorragies internes situées au thorax et à la cuisse, et une de plus a été nécessaire pour la reconstruction de son péroné. Le médecin a dû briser l'os une nouvelle fois pour le remettre dans un axe enclin à une guérison sans séquelle et si l'idée de le casser la dérangeait, l'idée de le casser pour mieux le réparer l'avait aidée à s'y sentir plus à l'aise.

En parallèle, le jeune médecin s'était également chargée des interventions de Barry. Pas un cas ne pouvait être considéré comme supérieur, et d'aucun d'entre eux ne méritaient plus d'attention que l'autre. Barry souffrait d'une luxure de la hanche, laquelle avait été des plus ardues à corriger. Tout comme Wally, un traumatisme crânien un peu plus gros que son beau-frère avait été repéré par le scan, mais auto-soigné par son métabolisme de speedster. Une fracture ouverte à son tibia avait fait rendre à HR son déjeuné dans une bassine, mais cette dernière s'était avérée plus spectaculaire que dangereuse. Son hémothorax cependant était la partie la plus délicate, nécessitant une intervention de la plus grande précision. Caitlin avait passer plus de trois heures, les jambes engourdies et le front suant autour de cette bombe à retardement, et ce n'est qu'après un arrêt cardiaque et une complication d'embolie pulmonaire que son état fût déclaré stable.

Le métabolisme de super-sonique est et sera toujours un mystère pour la jeune femme. Il guérit, il soigne, plus vite qu'on ne pourrait le penser. Mais lorsqu'un grain de sable entre dans ce mécanisme bien huilé, lorsque le fonctionnement du corps est corrompu, tout le temps du monde ne suffira pas à prodiguer au corps le rétablissement dont il a besoin. Et la vélocité, qui autrefois était une vertue devient alors un fléau contre lequel la lutte s'avère plus ardue. Oui, leurs tuméfactions avaient disparus et leurs plaies superficielles n'étaient plus qu'un lointain souvenir, mais comme il en serait le cas pour un être humain normal, si les os n'étaient pas correctement réalignés, si la circulation sanguine était entravée, les risques de morbidité s'aggravaient, de même que celui de la mort.

Maintenant, les deux speedsters après plus de six heures de bloc opératoire étaient allongés sur un lit d'hôpital, endormis au sein des laboratoires S.T.A.R. D'après Caitlin, ils allaient tout les deux bien. Leurs états étaient inquiétant lors de leur arrivée, mais leurs convalescences s'annonçaient prometteuses. La seule raison pour laquelle ils dormaient encore étaient les sédatifs qui leurs avaient été administrés.

Kara n'était toujours pas rentré du front, et si la team Flash ne s'en préoccupait que très peu lors des opérations, l'attente commençait à se faire longue. Peu à peu l'idée que Kara ait été vaincue par Savitar monta à la surface. "C'est impossible." Affirmait Cisco, mais au fond, lui-même n'en était pas certain. Après une heure de plus, les spéculations internes s'accordaient à dire qu'il l'avait probablement enlevé, ou qu'elle était.. morte. Trop peu s'autorisaient d'y penser, mais l'idée qu'elle était sortie indemne du combat avait désormais disparu.

Et pourtant...

À sept heures du matin, alors que tous étaient éreintés de la nuit blanche qu'ils venaient d'affronter, Kara se tenait devant l'encadré de la porte de la baie médicale.

HR et Caitlin s'étaient assoupis, trop épuisés à prodiguer des soins toute la nuit. Joe était parti au poste de police pour savoir s'il y avait des informations sur Kara, Cisco était lui aussi absent. Seule Iris était assise sur un tabouret entre les deux lits d'hôpital, veillant sur ses deux frères.

Lorsque la jeune femme noire aperçut Kara, elle fit un bond hors de sa chaise et se dirigea vers elle.

À première vue, Iris pouvait juger qu'elle n'avait rien. Elle n'avait pas l'air traumatisée, ni blessée. C'était bon signe.

"Kara ! Mon Dieu où étais-tu passée ? Comment vas-tu ? Où est Savitar ?" S'était-elle encquit.

Kara était rayonnante, certe, mais Iris n'avait cependant pas remarqué cette expression sur son visage. Elle avait l'air... perdue ?

"Hum, bien. Je suis juste un peu... déboussolée." Soufflait Kara.

"Et pourquoi tu ne reviens que maintenant ? Le combat s'est éternisé jusqu'au matin ? Nous étions aveugle lorsque nous t'avons laissée avec Savitar, toute les communications ont été coupés. Où est-il ?" Demanda-t-elle prudemment.

Kara se gratta machinalement la nuque. Le matin ? Avait-elle perdue la notion du temps ?

"Hum, c'est déjà le matin ? Je... je ne comprend pas. Il était encore une heure du matin il y a trente minutes." Kara tourna en rond, ses méninges tournant à plein régiment. Jetant un œil à l'horloge murale, elle apprit qu'il était sept heure du matin. Comment était-ce possible ? Il y a trente minutes elle s'en souvient bien, elle martelait Savitar dans un désert non-loin de là. Le ciel étant toujours noir a cette heure du matin, elle pensait alors que seul un petit laps de temps s'était écoulé jusqu'à son retour. Elle en était sûre, il devait être deux heures du matin tout au plus.

"Calmes-toi, viens t'asseoir. Le combat t'as probablement désorientée tu dois être fatiguée." Raisonna Iris. Kara s'affola, agitant ses mains pour la repousser.

"Non ! Il s'est passé cinq heures entre le moment où je me battais avec Savitar et le moment où je suis arrivée ici, je n'ai aucune idée d'où j'étais !" S'écria-t-elle subjuguée. "Je l'ai poussé vers un désert en le frappant, je l'ai jeté au sol et je l'ai assainé de coups de poings. Puis..." Elle énumérait ses actions de la nuit précédent lorsqu'elle fut prise d'un doute. "C'est un peu flou... la seule chose dont je me sovient est de m'être envolée alors que Savitar n'était plus là."

Voyant son regard paniqué et sa peau blêmir, Iris s'approcha d'elle et relativisa. "Ne t'en fais pas, il doit y avoir une explication. La fatigue, l'émotion... tant de facteurs qui peuvent entrer en jeu et expliquer ta perte de mémoire." Lui souffla-t-elle en la poussant vers une chaise.

"Je ne peux pas perdre la mémoire !" Cria Kara. "Ma morphologie kryptonienne est faite pour mesurer chaque minute, chaque seconde de ce que je vois. Je me souviens encore de chaque moment de mon arrivée ici, chaque minutes de chaque jour, chaque mot, chaque respiration. Comment pourrais-je oublier quelque chose d'aussi important ?" Sa voix n'était plus perdue mais en colère. En colère contre elle-même, en colère contre Iris, contre Savitar... Sa mémoire ne pouvait pas lui faire défaut. S'il s'agissait de ses pouvoirs qui la quittaient suite à ce combat intense, son vol n'aurait pas fonctionner, et il s'agissait là d'une raison d'autant plus improbable alors que le costume de Cisco avait baigné ses cellules de lumière ensoleillée sur le chemin du retour.

Iris ne chercha pas à canaliser sa colère, elle était légitime. Aussi, elle assura à Kara que Caitlin lui ferait un bilan physiologique pour déceler une éventuelle anomalie qui expliquerait cette perte de mémoire. La blonde s'assit finalement sur une chaise, acceptant finalement d'être raisonnable. Prenant une grande inspiration, elle posa la question qu'elle redoutait tant, la question à laquelle elle n'avait cessé de cogiter sur le chemin du retour.

"Comment vont Barry et Wally ?" Souffla-t-elle.

"Ils sont stables." Fut tout ce qu'Iris trouva à répondre.

"Merci Rao." Souffla-t-elle de nouveau.

"Je vais probablement aller dormir... Tu veux rester avec eux ?" Demanda calmement Iris.

"J'aimerais bien."

Elle fit un bref signe de la tête, mettant sa main sur son épaule une dernière fois puis prit la porte.

Kara se leva lentement, se dirigea vers l'infirmerie là où reposaient les deux speedsters, puis prit place sur la chaise entre les deux lits. Elle vu leurs ecchymoses persistantes, le tube sortant de la gorge de Wally, leurs points de suture, leurs intraveineuses, le stabilisateur autour du cou de Barry... Ces images lui donnaient envie de vomir, presque autant que le sentiment de culpabilité qu'elle éprouvait qui lui donnait envie de pleurer.

Caressant lentement l'épaule de Barry, ses lèvres se mirent à trembler. "Je suis désolée." Articula-t-elle. "Tellement désolée." Un flot de larme la saisit alors, dévalant inlassablement la pente de ses joues. "J'aurais pu éviter cela, j'aurais dû éviter cela."

Elle rumina de longues minutes, épiant toujours leurs blessures pour alourdir sa peine. Regardant Wally, son fardeau n'en devenait que plus lourd. "Tu es juste un enfant, j'aurais dû te protéger." Insista Kara.

Elle porta sa main à sa bouche, ses râles s'intensifiant encore. "Et merde !" Elle a saisit un plateau sous sa main et l'a envoyé valser de sa pleine puissance contre le mur, éclatant la paroi de ce dernier pour former un trou béant. Joignant ses deux mains sur son visage et sanglotant silencieusement, elle tomba de fatigue.

Pendant ce temps, dans un endroit inconnu.

Dans un endroit humide et sombre, un homme marchait silencieusement en cercle, un dictaphone à la main. Le portant prêt de sa bouche, il réfléchit quelques instants, prononçant des mots lents emplis de réflexions.

"Nous sommes le 29 juillet 2017, à quelques jours près du dénouement de la chronologie originelle. Mes plans se sont avérés exacts, et tout s'est passé rigoureusement comme prévu. Kara a été mise en contacte avec le morceau de kryptonite rouge, et si ce que Maxwell Lord a déclaré dans son rapport est juste, elle devrait montrer les premiers signes d'infection lors des prochaines heures avant que l'effet n'amplifie et face d'elle ce dont j'ai besoin. C'est une première dans la chronologie et je suis un peu anxieux, les choses ne devaient pas se passer ainsi, Kara n'aurait jamais dû être là. J'ai quelques bribes de mémoires de l'époque où j'étais encore ce Barry timide et peu sûr de lui qui me reviennent. Je vois ce que Kara pourrait devenir, ce dont j'ai besoin qu'elle devienne, mais ce ne sont là que des estimations que le temps fait pour ne pas se replier sur lui-même, le futur n'est pas encore écrit et ce ne sont là que des prédictions. Pour pouvoir naître, je dois faire en sorte que lui ne se relève pas, j'ai besoin qu'il change et qu'il me mette au monde, qu'il devienne cette ordure torturée que je me souviens être devenu. Quelque part ça m'attriste, je me souviens presque de la douleur que j'éprouvais avec le Savitar de mon temps. J'en ai pourtant dégagé le meilleur lors de ma renaissance, une leçon précieuse qui a allégé mes peines; un dieu ne souffre pas. C'est ce que je me suis alors acharné à devenir. " L'homme prit une pause et inspira une grande bouffée d'air, levant les yeux au ciel. "Je ne sais pas pourquoi je continu de faire ces comptes-rendus chaque jour, certainement pour ne oublier mon but et qui je suis... qui je suis devenu. Le plus drôle étant que je ne réécouterai probablement jamais ces bandes-son... peu importe. Aujourd'hui j'assisterai de loin à l'évolution de Kara, ou du moins je tenterais de m'en rappeler. Et alors si tout se passe bien, si ma survie est assurée, peut-être que je pourrais espérer viser plus haut."

Il coupa l'enregistrement, pausa le dictaphone sur la table en bois franc et écouta le clapotis de la pluie contre la fenêtre. Il a ouvert les bras, inhalant longuement ce bon air de défi puis déclara "À nous deux, la fille d'acier." Un regard de détermination envahit le beau visage pâle du futur Barry.

Et voilà ! Un chapitre assez court, comme dit plus haut. J'espère que vous avez aimé et n'oubliez pas le commentaire !