Chapitre 7 –See You Later Elevator
Dans une aire de jeux remplie des décombres éjectés du Secteur 7, nos trois héros ne pouvaient que déplorer l'immense tragédie dont ils avaient été les témoins.
Barret : JESSIIIIIIE !
Cloud : Saloperie de Shinra…
Barret : BIIIIIIGGS !
Tifa : Ils vont nous le payer…
Barret : WEEEEEDGE
Cloud : On va les zigouiller.
Barret : LE TYPE AVEC QUI JE JOUAIS AU POKEEEER !
Tifa : Et Aerith qui se fait enlever…
Cloud : Le Turk a dit qu'elle faisait partie des « Anciens »…
Tifa : Oui, c'est vraiment étrange…
Barret : LE MARCHAND DE JOURNAUUUUUUX !
Cloud : Elle a aussi dit que Marlène était à l'abri chez sa mère.
Tifa : On devrait aller les voir.
Barret : LE GAMIN AVEC SES BIIIIIIILLES !
Cloud : Non mais il va tous les faire, ou quoi ?
Tifa : C'est peut-être sa façon de rendre hommage aux morts…
Barret : Non, c'est bon, j'ai terminé. Le reste, j'm'en fous.
Cloud : Dans ce cas, allons voir Marlène.
Barret : Ah oui, tiens, c'est vrai, elle s'en est sortie indemne ! J'avais oublié de crier son nom !
Cloud : Quel père modèle tu fais…
Tifa : C'est une fille courageuse, je suis sûre qu'elle a pu atteindre la maison d'Aerith sans encombre.
Le meilleur moyen de tester la véracité de cette affirmation, c'était encore de se rendre sur les lieux. Ainsi, après avoir traversé l'autoroute en ruine et le taudis du Secteur 5, où les nouvelles sur la destruction du quartier un-peu-voisin-mais-pas-trop allaient bon train. Nos amis n'avaient guère le temps de s'y attarder pour écouter, cependant, car leur destination se trouvait un peu plus loin. Et une fois qu'ils y furent parvenus…
Elmyra : Tu t'appelles Cloud, n'est-ce-pas ?
Cloud : Tout juste.
Elmyra : Vous arrivez trop tard, les Turks ont fait une perquisition. Ils ont saisi la drogue d'Aerith et les albums de death metal qu'elle a illégalement téléchargé. Je lui avais dit que ça finirait comme ça, mais elle n'a jamais écouté…
Tifa : Est-ce qu'ils ont mentionné le fait qu'elle était une « Ancienne » ?
Elmyra : Alors ce jour est finalement arrivé…
Barret : Quoi ? Comment ça ?!
Elmyra : Vous savez… je ne suis pas la mère biologique d'Aerith…
Cloud : Je suppose qu'y serait temps de tout nous raconter, alors.
Elmyra : Lorsque j'étais jeune, mon mari et moi vivions une petite vie paisible, parfaite, dans cette maison. J'étais stérile, certes, mais rien d'autre ne s'opposait à notre bonheur.
Cloud : Je flaire la digression à trois kilomètres.
Tifa : Chut, Cloud.
Elmyra : Un jour, il est parti acheter un paquet de cigarettes, et pour ça, il a pris le train. Je trouvais ça un peu bizarre, vu qu'à l'époque, il y avait un petit buraliste dans les taudis. Ce buraliste est mort il n'y a pas longtemps, d'ailleurs, étranglé par une chaussette lors d'un jeu érotique malsain.
Barret : Par sa chaussette ?!
Cloud : T'avise pas d'essayer, Barret.
Barret : Hé ! J'suis pas un détraqué !
Elmyra : Bref, j'ai attendu… j'ai attendu une heure, puis deux, puis dix. J'ai attendu un jour, une semaine, un mois, mais il n'est jamais venu. Ce que j'ai trouvé, en revanche, alors que je me rendais un jour à la gare pour l'attendre, comme à m'on habitude, c'est cette mère et sa fille – qui devaient bien avoir quatre ans – allongés le long de la gare. La mère saignait, et n'en avait sans doute plus pour longtemps. Soit dit en passant, le contrôleur restait là sans rien faire, à regarder son téléphone portable. Quelle honte, vraiment !
Cloud : Alors c'était Aerith ?
Elmyra : Oui. Sa mère m'a demandé de veiller sur la petite, dont elle m'a dit le nom. Selon elle, la petite s'appelait Lorie.
Cloud : L… Lorie ?!
Elmyra : Oui, j'ai changé pour Aerith.
Cloud : Pas de problème.
Tifa : On comprend tout à fait.
Barret : Ouais, c'est normal.
Elmyra : Elle, par contre, l'a mal pris. Elle avait quatre ans à l'époque. Elle passait son temps à me dire « T'es pas ma mère », « Les pâtes sont pas assez chaudes » ou « J'espère que tu vas crever la bouche ouverte, vieille peau ».
Cloud : Ah, les enfants… quel don du ciel.
Elmyra : Elle a toujours été insolente, alors forcément, une fois adulte...
Tifa : Mais à propos de cette histoire d' « Anciens »…
Elmyra : Ah, oui… Un jour, un homme en costume est venu la voir, quand elle était plus jeune. Il m'a expliqué que d'après les papiers, « Aeris » était la dernière survivante d'une ancienne race, les Anciens. On a bien essayé de lui expliquer que son prénom à elle s'écrivait « Aerith », que c'était moi qui l'avais appelée comme ça, et de faire attention au plafond très bas à l'entrée des escaliers, mais il n'a rien voulu entendre. Il s'est d'ailleurs ouvert le crâne.
Tifa : Alors Aerith ne fait pas vraiment partie des Anciens ?
Elmyra : Pas celle-ci, en tout cas. Il y a eu une méprise sur la personne… ou alors si elle est vraiment la dernière de sa race et qu'ils sont tous comme elle, ce n'est pas plus mal qu'ils soient en voie d'extinction !
Cloud : Quelle mère charmante vous faites.
Elmyra : Vous ne savez pas quelles épreuves j'ai dû endurer pendant toutes ces années !
Barret : Hé mais au fait ! Marlène est là, alors ?
Elmyra : Oui, oui, elle est à l'étage.
Barret : Quoi ?! 'Fallait le dire tout de suite !
Cloud : En même temps, si t'avais demandé d'office…
Barret : MARLEEEENE !
Elmyra : Attention au bas plaf…
Barret : AAAAÏE !
Elmyra : Ils n'écoutent jamais.
Tifa : Allons la voir à l'étage.
La petite fille semblait en grande forme, malgré les frayeurs qu'elle venait d'avoir.
Marlène : Et là, j'ai vu le monsieur tout bleu de la Shinra et je lui ai collé un gros coup de poing dans les valseuses ! Comme Tifa elle fait avec les ivrognes ! Hein que Tifa elle fait ça, papa ? Hein ? Tu m'écoutes, dis, tu m'écoutes ?
Barret : Bah ouais j't'écoute ! Ils faisaient quelle tête, les mecs tous bleus ?
Marlène : Une tête genre comme ça, en poussant un p'tit cri, genre « GUEUAAAAAAARGH ! ». J'suis trop forte, hein, dis ?
Barret : Évidemment que t'es trop forte !
Cloud : C'est mignon à en pleurer. 'Faut que je me casse d'ici avant que ma réputation de guerrier viril soit mise à l'épreuve…
Marlène : Oh ! C'est Truc !
Barret : Qui, lui ? Mais nan ! Il s'appelle pas Truc ! Il s'appelle Claude. Non, attends… euh… Clad, c'est ça ?
Cloud : Cloud !
Barret : Ouais, bon, on s'en fout de comment toi tu le prononces.
Cloud : Vous m'emmerdez, tous, à jamais savoir dire correctement mon nom !
Elmyra : Tout se passe bien, ici ?
Tifa : Oui, mais nous allons bientôt devoir partir. Nous avons un compte à régler avec la Shinra.
Cloud : Ouais, d'ailleurs on va devoir vous laisser Marlène. Elle sera en sécurité avec vous… j'imagine.
Barret : Y a intérêt ! Et celle-là, faites gaffe à bien l'élever en mon absence, d'accord ?
Elmyra : Hé ! J'y pouvais rien si la précédente n'y mettait pas de bonne volonté !
Cloud : Bref, il faut qu'on y aille, nous.
Tifa : Mais comment est-ce qu'on va faire au juste pour atteindre le QG de la Shinra ?
Cloud : C'est le bâtiment immense au centre de la ville, si j'me trompe pas… ce qui veut dire qu'on doit pouvoir s'en approcher si on bouge vers le centre du quartier.
Barret : C'est-à-dire… où ça ?
Tifa : Le Wall Market.
Barret : Z'êtes sûrs qu'on trouvera un passage, là-bas ?
Cloud : On a plus qu'à l'espérer. Mettons-nous en route.
Si une bonne partie de la métropole était en pleine effervescence, et que couraient partout des gens affolés, les habitants du Wall Market, quant à eux, semblaient n'avoir rien changé à leurs habitudes.
Camé : Gnaaaah !
Cloud : Dégage !
Camé : Gnoh !
Barret : Bon, où est-ce qu'on va, alors ?
Cloud : Voyons voir… Il me semble qu'à côté de chez Don Cornéo, y avait un passage. J'ai pas été voir, mais s'il y a un endroit par lequel on pourrait accéder au bâtiment de la Shinra, c'est bien par là.
Tifa : Rien ne nous empêche d'y jeter un coup d'œil.
? : Psst !
Cloud : Nan, on veut pas de tes pilules bizarres.
? : J'ai entendu votre conversation ! J'travaille chez le marchand d'armes. Pour monter, vous aurez besoin de batteries ! Ça vous coûtera 75 Gils !
Cloud : Mouais…
Tifa : Achetons en une, dans le doute. On a les moyens.
Vendeur : Ah mais une seule batterie, ça suffira pas…
Cloud : Deux, si ça te chante…
Vendeur : En fait… c'est trois batteries qu'il vous faut…
Cloud : Raaah ! C'est tout, j'espère ?!
Vendeur : Ben je vends aussi ces petits chapeaux bleus qui…
Cloud : VA TE FAIRE EMBADIGEONNER PAR UN VIEUX MOG !
Le héros poursuivit donc son chemin, furibond, avant de bifurquer une fois devant le manoir de Don Cornéo : espérant trouver une voie vers le QG de la Shinra, leur déception fut bien grande lorsqu'ils s'aperçurent qu'ils se trouvaient dans… un cul-de-sac.
Barret : Y nous a bien entubés, l'autre salopard, là !
Cloud : J'te le fais pas dire…
Tifa : Il doit bien y avoir un moyen…
Cloud : Ben voy…
Mais en levant les yeux aux ciels, Cloud remarqua quelque chose d'inhabituel : un long câble suspendu, tombant presque à son niveau, qui montait le long d'un mur gigantesque parcouru de graffitis.
Cloud : Oh… sérieux ? On va devoir monter tout ça ?
Tifa : C'est le prix de la vengeance contre la Shinra.
Barret : Ouais, tant qu'on se sera pas occupés d'eux, notre ville connaîtra jamais la paix ! Et moi non plus ! J'dors super mal, en ce moment et j'parie qu'ils y sont pour quequ'chose !
Et ainsi, la fantastique ascension vers le sommet commença ! … puis finit tout aussi rapidement.
Tifa : Ça va ? Rien de cassé ?
Cloud : Du brin, je vais chercher un ascenseur !
Tifa : Allez, Cloud, c'est pas parce que t'es tombé une fois que tu vas abandonner pour autant !
Cloud : J'ai pas envie que ça m'arrive à nouveau à cinq cent mètres du sol !
Barret : Chochot… Ouaaah ! Ouf, j'ai eu chaud… Pis d'abord, t'as déjà survécu à une chute de super haut !
Cloud : Ouais, mais parce qu'y avait Aerith en dessous ! Enfin ses plantes, quoi.
Mais Cloud réessaya, et à force de patience, de persévérance, et d'un talent hors du commun, il parvint à grimper au moins deux mètres de plus avant de tomber à nouveau.
Cloud : MAIS COMMENT VOUS FAITES ?!
Barret : Ben on fait, c'est tout. C'toi qu'es nul !
Tifa : Tout ce que tu as à faire, c'est te tenir au câble et monter, c'est tout.
Barret : T'as pensé à te servir de tes mains, au fait ?
Cloud : Vous dites ça comme si c'était facile alors qu'en f… Ah tiens, non, j'y arrive mieux, maintenant. J'arrive, mouahahahaaaaaAAAAAH ! Ouch !
Barret : T'es pas doué !
Cloud : Cette fois-ci, c'est la bonne, j'en suis sûr et certain !
Et en effet, c'est bien cette énième fois que Cloud parvint à grimper… les dix mètres de câble.
Cloud : Tiens, c'est tout, en fait ?
Tifa : On dirait qu'après, il faut sauter sur des débris en équilibre précaire.
Cloud : Des morceaux de tuyaux, une épave d'avion, des rails en pagaille… C'est clair que ça me dit rien qui vaille…
Barret : Moi, ça me fait pas peur ! Allez, maintenant que tu nous as rejoints, on y va !
Tifa : Attends une seconde, Barret, le passage n'a pas l'air évident à trouv…
Barret : AH BEN MERDE ! ON EST BLOQUÉS !
Cloud : Une minute… Y a une hélice, là. Si on pouvait la faire tourner de sorte à ce que les pales nous créent un passage…
Tifa : Mais comment est-ce qu'on pourrait faire ça ?
Cloud : Et pourquoi pas… avec cette batterie ?
Tifa : Mais oui ! Évidemment ! Allez, mettons-la dans cette machine.
Barret : Et vous êtes sûrs que ça va… OH PUTAIN ÇA BOUGE !
Cloud : Ben oui, ça bouge, maintenant écarte-toi de l'hélice si tu veux pas finir en confettis. Tu risquerais plus de bouger des masses, après ça.
Barret : Ah ouais.
Une fois ce petit contretemps maîtrisé, l'ascension put poursuivre, et ce dans le même acabit : à deux autres reprises, une batterie fut nécessaire, de sorte que nos héros furent plus que reconnaissants au vendeur de les avoir cédés, certes à un prix exorbitant.
Tifa : On… on y est presque !
Barret : Raaah… c'est… fatigant…
Cloud : Un dernier effort… et… C'EST BON ! Wouhou ! On a réussi ! On est les meilleurs ! On va s'infiltrer dans Shinra ! On…
Haut-Parleur : Vous ! Là ! Les intrus ! Plus un geste !
Cloud : … s'est fait choper comme des cons !
Tifa : Zut…
Barret : Tirez pas ! On est… euh… des employés !
Haut-Parleur : Ah non, ça ne prend pas ! Si vous étiez des employés, vous porteriez des petits chapeaux bleus !
Cloud : Oh.
Tifa : Zut.
Barret : Ben on les a oubliés !
Haut-parleur : Ah oui, ça arrive, ce genre de choses… Bon, entrez et prenez l'ascenseur, vite, vous êtes à la bourre !
Barret : Ben voilà !
Cloud : Eh beh…
Tifa : Dépêchons-nous avant qu'ils ne se doutent de quelque chose…
Pressant le pas, nos amis entrèrent dans l'immense bâtiment qui s'élevait de façon majestueuse dans le ciel pollué de Midgar. Là, ils appelèrent l'ascenseur, dans lequel ils entrèrent sans plus de cérémonie.
*Bienvenue dans l'ascenseur du bâtiment Shinra. Veuillez sélectionner l'étage où vous souhaitez vous rendre.*
Cloud : Le plus haut auquel on puisse accéder, c'est le 59e étage, apparemment…
Tifa : C'est toujours cela de pris, même si on aura sûrement encore des escaliers à monter.
Barret : 59 étages… J'déteste attendre !
*Nous vous rappelons que suite à une série d'abus, il est désormais interdit de fumer, manger, boire, dormir, danser, ou avoir des rapports sexuels avec des animaux dans l'ascenseur.*
Cloud : Tiens, l'ascenseur ralentit…
Tifa : Il s'arrête, même !
Barret : Les portes s'ouvrent ! Y a quelqu'un derrière !
? : Que… quoi ?! Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Tifa : Pour rien…
? : Et puis vous êtes qui, au juste ? Vous avez l'air louche…
Cloud : Quoi ?! Mais pas du tout ! Je suis… euh… l'électricien !
Tifa : Et moi la secrétaire.
Barret : Moi, j'suis le balayeur ! J'ai toujours voulu être balayeur !
Cloud : C'est… un choix de carrière comme un autre…
Tifa : Et à qui avons-nous l'honneur ?
? : Euh… moi, c'est Guy. J'suis informaticien, alors on m'a demandé d'aller au 61e étage pour dépanner au niveau des ordinateurs…
Barret : Ah ben ça tombe bien que tu sois là, parce que figure-toi que mon PC, là, le truc avec la pomme derrière, ben il veut plus démarrer !
Guy : Argh…
Tifa : Pour la quatrième fois, Barret, il faut brancher ton ordinateur pour qu'il s'allume…
Barret : Tu vois ? C'est pour ça que j'aime pas la technologie ! C'est trop compliqué ! On y comprend rien !
Cloud : Ben voyons…
*En cas de panne, merci de ne pas paniquer. Si l'immobilisation persiste, brisez la glace d'urgence pour vous occuper avec l'un des mots fléchés prévus pour ce type de situation extrême.*
Guy : Vingtième étage… On en est encore loin, dites-donc…
Cloud : Ouais, c'est sûr…
*Besoin de vacances ? Partez une semaine à Costa Del Sol ! Prenez le Soleil ! Attention, cette annonce ne concerne que les cadres supérieurs de l'entreprise, les autres n'ayant de toute manière aucun congés. Rappelez-vous que vous nous appartenez corps et âme.*
Tifa : Elle est… sympa, la déco de l'ascenseur.
Cloud : Ouais, des petits ronds blancs sur fond bleu. C'est… décoratif.
*Avec les saucissons Duberger, n'ayez pas peur de bien manger ! *
Cloud : Tatam, tatatam, tam, tam, tatatataaam, tadam.
*Vous subissez un stress constant et intense ? Travaillez plus afin de l'évacuer !*
Guy : Et sinon, euh… ça va ?
Barret : Ouais, tranquilou, et toi ?
Guy : Oui, oui.
*Si vous vous trouvez dans l'ascenseur afin de distribuer le café à vos collègues, merci de penser à vous arrêter au 43e étage, en passant.*
Barret : T'as fait quoi de beau, aujourd'hui ?
Guy : Oh, la routine, j'me suis réveillé, j'ai mangé mes Chocapics, je me suis préparé, j'ai pris le métro et puis me voilà.
Barret : Intéressant…
*Votre attention : suite au rachat du groupe Duberger par la Shinra, le slogan est à présent changé en : « Avec les saucissons Shinra, n'ayez pas peur d'un peu de gras ! »
Guy : Ils auraient plutôt dû mettre « n'ayez pas peur de la viande de rat »…
Cloud : Plus je regarde ce bouton d'ascenseur, plus il m'intrigue.
Tifa : Oui, il n'est pas tout à fait rond.
Cloud : Toi aussi, ça te perturbe ?
*Nous continuons nos annonces publicitaires : Avec les tronçonneuses Shinra, n'ayez pas peur d'y laisser un bras*
Tifa : Le plafond aussi est étrange, à bien y regarder.
Cloud : Mais quand on y pense, qu'est-ce que l'essence du plafond ?
*Avec les couches pour séniors Shinra, n'ayez plus peur de mouiller les draps !*
Guy : C'est vraiment curieux comme elle est plus grande que la mienne…
Barret : T'as vu ça ? J'pourrais te mettre une bifle que tu serais dans les pommes pour deux heures !
Guy : Une gifle, vous voulez dire ? On parlait bien nos mains, non ?!
Barret : Ouais, ouais, une gifle. Ma langue a chourfé.
*Dernier étage accessible. Passez une bonne journée, si tant est qu'elle soit productive*
Guy : Enfin !
Cloud : Ouf, je savais plus quoi dire, moi.
Tifa : Et moi je commençais à m'endormir…
Barret : Allez, à quand un peu d'action, pour changer ?!
Guy : De l'action ? Vous êtes venu pour de l'action ?
Barret : Hein ? Quoi ? Ah nan mais le balai, c'est un truc mortel ! J'suis un ouf, moi, avec ce truc dans les mains !
Guy : Je vois… en tout cas je dois y aller, mes collègues m'attendent. Bonne journée !
Cloud : C'est ça, à plus.
Tifa : Bon, pour la suite, il va falloir être à la fois rusés et discrets…
Barret : Oh…
Cloud : Commençons par nous occuper des trois types là-bas, qui gardent l'escalier.
Tifa : Bonj..
Garde A : Hé ! Ce sont des intrus !
Garde B : Tous sur eux !
Garde C : Tayauuuut !
Tifa : Oh…
Barret : Ouais, à l'assaut !
Cloud : Pas toi ! Tifa et moi on s'en occupe, ça fera moins de bruit qu'un bras-mitraillette.
Barret : Raaah ! Si j'avais su, j'aurais pris un gant de boxe pour arme, moi !
Garde B : Hé, vous croyez qu'on devrait appeler des renforts ou sonner l'alarme ?
Garde A : Naaan, c'est bon, on gère !
Cloud : Et hop ! Tu disais ?
Garde A : Aargh… mes… collègues… me vengeront… Hein que vous me vengerez, les gars ? Les gars ?!
Garde B : Ooh…
Garde C : Eeeh…
Tifa : Et voilà le travail !
Garde A : Nooon…. oon… aargh…
Tifa : Parfait, continuons. Tu viens, Barret ?
Barret : …
Cloud : Barret ?
Barret : …
Tifa : Tu boudes ?
Barret : C'est vraiment trop pas juste. Pourquoi vous vous amusez et moi j'reste là à rien faire ?
Cloud : Parce que tu fais trop de bruit.
Barret : C'EST MÊME PAS VR…
Tifa : Chhhhht ! D'accord, d'accord, on te laissera tirer au prochain combat, mais je t'en prie, arrête de crier !
Barret : D'accord, alors on y va !
Et c'est ainsi que commença l'infiltration la moins discrète et la plus bâclée de l'histoire des infiltrations du bâtiment de la Shinra (dont le nombre s'élève maintenant à deux, la première ayant été une infiltration d'eau survenue lors d'une pluie trop importante)
