Chapitre 7
Bonsoir !
Merci pour vos lectures et vos reviews :)
De Marechal Rattus :
S-Lay L. : J'aime comment tu résumes ce chapitre X'D comment tu sais qu'elle a des pustules ? Tu as été voir ? o_o Ben déjà, il a envie de dégueuler... après, je te laisse découvrir ce chapitre pour ce qu'il pense et ressent ;p (Oh c'est vrai ? *_* raaaat, vivement que tu viennes à Audencia, il n'y a pas eu le feu depuis XD).
aviva94 : XD c'est le moins qu'on puisse le dire ! Normal... le pauvre quoi... *trauma*
Ludwig Victrix : Ah ouais ? Tu trouves ? Bon ben tant mieux alors^^ XD pas si pourri dis-tu :p c'est clair que même nous, ça donne envie de gerber... beurk. Oui, tu apparais... mais patience :D Normal, tu es mignon Bosie ahah
JuliaLoveKuro : Ben dans sa tête, il peut bien dire ce qu'il veut ;p Et oui, pauvre Ciel... Dans ce cas, ne dis rien et lis la suite ;p
My Sweety Angel : Merci Mon Ange :) Je suis contente que cela ait créé la surprise^^
THESAFIRANA : Merci beaucoup :) Ben j'espère que tu apprécieras la suite :)
Lady lisa-chan : Excuse-moi, je vais pas répondre à tout^^ (oui, j'ai la flemme mais j'apprécie tes reviews :) ). Et oui... quelle idée saugrenue que j'ai eu pour qu'il découvre l'obsession de son démon^^ XD c'est clair ! Mais vu qu'il est entre deux Ages, je trouvais que ça lui correspondait très bien (pauvre matelas au passage). Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras jusqu'à la fin alors :) Et oui, je compte les rats, ça couik même dans ma tête ahah je te rassure, quand les rats ne fonctionnent pas... j'imagine aussi un yaoi hard XD souvent entre CxS d'ailleurs^^ c'est rigolo et ça inspire aussi pour certaines histoires :D donc pour moi, tu n'es pas bizarre ;p (j'ai lu en effet ta fic et oui, c'est assez ressemblant au démon, à part quelques petits trucs mais ça va ;) ).
Azur : Hihihi, ben je suis contente d'avoir eu cette idée alors ;p ça va permettre peut-être de percer l'abcès entre eux deux... ou pas ! Merci de suivre cette fic :) Eh bien, pour celle-ci, un chapitre tous les vendredis soirs, je serai bien tentée de faire plus, mais celui qui écrit les chapitres de Sebastian n'a pas encore fini de tout rédiger. Mais dès que cela sera fait, je publierai un peu plus vite ;)
Bocchan-chan : D'abord, pour le chapitre 5, oui, il a adoré XD C'est vrai qu'à l'époque, c'était comme ça, surtout chez les jeunes (j'ignorais par contre pour l'Inde o_O). Ciel sent quelque chose mais il ne sait pas encore ce que c'est... bien qu'il va commencer à comprendre dans le chapitre 6. En parlant de celui-ci, il est choqué de voir Sebastian "occupé". Après, dans tous les cas il serait parti, il ne serait pas resté là à regarder tout de même XD enfin... le fait de s'enfuir et d'avoir envie de vomir n'est pas trop normal, certes (et oui, différent de Satan ;p). Maintenant... laissons place à la suite :D
D'araneide :
S-Lay: Sébastian a trouvé ce qui lui passait sous la main. Il n'ose pas aller au devant de ce qu'il pense réellement. Ou peut-être fait-il cela juste pour attirer l'attention de Ciel? Est-il piégé ou tend-il un piège?
Aviva94: Certes comme je le disais dans quel camps est vraiment la stupéfaction? Ciel se mentait à lui-même peut-être avait-il besoin de cela pour se rendre compte de ses sentiments.
Ludwig Victrix: Ciel se doute sans doute de ce qu'attend avec tant d'impatience son majordome mais il ne peut pas tout savoir de ses sentiments les plus secrets. Il ne peut que s'en douter. J'ai fait de Sébastian en effet un être très possessif à la limite de l'obsession envers son Bo-Chan.
JuliaLoveKuro: Ouais Sébastian c'est un rebelle à la société. Il est véner. Fait iech son master veut rien faire avec lui.
Twilight-and-Blackbutler: Merci de tes encouragements.
Thesafirana: Sébastian était obligé à la fin d'en arriver à là. Mais, ce n'est pas de gaité de coeur.
Lady lisa-Chan: Ne t'excuse pas voyons. C'est déjà un plaisir de lire des commentaires et que tu nous lises. Je ne pense pas non plus avoir mis en place une bonne façon de pensées pour Sébastian. Après chacun voit midi à sa porte. Puis dans chaque écriture il y a une part de nous-même. Tu as vu Ciel n'aide pas du tout Sébastian. C'est de sa faute en fait tout cela. Mon pauvre Sébastian, on devrait le plaindre.
Bocchan-Chan: Encore une fois, tu as vu juste. Si Sébastian pouvait mettre Ciel en cage, il le ferait avec grand plaisir. Il est en guerre contre tout le monde. Au fond, l'esprit humain lui fait peur aussi. Sébastian se tend un piège ou tend un piège à son Bo-Chan pour faire avancer les choses. Il reste fidèle à la provocation. Mais au fond, il obtient ce qu'il veut puisque la réaction de Ciel démontre certaines émotions à l'égard du majordome.
Bonne lecture ;p
POV's Ciel
Je cours, je cours à travers ces couloirs. Puis, je me stoppe. Il m'a vu. Il m'a vu. Il m'a vu. Et… dégoutant ! C'est dégoutant ! Il… Il… Il !
Je tente de reprendre ma respiration et je rentre dans la bibliothèque. Le connaissant, il va venir me parler incessamment sous peu. Il va chasser cette prostituée et venir s'expliquer.
Mon corps tremble. Mes membres me font mal. Je dois avouer que je suis terrifié à l'idée de ce qu'il va se passer après. Ou alors, je suis en train de cauchemarder ? C'est ça ? Ça serait logique vu que cette affaire comporte un meurtrier homosexuel. N'est-ce… pas ?
Je cherche à tâtons un des fauteuils de la bibliothèque et je m'assois dessus, ramenant mes jambes contre mon torse. Je tremble comme une feuille, j'ai froid, chaud et envie de vomir. Ce n'est vraiment pas agréable. Ce n'est pas possible. Dites-moi que ce n'est qu'un cauchemar ?
Je ne sais pas combien de temps passe, trop court car j'entends toquer et un candélabre vient illuminer la bibliothèque. Je tourne mes yeux vairons et j'aperçois Sebastian. Son visage est grave et encore plus blanc que d'habitude j'ai l'impression… ou est-ce l'effet des lumières ?
Il s'avance vers moi, je ne le quitte pas des yeux. Mon majordome se tient enfin devant moi, me surplombant de sa taille. Je reste encore calfeutré dans mon fauteuil, les jambes contre mon torse. Je tremble comme une feuille, j'ai froid.
Sebastian s'éloigne de moi et s'approche d'une petite armoire. Il revient vers moi et me tend une couverture. Avec hésitation, je tends la main et l'attrape finalement et brutalement. Je la déplie et me couvre avec. Je reporte de nouveau mon regard sur lui.
Il y a un grand silence pesant. Il attend peut-être que je dise quelque chose ou bien est-ce lui qui cherche quoi me dire.
_ Vous avez vu quelque chose dont vous ne devriez pas, commence-t-il.
_ Bien sur, répliqué-je.
Tiens, je pensais que j'allais crier. Toutefois, mon ton est glacial.
Il se rapproche de moi. Par réflexe, je saute du fauteuil et recule.
_ Ne me touche pas !
Je recule encore et je me laisse tomber par terre, tremblant. Je ne sais pas si j'ai peur ou si c'est la colère qui me fait cet effet. Sebastian, lui, s'est figé. Il me regarde avec une pointe d'inquiétude. Ses yeux rouges sont beaucoup plus humains tout à coup. Ça me met encore plus mal à aise.
_ C'était quoi ça ! Crié-je.
_ Je peux tout vous expliquer, se défend-t-il.
J'écarquille mes yeux sous la colère et le dégout.
_ Mais j'espère bien ! Mon ton se hausse. Tu emmènes une putain sous mon toit ! Et tu l'appelles par…
Ma voix se tait. Je me rends compte de l'ampleur de la chose. Ai-je rêvé ou pas alors ?
_ Je ne le ferai plus. Ce que vous avez entendu a du vous ébranler et c'est la vérité, Bocchan. Je suis attiré par vous de bien des manières. Et avec les années, il devient de plus en plus difficile de refouler ce désir.
Systématiquement, je passe ma main dans mes cheveux et les mêle sous le stress.
_ Attends une seconde.
Ma voix redevient un peu plus douce.
_ Ça dure depuis combien de temps ça ?
Je le regarde avec exaspération, ma respiration s'accélère.
_ Depuis plusieurs années.
Je lâche un soupir désabusé et écœuré. J'hoche la tête de gauche à droite, me sentant trahi et… je ne sais pas.
_ Toutefois, reprit-il. C'est rare que j'emploie ces… petites vertus. La plupart du temps j'essaye de prendre sur moi. Bocchan, avant d'être votre majordome, je suis un démon, me rappelle-t-il. Vous devez vous douter que les démons ne sont pas les créatures les plus pures qui existent.
Je le fixe, comme surpris et dépité. Soudain, je me lève, faisant tomber la couverture qui me couvrait.
_ Ce n'est pas une raison ! Hurlé-je en le pointant du doigt. Tu m'appartiens démon ! Tu n'as pas à fricoter avec des putains sous mon propre toit sous prétexte que tu es attiré par moi ! Et puis d'abord pourquoi tu te mets à être attiré par moi ! Je suis un homme ! Ta nourriture ! Et puis aussi, je t'interdis formellement d'avoir quelconques frivolités ! Tant que tu es sous contrat avec moi, tu m'appartiens complètement ! Est-ce clair !
Ma respiration est saccadée, je suis hors de moi. Pourtant, je frissonne… de peur. Les yeux de Sebastian ont changé. Ils brillent et un sourire aux longues canines se dessine sur son visage.
_ Dans ce cas, reprend-t-il avec une voix doucereuse. Mon Bocchan, accepterez-vous de vous laisser au diable ? J'appartiens à vous, cela va de soit. Mais il en va de même pour vous !
Je me crispe et comprends le sens de ses paroles et les miennes précédemment. Je comprends où il veut en venir. Je baisse mon bras et ma tête. Je me demande comment on a fait pour arriver à une telle situation. Je l'entends se déplacer vers moi et le vois à travers mes cheveux, je perçois sa main se tendre vers moi. Je recule d'un pas et il se fige. De ma main droite je serre ma chemise de nuit, à l'endroit même où mon cœur semble menacer de sortir.
_ Tu es sale, murmuré-je après un moment. Je refuse que tu me touches tant que tu ne t'es pas lavé.
Tout en disant cela, je me rassois par terre et m'enveloppe de nouveau dans la couverture, comme un cocon protecteur. Je n'ose pas regarder le démon mais je l'entends soupirer et il s'approche encore, se baissant à son tour.
_ Regardez-moi.
Sa voix est douce et rassurante.
Je lève ma tête et dégage une mèche rebelle. Mon œil saphir le toise. Sebastian sait que je lui en veux et que je le déteste à ce moment précis.
_ Je vais me laver puisque c'est votre souhait. Ensuite, nous parlerons plus en détails. Il me semble que cela va être difficile à partir de maintenant, Bocchan. Vous savez que nous sommes sur le point de non-retour et que notre relation a déjà changé, impliquant ainsi de nombreuses conséquences sur l'avenir.
J'hoche la tête et je détourne le regard. D'instinct, je touche mon œil marqué par son sceau. Et oui… je lui appartiens comme il m'appartient.
_ Vas te laver, ordonné-je. Et après, viens dans ma chambre avec un chocolat chaud et une pâtisserie.
_ Vous avez déjà volé une tablette de chocolat.
Je me sens m'empourprer alors que je le fixe méchamment.
_ C'est un ordre ! Répliqué-je. Je veux un chocolat chaud et une pâtisserie tout à l'heure !
Je le vois ricaner et il se lève. Sebastian s'incline légèrement, une main sur le cœur avec son éternel sourire à la noix.
_ Yes, My Lord.
Il sort de la pièce, me laissant seul. Je soupire et me lève, il faut que je rejoigne ma chambre.
POV's Sebastian
Il faut que je parle au plus vite à mon Bocchan. Il a dû se cacher dans un endroit sombre où malgré tout il serait en sécurité. Je commence à chercher un peu partout dans la résidence. J'avoue que je ne pense pas le chercher à l'extérieur. Ça serait stupide de sa part de se mettre en danger ou d'attraper froid. Puis, je sens sa présence, ou plutôt, je ressens de la peur et du dégout dans l'âme que j'ai choisi. Il est dans la bibliothèque, en position de fœtus. Peut-être se remémore-t-il ces temps anciens où il pouvait encore être joyeux avec ses parents ? Mais désormais, il n'y a que moi. Et il n'a plus aucune échappatoire.
Une fois rentré dans cette pièce, je vois qu'il est en train de trembler, de froid ou de terreur. Les deux surement. J'approche le candélabre de ce lieu et de sa noble personne. Mon visage est tendu, il va falloir aborder la chose. Le moment des révélations est donc arrivé, hélas pour moi. Toutes ces choses que j'aurai voulu lui cacher, je vais devoir malheureusement les le lui dire.
Mais avant de parler de tout cela, je me dois prendre soin de mon Bocchan. C'est pour cette raison que je ne vais pas tout de suite dans sa direction mais je prends une couverture que j'ai tendance à laisser dans chaque pièce au cas où. A ce moment, je n'avais jamais été aussi content d'avoir eu cette idée.
Je me rapproche de lui sans lui témoigner aucune émotion afin qu'il ne voit dans mon geste aucune chose néfaste. Malgré une grande hésitation, il prend la couverture d'une manière assez brutale et s'entoure avec. Cette action faite, je peux maintenant lui parler. Un lourd silence est en train de s'installer. Cette pièce a pourtant connu des silences longs, mais ce n'était rien concernant celui que nous sommes en train de subir.
_ Vous avez vu quelque chose dont vous ne devriez pas, finis-je par dire.
_ Bien sur, réplique-t-il.
Etrange. Il ne crie pas. Il est trop calme et trop posé. Comme si le surplus d'émotion l'avait transformé. Je sais cependant que cette attitude allait être de courte durée. D'ici quelques instants, il va de nouveau s'énerver et son habituel caractère va reprendre le dessus.
Cette situation m'énerve à un plus haut point. Elle m'est insupportable car je sais que nous sommes tous les deux coupables de ça. J'aimerai tellement lui faire comprendre cela et qu'il puisse partager ce que j'ai ressenti. Je tente donc de me rapprocher de lui afin de lui montrer que je ne lui veux aucun mal. Je veux juste… à peine ai-je fait un mouvement dans sa direction qu'il saute de son fauteuil en hurlant.
_ Ne me touche pas !
Il ne cesse de reculer et finit par tomber. Il est sous le coup de l'émotion et la colère commence également à apparaître. Ceci n'est pas bon. J'ai peur de ce que ça va donner pour la suite, j'ai peur de demeurer un démon solitaire. Je n'ose plus rien faire. Moi le grand démon de notre ordre, moi celui qui aie fait souffrir tant d'humains, me voilà presque remis à leur place. Il continue à me crier dessus malgré sa position inconfortable :
_ C'était quoi ça !
_ Je peux tout vous expliquer.
Je vous le dois d'ailleurs. Je n'en pouvais plus de garder ce secret. Mon Bocchan n'attend plus que cela aussi. Il laisse désormais exploser sa colère :
_ Mais j'espère bien ! Tu emmènes une putain sous mon toit ! Et tu l'appelles par…
Il n'ose pas finir sa phrase tant cette vision l'a choquée. Est-ce parce que lui aussi ressent la même chose ou tout simplement car il attendait mieux de moi ?
_ Je ne le ferai plus. Ce que vous avez entendu a du vous ébranler et c'est la vérité, Bocchan. Je suis attiré par vous de bien des manières. Et avec les années, il devient de plus en plus difficile de refouler ce désir.
Je viens de lâcher une ancre en pleine mer tumultueuse… j'attends de voir maintenant si le fait de l'avoir posé va permettre de la rendre plus agréable. Pour le moment, mon Jeune Maître ne dit rien et semble tout du moins analyser ce que je viens de dire.
_ Attends une seconde, me dit-il d'un ton beaucoup plus doux. Cela dure depuis combien de temps ?
_ Depuis plusieurs années, suis-je obligé d'avouer.
Je ne peux plus m'arrêter ici. Je viens de franchir le point de non retour, je me dois de continuer :
_ Toutefois. C'est rare que j'emploie ces… petites vertus. La plupart du temps j'essaye de prendre sur moi. Bocchan, avant d'être votre majordome, je suis un démon. Vous devez vous douter que les démons ne sont pas les créatures les plus pures qui existent.
A voir comment est mon Bocchan, je sais par avance que je n'aurai jamais dû sortir ce genre de propos. En effet, il se lève presque de manière inconsciente, comme si une force semblait désormais le dominer. Je me demande au fond s'il ne serait pas plutôt jaloux de la situation dont il a été témoin.
_ Ce n'est pas une raison ! Hurle-t-il en me pointant du doigt. Tu m'appartiens démon ! Tu n'as pas à fricoter avec des putains sous mon propre toit sous prétexte que tu es attiré par moi ! Et puis d'abord pourquoi tu te mets à être attiré par moi ! Je suis un homme ! Ta nourriture ! Et puis aussi, je t'interdis formellement d'avoir quelconques frivolités ! Tant que tu es sous contrat avec moi, tu m'appartiens complètement ! Est-ce clair !
Malgré la grande colère qui se dégage, je ne peux m'empêcher de sourire. J'ai pu déceler dans ses paroles, un semblant de sentiment envers ma personne. Je suis extatique par rapport à la nouvelle situation qui se présente à moi. Je sais désormais qu'il éprouve de la jalouse. Je commence un peu à reprendre le dessus sur cette conversation pour finalement, lui montrer mes canines et redevenir le démon que je suis.
_ Dans ce cas, dis-je avec un petit plaisir. Mon Bocchan, accepterez-vous de vous laisser au diable ? J'appartiens à vous, cela va de soit. Mais il en va de même pour vous !
Sur cette dernière phrase, j'ai pris mon temps pour la dire en le regardant avec insistance. Mon pêché de luxure commence à revenir rapidement. Il vient de se faire prendre au piège. Il réalise enfin ses paroles. Je gagne peu à peu du terrain sur lui. Je reste figé, mais non par tristesse mais parce qu'il commence à m'amuser.
_ Tu es sale, murmure-t-il. Je refuse que tu me touches tant que tu ne t'es pas lavé.
Il retourne s'assoir et reprend sa couverture pour s'enrouler dedans, tel un cocon. Sa phase de colère est maintenant, et je le sais, partie. Il n'ose plus me regarder car il est désormais pris au piège de ses propres sentiments. Je ma baisse vers lui.
_ Regardez-moi.
Il m'obéit malgré tout, même si au fond de lui, il me déteste.
_ Je vais me laver puisque c'est votre souhait. Ensuite, nous parlerons plus en détails. Il me semble que cela va être difficile à partir de maintenant, Bocchan. Vous savez que nous sommes sur le point de non-retour et que notre relation a déjà changé, impliquant ainsi de nombreuses conséquences sur l'avenir.
Il ne peut que confirmer mes dires. Cependant, son hochement de tête va au-delà de la simple affirmation. Il touche également son œil où le sceau témoigne de notre appartenance respective. Je sais maintenant qu'il a compris qu'il est également à moi.
_ Vas te laver, ordonne-t-il. Et après, viens dans ma chambre avec un chocolat chaud et une pâtisserie.
_ Vous avez déjà volé une tablette de chocolat, répliqué-je d'un air malicieux.
_ C'est un ordre ! Je veux un chocolat chaud et une pâtisserie tout à l'heure !
Je ne peux m'empêcher de rire. La situation tourne à mon avantage et mon Bocchan m'invite maintenant dans sa chambre. Je vais pouvoir enfin assouvir mes passions. Je lui réponds de mon traditionnel « Yes, My Lord ». Puis, je prends congé imaginant dans ma tête la future scène.
A suivre...
