Hellooooooooooo! Je suis tellement désolée pour ce retard! J'espère que vous n'avez pas attendu trop longtemps...Bref mais bon me revoilà enfin avec mon nouveau chapitre, tout beau, tout frais et spécialement pour vous ^^
Réponses aux reviews:
ElannaElrondiel: Ahah merci ^^
Turrislucidus: Ahah, c'est pas grave si tu as un peu de mal avec le français (il faut dire que c'est pas aussi facile que l'anglais...) c'est l'intention qui compte :)
Ah je suis contente que ça te plaise toujours autant! Oui c'est vrai pour avancer il doivent tous les deux faire des concessions! Oui c'est vrai il aurait dû lui dire XD (mais je pense qu'elle le saura un peu plus tard :p) En tout cas encore merci!
Anga27: Merci beaucoup! Euh...si tu entend suite par "nouveaux chapitres" bien sûr que oui ^^ mais si c'est suite "nouvelle fanfiction" où il y aura de nouvelles péripéties je ne pense pas :)
Ah au fait! J'ai inclus une "référence" dans ce chapitre et c'est assez flagrant donc à vous de trouver :)
Chapitre 7 : Une journée normale...ou presque !
Je rentrais chez les Bucket et pris un petit-déjeuner qui me fit le plus grand bien. Personne ne me posa de question, pour mon plus grand soulagement. J'aidais ensuite la mère de Charlie à faire la vaisselle. Nous discutâmes gaiement, c'était vraiment une personne adorable.
-Je vous remercie, c'est pas tout les jours qu'on se fait aider comme ça!rit-elle.
-On ne vous aide pas à faire la vaisselle ?
-Si, mais c'est seulement quand je le demande ! Mais bon, après tout ce n'est pas moi qui m'occupe de ménage, c'est mon mari.
-Vous vous partagez les tâches ménagères ?
-Oui. Il lave la maison et le linge tandis que je m'occupe de la vaisselle et de la cuisine. Et heureusement ! Mon dieu que mon mari cuisine mal...
Un petit rire s'échappa de ma gorge. Je terminai d'essuyer les couverts.
-Alors ? Vous vous êtes réconciliée avec Willy ?
-Oui.
-Il n'avait pas trop l'air... réticent ?
-Non, pas du tout.
Elle parut soulagée.
-Pourquoi ? Demandais-je.
-Pour rien. »
Je passais les deux heures suivantes à discuter avec les grands-parents. Ils étaient absolument charmants. J'étais un peu réticente au début mais je m'habituais rapidement. Grand-père Joe me raconta son travail chez Willy et combien il avait été époustouflé lorsqu''il était revenu ici. L'histoire du prince indien me fit beaucoup rire.
« Mais au fait, où est Charlie?me rappelais-je.
-Il remplace quand il n'est pas là dit Grandpa Joe.
-Tout seul ? Ce n'est pas un peu dangereux ?
-Non, et de toute façon les Oompas-Lumpas sont là si il y a un problème.
-Les Oompas-Lumpas ?
-Les travailleurs de M. Wonka.
-Oh, drôle de nom, murmurai-je.
-Oui, c'est parce qu'ils ne sont pas comme nous, expliqua M. Bucket.
-Ah. Euh... ce sont des aliens ?
Le père de Charlie hurla de rire.
-Non ! Ils sont juste très petits ! Et un peu malicieux...
-Comme des nains ?
-Un peu, mais les nains ont des barbes, pas les Oompas-Lumpas !
J'appris ensuite des rudiments de tricots avec grand-mère Georgina et Joséphine. J'eus beaucoup de mal à comprendre comment ça fonctionnait, puis je pris aisément le coup de main. Il régnait une atmosphère douce et à la fois insouciante dans cette maison. Je m'amusais et j'étais bien. Et depuis longtemps, j'oubliais tout autour de moi.
« Vous restez pour manger?me demanda la mère de Charlie.
-Oh, je ne veux pas vous déranger.
-Mais non, ne t'inquiètes pas, reste donc pour le repas.
-C'est vrai ? Euh...je veux dire, merci.
-Pas de problème.
-Je peux vous aider ?
-Non, je vais me débrouiller. Je ne veux pas te déranger dans ton tricot ! »
Je souris et terminais mon ouvrage. J'avais tenté de faire un gant. Bon, ça ne ressemble pas à grand-chose mais c'est un début, tentais-je de me rassurer. Je le fus moins lorsque je vis rire Mr. Bucket lorsque je lui présentant ma création. Je me maudis intérieurement tout en me promettant de ne plus jamais tricoter de toute ma vie. Une délicieuse odeur se répandit peu à peu dans l'air, mon ventre se mit à gargouiller.
« Comment trouvez-vous Willy ? Demanda tout à coup Georgina.
-Oh, hum..je ne sais pas...
-Mais vous avez bien un avis non ?
-Oui, il est...sympathique.
-Et beau non ?
Je détournais le regard, gênée, et répondit :
-Ce serait un mensonge de ne pas l'avouer. »
Elle parut satisfaite d'elle-même. Puis nous passâmes à table. Mrs. Bucket avait préparé des pommes de terres sautées et des steaks. Je m'attablais avec les grands-parents. Charlie entra alors. Il était recouvert de...substance gluante ?
-Encore des problèmes avec cette machine, mon chéri ?
-Oui, grommela-t-il.
-Quelle machine ?demandais-je intriguée.
-La machine à gelée.
-À gelée ?
-Ouais. En fait, elle sert à fourrer les chocolats de confiture avec un parfum choisi. Mais depuis quelques temps, elle fait n'importe quoi et projette de la gelée partout, expliqua le garçon.
-Embêtant, remarquais-je.
-Très. Je vais me changer, annonça-t-il.
Il revint 10 minutes plus tard, avec de nouveaux vêtements et visiblement plus propre. Nous mangeâmes rapidement. Une fois à la table débarrassée, Charlie me proposa de l'accompagner à la salle des inventions. Ce que j'acceptais avec plaisir.
Nous sortîmes et nous traversâmes la prairie jusqu'à arriver sur la berge, non loin de la cascade de chocolat. Au bord de la rivière, il y avait un bateau rose bonbon en forme d'hippocampe. Je remarquais qu'il y avait des petits hommes en combinaison bleue à la place des rameurs. Sûrement les Oompas-Lumpas. C'est drôle je les avaient imaginés plus pâles, avec des cheveux bouclés. Je ris intérieurement en me rendant compte que mes Oompas-Loompas imaginaires ressemblaient à des créatures tous droits sortis de l'imagination d'un auteur du vingtième siècle.
Puis Charlie monta, je fis de même. L'embarcation tangua et démarra. Les rameurs pagayaient au rythme du tambour qui donnait lentement le rythme. Cela donnait une atmosphère étrange et à la fois envoûtante, mais qui me laissait un peu sur le qui-vive.
Charlie me raconta sa vie d'avant, quand ils avaient à peine de quoi vivre alors qu'ils étaient sept sous le même toit et que seul son père travaillait. La même soupe aux choux servie chaque soir d'hiver parce qu'ils ne pouvaient pas acheter autre chose. Je ressentis un élan de compassion pour cette famille qui avait traversé de dures périodes et qui pourtant avait le cœur sur la main.
Puis le jeune garçon me narra combien il avait été heureux lorsqu'il avait trouvé le dernier ticket d'or dans une tablette Wonka. Il me confia qu'il ne s'attendait même pas à gagner, que pour lui, visiter cette magnifique chocolaterie avait été la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Mais il s'était trompé, c'était lui qui était jusqu'à la fin et qui avait remporté le prix spécial, c'est à dire qui avait hérité de la chocolaterie.
Malheureusement, il s'était disputé avec Willy.
-Pourquoi il n'a pas voulu que ta famille vienne?demandais-je intriguée.
-C'était à cause de son blocage avec son père. Il avait un problème avec les parents en général. Il l'a toujours un peu d'ailleurs...
-Oui, il m'en a parlé, acquiesçais-je en me souvenant de la conversation de la veille.
-Vous vous parlez souvent ?demanda alors Charlie, intrigué.
-Oui.
-De quoi parlez vous généralement ?
Je grimaçais. La question était sans nul doute spontanée, mais maladroite et indiscrète. Je décidais de changer de sujet.
-Nous entrons dans un tunnel, lui fis-je remarquer pour le distraire.
-Accroche-toi, m'avertit-il.
J'eus le temps de comprendre, mais pas de me tenir. La bateau alla fortement en avant, si bien que partis en arrière et je me cognais violemment la tête contre le banc derrière moi. Le choc me fit voir trente-six chandelles et ma vue se brouilla pendant quelques instants.
-Ça va?s'inquiéta Charlie.
Je me redressais tout en me frottant douloureusement la tête. Bon sang, ça faisait un mal de chien. Demain j'allais sûrement avoir une bosse.
Le bateau était encore ballotté par le courant mais je réussis à garder l'équilibre. Nous débouchâmes sur une sorte de hall, dont la voûte était immense. Je remarquais plusieurs salles étranges comme celle de la crème au café, de la crème fouettée et de la crème pour... cheveux ? Je fis part de mon étonnement à mon accompagnateur.
-Mr. Wonka tient très à cœur la santé de sa chevelure. D'ailleurs, vous ne trouvez pas qu'il a une coupe bizarre ?
-Si, mais ça lui correspond, dis-je pensivement en me massant l'arrière du crâne où une bosse commençait à pointer.
Je vis alors que la rivière était à nouveau agitée, le bateau allait encore faire des siennes...
L'embarcation tangua et prit de la vitesse. Je sentais ma chevelure voler derrière moi et le vent siffler à mes oreilles. Une sensation de légèreté me prit à l'estomac et le sang me monta aux joues. J'avais l'impression de voler, ce qui me donna une décharge d'adrénaline. C'était grisant !
Le bateau fit une embardée soudaine puis se stabilisa. Nous étions arrivés à la salle d'invention.
Nous sortî se tourna vers moi et me regarda, soucieux :
-Tu vas bien ?
-Oui pourquoi ?
-Tu es toute rouge...et tu as les pupilles dilatées.
Je haussais les épaules et entrai après lui. Je fus ébahie. Tout était si moderne et high-tech ! J'avais l'impression d'être dans un décor de film tellement c'était surréaliste. Les machines abondaient, toutes plus incroyables les unes que les autres. Il y avait sans cesse du mouvement, comme dans une ruche d'abeilles. Des Oompas-Lumpas allaient et venaient à leur aise ils portaient tous des tenues noires. Ils me dévisageaient tous avec curiosité et chuchotaient entre eux indistinctement.
« Pourquoi sont-ils comme ça?demandais-je intriguée.
-C'est parce que tu es nouvelle et M. Wonka leur avait parlé de toi.
-Ah bon ?
-Oui, me répondit-il comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Il parle souvent aux Oompas-Lumpas.
Je ne répondis pas, j'étais occupée à regarder ces petites personnes.
-Tu peux explorer la salle, vas-y, reprit Charlie mais surtout ne touche à rien, mon mentor en serait fou. »
Je lui souris et partis à l'exploration de cette salle pleine de mystères. J'étais soudainement excitée comme une enfant. Je courrais d'une machine à l'autre et découvrait avec émerveillement à quoi elles servaient et quel était leur fonctionnement. Willy était vraiment un génie, il arrivait à rendre les choses qui semblaient impossibles possibles. Je ressentis un élan de sympathie envers lui en imaginant combien il a dû s'acharner au travail et persévérer. Il pouvait être fier de se qu'il avait fait.
J'étais en train de regarder la piscine à Gobstopper sans fin lorsque j'entendis un bruit bizarre de l'autre côté de la pièce, comme si quelque chose se cassait. Curieuse, j'allais voir de quoi il s'agissait. J'arrivai et je vis Charlie caché derrière une machine avec quelques Oompas-Lumpas.
« Lena ! s'écria-t-il. Abrite-t...
Il n'eut pas la temps de finir sa phrase et je reçus un jet de substance humide qui me recouvrit des pieds à la tête. Pendant plusieurs instants je ne bougeais pas, choquée. Puis je décidais de m'enlever ce qu'il y avait devant mes yeux. Je remarquais que j'étais couverte de confiture, j'avais été moi aussi victime de la machine à gelée. Je comprenais maintenant pourquoi Charlie et les Oompas-Lumpas s'étaient cachés. Je vis alors qu'ils étaient autour de moi, inquiets.
-Est-ce que ça va ?me demanda le jeune garçon.
-Ouais, dis-je maussade. Décidément c'est pas mon jour aujourd'hui...
Il se mit alors à rire. D'un rire cristallin, enfantin, qui dissipait toute la tension dans l'air. Il était si contagieux que je fis pareil tellement la situation était ridicule. Les Oompas riaient aussi, d'un petit rire de lutins. Je ne pouvais plus m'arrêter, je rigolais à m'en déchirer le ventre. Mais ça faisait tellement du bien! Quatre ans que je n'avais pas ri comme ça! Je me sentais alors complètement libérée de cette souffrance et cette peur qui me pesait constamment.
Nous finîmes par nous arrêter.
-Les Oompas-Lumpas vont te reconduire à ta chambre pour que tu puisses te changer.
J'acquiesçai et suivit les petits êtres qui me reconduisirent au bateau. J'essayai de ne pas trop salir autour de moi mais en vain. Agacée, j'essayai de ne pas y penser et me concentrai sur le voyage. Je goûtais distraitement le goût de la confiture étalée sur le dos de main. Fruits rouges, je crois. C'était délicieux.
Nous arrivâmes dans la salle où il y avait la prairie peu de temps après. Je descendis et remerciai mes conducteurs. Puis je traversais la salle, ensuite le corridor et remontais dans mes appartements.
J'allais dans la salle de bain et prit une douche. À la sortie il y avait des nouveaux vêtements, une robe bleue ciel avec un peu de dentelle qui s'arrêtait juste au dessus des genoux. Elle se nouait juste en dessous de la poitrine, avait un décolleté de forme carré et les manches allaient jusqu'au coudes. Il y avait aussi une paire de ballerines argentées. Les anciens vêtements avaient été retirés.
Je sortis de ma chambre et explorai les autres salles. Je savais que la chambre du fond était celle de Willy. J'atterris d'abord dans de nouvelles chambres et salles de bain. Toutes différentes les unes des autres. Elles étaient toutes dans l'exubérance comparées à la mienne ou celle de Willy (qui gardait des meubles sobres avec des couleurs profondes comme le vert bouteille ou le rouge bordeaux). Il y en avait une avec des couleurs éclatantes des meubles extravagants, très moderne.
Une autre dans le style du XVIIIème avec un lit à baldaquin, des dorures sur les murs et des draps brodés. Encore d'autres sur le thème des fleurs, de l'horlogerie et même des confiseries (avec l'emblème de Willy comme papier peint) !
Il y avait ensuite un salon, une salle à manger, une cuisine (à quoi cela servait si Willy allait manger chez les Bucket?), d'autres salles de bains et une dernière salle que je n'avais pas encore explorée.
J'entrai avec lenteur, savourant le suspense que m'offrait cette salle mystère. J'allumai la lumière. Je fus abasourdie. C'était une salle de musique. Avec toute sorte d'instruments, de tous les pays et de toutes les époques. C'était magnifique.
Et milieu de tout ça trônait un splendide piano noir à queue. Avec lenteur, j'allais m'asseoir devant l'instrument. J'ajustais le tabouret à ma taille. Je levais le couvercle et commençai à plaquer quelques accords.
Des tas de souvenirs me revenaient en mémoire. L'école, les concerts, l'orchestre. Les amis que je m'était fait avant qu'ils ne me soient arrachés.
Et surtout, des mélodies.
Des mélodies que j'avais apprises, adorées, détestées, nécessaires à mon apprentissage. Avais-je gardé le même niveau qu'avant ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir.
Je pris une profonde inspiration et commençai à vraiment jouer.
