Bonjour,
Je m'excuse tellement de vous avoir laisser si longtemps sans nouvelles. J'espère qu'il y aura encore un peu de monde. J'ai été envahis par un tas de boulot en plus de soucis de santé et je suis vraiment navré d'avoir laissé cette fic en plan. Mais j'avais perdu totalement mon inspiration..
Je vous rassure, elle est revenue en force ! Je vous laisse avec ce nouveau chapitre et je vous souhaite une très très bonne lecture.
On se retrouve après, j'espère;)
Des bisous, les licornes !
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La soirée c'est bien achevée , Lucius a même déclaré que ce que j'avais préparé était bien meilleures que la plus part des plats fait pas son personnel de cuisine. Il s'est beaucoup amusé à me voir rougir sous ses compliments avant de partir en effleurant légèrement mes cheveux.
Et maintenant me voilà dans mon lit à tourner en rond, cherchant désespérément le sommeil qui m'échappe sournoisement. Pourquoi cet homme me trouble autant.. Peut-être son côté mystérieux et dangereux. J'ai toujours aimé danser sur le fil du rasoir et jouer avec le feu mais cette fois, quelque chose au fond de moi me dit que je risque d'y laisser des plumes.
C'est finalement sur la pensée de Lucius m'arrachant mon plumage, que je réussis à m'endormir...
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Les derniers jours ont filés à une allure folle, North a fait de fulgurants progrès et commence enfin à se détendre sous la selle. Henry a été supris de voir à quel point il a été rapide de séparer nos deux amoureux. Mais je crois, que Vent du Nord est remplit de talents insoupçonnés et qu'il nous a bien eu.
Élégance, quand à elle est une merveille, elle connaît toujours et aussi parfaitement son travail, l'amener sur les obstacles ne demandent pas de réelles difficultés mais madame aime également s'économiser, ce qui rend les options un poil plus ardu.
Les quatre jours de l'avant concours ayant été particulièrement éprouvant, je n'ai même pas vu Monsieur, qui a pris des nouvelles de nos avancés auprès de Henry. C'est à peine si je tombe sur mon lit pour me relever, un battement de cil plus tard.
Le samedi matin, je finis de préparer le camion en avance après avoir travaillé simplement les deux selle français pour ne pas les fatiguer. Puis, je me dirige vers ma maison pour dormir tout mon saoul est récupérer un peu pour demain...
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Je ne peux pas expliquer à quel point j'aime cette ambiance, la veille des concours. Il est 5h00 du matin, l'air est encore frais et les chevaux bougent tranquillement dans leurs boxes en savourant leurs rations.
C'est si calme... Si paisible... Je prépare silencieusement les licols ainsi que les protections de transport, le moindre son métallique résonne sur les murs de l'écurie, rendant une mélodie douce et chantante.
North s'ébroue avec douceur en me faisant sursauter et je ris légèrement avant de lui offrir son sucre, puis de le préparer pour embarquer avant de m'occuper de son amie.
Le camion est vraiment très vieux, je me demande comment les chevaux ne passent pas à travers le plancher et surtout pourquoi, Monsieur Malfoy qui est très riche, ne prends pas un camion moderne, dernier cri. L'explication de Henry m'a fait hurler de rire : « Monsieur est très conservateur ! ».
Nous voilà donc en route avec le maître d'écurie dans le vieux camion, qui tremble et grince à chaque inégalité de la route. Les chevaux quand à eux se tiennent très calme. Je voudrais bien pouvoir en dire autant, mais le véhicule ne possédant pas de partie sellerie, je me retrouve avec tout le harnachement sous et sur les jambes. J'ai réussis par miracle, à pendre ma veste de concours à la vieille poignée, tenant par la grâce du saint esprit au dessus de la fenêtre.
-Vous pensez que ça va aller avec North Wind ? Demande Henry, sans quitter la route des yeux.
-Je pense, oui. Je souffle. À vrai dire, c'est plutôt Élégance mon sujet d'inquiétude.
-Pourquoi cela ? S'exclame t-il, surpris.
-Je pense qu'elle est proche de ses chaleurs. Elle commence à chercher North au parc. Je ne sais pas comment elle va se comporter entourée d'étalons. Et puis, l'expérience m'a appris à me méfier des chevaux très confiants à la maison. Parfois, le fait de les changer d'environnement les rends extrêmement nerveux et tout n'est plus aussi simple.
-Oui.. C'est assez logique. Conçoit Henry avant de ne plus rien dire.
Le reste du voyage s'effectue sans accrocs, calmement bercé par les grincement du bois et de l'acier.
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La main d'Henry sur mon épaule me secoue un peu brusquement et je grogne en ouvrant les yeux. C'est pas vrai, j'ai encore dus m'endormir sur la route, je trouve que ça m'arrive un peu trop souvent ses derniers temps.
Je découvre, les yeux ébahis, si bien que je me demande si je ne rêve pas encore, un magnifique parc et un immense manoir digne des plus grande course équestre.
Henry gare le vieux camion sur le gazon verdoyant et je remarque que notre véhicule est un des rares seuls. Peut-être que la plus part des concurrents sont arrivés la veille, et ont mis leurs véhicules ailleurs pour ne pas faire tâche.
Je descend avec joie, pour découvrir des étendus immenses qui s'étendent à perte de vue, sans aucunes autres habitations.
À ma gauche la carrière de détente est en sable, tandis qu'à quelques centaines de mètre prend place l'imposant parcours, sur une carrière en herbe. Je remercie mon fort intérieur d'avoir insisté pour prendre la boîte à crampons. Henry a beau m'assurer que sa ferrure spéciale tiens, même en cas de terrain abîmé, j'ai quand même beaucoup plus confiance en de bons et fiables crampons.
Le maître d'écurie m'indique les boxes dans lesquels je peux mettre nos chevaux et je les déchargent enfin. North s'ébroue joyeusement tandis que Élégance chauffe légèrement. Un simple léger coup de longe suffit à la recadrer et elle s'avance tranquillement jusqu'à son box.
Je m'empresse de défaire leurs protections de voyage avant de leurs offrir une marche de vingt minutes chacun, pour les délasser un peu.
De retour aux boxes, j'entends quelqu'un me héler, je me retourne en me forçant à sourire en pensant que c'est Monsieur mais je tombe sur le jeune homme qui m'avait guidé dans le manoir Malfoy.
Je demande un peu incertaine :
-Théodore, c'est bien ça ?
Celui-ci se contente de hocher la tête sèchement avant de me tendre la main et de la serrer brièvement.
-Tu vas bien ? Il demande en se détendant légèrement.
-Oui. Je souris. J'avais totalement oubliée que tu montais aussi. Tes chevaux sont loin ?
-Non, allons les voir si tu le souhaites.
Je m'empresse de lui emboîter le pas, presser de voir les chevaux que ce fils de riche à la chance de monter. Nous pénétrons dans une écurie en dure, quelle chance il a. la sellerie est juste à côté des boxes spacieux. Monsieur Malfoy, a eu moins de guigne en ayant des boxes extérieurs, ce qui nous force à devoir garder le camion à proximité pour entreposer toutes les affaires.
Je remarque que la plus part des chevaux sont noirs ou bais foncés. Un sourire se peint sur mon visage à la pensée que Monsieur Malfoy, n'aime vraiment pas faire les choses comme les autres.
-Et voilà, River Star ! S'exclame Théodore en me faisant sortir de mes pensées.
Je me retrouve face à un imposant étalon sombre, au visage presque famélique. Je demande un peu septique :
-De quelle race s'agît-il ? Je n'ai jamais vu de chevaux autant en os et qui pourtant paraissent puissants,,,
-C'est un croisement entre un pur sang anglais et une vieille race anglaise presque oubliée. Elle était très utilisée pour les courses ainsi que les postiers. Ce sont des chevaux très endurant et léger avec un très belle agilité. La plus part des concurrents ont ce genre de croisement. Il n'y a que Lucius qui possède des Selle Français. M'explique le jeune homme, un peu mal à l'aise
-Et bien. Je souffle. J'ai hâte de voir ses fameux chevaux sur le terrain.
-Et plus tôt que tu ne le pense. Sourit Théodore au son d'une cloche. Viens, c'est le signal pour la reconnaissance.
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Dans la carrière, je me retrouve séparé de Théodore mais Henry prend le relais en me montrant les options et le nombre de foulées entre chaque obstacle que je n'ai pas remarqué, ainsi que les changements par rapport au parcours initial que nous avions reçus il y a deux semaines.. Je remarque que tout les cavaliers sont bien plus jeune que moi, il y a une majorité de garçons. Seule une autre fille, tranche dans ce décor masculin. Cependant, elle à l'air d'évoluer avec joie au milieu de tout ces mâles. Sa tête me fais penser à un pauvre pékinois qui n'a pas eu de chance à la naissance. J'apprendrais plus tard qu'elle s'appelle Pansy et qu'il me faudra me méfier d'elle bien plus que de la peste.
Une fois le parcours mémorisé, je file retirer mon numéro ainsi que mes ordres de passage. Je commence sur Élégance en 10ème position, puis North Wind en 23eme place. Je jure intérieurement car cela ne me laisse pas le temps de voir passer d'autres cavaliers et ainsi étudier la nature des terrains ainsi que les erreurs à éviter.
C'est un peu pressée que je pars vers les boxes extérieur pour préparer la jument qui a fini son en cas depuis longtemps. Je suis accueillis par des hennissements joyeux ainsi que Henry déjà affairé à brosser Élégance. J'attrape la selle et le filet, que je met rapidement et en douceur sur son dos. Henry me donne ma bombe et prend ma veste de concours sous son bras, alors que je saute en selle en prenant soin de ne pas salir mes bottes.
Élégance s'engage joyeusement dans l'allée, direction la carrière de détente, sans ciller sous les hennissements désespérés de North. Cela me rajoute pas mal de stress, je crains vraiment que nous allions droit à la catastrophe avec Vent du Nord, si il panique déjà en ne voyant plus son amie.
Je tends mon numéro ainsi que mon ordre de passage à une dame froide, à l'entrée de la carrière avant de m'engager au petit trot dans celle-ci.
Élégance est comme toujours merveilleuse et aérienne. Elle ignore complètement les autres chevaux bien que cela ne l'empêche pas de me lancer quelques ruades de joie.
Elle ne bronche pas non plus quand Théodore, arrive avec River Star et se place à mes côtés en me souhaitant poliment « bonne chance ».
Toutes mes inquiétudes vis à vis des chaleurs de ma jument, s'envolent et je me retrouve un peu plus détendue et sereine.
Nous enchaînons quelques obstacles avec une facilité déconcertante, puis j'entends au micro la voix annoncer le numéro 9.
Je me presse donc vers la carrière du parcours, où Henry m'attend pour m'aider à enfiler ma veste et donner un coup de chiffon sur mes bottes.
Il serre brièvement mon mollet botté avec un regard entendu et je lui souris timidement avant d'entrée en piste en attendant que le Numéro 9, qui n'est d'autre que Théodore est fini son parcours.
Je regarde son cheval évolué avec un grâce sans limite, on dirait presque qu'il vole au dessus des obstacles sans effort. Par contre, je le trouve un peu plus pataud dans les courbes, que ce que m'avait vanté le jeune homme.
Cependant, il fini tout de même avec un sans faute, parfait. Nous nous saluons presque froidement, alors qu'il sort de la carrière et que je lance Élégance dans un petit galop de croisière.
J'attends en faisant des cercles que mon nom soit annoncé et que la cloche sonne pour m'élancer sur le premier obstacle.
Au son du familier tintement, élégance semble s'embraser et nous enchaînons un très beau parcours quoique un peu trop brouillon à mon goût.
Je sors de la carrière hors d'haleine mais souriante. Henry s'empresse d'attraper les rênes d'Élégance, en m'ordonnant de descendre et d'aller préparer North Wind. Puis, il saute sur le dos de la jument pour aller la détendre avec une agilité que je ne lui connaissais pas.
Avant d'aller au boxe, j'attrape un verre d'eau que j'engloutis, puis un deuxième avant de me sentir de nouveau d'attaque. J'essuie la sueur sur mon front dans une serviette chaude en gémissant de bonheur. J'adore les concours prestigieux, les cavaliers sont vraiment aux petits soins.
Retournant à des préoccupations moins futiles, je m'élance vers North Wind pour le préparer et retourner en carrière. Je ne sais pas si je suis une des seules à devoir monter deux chevaux mais il faudra que je glisse un mot à Monsieur Malfoy, pour que les organisateurs espacent mes tours un peu plus, la prochaine fois.
Comme je le craignais, North est très agité. Bien que nous ayons fait de sacré progrès à la maison, le changement d'environnement le perturbe beaucoup trop. Il ne cesse de piaffer et d'appeler Élégance. Henry a bien fait de prendre la jument et d'aller la détendre plus loin. Ainsi North ne devient pas complètement ingérable.
Je me met difficilement en selle, en endurant les sauts de moutons et les écarts de la part de l'étalon avant de rassembler mes rênes en le talonnant.
Vent du Nord, ne semblant pas être de mon avis devient encore plus fou et j'entends les gens rirent autours de nous et nous montrer du doigt.
Prenant sur moi-même, j'essaye de ne rien laisser paraître et de me concentrer. C'est à peine si je peux m'annoncer à la détente, North ne tenant pas en place.
La fameuse détente est un chaos des plus totales. Mon étalon refuse tout compromis et m'arrache les bras en mettant sa tête entre ses jambes. Je remercie quand même ma bonne étoile d'avoir mis un Side Pull et non un mord, qui l'aurait cruellement blessé.
Les quelques obstacles que je franchis sont une catastrophe. North saute à l'envers avec le dos creux en ronflant furieusement. Les cavaliers présent dans la carrière se moque ouvertement de moi ainsi que de mon employeur, ce qui me rends folle de rage. Cette fois, je tire brusquement sur mes rênes, et rouge de sueur je feule :
-C'est quoi ton problème ! Tu as des choses à dire à mon patron sur ses chevaux, vas-y directement plutôt que de le faire sur le dos de son employée !
La fille à la tête de pékinois ne se laisse pas démonter et réplique :
-Ne t'inquiètes pas ! Je suis sûre que Lucius est déjà mort de honte à l'heure qu'il est ! Quel idiot d'avoir embaucher une fille aussi minable que toi !
-T'es jalouse ? Je crache avec un demi sourire avant de me retourner car on annonce mon numéro.
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Le soleil de plomb tape durement sur la robe blanche de North, luisante de transpiration. Je m'apprête à entrer dans la carrière quand quelqu'un saisit mes rênes et je croise le regard glacial de Lucius qui murmure rapidement :
-Je ne sais pas à quoi vous jouez, Marie. Mais faite en sorte que ce cheval vous écoute !
Je lui répliquerais bien d'aller se faire voir mais évidemment ça ne serait pas politiquement correct. Je me contente donc d'hocher la tête avant de récupérer brutalement mes rênes et d'entrer en piste. Quand je prends le galop, North Wind ne fais que ruer et encore ruer. Cette fois, je pers patiemment et je siffle :
-Arrête !
L'étalon me fait comprendre son mécontentement avec une ruade de plus quand la cloche tinte. Sur la ligne droite menant au premier verticale d'1m40. Je lui redis encore :
-Arrête Vent du Nord. Ici c'est comme à la maison ! Tu retrouveras Élégance après.
Nous passons l'obstacle par miracle, si bien que je me demande si je ne vais pas devoir déclarer forfait. Dans la courbe, je murmure presque suppliante :
-North ! J'ai besoin de toi ! Je ne peux pas faire ça seule !
Tiens, j'ai l'impression qu'il y a de l'amélioration. North à les oreilles plaquées en arrière pour m'écouter et je lui murmure des petits secrets en reprenant contact avec douceur dans son chanfrein.
Je le sais, j'en suis convaincue, le troisième obstacle sera le bon. Oh, ils vont tous arrêter de rire quand ils découvrirons notre potentiel !
North hénit furieusement en franchissant la rivière, s'envolant littéralement au dessus, sous les yeux ébahis des spectateurs.
Maintenant, le plus dur devient de retenir l'étalon qui semble avoir retrouver tout son amour de l'obstacle.
Je regarde avec un sourire le mur qui a effrayé plus de la moitié des cavaliers. Oh oui, nous allons le franchir, le survoler sans efforts. North me met une belle marge de 45 cm au dessus de la dernière brique en plastique, avant de se réceptionner en douceur pour franchir le dernier vertical, et arrêter le chrono.
Je flatte bruyamment l'encolure de l'étalon trempé de sueur, en enfouissant ma tête dans ses crins, le visage radieux.
Cependant, le calme dans l'assemblée me paraît drôlement inquiétant quand je relève la tête, la voix dans le micro annonce avec nonchalance :
-Après délibération, la première place revient aux écuries Malfoy par Marie Nilsen montée sur North Wind pour un temps de 4min09 !
Je m'attends à un rugissement dans le publique mais je suis surprise en n'entendant que quelques timides applaudissements. Je reste en piste, en attendant les autres gagnants pour le tour d'honneur. Théodore est arrivé en deuxième place et Pansy en troisième. Élégance obtient la belle cinquième place.
À la fin du tour, je desselle rapidement North qui est ensuite réquisitionner pour la photo d'honneur entouré de la famille Malfoy aux sourires froids.
J'en profite pour aller me rafraîchir et je tombe sur Pansy qui s'approche de moi en roulant des hanches. Je la regarde faire curieusement en hésitant entre avoir honte pour elle ou exploser de rire. Une fois à ma hauteur, elle prend un verre d'eau en murmurant :
-ça c'est pour ton inacceptable comportement ! La prochaine fois, prend garde ! Sale garce !
Je n'ai pas le temps d'esquiver le verre d'eau composé du liquide et du verre qui vient se fracasser contre ma joue, me trempant et m'entaillant la pommette au passage.
Je tombe accroupie en secouant la tête, voyant dans le flou, Pansy disparaître rapidement.
Ma haine et égale à ma honte alors que je trace dans l'allée pour rejoindre la camion et attendre Henry.
Je colle ma main sur ma coupure qui reste superficielle mais qui saigne abondamment, en ruminant des plans de mort contre cette peste.
Théodore m'arrête, inquiet en demandant :
-Tout va bien ?
-Lâche-moi ! Je gronde en me dégageant d'un coup d'épaule.
-Non. Il réplique. Il faut aller te soigner.
-Lâche-moi, bordel ! Je jure en le poussant violemment avant de m'enfuir en courant, ravalant mes larmes.
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Quand nous arrivons enfin aux écuries, je m'empresse de ranger les affaires et de descendre les chevaux, n'ayant que l'envie de rentrer chez moi.
Henry a eu le bon goût de ne rien demander, juste de me tendre une compresse et du sparadrap.
Une fois les corvées achevées, je flatte avec amour les deux chevaux avant de saluer le maître d'écurie et de partir.
Quand la porte de la maison est enfin fermée dans mon dos, je me laisser glisser le long de celui-ci en sentant tout le poids du stress de la journée s'envoler, me laissant épuisée.
Je crois que j'ai dus m'endormir puisque ce sont des coups répétés sur la porte qui m'ont fais ouvrir les yeux, à l'endroit où je me suis laissée tomber.
Quand j'entrouvre la porte en bois, je tombe sur monsieur Malfoy et je soupire en m'écartant. Il rentre en disant sobrement :
-J'étais venu vous féliciter et m'excuser du comportement inexcusable de la part de Pansy Parkinson.
Je me contente de hausser les épaules, en me laissant tomber sur une chaise en évitant de grimacer sous mes courbatures.
-Quoiqu'il en soit. Repend Lucius. Je tenais à vous féliciter. Vous les avez tous bluffés. Pourtant, le parcours était mal partit mais vous avez sus retourner la situation à votre avantage !
-C'est mon travail. Je grogne.
-Certes et vous l'avez merveilleusement bien exécutée ! Vous avez l'air épuisée ?
Je lui jette un regard l'air de dire « tu crois ?! », avant de soupirer :
-Après deux parcours d'1m40, oui je suis fatiguée.
-Bien alors je ferais mieux de vous laisser vous reposer. Souffle le blond en se levant.
Je le regarde faire un peu grogie avant de me reprendre et de le raccompagner jusqu'à ma porte. Lucius me dévisage curieusement sur le porche avant de se pencher avec douceur et d'effleurer ma joue avec ses lèvres en murmurant
-Faite de beaux rêves, Marie...
