Bonjour tout le monde! Je rentre tous droit de l'Angleterre, d'où mon grand retard. Je suis désolée! Mais pendant ces vacances-ci (OUI c'est les vacances d'été~) je vais beaucoup voyager, donc les chapitres sortiront plus tard qu'avant :/ Mais pour compenser, j'essayerai de faire de longs chapitre, ça vous va? :)
Bon, celui ci n'est pas très long... Gomenasaï ! Mais il est 'important', puisqu'on y apprend des choses sur Cerise. Sur ce, bon chapitre! :)
Disclaimer: Fairy Tail © Hiro Mashima
Edit: fait le 06/09/2014, merci à ma chère beta Nodoka997 !
Chapitre 6 : Un amour de dragon
Depuis combien de temps suis-je sortie de cette tour ? Deux semaines ? Je ne sais plus. Maintenant, mes journées sont tellement riches en aventure que je vois plus le temps passer ! C'est fini, le temps où je comptais chaque jour de plus passé dans ma chambre. Où je comptais chaque chute de neige de plus. Où je comptais chaque anniversaire de plus passé toute seule. Aujourd'hui je ne compte plus, je suis libre !
Enfin, libre… Je n'avais jamais réellement été prisonnière. Cette tour était ma seule protection contre les différents chasseurs de primes et mages noirs, qui en voulaient tous à ma vie. Ce que je n'avais jamais compris, d'ailleurs : pourquoi mes parents n'ont pas expliqué que j'étais simplement mi-humaine mi-dragon ? C'est si mal, d'être un dragon ? À cause de cela, les dix dernières années ont été les plus tristes et les plus longues de ma vie.
Pendant dix ans, aucune visite et personne à qui parler. Pendant dix ans, j'ai dû supporter la solitude et le silence. C'est quelque chose que je ne souhaiterais à personne. Jamais. Même si certains hommes préfèrent vivre seuls, comme j'ai pu le lire dans mes livres, ils ne peuvent pas y survivre.
Ce vide n'est qu'une pure torture.
Je crois que l'année la plus difficile étais la première, quand je n'avais encore que sept ans. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans ma mère. Ma maman, celle qui me faisait des câlins chauds, avec sa peau et ses cheveux tout doux, celle qui me rassurait les nuits d'orage. Je me vois encore pleurer jour et nuit, appelant et criant au secours à ma mère. Ce qu'elle m'a manqué…! J'aurais pu échanger n'importe quoi pour pouvoir la revoir et me jeter dans ses bras. Je me disais en m'endormant : « Ce n'est qu'un cauchemar. Demain, demain matin elle sera là… ». Mais j'ai eu beau rêver, espérer ou prier, elle n'a jamais été là.
Elle me manque toujours aujourd'hui, mais la douleur s'est comme endormie. J'ai fini par oublier, sans quoi je n'aurais jamais pu tenir le coup.
Mon père ? À vrai dire, je ne l'ai pas trop connu. Il est le roi, il se doit de diriger son pays, alors je ne le voyais pas souvent. Il n'avait pas le temps de s'occuper de moi, la petite princesse fragile et pleurnicheuse. Mais je n'en ressens aucune peine. Bien sûr, j'aurais aimé être plus proche de lui, mais à l'époque, tant que j'avais ma maman, tout allait bien.
Pourtant je me souviens lui en avoir voulu, l'avoir maudit et injurié un certain nombre de fois, au début. Je ne connaissais aucune injure, bien évidemment, je le traitais simplement de ''méchant'' ou encore de ''tricheur'' – ma mère m'avait appris quand j'étais petite que tricher était une faute grave.
Au final, je rejetais la faute sur lui. Pourquoi m'avait il enfermée dans cette tour ? Pourquoi m'empêchait-il de voir ma maman ? Je n'avais alors aucune idée du danger que je courais, je ne pensais pas que ma prison était un moyen de me protéger. Comment une petite fille de sept ans pourrait comprendre… En fait, j'étais perdue, je ne comprenais rien à ma situation et j'avais mal. J'ai souffert beaucoup pendant ces dix ans. Surtout lors des premières années. Mais ensuite, au fur et à mesure que je grandissais, j'ai compris pourquoi j'étais ici. Dans aucun de mes livres les humains ne se transformaient en dragon. Dans les contes de fée, le prince tuait toujours le dragon. J'ai fini par comprendre…
Je me souviens avoir lu une histoire où un petit dragon était triste d'être toujours seul, et avait décidé d'aller dans le village humain le plus proche pour se faire des amis. Mais à peine était-il arrivé qu'il fut reçu à coups de flèches et de cris apeurés : les villageois se sont tous enfuis en le voyant, quelques hommes ont essayé de le tuer. Et quand le petit dragon partit en courant dans la forêt pour se sauver, il tomba nez à nez avec un groupe d'enfants du village, qui se mirent à hurler de peur et à le traiter de ''monstre''. Je m'étais mise à pleurer.
La nuit même de cet épisode, j'ai brûlé tous les livres de ce genre.
Après cela, je n'en voulais plus autant à mon père ; mais je mentirais si je disais qu'il n'avait pas laissé une cicatrice douloureuse en moi.
Ma forme de dragon est la seule chose que j'ai pu apprécier durant toutes ces années. La nuit, une fois transformée, je ne me sentais pas comme le monstre de mes histoires, je me sentais forte. Étrangement, c'est ma forme humaine qui me déplaisait le plus… Pouvoir voler et cracher du feu, en quoi est-ce si mal ? Au contraire, c'est vraiment amusant ! Je passais des heures à voler dans la tour, je partais de tout en bas pour remonter à toute allure les étages : la vitesse et l'impression de légèreté me rendaient vraiment heureuse, j'en riais aux éclats ! Malheureusement l'espace était très limité, et en grandissant j'étais devenue trop grande pour voler dans la tour. Mes ailes n'avaient pas assez de place pour se déployer, j'étais condamnée à rester assise ou allongée sur le sol. J'ai déjà essayé plusieurs fois d'utiliser ma force de dragon pour sortir, mais cela n'a jamais marché. La porte d'entrée de la tour, d'ailleurs, était impossible à ouvrir. Ce n'était pourtant qu'une simple porte de bois, mais rien que de la toucher me faisait mal ; peut-être qu'elle avait été renforcée par un sortilège… Toujours est-il que mes tentatives de fuites ont toutes été vaines.
Je crois que je n'oublierais jamais le jour où j'ai pu m'envoler pour la première fois dans le ciel. Au château, je n'avais pas le droit de sortir de ma chambre en forme de dragon, alors à cette époque non plus, je ne pouvais pas voler dehors. C'est donc Natsu qui a permis d'exaucer ce souhait… Cette nuit-là, je ne m'étais jamais sentie aussi libre. Lorsque j'ai pu déployer pleinement mes ailes, j'étais grande, puissante, je pouvais ressentir toute la force que j'avais. Et là, quand je me suis envolée…
C'était magique.
Toujours plus haut, toujours plus vite, je n'avais plus aucune limite ! J'étais invincible ! J'aurais même pu décrocher la lune et caresser les étoiles !
J'ai d'ailleurs promis d'emmener Natsu une nuit sur mon dos et de faire une ballade nocturne. Sous la lumière blanche de l'astre lunaire, au-dessus des rivières d'où les étoiles admirent leur reflet scintillant. Oui, j'aime la nuit. Mais ce n'est pas parce que c'est l'unique moment où je suis dragon, plutôt parce que la nuit nous offre une vue magnifique. Quand on passe dix ans de sa vie avec pour seule vue extérieure les mêmes arbres, verts en été, rouge-orange en automne et blancs en hiver, le ciel nocturne est plus intéressant. La lune change toujours de place, les étoiles sont tellement nombreuses qu'à chaque nuit j'en découvre de nouvelles… En plus, avec ma vision de dragon, je voyais encore mieux ce bout de paysage !
J'ai toujours été curieuse de découvrir ce que cachait ce monde que je ne pouvais pas atteindre. Je suppose que c'est là qu'est née ma très grande curiosité. Natsu m'en a déjà fait la remarque plusieurs fois. C'est lui, d'ailleurs, qui me fait découvrir notre monde. C'est lui qui me montre ce qui est beau, qui m'explique ce que les gens font et ce qu'ils aiment.
Il utilise ses aventures ou encore des gens qu'il a rencontré comme exemple. C'est comme cela que j'ai appris pourquoi il faut s'habiller chaudement en hiver : les hommes-glaçons de l'hiver ne portant jamais de vêtements, les hommes en portent pour se moquer d'eux et pour qu'ils aient l'air stupides. C'est ce qu'il m'a dit. C'est intéressant, non ? Moi qui croyait que c'était seulement pour ne pas avoir froid.
Je me rends compte que je dois beaucoup – voire même tout – à Natsu. Il m'a d'abord libérée de ma tour, et donc de ma solitude. Il m'a accepté telle que je suis, il est le seul qui n'a pas peur de ma forme dragon et il est devenu mon tout premier ami. Il supporte ma curiosité et mes bavardages incessants, en plus il répond toujours à mes questions. Il me fait découvrir l'inconnu… Et il ne m'abandonne pas. Je ne pourrais jamais le remercier assez.
Le seul problème, c'est qu'une fois au château, nous allons devoir nous séparer. Je ne suis pas bête, je suis princesse et lui aventurier, il a bien d'autres choses à faire que de rester avec moi croupir dans un château. C'est bien plus drôle comme vie. Mais... mais je l'aime tellement ! Cela ne fait pas si longtemps que je le connais, je le sais bien, et pourtant l'idée de se séparer me fait mal. Notre temps passé ensemble n'est pas long, mais il représente beaucoup pour moi. Qu'est-ce que je vais faire, moi, si je ne peux plus parler ? Ni rire avec lui ? Ni lui tenir la main, ou... ou être dans ses bras ? Je pensais avoir fini de souffrir en le rencontrant.
…Serait-ce de l'amour ? Bien sûr, je l'aime, mais serais-je a-amoureuse de Natsu ? Il me semble avoir lu une histoire similaire, où la jeune fille éprouvait ce genre de sentiments pour un garçon.
…
Alors quoi, je l'aime ?
Je fus cependant sortie de mes pensées par la tête de Natsu qui venait de tomber sur mon épaule. Clignant des yeux, je repris peu à peu conscience de notre situation actuelle. Nous étions assis sous un grand arbre, le dos contre le tronc, en attendant que la pluie s'arrête. Il pleuvait fort depuis ce matin, mais nous avions tout de même continué de marcher un peu jusqu'à ce que le temps soit trop mauvais pour voyager. Nous nous étions alors arrêtés sous ce chêne massif et en avions profité pour nous reposer. Natsu avait dû s'endormir pendant que je m'étais mise à rêvasser. Selon mon estomac, il ne devait être pas loin de dix heures.
Je baissais les yeux pour regarder la tête rose sur mon épaule. En voyant le visage endormi de Natsu, je souris. Il était tellement adorable comme ça ! Un vrai petit garçon… Hésitante, je déposais un léger baiser sur le sommet de son crâne. S'il m'avait prise sur le fait, j'aurais été morte de honte… Je le regardais de nouveau en souriant un peu plus.
« Mon prince charmant… »
Oubliant toutes mes précédentes inquiétudes, je posais ma tête contre celle de Natsu. Heh, ses cheveux me chatouillaient un peu… Puis je me rendis compte de quelque chose : même si je ne comptais plus les jours passés dans ma tour, je me retrouvais à compter le temps qu'il me restait avec Natsu.
Après notre petite sieste, nous sommes repartis en route, le ciel s'étant dégagé. Natsu m'avait annoncé qu'il ne nous restait plus qu'une petite journée de marche, et que d'ici demain après-midi je serais de retour au château royal. Honnêtement, j'aurais aimé que le voyage soit plus long.
Je veux dire, il y a tellement de choses à voir ! Les paysages sont tous complètement différents, je ne pensais pas que la nature pouvait être si diversifiée, surtout dans notre petit royaume. J'en prends pleins les yeux : collines, rivières, falaises ; jaune des sables, vert des forêts, l'eau verdâtre des marais ou bien claire et limpide des étangs ; des champs entiers de fleurs rouges, orangées ou bien lavandes, suivis de champs de culture de maïs, de choux ; des fruits ronds, ovales, avec des épines ou à pois, petits ou gros. Bien sûr, j'ai tout goûté ! Enfin, depuis que j'ai mangé des baies empoisonnées, je demande d'abord à Natsu si ce que je trouve est comestible.
Il y a aussi beaucoup d'animaux, ça me change des cafards ou des araignées de la tour. Des mignons, comme les lapins, les biches et les cerfs, les petits oiseaux ; d'autres plus moches comme les poissons, les crapauds, les sangliers ou les vers de terre. Je suis d'ailleurs jalouse des oiseaux, eux, ils peuvent voler la journée… À part les chauves-souris, on ne rencontre pas grand monde la nuit, dans le ciel. Certains de ces animaux avaient également de drôles de couleurs, mais personne ne bat HappyHorse dans ce domaine.
Le monde extérieur est si vaste et fascinant ! Je ne me lasse jamais de regarder autour de moi. Je pose donc beaucoup de questions à Natsu, j'ai envie d'appendre vite à propos de ce nouvel univers. Moi, j'adore, mais il s'en plaint beaucoup… Il dit que je suis trop curieuse, bavarde et naïve. Il n'empêche, malgré tout, il me répond. Si je le gonflais autant qu'il le dit, il m'ignorerait ou s'énerverait un bon coup. Hah ! En plus, je suis sûre qu'il exagère, je ne suis pas si naïve.
« Eh, Cerise ! » m'appela alors Natsu.
Lui et HappyHorse marchaient derrière moi. Comme je veux bien tout voir, je vais devant.
« Oui Natsu ? »
« Si tu ne fais pas attention où tu marches, tu risques de tomber nez à nez avec un loup-garou ! »
Un loup-garou ? Comme dans Narry Poutère ?!
« Ç-Ça existe… ? »
Je ne suis pas peureuse, non non non ! M-mais les chiens, je ne les aime pas trop…surtout les gros. Comme les loup-garous. Rien que d'y penser, j'en ai des frissons !
« Qu'est-ce que je vais faire ?! »
Dans sa petite panique, Cerise ne vit pas Natsu et son cher compagnon bleu pouffer de rire dans son dos.
Quelques mètres plus loin, bien cachés à l'abri des fourrés, deux énormes yeux menaçants observaient nos jeunes voyageurs. Un grognement sourd se fit entendre :
« Seuls les vrais hommes peuvent traverser mon territoire. Vous ne perdez rien pour attendre, petites vermines… »
A/N: Alors, qu'en pensez-vous? Vous avez devinez qui sera le prochain ennemi? ;)
