Bonsoir
Bon alors, je m'interroge beaucoup sur cette fiction. Dois-je la continuer ou pas ? Il est clair qu'elle n'a pas suscité l'intérêt que j'espérais...
Honnêtement, j'hésite énormément à l'arrêter. Néanmoins, je vous poste encore un nouveau chapitre. On verra ensuite.
AVERTISSEMENT : Ce chapitre contient quelques propos qui peuvent choquer ou heurter dira-t-on. Merci de rester ouvert ou de passer votre chemin.
Disclaimer : je ne possède pas Star Wars.
Chapitre 7 : La rencontre
Padmé s'avança alors dans le long et sombre couloir. Elle qui avait toujours désiré de partir à l'aventure, on ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas servie.
Mais elle n'avait pas souvenir pour autant d'avoir voté de se retrouver dans une maison flippante. Ça, c'était le genre de chose que l'on voyait à la télévision.
On ne pouvait pas dire non plus que le courage figurait parmi ses premières qualités. En même temps, elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de le tester concrètement.
Et de plus, qui ne flipperait pas ne serait-ce qu'un peu à sa place ? Il n'y avait pour ainsi dire aucune source de lumière. Elle marchait dans le noir sans réellement savoir où elle allait.
Et ce maudit plancher qui ne cessait de grincer à chacun de ses pas, ne l'aidait pas beaucoup non plus.
À plusieurs reprises, la jeune femme s'arrêtait une main posée sur son cœur. À ce rythme-là, elle allait réellement avoir une crise cardiaque.
C'est donc à pas d'escargot que Padmé progressa tant bien que mal dans l'obscurité. Elle pouvait ressentir l'effet que cela faisait d'être aveugle.
À tâtons dans l'obscurité, elle s'attendait à tout instant heurter quelque chose. Ses mains étaient tendues devant elle, mais elles ne faisaient que toucher le vide.
Ô combien cela était frustrant. En vérité, elle ne savait dire qu'est-ce qui l'exaspérait le plus. Être aveugle ou ne pas savoir à quoi elle devait s'attendre.
Elle perdit ainsi la notion du temps et elle ne sut dire depuis combien de temps, elle était là à avancer dans ce couloir. En fait, elle ne savait même pas s'il s'agissait réellement d'un couloir.
Elle en avait simplement fait l'hypothèse qui lui paraissait logique. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle avançait péniblement quelque part dans l'immense manoir sur un plancher qui ne cessait de grincer.
Elle hésita à faire demi-tour et à retourner dans la chambre. Peut-être que son mystérieux sauveur viendrait à elle. Mais en même temps, elle n'avait guère envie de faire demi-tour.
Cela signifiait devoir repartir à l'aveugle dans le sens inverse. Bon le point positif, c'était qu'elle connaissait le chemin, si l'on pouvait parler en ces termes.
Elle savait juste qu'il n'y avait aucun obstacle sur sa route. Mais, elle prenait aussi le risque de manquer la porte conduisant à la chambre.
C'est pourquoi elle décida qu'au point où elle en était, il valait mieux poursuivre tout simplement. Elle reprit alors sa route à l'aveuglette.
Padmé donnerait cher pour apercevoir enfin un peu de lumière. Mais toujours rien. Ce manoir était vraiment immense. Elle essaya de se souvenir de la vue qu'elle avait eue depuis l'extérieure en venant.
Mais, elle se rendit rapidement compte qu'elle n'en avait pas gardé grand-chose. Elle n'avait pas pris soin d'examiner le manoir dans son ensemble.
Et maintenant, elle le regrettait. La patience ne figurant pas dans ses qualités, ses proches pouvant le confirmer, elle commença à s'énerver.
Elle laissa échapper un juron terriblement grossier qui aurait fait retourner un vieux couple et donna un coup de pied rageur dans le sol.
Ce qui eut pour effet de produire un craquement des plus inquiétants. Craignant que le sol ne lâche, elle s'écarta aussitôt pour mieux se cogner contre un mur.
Un deuxième juron s'échappa de sa bouche tandis qu'elle se tenait le front. De sa main libre, elle tâta le mur. Elle laissa sa main le parcourir.
Cependant, elle n'y rencontra strictement rien. Pas même un tableau. En même temps, pour quelle raison figurerait un tableau en ces lieux ? Cela n'avait pas de sens.
Reculant légèrement, elle reprit sa route. Elle recommença à jouer les aveugles en se sentant parfaitement idiote. Mais cette fois, elle accéléra le pas.
Jugeant avoir parcouru des mètres et des mètres, elle estimait pouvoir en faire tout autant avoir de trouver enfin quelque chose.
Quelle fut alors sa surprise lorsque ses mains tendues devant elle rencontrèrent un mur. Elle poussa un soupire. Venait-elle d'arriver au bout ?
C'est alors que quelque chose attira son attention. Elle tourna la tête sur sa gauche et aperçut une faible lumière. Elle cligna des yeux. Non, elle ne rêvait pas.
C'était bien une faible source de lumière qu'elle apercevait devant elle. Cela pouvait paraître ridicule, mais face à sa situation, Padmé sourit comme une enfant à qui on venait de donner une sucette.
Sauf qu'il faisait tellement noir que personne n'aurait pu le voir ce sourire. Sans hésiter et se poser la moindre question, elle se précipita vers.
Elle ne rencontra aucun obstacle et lorsqu'elle l'atteignit, elle se rendit compte que c'était de la lumière qui filtrait depuis une fenêtre.
Comme le bois était très vieux et usé, un morceau du bas avait été rongé, d'où la source de lumière.
Elle ouvrit alors la fenêtre et repoussa le volet qui s'arracha de ses gonds dans un horrible craquement. La lumière de l'extérieure l'éblouit dans un premier temps.
Ensuite lorsqu'elle s'y habitua, Padmé crut que son cœur allait exploser. Des yeux. Des yeux flippants. Un horrible cri s'éleva presque aussitôt.
Et Padmé poussa un hurlement à vous faire dresser l'échine dans le dos. Elle fit un bond de deux mètres en arrière manquant de se cogner la tête contre le mur.
Le visage blafard, le cœur battant à deux cents à l'heure, la jeune femme se rendit compte qu'il s'agissait seulement d'un corbeau. Un maudit corbeau.
L'oiseau en question poussa un deuxième cri strident avant de s'envoler du rebord. Padmé mit au moins 5 bonnes minutes à retrouver une respiration normale.
Une fois sa frayeur totalement passée, elle se releva tant bien que mal et observa les lieux autour d'elle. Grâce à la lumière, la pièce s'éclaira quelque peu.
Padmé remarqua alors que sa course dans le noir l'avait amenée tout près d'un escalier. Encore un peu et elle aurait dévalé des marches et des marches.
Elle se retrouverait dans de beaux draps si elle trébuchait dans un escalier. Padmé se retourna afin d'examiner d'où elle venait.
Elle ne s'était pas trompée. Le couloir dans lequel elle se trouvait, car maintenant elle pouvait enfin l'identifier comme tel, comportait un angle de 90 degrés.
Ce manoir n'était pas seulement gigantesque, il était sans aucun doute une sorte de labyrinthe. Génial. S'il fallait qu'elle revienne à sa chambre, elle n'avait aucune garantie de la retrouver si elle devait commencer à zigzaguer un peu partout.
Poussant un profond soupir, Padmé se retourna et s'aventura alors dans l'escalier. Autant dire tout de suite qu'il était bancal et qu'à chaque pas, on manquait de perdre l'équilibre ou encore de traverser le bois à moitié pourri.
Vraiment, c'était à se demander qui pouvait bien fréquenter ces lieux. Padmé descendit alors prudemment marche par marche.
Mais alors qu'elle allait atteindre la dernière marche, le pied gauche de la jeune femme s'enfonça subitement, traversant et brisant ainsi le bois.
Elle perdit légèrement l'équilibre et s'agrippa de justesse à la rambarde qui ne manqua pas à son tour de se briser sous la poigne désespérée de Padmé.
Au final, elle se retrouva les fesses par terre. La bonne nouvelle dans tout cela ? Elle était encore en vie et sa cheville ne s'était pas tordue.
Poussant un troisième juron, Padmé extirpa son pied sans trop de mal. Elle atteignit alors indemne l'étage inférieur. Avait-elle rejoint le rez-de-chaussée ?
Cela, c'était un autre mystère. Elle pouvait très bien être au 3ème étage comme au 5ème étage. Elle n'en avait pas la moindre idée. Pas la moindre.
Padmé ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle. Mais au moins, elle avait progressé dans sa quête. En quelque sorte seulement, car elle n'était pas plus avancée sur sa position.
Mais bon, comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. De toute manière avec tout le raffut qu'elle avait fait, il aurait été étonnant que le propriétaire, s'il y en avait bien un, ne l'ait pas entendue.
Cette maison était vraiment le meilleur endroit pour vous refiler la chair de poule ou de vous convaincre de ne pas y entrer. Pourquoi diable l'avait-elle fait alors ?
Sans doute parce qu'elle n'était qu'une idiote qui manquait d'adrénaline et d'aventure. Pour le coup, elle y repensera à deux fois la prochaine fois.
Sans compter que les deux Jedi l'avaient mise en garde. Mais, elle n'en avait fait qu'à sa tête, fidèle à elle-même. Maintenant, elle n'avait qu'à se mordre les doigts.
Bon et maintenant ? Où allait-elle ? Padmé se rendit compte qu'elle ne désirait qu'une seule chose : s'enfuir d'ici le plus rapidement possible.
Désormais, peu lui importait de savoir si quelqu'un vivait réellement ici ou non. Même cette histoire de vagabond ne l'intéressait plus vraiment.
Elle voulait juste s'en aller et mettre le plus de distance avec cet horrible endroit, car on ne pouvait pas espérer trouver plus lugubre et effrayant que cette maison.
Seulement, Padmé était persuadée qu'elle se trouvait malheureusement très loin de la porte d'entrée, peut-être même à plusieurs étages.
Elle songea vaguement à Shaak Ti et Plo-Koon. Où étaient les Jedi à présent ? Étaient-ils toujours sur cette planète ? La recherchaient-ils ? L'avaient-ils abandonnée ?
S'ils l'avaient fait, Padmé estimait que quelque part, elle l'avait bien mérité. Mais, cela aurait été contraire aux principes des Jedi. Ils ne pouvaient pas être partis sans elle, n'est-ce pas ?
Mais dans ce cas, pourquoi est-ce qu'elle ne les entendait pas ? S'ils étaient dans le manoir, elle les aurait forcément déjà entendus depuis le temps.
C'était vraiment bizarre.
Inspirant un bon coup, Padmé décida de traverser la pièce et pensant avec logique, elle traça tout droit malgré l'obscurité à nouveau présente.
Elle vit alors une grande porte ouverte devant elle. Observant avec attention autour d'elle, elle se rendit compte avec soulagement et excitation qu'elle se trouvait dans le hall.
Elle reconnut alors l'endroit pour y avoir débarquée des heures auparavant avec les Jedi. Elle vit même à nouveau les traces de pas sur le sol.
En relevant la tête, elle distingua nettement la grande porte massive en bois par laquelle elle était entrée. Elle sourit pour la seconde fois comme une enfant.
Finalement, elle n'avait pas été si éloignée que cela de la porte d'entrée. Le manoir n'était peut-être pas si grand que cela en fin de compte.
Franchissant les derniers mètres qui la séparaient de la porte, Padmé repéra que certaines parties de la porte avaient été rongées et des trous laissaient ainsi filtrer la lumière.
Décidément, il n'y avait vraiment plus rien en bon état ici. Haussant les épaules, Padmé tendit la main vers la poignée salvatrice. Il était temps pour elle de plier bagage.
Plus rien ne pouvait l'empêcher de fuir cet endroit maudit et peu accueillant. Oui, vraiment plus rien. Tout sauf peut-être cette main qui se posa, sortant de nulle part, sur son épaule.
La pauvre Padmé crut que son compte était bon. Pour la troisième fois en quelques heures, elle poussa un long hurlement qui devait s'entendre à des kilomètres.
Mais qu'avait-elle fait pour mériter pareil sort ? Ah oui, elle voulait connaître l'aventure. Eh bien, elle était servie.
- Voilà pourquoi je n'aime pas les femmes. grogna alors la voix la plus effrayante que Padmé n'ait jamais entendue.
La peur la paralysa littéralement sur place, la privant de tout mouvement. Elle avala difficilement sa salive tandis qu'elle se mit à trembler de tout son corps.
Qu'est-ce que c'était ? Un homme ou une machine ? La question méritait d'être posée. La voix n'avait absolument rien d'humain.
Mais le pire, c'était sans aucun doute cette respiration à vous glacer le sang. Elle était rauque, saccadée et elle n'avait rien de naturel.
- Vous n'avez pas de langue pour répondre, petite impertinente ? reprit la voix.
Il fallait qu'elle réponde quelque chose. Elle le savait. Mais quoi ? Que pouvait-elle bien dire ? Finalement, Padmé décida de tourner la tête au ralenti.
Et ce qu'elle vit lui donna envie d'hurler pour la quatrième fois. Sauf qu'elle avait perdu sa voix. La main appartenait à un homme ou à une machine de haute stature.
Il était totalement vêtu de noir des pieds à la tête. Son visage était dissimulé par un casque et il portait une longue cape qui lui tombait jusqu'aux pieds.
On aurait dit... eh bien on aurait dit le parfait serial killer d'un film d'horreur. Sauf que là, il s'agissait de la vérité et pas d'un film.
Le front de Padmé perla de sueur tandis qu'elle se mit à respirer bruyamment comme si elle était subitement atteinte d'une crise d'asthme. Sa bouche s'ouvrit, mais aucun son n'en sortit, hélas.
L'homme ou la machine, lui, continuait de la regarder. Elle pouvait sentir son regard sur elle même si elle ne distinguait pas ses véritables yeux.
Sa main était toujours posée sur son épaule et cela ne l'aidait pas à se sentir mieux. Au contraire. Il s'écoula quelques secondes durant lesquelles il ne se passa rien.
Les yeux de Padmé allaient de sa main à son casque, ne sachant pas très bien ce qui la terrifiait le plus.
Finalement, l'homme dut paraître agacé, car il poussa un grognement qui ressembla fortement à un cri de colère ce qui fit sursauter Padmé.
Au passage, elle se cogna, pour changer, contre la porte. La main glissa alors de son épaule pour aller se rabattre le long du corps de son propriétaire.
Padmé déglutit avec peine bien qu'elle fut soulagée qu'il ait ôté sa main, vu qu'elle était tout sauf chaleureuse. Et maintenant ?
Allait-il l'assassiner de sang-froid ? Allait-il la frapper ? Padmé s'attendait un peu près à toutes les réactions ou gestes violents de la part de l'homme en face d'elle.
Tout. Sauf le mouvement qu'il exécuta. Sans mot dire, il tourna subitement les talons et s'éloigna dans l'obscurité. Le cœur de Padmé cognait fortement contre sa poitrine.
Sur le coup, elle ne comprit pas. Pourquoi renonçait-il soudainement ? Il l'avait suivie jusqu'ici, puis abordée. Et maintenant, il s'en allait ? Ce n'était pas logique.
On ne renonçait pas ainsi sur un simple coup de tête. Ou alors, cette personne n'avait rien de censé. Dans un cas comme dans l'autre, cela méritait des explications.
Alors, la jeune femme sortit de son état de stupeur et la curiosité l'emportant à nouveau, elle s'élança sur les pas du mystérieux homme vêtu de noir.
Pas question qu'il s'en aille ainsi ! Mystérieux homme ou pas, il fallait qu'il s'explique. Maintenant.
- Attendez !
Elle eut vite fait de le rattraper. Sans hésiter, elle lui agrippa le bras afin de l'obliger à s'arrêter ce qui fonctionna.
- On a retrouvé sa langue ?
- C'est vous qui m'avez soigné ? lui demanda Padmé ignorant totalement sa question.
- Pourquoi vous voulez le savoir ? Il me semblait que vous vous apprêtiez à partir. Eh bien, je ne vous retiens pas. Partez.
La voix était toujours aussi froide et effrayante. Pourtant, Padmé n'avait plus peur de lui. Le fait qu'il lui ait tourné le dos lui prouvait qu'il ne lui voulait pas de mal.
Et à présent, tout ce qui animait la jeune femme était de la curiosité envers cet homme vêtu entièrement de noir.
- Oui... c... c'est vrai. Mais plus maintenant. Il faut que je vous remercie.
- Non, certainement pas. Je n'accepte pas les remerciements.
- Ah ? Et pourquoi ça ?
- Tu poses trop de questions. Ça m'énerve.
- Hein ? Tu me tutoies à présent ?
Elle venait de le faire également sans s'en rendre compte. Après tout, une personne qui vous tutoie vous incite à en faire de même, pas vrai ?
- Il semblerait. Tu es jeune. Je ne vois pas pourquoi je te dirais vous.
Il insista bien sur le vous. Padmé cligna alors des yeux et fronça les sourcils. Quelque chose la gênait chez cet homme. Il se comportait... bizarrement.
Subitement, Padmé comprit qu'elle n'avait plus du tout peur de lui. Sa personnalité était en totale contradiction avec son apparence.
En fait, c'était exactement le genre d'homme qu'elle n'aimait pas. Sa frayeur passée, elle retrouva sa lucidité et sa capacité à réfléchir.
Était-ce lui le fameux vagabond dont tout le monde en parlait autant sur Coruscant ? Était-il seulement humain ou une autre sorte d'alien ? Ou n'était-ce qu'une machine ?
- Ce qui me laisse penser que tu l'es aussi, répliqua-t-elle alors, sinon tu ne le ferais pas.
- Hm. Perspicace. Les femmes peuvent finalement se montrer plus malignes que prévu.
- Qu'est-ce que cela veut dire au juste ? C'est quoi ton problème avec les femmes ? C'est déjà la deuxième fois que tu en parles en l'espace de quelques minutes !
- Non, je n'ai pas de problème avec vous. C'est juste que j'estime que vous n'avez pas votre place parmi nous. Vous, vous n'êtes bonnes qu'à faire des gosses.
Ah. C'était donc ça. Un pur macho ! En fait, Padmé s'était trompée. Elle n'aimait pas ces hommes, elle les détestait ! Tout simplement.
- Dans ce cas... je crois que je vais retirer ce que j'ai dit. Je ne te remercie pas.
- Et tu as bien raison. Maintenant, tu ferais mieux de t'en aller.
- Ah oui ? Et comment je quitterai cette planète ? Il n'y a rien ici.
Bon, ce n'était pas totalement vrai. Shaak Ti et Plo-Koon étaient certainement encore dans les parages même si elle ignorait où ils se trouvaient.
Et bien que ce ne fût pas vraiment l'envie qui la retenait, Padmé refusait de partir maintenant. Ce serait perdre la face avec cet homme arrogant et macho.
De plus, elle venait d'avoir la réponse à la question qu'elle se posait à son sujet. C'était bien un être vivant derrière ce casque et cette armure.
Un robot ne pourrait jamais avoir de tels propos. Aussi, elle désirait lui donner une bonne leçon et lui prouver qu'une femme pouvait faire aussi bien qu'un homme.
Et même si pour cela elle devrait le supporter. Tant pis. Quand on la cherchait, généralement on la trouvait. Et lui, il venait de le faire.
- Ce n'est pas mon problème. Tu n'avais qu'à pas venir. D'ailleurs, pourquoi tu étais là avec ces Jedi ?
Ainsi donc, il savait ? Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : il avait vu les Jedi. Dans ce cas, pourquoi ne l'avait-il pas donc remis à leurs mains ?
Car visiblement, il ne semblait guère emballé par sa présence. Cela aurait été facile de se débarrasser d'elle. Mais pour une raison inconnue, il ne l'avait pas fait.
Ou alors, c'est qu'elle avait manqué un épisode. Et vu la situation, il semblerait un fameux. Il fallait qu'elle élucide cela, mais pas pour l'instant.
- Je ne pense pas que cela te regarde. répliqua-t-elle alors.
Elle avait beaucoup de questions à poser à cet homme en vérité, mais pour l'instant, elle voulait simplement avoir le dessus sur lui.
- Ah...
Padmé ne pouvait pas voir les yeux de ce mystérieux homme en ce moment, mais ses yeux devaient certainement lancer des éclairs autant que les siens.
Dommage qu'elle ne pouvait pas voir cela. Cela ne manquerait pas de piquant et de l'amuser un peu, il fallait bien l'avouer.
Après tout, elle n'avait pas seulement de la répartie. En fait, elle aimait ce genre de situation au fond d'elle. Sola disait souvent que c'était son côté dérangé qui ressortait.
Pour sa part, Padmé estimait plutôt que c'était un trait de caractère qui lui appartenait. Et à vrai dire, elle en était plutôt fière. Elle aimait ce côté de sa personnalité.
- ... si on pouvait voir les poils pubiens de toutes les femmes, on se rendrait compte qu'il y a beaucoup moins de blondes qu'on le pense...cependant, ça ne changerait rien au nombre de connes.
De plus, Padmé s'était déjà frotté à quelques reprises avec des hommes avec un caractère bien trempé comme le sien, alors... Quoi ?
Que venait-il de dire encore ? Avait-il osé la traiter de conne ? Elle n'avait pas rêvé. Il l'avait bien dit. Bon trop, c'était trop. Il y avait tout de même des limites.
Elle allait remettre cet homme à sa place une bonne fois pour toutes. Sentant le rouge et la colère lui monter, Padmé fronça les sourcils et lança avec force :
- Si tu crois que tes paroles m'affectent, tu te mets le doigt dans l'œil. Et puisque tu sembles tant m'apprécier, je crois que je vais squatter un moment ici.
- À ta guise. Je pense que tu n'as pas manqué de constater que la maison... part en morceau.
- Je suis grande. Je peux me débrouiller.
- Alors bon séjour dans cette humble demeure.
- Je ne te remercie pas.
- Il vaut mieux, en effet.
Et chacun partit alors dans une direction différente. L'homme fit demi-tour et bientôt l'obscurité l'enveloppa et le bruit de sa respiration disparut.
Padmé était si remontée contre lui qu'elle décida d'aller faire quelques pas dehors. Elle repassa alors en sens inverse sur ce qui avait, sans doute, été jadis un jardin.
Après avoir mis une certaine distance entre le manoir et elle, Padmé s'arrêta. Elle soupira. Puis, elle se rendit compte d'une chose à laquelle elle n'avait pas fait attention.
Le vaisseau des Jedi avait disparu. Sur le coup, Padmé resta bouche bée et clouée sur place. C'était impossible. Cela ne se pouvait pas. Les Jedi n'auraient jamais pu partir.
Pourtant, il n'y avait aucune trace du vaisseau. Ils l'avaient abandonné. Ils étaient repartis. Sans elle. La laissant dans le pétrin aux prises avec cet homme.
Un horrible sentiment s'empara alors d'elle. La peur. L'angoisse. Le sentiment d'abandon. Et la colère. Comment, comment avaient-ils pu ? Padmé n'en revenait pas.
Puis, elle repensa à l'homme. Elle se retourna et observa le manoir. Il était vraiment immense, mais surtout dans un piteux état. Il lui manquait la moitié des tuiles.
Sans compter que la peinture était quasi inexistante et il y avait trous ici et là un peu partout dans les murs.
Padmé tenta de se détendre. Elle poussa un long soupir et croisa les bras sur sa poitrine. Elle n'avait désormais plus le choix. Il fallait qu'elle y retourne.
À présent, elle était seule et elle ne pouvait compter que sur elle-même pour trouver les réponses à ses questions. Et cet homme allait les lui fournir de son plein gré ou pas.
Inspirant un bon coup pour se donner du courage, elle revint sur ses pas et un peu à contrecœur, elle pénétra à nouveau dans le manoir.
Seulement, elle se retrouva bien confrontée au même problème que tout à l'heure : l'obscurité. Agacée, elle décida d'employer les grands moyens.
Elle donna un grand coup de pied dans la grande porte et cette dernière s'arracha de ses gonds comme elle l'avait espéré. Cela permit d'éclairer un tant soit peu la pièce.
À présent, il s'agissait de trouver une autre source de lumière pour éclairer ce foutu manoir. Elle repéra quelques meubles et s'en approcha. Elle finit par trouver des chandeliers.
Voilà un bon point. Maintenant, il fallait trouver de quoi les allumer. Padmé redoubla ses recherches et au bout de longues minutes de recherche, elle finit par en débusquer.
- Ce n'est pas trop tôt. grommela-t-elle en allumant un chandelier.
Elle s'en saisit et elle décida de remonter dans la chambre où elle s'était réveillée. Il fallait qu'elle réfléchisse et qu'elle se calme un peu en premier lieu.
Ensuite, elle partirait à la recherche d'informations. Comme on dit, une chose après l'autre. Elle remonta, un peu à contrecœur, dans sa chambre.
La lumière lui permit de repérer certains objets qu'elle n'avait pas pu voir dans le noir. Mais autrement, le manoir n'avait absolument rien de fascinent. Au contraire.
Le plancher grinça à nouveau sur ses pas et sans surprise, elle rencontra toutes sortes d'insectes sur son passage. Elle grimaça, mais elle poursuivit son chemin.
Arrivée à sa chambre, elle referma la porte sur elle. Elle put alors découvrir la pièce qu'elle s'était autodésignée comme lieu de résidence.
Elle posa le chandelier à côté du lit sur la table de chevet à moitié défoncée. Elle observa alors avec attention chaque recoin. Elle repéra d'abord un interrupteur.
Elle leva la tête au plafond et découvrit un lustre accroché. Sans grand espoir, elle tenta de l'allumer, mais rien ne se produisit. Padmé ne put s'empêcher de pousser un soupir.
Elle allait devoir vivre avec les moyens du bord. Mais bon, elle estimait largement qu'elle avait mérité ce qui lui arrivait. Et puis, elle savait se débrouiller toute seule.
Il n'empêche que Padmé se demanda rapidement comment elle allait faire pour manger si elle devait séjourner ici. C'est alors que son regard se posa sur une bouteille posée à côté du lit.
Elle s'approcha. Il y avait également un verre. Elle l'attrapa et l'approcha près du chandelier. En l'examinant à la lumière, elle se rendit compte qu'il n'avait pas de poussière.
Il était tout propre. Étrange. Elle s'intéressa alors à la bouteille. Elle était également dépourvue de toute saleté. Visiblement, quelqu'un l'avait posé récemment là.
Padmé se permit alors de se servir un verre. Elle regarda pour la troisième fois à la lumière. L'eau semblait normale. Elle approcha le verre de sa bouche et avala une gorgée.
Rien de suspect. L'eau était parfaitement potable. Soulagée, elle vida d'une traite le verre. Ensuite, elle s'assit sur le lit et poursuivit son inspection de la chambre.
La chambre était plutôt spacieuse. Mais, il n'y avait pas grand-chose d'entreposé. Simplement ce très vieux lit à baldaquin, la table de chevet, un bureau avec une chaise ainsi qu'une grande armoire.
En somme, ses quartiers n'avaient absolument rien de plaisant. Tout était misérable et miteux. Même le toit comportait des trous. C'était à se demander comment la maison tenait encore debout.
Les jours de pluie promettaient d'être charmants à tout souhait.
Et puis, il y avait une fenêtre. Tout de même. Elle entreprit alors d'ouvrir les volets de sa fenêtre délicatement. Il y eut un grincement, mais au moins le volet ne tomba pas.
La lumière l'éblouit, mais la chambre fut alors baignée par la lumière de l'extérieure. La pièce était loin d'être remplie, c'était clair.
Sur le bureau, Padmé trouva alors d'autres chandeliers posés. Au moins, elle n'aurait pas de problème dans l'immédiat avec la lumière.
Point positif, sa chambre pouvait être éclairée normalement. Elle n'aurait pas à vivre dans le noir. Il ne lui manquait plus que de trouver un bon chiffon, et elle pourrait faire un peu de ménage.
Ensuite, cette chambre pourrait être envisagée de vivable. Elle laissa ensuite échapper un rire jaune. Si elle avait commencé par fouiller ici, elle n'aurait pas eu besoin d'aller si loin pour trouver de la lumière.
Quelle intelligence, vraiment. Mais en même temps, elle n'aurait peut-être pas rencontré le mystérieux homme noir. Maintenant qu'elle s'était calmée, Padmé songea à lui.
Macho, sexiste, arrogant, vulgaire, crétin, borné, égoïste, gros con, connard, abruti.
Padmé le connaissait à peine et pourtant plus d'un adjectif lui venait en tête afin de le décrire. Et aucun d'eux n'étaient positif.
En même temps, comment pourrait-elle lui attribuer ne serait-ce qu'un seul qualificatif convenable avec ce qu'elle avait pu voir et entendre de lui jusque-là ?
À sa place, personne ne ferait mieux qu'elle. Ou peut-être un peu, mais juste un peu alors. Mais comment pouvait-on d'ailleurs être aussi restreint et fermé d'esprit ?
Cet homme n'était pas le premier macho qu'elle rencontrait, mais il dépassait de loin tous ceux qu'elle avait connus. Cela la dépassait complètement.
À ses yeux, ce genre de personne ne devrait même pas exister. Non, mais c'est vrai quoi ! Padmé pouvait comprendre qu'il n'aimait pas les femmes.
Ce point ne la dérangeait pas. Chacun vivait sa vie comme il l'entendait. Mais de là à discriminer clairement le sexe opposé, c'était inexcusable.
S'il était gay, comme Padmé le soupçonnait, c'était son droit. En revanche, il n'avait pas le droit de la rabaisser ainsi. En plus, il ne la connaissait même pas !
Et il osait s'en prendre à elle ainsi. Non, mais quel culot ! Il était hors de question qu'elle s'en aille sans lui rendre la monnaie de sa pièce.
Voilà qu'elle se remettait en colère à cause de lui. Génial !
- Et merde, quelle plaie ! se plaignit-elle en secouant la tête.
Elle se leva et se mit à faire les cent pas. Elle était coincée sur cette planète avec un homme macho. Si ce n'était pas de la veine, cela.
Alors qu'elle se mit à réfléchir longuement, plusieurs questions se bousculèrent dans sa tête. Que s'était-il passé avec les Jedi ? Où étaient-ils donc passés ?
Qui était cet homme vêtu de noir des pieds à la tête avec un drôle de casque ? Était-ce lui le fameux vagabond ? Était-ce lui qui l'avait soignée ?
Avait-il rencontré les Jedi ? Pourquoi portait-il cet accoutrement ? Qui était-il ? Pourquoi vivait-il ici au milieu de nulle part ? Pourquoi ne pas l'avoir rendue aux Jedi ?
Attendait-il seulement quelque chose d'elle ? Comment allait-elle se nourrir dans un monde hostile ?
Que de questions sans réponses, hélas...
Padmé poussa le énième soupire de la journée. Et il était loin d'être le dernier, malheureusement. Mais alors qu'elle analysait sa situation, elle comprit rapidement une chose.
Il fallait qu'elle se confronte à nouveau avec l'homme en noir pour obtenir les réponses qu'elle désirait. Et, elle en profiterait pour le remettre à sa place.
Après tout, il l'avait provoqué et le moins que l'on puisse dire, c'était que Padmé aimait les défis.
Mais d'un autre côté, Padmé ne put s'empêcher de s'interroger. Comment pouvait-on en arriver là ? Avait-il vécu sans figure maternelle ?
Pour l'instant, c'était la seule explication plausible et logique qui lui venait à l'esprit. Quant au port de cette étrange et sinistre armure, elle devait forcément avoir une raison.
D'après ce qu'elle avait pu voir, elle était loin d'être confortable. Avait-il eu des blessures si graves qu'il était contraint de la porter ?
Vaguement, Padmé s'imagina à quoi pouvait-il bien ressembler sans elle. Était-il humain ou alien ? Ce point-ci, elle l'ignorait encore. Était-il beau ?
Padmé laissa échapper un autre petit rire jaune. Quelle importance après tout qu'il soit beau, banal ou laid vu qu'il ne voulait pas avoir à faire avec les femmes.
Et maintenant qu'elle y pensait, ce serait plus facile de l'attaquer si elle n'éprouvait aucune attirance pour lui. Elle risquait dans le cas contraire d'être faible.
Et lui, il était clair, qui ne lui ferait pas de cadeau. Il voulait la guerre, eh bien il l'aurait. Mais d'un autre côté, comment obtiendrait-elle seulement les réponses espérées ?
Finalement, c'était plus compliqué que prévu. Mais en même temps, il n'y avait aucune chance pour qu'elle reste calme s'il lui lançait encore des vannes.
Elle pouvait encaisser et supporter durant un temps, mais il y avait quand même une limite à ne pas franchir. Et selon elle, il l'avait déjà franchie.
Mais comment lui faire cracher les informations qu'elle voulait s'il ne voulait pas avoir à faire avec elle ? Padmé ne vit alors que la ruse.
Elle allait devoir se montrer plus maligne que lui. Peut-être qu'elle devrait se prendre à son propre jeu et qu'il finirait par s'en lasser le premier ? C'était une hypothèse intéressante à prendre en compte.
Elle se promit de la tester dès que l'occasion se présenterait.
Las, Padmé finit par retourner s'asseoir puis se coucher sur le lit. Elle était fatiguée. Elle avait bien besoin d'un peu de repos avant de passer à l'action.
Et c'est sur ces pensées que la jeune femme s'endormit. La prochaine confrontation promettait d'être explosive.
Qu'en pensez-vous ?
Il y a beaucoup de fictions sur Padmé et Anakin, mais il me semble que c'est la seule (peut-être que je me trompe) dans laquelle Padmé rencontre Anakin pour la première fois sous sa forme de cyborg. D'où l'envie que j'avais de créer l'histoire à partir de cela.
Tout comme pour Luke, je trouve intéressant pour Padmé de découvrir Anakin et d'apprendre à le connaître sous cette forme. Cela change un peu !
À bientôt pour la suite (j'espère) !
