Chapitre 6 !
Comme je vous l'ai dit dans le chapitre dernier, je suis entrain de réécrire certaines parties et rajouter des éléments à l'histoire, mais je vais quand même me débrouiller pour publier au minimum une fois par semaine :)
Au programme pour ce chapitre, une vengeance made in serpentard et une nouvelle intrigue... Je n'en dis pas plus XD
Merci pour vos reviews et messages ça fait super plaisir !
Bonne lecture !
Il fallut près de trois semaines à Blaise pour élaborer et mettre en place un plan sans faille pour faire payer à MacMillan l'audace qu'il avait eu de lever la main sur Ginny. Sa magnifique rousse pleine de vie. Un sourire illuminait son visage à chaque fois qu'il pensait à elle.
Ces trois dernières semaines avec elle avaient été plus qu'il n'aurait jamais pu espérer lorsqu'il lui avait proposé cet accord. Ginny mettait un point d'honneur à satisfaire tous ses désirs. Il se rappelait encore du premier soir ou il était rentré du travail et l'avait trouvée nue sur le canapé, les jambes écartées, occupée à se donner du plaisir. Il se rappelait également de la partie de jambes en l'air épique qui avait suivi. Le simple souvenir suffisait à le faire bander, ce qui n'était pas une bonne idée vu qu'il était présentement au bureau et attendait un client important. Mieux valait penser à autre chose.
Pour en revenir à son plan, il avait passé trois semaines à apprendre les habitudes du Poufsouffle. Il avait commencé par charger Polly, son elfe le plus âgé de suivre discrètement sa cible et de lui faire un rapport tous les soirs.
Il s'avérait que MacMillan avait une routine bien définie et était extrêmement prévisible. Cela n'avait rien d'étonnant, et c'était parfait pour Blaise.
Il mettrait son plan à exécution ce soir même. Son alibi était déjà en place. Il avait organisé une réunion suivie d'un diner d'affaire avec quelques clients pour discuter d'un nouveau projet. Le diner aurait lieu dans un restaurant huppé et très fréquenté autant par le gratin du monde sorcier que par les paparazzis avides de potins. Drago prendrait du polynectar et irait au diner à sa place. Ce qui lui laissait le champ libre pour intercepter Macmillan à la sortie de son match de quidditch hebdomadaire et lui faire regretter d'avoir croisé le chemin de Ginevra Weasley.
En parlant de Ginny, cette dernière était une boule de nerfs cette semaine, car elle passait ses examens de fin d'année, et il faisait de son mieux pour la soutenir. Cet après midi elle devait passer son dernier examen. Si elle les réussissait, il lui resterait une année d'internat et une autre de spécialisation. Bien sûr, sa dette était entièrement payée, Blaise y avait veillé et il avait même alimenté un coffre à Gringotts à son nom avec une coquette somme qui lui garantissait d'être a l'abri du besoin lorsqu'elle finirait ses études.
Mais ça bien sur, Ginny ne le savait pas encore. La petite gryffondor était si farouchement indépendante qu'il ne savait pas trop comment elle le prendrait, alors pour l'instant il préférait ne rien dire.
L'avantage au fait que Ginny soit si occupée, c'est qu'elle avait à peine sourcillé quand il lui avait dit qu'il rentrerait tard. Elle lui avait répondu un « hun hum » distrait sans quitter des yeux ses fiches de révisions. Les cheveux relevés dans un chignon tenu par deux crayons et mâchonnant le bout de sa plume tout en marmonnant le contenu de ses notes, Ginny était absolument adorable lorsqu'elle étudiait.
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À la fin de la journée il quitta son bureau et transplana à l'appartement de Drago et Hermione. Drago l'y attendait déjà, et Hermione était avec Pansy à un essayage pour sa robe de mariée.
Ayant accès à toutes sortes de potions vu que c'était son domaine, Drago s'était chargé de trouver le polynectar, et Blaise y avait ajouté une mèche de ses cheveux.
- Tu es vraiment sûr que tu veux faire ça ? Et puis que t'a fait cette personne au juste ?
- Drago je t'ai déjà dit tout ce que je pouvais, tu ne réussiras pas à avoir plus d'information que ça.
- tout ceci ne te ressemble pas, Blaise, c'est un peu normal que je m'inquiète.
- Tu me connais, je ne ferais pas tout ceci sans provocation, alors si je compte défoncer la gueule à ce connard, c'est qu'il a fait quelque chose pour le mriter. Tout ce que je te demande c'est de me faire confiance.
Drago l'observa un instant en silence, puis avec un soupir résigné, vida le contenu de la flasque qui contenait la potion.
Quelques secondes plus tard, deux Blaise Zabini se tenaient debout dans le salon de Drago.
Après un dernier briefing par Blaise pour s'assurer que son ami maitrisait le projet et pourrait mener la réunion sans problème, ce dernier retourna au siège des entreprises Zabini par la cheminée. Si jamais il était suspecté (ce qui était peu probable) les aurors verraient Blaise Zabini se rendre à l'appartement de Drago par la cheminée et revenir à son bureau. Personne ne pouvait se douter que le Blaise qui était parti et celui qui était revenu étaient deux personnes différentes. De l'extérieur, ça aurait tout simplement l'air de quelqu'un qui rend visite à son ami pour discuter de quelque chose et qui retourne à son lieu de travail.
Sous le couvert d'un sort de désillusion, il transplana dans l'allée adjacente au bar dans lequel Macmillan se rendait après chaque match de quidditch amateur auquel il participait.
Il ne restait plus qu'à attendre. Tapi dans l'ombre tel une panthère il attendit que Macmillan fasse son apparition. Et comme tous les jeudi soirs, il arriva au bar vers dix huit heures, et en ressortit deux heures plus tard, légèrement titubant.
Il vit Macmillan dire au revoir aux deux coéquipiers qui étaient avec lui et lorsque ces derniers disparaissaient au coin de la rue, Blaise passa à l'attaque.
Un pétrifictus totalus bien placé et Macmillan s'écroulait face contre terre. Blaise le fit léviter rapidement dans l'allée tout en s'assurant que personne n'avait rien vu, heureusement pour lui, la rue était déserte.
Blaise plaça un sort d'illusion et un assurdiato sur l'allée. Toute personne qui regarderait dans sa direction verrait une allée vide.
Oui, ce n'était pas très légal comme magie, mais il n'était pas très fan de l'idée de finir à Azkaban contrairement à ce que l'on pourrait croire.
Enfin, il pointa sa baguette sur le poufsouffle et murmura ennervatum; il ne voulait pas profiter de l'inconscience de Macmillan, non, il voulait que cette ordure ressente chaque coup, chaque maléfice, qu'il sache ce qu'il en coûtait de s'en prendre à ce qui lui appartenait.
Ce qui lui appartenait ? Intervint sa conscience. Depuis quand considérait-il Ginny comme sienne ?
Certes elle vivait avec lui – à cause du contrat, ajouta sa conscience sans qu'on ne lui ait rien demandé – ils se levaient ensemble tous les matins, prenaient leur petit déjeuner ensemble, il l'embrassait et lui souhaitait bonne journée avant de transplaner à son bureau pendant qu'elle s'installait dans son salon pour réviser, ou partait en cours. Le soir ils cuisinaient ensemble, et se racontaient leurs journée, ou commandaient leur diner et mangeaient assis sur le tapis du salon.
Et bien sur il y'avait le sexe. Il avait pensé au début que l'effet qu'elle lui faisait s'estomperait avec le temps. Oh comme il avait eu tort. Plus il se perdait en elle et plus son besoin de la posséder était intense. Ces derniers temps, il avait la libido d'un adolescent pubère combinée à l'endurance d'un homme expérimenté. Pour le plus grand bonheur de sa lionne qui se montrait tout aussi insatiable que lui.
Décidant que le moment n'était pas à l'introspection, il mit de côté ces pensées et riva son regard bleu sur le blond qui reprenait peu à peu connaissance.
Quand ce dernier leva les yeux et le vit, un air de confusion apparut sur son visage.
Za… Zabini ? bégaya t-il – qu'est ce que…
BAM.
Il n'avait pas fini sa question quand le poing de Blaise s'était abattu sur son visage.
À la seconde ou Blaise avait donné le premier coup, c'était comme si une digue avait cédé en lui et toute la fureur qu'il avait contenue depuis plus de trois semaines l'envahit. Il donna un second coup, puis un troisième, complètement sourd aux appels à l'aide de Macmillan qui tentait tant bien que mal de se défendre alors que le serpentard le martelait de coups. Mais Blaise était plus grand et plus athlétique, le blond n'avait aucune chance. Macmillan s'effondra rapidement, et Blaise continua à le rouer de coups. Quand finalement, le blond sembla sur le point de perdre connaissance, il se redressa et s'empara de sa baguette qui jusque là était rangée dans la ceinture de son pantalon. Il la pointa vers le Poufsouffle, pantelant.
Le mot était sur le bout de sa langue. Endoloris, il lui suffisait de prononcer ces quatre syllabes, et Ernie Macmillan connaitrait la pire douleur de sa vie.
Mais la voix de Drago lui revint en tête « ne deviens pas cette personne », lui avait dit son meilleur ami.
Alors à la place, Blaise saisit le poufsouffle par le col et rapprocha son visage du sien.
Que ceci te serve de leçon, Ginevra Weasley est hors limite. Si à l'avenir tu oses ne serait-ce que respirer dans sa direction, tu es un homme mort. Si j'apprends que tu t'en es pris à une autre femme, tu finiras tes jours à Azkaban. Et ne pense même pas à aller voir les aurors, ce serait ta parole contre la mienne, et nous savons tous les deux que j'ai les moyens de faire de ta vie un enfer, Macmillan. Est-ce qu'on s'est compris ?
O… oui, croassa sa victime qui avait du mal à respirer
Pathétique, pensa Blaise avec une moue de dégoût.
Accio baguette.
La baguette du Poufsouffle s'envola vers lui et Blaise la brisa en deux sous le regard horrifié de son propriétaire. Puis il le stupéfia à nouveau avant de transplaner avec lui du côté moldu de Londres, où il l'abandonna dans une ruelle, derrière des bacs à ordures, là ou était sa place.
N'ayant pas de baguette et aucun moyen de contacter quelqu'un dans le monde sorcier, Macmillan passerait les prochaines semaines dans un hôpital moldu, où il subirait une convalescence lente et douloureuse au lieu de Sainte Mangouste où on l'aurait remis sur pied en un rien de temps.
C'est le cœur beaucoup plus léger qu'il transplana à l'appartement de Drago, où il devait retrouver ce dernier avant de rentrer chez lui retrouver sa flamboyante rouquine qui devait avoir terminé son dernier examen.
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Pour Ginny, l'heure était à la célébration. Elle en avait enfin fini avec ses examens et pouvait enfin se permettre de se détendre. Pour les trois prochains mois, elle aurait juste son stage d'été à Ste Mangouste.
L'année suivante, elle alternerait entre les cours et l'internat et au terme de cette dernière année elle serait officiellement médicomage et pourrait choisir sa spécialisation.
Elle était présentement allongée dans le canapé de Blaise, complètement nue, un verre de vin à la main, et attendait patiemment le retour de ce dernier. Elle savait qu'elle l'avait négligé cette dernière semaine en raison de ses révisions, et Blaise avait été un ange. Pas une seule fois il n'avait réclamé quoi que ce soit de sa part. Toutes les fois où ils avaient fait l'amour, l'initiative était venue d'elle.
Faire l'amour ? Pouvait-elle décrire ainsi ce que Blaise et elle faisaient ?
À y réfléchir, tous les autres mots, baiser, s'envoyer en l'air, semblaient vulgaires et dégradants pour décrire leurs ébats.
Ginny n'était pas aveugle, ni idiote, elle ressentait très bien la puissante connexion entre le serpentard et elle. Seulement voilà, elle était ici sous contrat. Et qu'arriverait-il si elle se laissait aller et tombait amoureuse de lui, et que le contrat venait à finir ?
Blaise Zabini était un homme influent et connu, elle n'était pas naïve au point de croire qu'il risquerait sa réputation avec une ancienne prostituée. Même si elle était sure que jamais personne ne serait au courant de cette activité, ses accords de confidentialité avec tous ses clients le lui garantissaient. Ils étaient l'équivalent d'un serment inviolable et aucun d'entre eux n'oserait les briser.
Mais malgré cela, elle ne se leurrait pas. Ginny était consciente qu'elle était une phase dans la vie du serpentard, et à la fin de leur année de contrat, ils iraient chacun de leur côté. Alors pour l'amour de Merlin, elle ne pouvait pas tomber amoureuse de lui.
Son verre de vin était presque vide quand la porte s'ouvrit sur Blaise. Et à la seconde ou elle posa les yeux sur lui, elle sut que quelque chose était différent.
Blaise était une personne assez intense de manière générale, mais à ce moment précis, il irradiait de lui quelque chose que Ginny n'arrivait pas à identifier.
C'est sans un mot qu'il se dirigea vers elle, et se pencha pour prendre sa bouche dans un baiser passionné auquel elle répondit sans hésitation.
Il y avait une sorte d'urgence désespérée dans la manière dont il l'embrassait, et une partie de son esprit se demanda ce qui avait bien pu le mettre dans cet état. Cependant, les délicieux assauts de l'italien sur sa personne freinèrent toute tentative de réflexion.
J'ai besoin de toi Ginevra, grommela t-il dans le creux de son cou entre deux baisers – je ne peux pas attendre
Alors prends moi souffla t-elle
Et c'est ce qu'il fit. Leur étreinte fut brève et intense, et les laissa tous les deux écroulés sur le canapé, en sueur et pantelants.
Blaise ? fit Ginny quand elle eut reprit son souffle
Il leva les yeux vers elle.
Est ce que tu es sûr que ça va ?
Il la regarda pendant un bon moment, avant de finalement répondre
Oui, maintenant ça va…
Sa réponse était vague et évasive, mais Ginny savait que si il n'était pas prêt à lui dire ce qui lui trottait dans la tête, elle ne pouvait pas l'y forcer.
Blaise pouvait voir la curiosité de la rouquine suite à sa réponse, et il lui fut reconnaissant de ne pas insister. Lorsqu'il était rentré et l'avait trouvée nue sur le canapé, il avait ressenti le besoin irrépressible de se perdre en elle. Et à présent que son désir avait été assouvi, il se surprenait à avoir toujours ce même besoin d'être auprès d'elle. Avec elle. En elle.
Ginevra Weasley était à lui.
Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il avait été à deux doigts de commettre un meurtre pour elle. Et si c'était à refaire, il le referait sans hésiter…
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Après une semaine de repos bien méritée, aujourd'hui était le jour où Ginny commençait son stage d'été à Sainte Mangouste. Elle était à la fois excitée et nerveuse à l'idée d'avoir à faire à de vrais patients, au lieu des mannequins magiques qu'ils utilisaient en cours.
Blaise avait une réunion importante avec des sorciers mexicains, il était donc parti plus tôt après quelques mots d'encouragement et un baiser passionné qui l'avait laissée pantelante.
Ces derniers jours, ils étaient tombés dans une sorte de routine, et Ginny oubliait parfois la raison pour laquelle elle était ici. Si elle fermait les yeux, elle pourrait presque croire que Blaise et elle étaient un véritable couple. Ils se retrouvaient chaque soir, parlaient de leurs journées respectives, cuisinaient ensemble, débattaient d'une multitude de sujets, faisaient l'amour.
À ce point, Ginny était prête à admettre qu'elle se voilait la face depuis le début. Ça ne servait à rien de nier qu'elle avait développé des sentiments pour l'italien, pas quand elle passait ses journées dans l'anticipation de le revoir et qu'il occupait ses pensées à chaque instant.
La question était de savoir comment elle allait supporter l'inévitable chagrin qu'elle aurait lorsque leur année serait terminée. Pour l'instant, elle se contentait de profiter de chaque précieux moment qu'elle pouvait passer à ses côtés. Blaise était tellement attentionné qu'elle pouvait presque croire qu'il tenait vraiment à elle, et ça lui suffisait.
Quand elle se rendit dans la salle à manger, elle constata que plusieurs hiboux l'attendaient. Elle détacha les lettre et les oiseaux repartirent après avoir chacun reçu un peu de nourriture.
Elle tria rapidement le courrier et l'essentiel appartenait à Blaise. Cependant, lorsqu'elle arriva à la dernière lettre, elle fut surprise de voir son nom. Qui savait qu'elle vivait ici ?
Soupçonnant que la lettre venait de Blaise, elle détacha le sceau et déroula le parchemin.
Tu m'appartiens, Ginny. Reviens moi.
Tu sais que je suis le seul à pouvoir te rendre heureuse.
Ginny retourna le parchemin, mais il n'y avait rien d'autre. Pas de signature ni de nom; rien.
Si son nom n'était pas clairement mentionné dans la missive, elle penserait qu'il s'agissait d'une erreur. Mais, les hiboux postaux ne se trompaient jamais de destinataire, même leur vieux hibou complètement sénile Errol n'avait jamais distribué de courrier au mauvais endroit.
Elle savait également que la lettre ne venait pas de Blaise, elle connaissait l'écriture de ce dernier, et ça n'aurait aucun sens qu'il lui dise « reviens moi ».
À court de théories, elle fourra la lettre dans son sac et se promit d'y repenser plus tard.
Mais quand à la fin de la journée elle revint de Ste Mangouste épuisée et se laissa tomber dans les bras de Blaise, elle ne pensa pas à la mystérieuse lettre une seule fois.
Dur dur la vie d'un aimant à emmerdes... Qui donc écrit à notre petite rouquine ?
J'espère que la revanche de Blaise a été à la hauteur de vos attentes :) j'ai hâte d'avoir vos avis,
À bientôt
Aliice.
