Bon, voilà avec un (beaucoup) de retard, le chapitre 7. Je ne sais pas quand je vous mettrais le prochain, mais aller votre sur ma page sur le poll.
Un grand merci à Bergère qui m'a béta-readé pour ce chapitre puisque ma béta habituelle a internet aussi souvent que Albus refuse Minerva sourit (dans le bouquin, pas dans mes fic).
Vie de Couple
Assise dans la bibliothèque, Minerva peaufinait ses recherches. Un léger bruit contre la porte l'avertit de l'arrivée de son époux.
-Votre frère arrivera demain midi. Il dit qu'il a une surprise pour vous.
-Nous mangerons dehors, le temps s'est radoucit.
En ménage depuis un mois et demi, la routine s'était mise en place facilement. Albus la rejoint et s'assit sur le fauteuil qui lui faisait face.
-Le médecin devrait venir dans le courant de la semaine pour certifier votre fausse-couche.
-Très bien.
Elle se replongea dans le livre sur ses genoux. Son vis-à-vis ne bougeât pas.
-Le 25 août je pars pour Poudlard. Vous avez plusieurs choix. Rester ici, emménager à Pré-au-lard (un village de sorcier, près de l'école) et venir à Poudlard avec moi.
Minerva posa le livre.
-Aurais-je accès à la bibliothèque de l'école ?
-A son intégralité.
-Alors je crois qu'il est imprudent de laisser une femme qui vient de perdre un enfant toute seule.
-Parfait. Je vais prévenir le directeur de faire arranger mes appartements.
-Quelle excuse allez-vous lui donner pour les chambres séparées ?
-Il n'y a aucune raison pour que mes élèves vous dérangent à toutes heures de la nuit. Vous aurez besoin de repos.
-Très bien.
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Le lendemain Vulcain arriva en magicobus, un petit paquet de couverture retenu entre ses bras.
-Bonjour Théna !
-Vulcain, soupira-t-elle, arrête ce surnom…
Il lui tendit délicatement la couverture.
-Mon cadeau de mariage.
-Vulcain…
-Ouvre. Doucement.
Elle posa doucement le présent sur la table et déplia la couverture. Une créature filiforme y reposait.
-Voilà Ganymède. C'est un bébé elfe de maison. La famille pour laquelle je travaille voulait le noyer. J'ai pensé que tu pourrais en avoir l'utilité.
-C'est très gentil, Phaïstos. Mais il a encore besoin de sa mère.
-Non. J'ai attendu qu'il soit sevré. Au début, il faudra bien sûr que tu t'occupes de lui, mais ensuite il pourra t'être très utile.
-Je ne sais pas quoi dire. Albus possède déjà deux Elfes…
-Je n'en doute pas. Mais je ne voulais pas dire comme un esclave, mais plutôt comme un ami. Je sais que tu va te sentir très seule.
Minerva soupira puis son regard se posa sur la table face à elle. Ganymède s'était éveillé et tendait vers elle ses bras minces.
-Père sait cela ?
Elle le prit dans ses bras.
-Pas la peine. Nous possédons déjà Coéos, Crios et Théia. Pour seulement deux personnes, maintenant que tu es partie.
Le petit elfe se serrait conte elle.
-Je ne sais pas trop. Il faut que j'en parle à Albus.
-Pourquoi ?
-C'est mon mari, Phaïstos.
-Je croyais que vous vivez des vies séparée…
-Oui, mais nous vivons dans la même maison.
Vulcain soupira.
-Allez viens, le repas va refroidir.
-Par cette chaleur ?
Le frère et la sœur s'avancèrent en direction du salon de verdure. Il avait un bras autour de la taille de Minerva et elle portait encore le bébé elfe.
-Vous seriez une mère formidable.
Elle leva les yeux vers son mari.
-Je ne…
-Ce n'était qu'une constatation, sans motifs ultérieurs.
-C'est un bébé elfe de maison que je veux lui offrir, indiqua Vulcain.
-C'est très aimable à vous.
Le jeune homme regarda sa sœur avec triomphe pendant qu'ils s'attablaient.
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-Minerva, le médecin est arrivé.
Elle soupira et rejoignit son époux dans sa chambre.
-Très bien, me voilà. Que dois-je faire ?
-Je suis ravie de vous rencontrer, Mrs. Dumbledore. Pour faire plus réaliste, vous allez devoir rester quelques jours au lit. Une semaine et demie.
Elle soupira.
-Bien. Je présume que je n'ai pas le choix.
-Si je puis me permettre… Pourquoi un couple aussi… amoureux que vous semblez l'être (le médecin avait hésité sur le mot. Amoureux avec 44 ans de différence ? Cela semblait impossible) veux prétendre une fausse couche ?
Minerva chercha Albus des yeux. Il vint à son secours.
-J'ai eu quelques difficultés à obtenir sa main. Et il semblait sur le moment plus simple de faire croire à son père qu'un enfant arriverait bientôt.
-Je vois.
-Et comme il n'y a pas vraiment de bébé en cours…
Le médecin acquiesça en signe de compréhension puis se tourna vers Minerva.
-Vous devriez aussi avoir besoin de potions. Normalement des antidouleurs, mais dans votre cas, il s'agira de placebo.
-Et que contiendra ce placebo ?
-Une simple soupe d'asperge.
Elle fronça le nez.
-Je déteste les asperges. Enfin, je m'en accommoderais.
Elle soupira de nouveau.
-Albus, pourriez-vous m'apporter la version de Old and Forgotten Transfiguration que j'ai vu dans votre bibliothèque ?
-Bien sûr, ma chère.
Le médecin les regarda avec surprise.
-Je sais que je n'ai aucun droit de poser cette question, mais… Vouvoiement ?
Minerva se mordit la lèvre puis prit la parole.
-Les usages, l'éducation… Mes parents se vouvoyaient.
-Et malgré l'affection, j'ai du mal à tutoyer une femme qui a le tiers de mon âge.
-Albus, voyons ! L'âge ne veut rien dire. Mais je suis plus confortable avec le vouvoiement. Seuls mon père et mes frères me tutoient.
Le médecin hocha la tête et prit congé.
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Minerva sommeillait pour passer le temps quand un éclat de voix la réveilla.
-Je veux voir ma fille immédiatement !
-Elle se repose.
-Elle devrait être à l'hôpital. Pas seule dans une maison isolée.
-Je prends soin d'elle.
-J'ai pu voir comment vous avez prit le soin de la mettre enceinte.
-S'il vous plait, Mr. McGonagall, elle a besoin de repos.
Minerva se leva et passa une robe de chambre avant de rejoindre les hommes.
-Je vais bien, père.
-Minerva ! Tu ne devrais pas être debout, dit son père inquiet.
Albus s'était précipité à ses côté, un bras autour de sa taille pour la soutenir.
-Ne vous inquiétez pas autant !
Albus la reconduisit dans la chambre.
-Recouchez vous, ma chère, vous avez encore besoin de repos.
Il l'aida à se débarrasser de la robe de chambre et plaça agréablement les oreillers pour qu'elle s'y adosse.
-Vous pouvez jubiler, père. Personne ne saura la raison de mon accord pour ce mariage.
-Minerva, ne dit pas de sottise ! J'aurais préféré crier au monde que mon petit-fils serait un bâtard que de te voir ainsi !
-Notre enfant n'aurait pas été un bâtard !
La voix d'Albus était froide. Jove l'ignora et s'assit près de sa fille.
-Tu devrais rentrer à la maison. Théia s'occupera de toi. Ou mieux, tu devrais aller chez Mercure. Ton frère habite en face de l'hôpital magique d'Edimbourg.
-Père, je vais bien. Je ne risque rien ici.
-Tu as besoin de compagnie.
-Dadaith, j'ai de la compagnie, ici… Albus est mon mari… Même si ce n'est pas un de ce que vous avez choisis, il faut accepter de me laisser partir. Je l'aime et il m'aime. Je suis heureuse. Bien sûr je le serais plus si j'avais pu garder mon enfant, mais je ne veux pas partir.
Son père soupira en signe de défaite.
-Accepteras-tu au moins que je te fasse examiner par un médecin que je connais ?
-Non, père. Je veux que cet événement soit derrière moi. J'ai perdu mon bébé, il n'y a rien à ajouter.
