Hello !

Sans trop m'attarder je vous fais parvenir le chapitre 7. J'ai franchement eut du mal à le terminer celui-là. Il y a des moments où je me disais que jamais je n'y arriverai. Panne d'inspiration ! Mais bon je me suis débrouillé pour trouver quelque chose qui tienne un peu la route. Enfin j'espére.

Voilà ! Bonne lecture ! Et merci à Drag de toujours suivre avec intérêt cette fic.


La vie, un long fleuve tranquille ?

Chapitre 7 : Les conséquences d'un retard

A peine furent-ils rentrés que Yoru balança Hikaru avec force dans le salon. Le jeune homme avait appréhendé tout le chemin durant le retour à la maison. Son père avait été silencieux, ce qui n'envisageait rien de bon. Pas qu'il soit d'un habituel très loquace, mais la l'air était chargé de tension palpables à mains nues. C'est-ce qui se passa dès que la porta d'entrée fut claquée. La pluie de reproches s'abattit sur lui. Il était sûr et certain que son père n'avait pas bu, mais pour une raison qui lui était étrangère, il était hors de lui.

- Je peux savoir ce que tu foutais avec ses deux gars à une heure pareille ? Quand je te dis que du dois rentrer tout de suite, c'est tout de suite !

- To-san… ils me rendaient juste quelque chose que j'avais perdu.

- Je me fiche de savoir ce qu'ils te voulaient ! Ça fait deux heures que tu devrais être là !

L'homme empoigna par le col son fils et le souleva à hauteur de son visage. Hikaru s'accrocha aux avant-bras de celui-ci pour ne pas être étranglé. Ses pieds ne touchaient plus le sol et pendaient à environ cinquante ou soixante centimètres au dessus.

Il le secoua fortement, coupant le souffle à Hikaru qui n'arrivait pas à remettre ses idées en place de part la violence des secousses. Ses grands yeux verts s'étaient fermés pour ne pas pleurer. Il ne vit donc pas l'éclair de satisfaction passer dans les yeux sombre de son père. Il ne vit pas non plus la table basse se rapprocher à une vitesse affolante alors que son corps était propulsé en arrière. Il s'effondra sur le sol après avoir percuté de plein fouet la table basse dont le verre se brisa malgré sa faible corpulence.

- Dépêches-toi de préparer le dîner.

Le ton employé était différent, comme si rien ne venait de se passer. Hikaru se releva difficilement. Il arriva dans la cuisine en titubant et commença le repas, indifférent aux multiples coupures d'où s'échappait de fins filets de sang. Laissant mijoter le plat, il en profita pour se diriger vers la salle de bain où, enfin, il soigna ses égratignures. Elles n'étaient pas bien profondes mais même ses plaies superficielles nécessitaient un désinfectant. La plus dérangeante était celle de son visage. De un elle était situé à un endroit difficile à cacher et de deux, il ressentait une vive douleur sur la pommette là où il avait rencontré la table et accessoirement, là où était la blessure. A n'en pas manquer il allait se retrouver avec un hématome le lendemain. Terminant sa tache, il rejoignit son père à table après avoir pris soin de nettoyer les restes de la table basse.


Le lendemain, il se réveilla au son du réveil qui sonnait à tue tête. A peine eut-il esquissé un mouvement pour l'éteindre qu'une douleur lui vrilla le côté gauche du corps. Tant bien que mal il s'extirpa des draps et ne pensa même pas à faire ses habituels étirements matinaux. Il n'en avait pas la moindre envie mais surtout, il ne s'en sentait pas capable. Son corps le faisait souffrir d'une manière inhabituelle.

- Quoi ! Déjà ! Mais je suis en retard ! Si je ne me dépêche pas…

Hikaru arrêta de gesticuler machinalement dans tous les sens. Premièrement, l'entraînement était commencé depuis presque une heure et même en partant maintenant, il n'arriverait jamais avant la fin. Deuxièmement, s'agitait dans tous les sens comme cela ne faisait qu'accentuer la douleur. Sans faire de mouvements brusques, il quitta son pyjama pour enfiler son uniforme. Il se demandait s'il allait pouvoir participer au club aujourd'hui. Il se sentait courbaturé de partout. Pourtant en se couchant hier, il n'avait aucune douleur, du moins aussi fortes. Les conséquences de sa chute contre la table se faisaient maintenant durement ressentir.

En s'habillant, il s'était découvert de nouveaux hématomes. Deux sur ses côtes, un sur l'épaule et quelques petits surplombaient sa fesse gauche surplombés par un bleu de couleur inquiétante sur la hanche qui avait, avec l'épaule encaissés le plus gros du choc. Comme il l'avait craint, sa pommette était colorée d'un bleu violacé qu'il avait bien du mal à dissimuler derrière le pansement qu'il avait posé hier pour contenir le saignement de la blessure s'y trouvant.

- Là ça risque de poser problème, souffla-t-il.

Après avoir prit son petit déjeuné, il sortit en direction du lycée. Il ne tenta pas une marche rapide comme il le faisait toujours mais se contenta d'un rythme calme, profitant de la fraîcheur de la matinée qui ne durerait malheureusement pas en ce mois de juin. Au moins, le point positif, c'était l'approche des vacances.

Il arrivait devant le portail quand il aperçut des cheveux verts aux reflets verts qui avançaient quelques pas devant lui d'un pas tranquille. Hikaru pressa un peu l'allure pour le rattraper

- Salut Ryoma, lança-t-il dans un sourire.

Le petit prince du tennis se tourna vers lui d'un air quelque peu endormi.

- Salut, répondit-il. Son regard dévia sur la partie gauche du visage du blond, mais il ne dit rien.

- Toi aussi tu as eut une panne d'oreiller ?

- Hum, acquiesçât-il. C'est la corvée de se réveiller si tôt.

- Ah ah ! Moi j'aime ça ! Il faut dire qu'avec les différents sports que j'ai pratiqués en même temps, j'y étais obligé.

- T'en as pratiqué combien exactement, de sports ?

- Une dizaine, répondit Hikaru après un léger calcul. Les yeux de son interlocuteur s'agrandirent de surprise.

- Mais je ne les aie pas pratiqué en même temps. Tout au plus j'en ai fait trois en parallèle. Quoique maintenant je ne fais plus que du tennis.

- T'as vraiment la bougeotte.

- Je suis plutôt du genre curieux. J'aime bien essayer différentes choses. Mais le tennis est la première chose dont je sois tombé amoureux.

Hikaru sentit un regard meurtrier sur lui, le faisant se tendre. En se retournant lentement, il se retrouva face à un torse dans une chemise blanche. Continuant, il finit par croiser un visage menaçant surplombé de cheveux hirsutes gris ? De petits yeux ocre le fixaient méchamment. Ce regard avait vraiment quelque chose de flippant. On aurait dit un psychopathe.

- Ne Ryoma, euh… je peux savoir pourquoi il me fixe comme ça ? Demanda Hikaru en mode petite gouttes d'eau glissant le long de son corps.

- Il doit te prendre pour un rival, dit-il en haussant les épaules.

- Un rival ! Mais…

- Oï le nain, s'exclama le grand hirsute. Marches pas sur mes plates-bandes. Compris !

Le ton employé était cassant, menaçant. Qui pouvait bien être ce garçon si effrayant ?

- Compris !! Réitéra le grand gris plus agressivement.

- Akutsu arrête. C'est juste mon voisin de table.

- M'en fiche. Me dis pas ce que je dois faire gamin.

Ryoma soupira. Ce qu'il était borné ce garçon.

Ils arrivèrent devant la grille et au moment de la franchir Hikaru vit le dénommé Akutsu attraper Ryoma et le coller contre son torse.

- Oï gamin, tu pourrais me dire au revoir. Sans lui demander son avis, le plus grand se baissa et plaqua ses lèvres sur celles de Ryoma. Commença alors un baiser endiablé sous les yeux exorbités d'Hikaru, qui se sentit très vite rougir sur tout le corps si c'était possible. Le baiser se termina au bout de quelques minutes laissant un Ryoma pantelant tentant de reprendre son souffle et un Akutsu avec un sourire carnassier.

- On se voit ce soir gamin, dit-il en s'éloignant dans un rire peu rassurant.

- Tch. Il m'a encore prit par surprise.

Hikaru ne suivit n'entendit même pas ce qu'il venait de dire. Il était bloqué sur le fait que Ryoma venait de rouler une pelle inimaginable à ce garçon. Enfin c'était plutôt le contraire, mais le fait était là, ils s'étaient embrassés.

- On dirait qu'il t'en veut.

- Mais je ne le connais pas moi ! Répondit Hikaru en paniquant.

- J'y peux rien si ce gars te voit comme une menace potentielle. Il est parano je lui ai déjà dit.

- Ne… qui est-ce ? C'est… ton petit ami ?

Ryoma prit une incroyable teinte écrevisse avant de répondre.

- Hum. C'est Akutsu Jin, en troisième année au lycée Yamabuki.

Hikaru ne dit rien mais il trouvait qu'en matière de garçon il avait des goûts douteux. Son petit ami faisait vraiment trop peur.


Ses regards sur lui commençaient à l'irriter au plus haut point. Hikaru c'était attendu à ce que certains fixent leurs regards sur lui mais pas au point d'être quasiment dévisagé avec autant d'attention. D'accord il avait des hématomes sur pas mal d'endroit du corps mais il n'y avait as de quoi en faire un fromage. Ça paraissait plus impressionnant que ce ne l'était en réalité. Il sortit vite des vestiaires, vraiment mal à l'aise. Les chuchotages allaient bon train dans les vestiaires après son départ. Pour cette fois, il maudit son père et sa force démesurée. Pourquoi il ne l'avait pas posé plus doucement sur le sol au lieu de purement le balancer comme un vulgaire sac de pomme de terre ?

Il aida brièvement les premières années à monter les filet et ramener les balles. Même s'il n'était plus sur le planning, il arrivait toujours plus tôt pour aider un peu sur les courts. Le fait de bénéficier d'un traitement de faveur n'était pas à son avantage et il n'avait pas réussi à se faire beaucoup d'ami au club. Il vit Ryoma arriver vers lui avec Horio qui avait les bras chargés d'un caisson rempli de balles.

- Corvée de balles avec Arai-senpai, c'est vraiment pas ma chance. C'est un tortionnaire.

- Fais un peu attention à ce que tu dis première année. Tu voudrais peut-être que je te montre quel genre de tortionnaire je peux être sur le terrain ?

- Non… non merci Arai-senpai ! S'écria Horio en laissant presque tomber ses balles.

- Ben alors. Vous avez séchés l'entraînement du matin. J'en connais deux qui vont avoir des tours de terrain.

- Momo-senpai. Quand est-ce que tu es arrivé ?

- Ne Echizen, alors comme ça t'est arrivé avec Akutsu, se moqua le deuxième année. Je ne suis pas très étonné que tu sois arrivé en retard. La nuit a due être agitée.

- La tienne aussi Momo-senpai. Tu es rentré avec Kawamura-senpai il me semble.

Là c'est Momoshiro qui se tu, les joues rougies.

- Taka-san n'est pas comme ta brute ! Au moins, il ne me force pas à faire quoique ce soit quand je n'en ai pas envie !

Hikaru n'eut même pas le temps de réfléchir à ce qu'impliquait ses paroles que le capitaine les appelaient au rassemblement.

- En vue du prochain tournoi, à partir d'aujourd'hui, les titulaires auront un entraînement spécial. Les premières années entraînez-vous swings et les deuxièmes années, matchs par équipe. Vous pouvez disposer. Echizen, Tenjo, appela-t-il alors que tout le monde se dispersait. Les deux susnommés revinrent sur leurs pas.

- Je me moque de savoir pourquoi vous n'étiez pas là ce matin. Vingt tours de terrain, puis vous rejoindrez les autres.

Étant donné l'état de sa jambe gauche les premiers tours furent difficiles. L'entraînement concocté par Inui était des plus spartiates. Autrement dit, dans sa situation actuelle, un vrai challenge. Mais il n'allait pas s'en plaindre. Il préférait de loin endurer ses petites douleurs que d'inquiéter les autres. Et puis, il trouvait qu'il ne s'en sortait pas trop mal. Seulement avec un Inui qui regarde votre match en prenant constamment des notes et un tensai qui vous fixe les yeux grands ouverts, la tension commence à monter.

- Ouf, enfin fini avec ce match, dit Kikumaru en arrivant avec son coéquipier de double là où le match d'Hikaru avait lieu.

- Tiens, le rencontre entre Kaidoh et Tenjo n'est pas terminé ? S'étonna Oishi.

- Ne Syuusuke, qui est-ce qui mène ?

- Hikaru est en difficulté.

- Hein ! Mais pourtant Ka-chan a déjà battu Kaidoh. Nya mais qu'est-ce qui ce passe ?

- Il n'utilise pas ses capacités à 60 %, dit Inui.

- Effectivement, il est plutôt lent.

- Il ne se sert pas de sa jambe gauche. Nya Ka-chan, tu ne pourras jamais battre Kaidoh comme ça ! S'écria l'acrobate en s'accrochant au grillage d'un air rageur.

- Au début la partie, il l'a utilisé, dit Fuji. Mais au milieu, il a balancé son poids sur l'autre jambe.

- Alors tu l'as aussi remarqué Fuji. En effet en contrebalançant son poids sur son appui droit rend le rattrapage des balles plus difficile pour lui qui est gaucher. D'autant qu'il n'a pas autant de dextérité et de souplesse que d'habitude dans son poigné gauche.

- Oï, vous croyez que c'est à cause de ce qu'on a vu dans les vestiaires ? Demanda Horio à ses deux amis.

- Nani nani ? Demanda Kikumaru en s'incrustant dans la conversation.

- Tout à l'heure dans les vestiaires, on a vu Hikaru se changer. Même s'il a essayé de le cacher, il a des pansements à plusieurs endroits sur les bras le torse et les jambes.

- Sans compter les hématomes de couleur pas très rassurante sur son épaule et sa hanche gauche, continua Horio.

- Je comprends mieux maintenant. S'il a des hématomes, les mouvements basiques lui sont plus difficiles à exécutés et la douleur devient vite insoutenable face à un adversaire comme Kaidoh qui fait courir son adversaire d'un bout à l'autre du terrain et affectionne les match long.

- Vous auriez du le dire plus tôt. On aurait fait arrenter le match.

- Oishi ? Depuis le temps tu devrais connaître un minimum Ka-chan. Quand il a une raquette dans les mains, il n'y que quand le match se termine qu'il accepte de quitter le court.

- Je ne pense pas qu'il veille que l'on intervienne. Sinon il nous aurait informé de ses blessures. Il veut surmonter cette épreuve lui-même.

Fuji avait beau dire cela, de légers soubresauts le secouaient à chaque fois qu'Hikaru renvoyait l'une des balles de Kaidoh. Kikumaru, pour sa part remarqua bien vite que son petit ami se retenait de ne pas débouler sur le terrain. Lui-même admirait la ténacité de leur kohai. Le voir en plein effort physique, ses cheveux de blé attachés en une demie queue à moitié défaite, et ses yeux extrêmement concentrés, le rendait encore plus attirant qu'il ne l'était. Il vient glisser sa main dans celle Syuusuke qui resserra la prise.

- L'issue du match est déterminée, dit Inui en rangeant son cahier de note. Hikaru est vraiment surprenant, il a forcé Kaidoh à utiliser ses snake pour l'affaiblir et ensuite lui renvoyer des balles plus puissantes. Étant donnée la trajectoire de la balle, le retour est dans un angle difficile à atteindre. Il m'impressionne, bien qu'il ait perdu la rencontre.

Hikaru se traîna tant bien que mal sur un banc où il s'affala presque. Il reprenait sa respiration quand un sac de glace entra dans son champ de vision.

- Pour ton poigné.

- Inui-senpai !

- Si tu ne mets rien sur ce qu'il y a en dessous de ton sert poigné, cela risque d'enfler.

- Merci, mais ce n'est pas grand-chose.

- Dommage Ka-chan, ce sera pour la prochaine fois.

- Hum ! Merci pour la partie Kaidoh-senpai.

Sans qu'il ne voit rien arriver on lui prit le bras pour enlever le sert poigné en mousse qu'il portait au bras gauche. La froideur qui se dégageait de la compresse contrasta fortement avec la chaleur s'échappant de son poignet. Il émit un gémissement de douleur et d'inconfort quand le sac de glace rencontra sa peau. Relevant la tête il croisa la tignasse châtaigne de Fuji. Celui-ci semblait soucieux et en colère ? Il avait très certainement vu la marque rougeâtre et bleuâtre par endroit qui enserrait son poigné. Un regard autour de lui, lui indiqua que personne d'autre n'avait eu le temps de voir cette marque.

Lorsqu'il avait découvert la marque, sa première réaction fut de la cacher avec le sac de glace. Dire qu'il avait joué avec ça au poigné. Il ne réfléchit pas loin sur l'origine de celle-ci. Il se souvenait parfaitement que son père l'avait saisi à cet endroit la veille. Quel genre de parent pouvait-il être pour faire ainsi souffrir son fils ? Il n'y avait aucun doute que les autres blessures du blond étaient aussi de la faute du père. A la pensée qu'Hikaru ne leur avait rien dit, ne lui avait rien dit, son cœur le fit souffrir comme si une épine s'enfonçait dans son cœur. Il se fit la promesse intérieur de le surveiller plus étroitement mais si cela signifiait devoir s'incruster chez lui le soir.

Il fut tiré de ses réflexions par son petit ami qui l'embrassa dans le cou.

- Ne Syuusuke, pourquoi on ne rentrerait pas avec Ka-chan le soir ?

- Mais Eiji…

Il fut réduit au silence par deux lèvres douces.

- Moi aussi je m'inquiète, conclu-t-il les poings sur les hanches. Et puis son père ne m'inspire pas confiance.

- Eiji… je t'aime, déclara Fuji en se pressant dans les bras de son petit ami.

Celui-ci sourit en l'embrassant sur le haut de son crâne dans ses cheveux châtain. Son regard se porta ensuite vers les vestiaires où il vit Hikaru les fixer étrangement comme choqué. Sans qu'il ne s'y attende, il ressentit un pincement au cœur. C'était-il trompé sur ses penchant ? Hikaru était-il dégoûté finalement ?


A la prochaine !