Chapitre 7: Vous avez dit tordu ?

« J'arrive » Fit un Vergil s'apprêtant à sortir de la chambre d'ami alors que Dante avait frappé à la porte pour prendre son tour de garde. Vergil sortit rapidement. « Écoute, je l'ai attaché au lit, il était impossible à contrôler. Il dort un peu, tu as de la chance. » Lui dit-il. Dante rit et entra dans la chambre pour constater que Nero dormait et il en était heureux. Pieds et poings liés aux quatre coins du lit, mais tant qu'il ne pouvait pas toucher les autres, ça irait.

XXX

« Ne reste plus que ce soir à le surveiller. À minuit tu pourras l'marquer. » Fit Dante en entrant dans la chambre, il devait être à peu près dix-huit heures. Vergil sourit, content de pouvoir aller prendre une douche et se reposer par la suite. Jusqu'à maintenant ça n'avait pas été trop difficile de résister. Cette nuit était la nuit, Vergil était très fébrile. Enfin, lui et son amour n'allaient faire qu'un et ce, pour la vie.

Nero ouvrit les yeux à peu près deux heures plus tard, Dante lisait un magasine tout juste à côté de lui, assit sur le lit, c'était un silence absolument parfait. Le temps passait et Dante se sentait de plus en plus inconfortable, quelque chose n'allait pas, peut-être qu'il avait faim, ou était-il simplement fatigué, difficile à dire en fait. Des gémissements le sortirent de son magasine et il jeta un coup d'œil à Nero pour s'assurer que c'était toujours normal. L'odeur qui lui parvint aux narines le fit trembler immédiatement, pas longtemps, juste assez pour réveiller tout son corps. « Nero, arrête ça. » L'avertit l'homme dans un calme feint avec maladresse. « Tu sais que tu pourras pas m'résister, tu veux m'toucher... Tu veux tellement m'baiser et m'faire crier que t'en es bandé, regarde. » Dit Nero en posant son regard entre les cuisses de Dante. L'homme regarda. Effectivement, il était donc là l'inconfort... Merde, ça voulait dire que c'était sur lui que les premières vagues d'hormones avaient décidé d'agir. Super, maintenant quoi faire ? Vergil devait probablement dormir à cette heure, de toute façon il n'y avait rien pour faire céder Dante pour le moment. Il replongea ses yeux dans son magasine en ignorant totalement Nero qui s'était remit à bouger comme il pouvait, liés au lit comme il l'était. « Dante... Dante... J'ai soif. » L'homme posa son magasine et prit de l'eau sur la table de chevet et se mit à genoux à côté de Nero pour lui donner à boire sans en mettre partout. Le gamin était tellement bandé que Dante se demandait comment le drap qui le recouvrait résistait au lieu de déchirer. « Tu pars en camping ? » Demanda Dante.

« De quoi tu parles ? Fais juste me toucher, j't'en prie... » Répondit Nero. « Ta tente est montée. » Ajouta-t-il en souriant, pointant son entre-jambe du coin de l'oeil. Cela ne fit pas rire Nero, pas une seule seconde d'ailleurs, tout ce qu'il voulait c'était être touché et son besoin commençait à augmenter encore, bientôt il se ferait du mal à lui-même pour qu'on accepte de lui faire du bien. À travers tout cela, les hormones faisaient leur boulot en subtilité, cachant encore à Dante le fait que dans quelques minutes, il allait vouloir le marquer plus que n'importe quoi d'autre. Justement, la tension entre les cuisses de l'homme commençait à pulser doucement, impossible pour lui de se concentrer sur son magasine, même s'il faisait semblant de lire quand-même pour ne pas montrer à Nero qu'il ressentait, de plus en plus, une envie de le toucher. Sa respiration augmentait lentement en vitesse et Dante devait fermer les yeux pour se calmer. -Allons, c'est rien, on y passe tous- Il n'arrêtait pas de se répéter cela mentalement.

« Dante... » Gémit Nero. L'homme tourna la tête pour voir ce qu'il voulait, mais au lieu de ça, il dû se retenir de toutes ses forces de ne pas simplement rouler sur le jeune homme pour l'envahir de toute sa personne qui commençait à être vraiment chaude, Dante crevait de chaud en plus d'être raide comme une barre de fer dans son pantalon, voilà que sa langue s'en mêlait. Il avala difficilement pour ne pas montrer qu'il pouvait carrément goûter l'excitation du jeune homme rien qu'en respirant l'air qui l'entourait, il y avait tellement d'hormones en suspension que c'était effectivement possible. « La ferme, gamin. » Se contenta-t-il e dire en ayant l'air normal et agacé. « J'parie que t'as une belle grosse queue qui m'ferait hurler encore plus qu'avec Vergil... Si tu pouvais seulement m'la mettre, doucement... Glisser en moi et ressortir lentement en sentent mon corps se resserrer autour de toi, j'suis déjà en train de produire une quantité astronomique de lubrifiant rien que d'y penser mmmmm » Dit Nero avant de se lécher les lèvres, bougeant le bassin de bas en haut à une vitesse suggestive.

-Putain d'bordel de merde !- Dante ferma les yeux très fort et prit une grande inspiration, tout ça lui donnait envie d'essayer. « T'aimerais bien que j'me mette à quatre pattes devant toi, le cul bien haut hein ? Je sais écarter les genoux parfaitement, imagine combien ce s'rait bon de m'baiser, de m'faire dire tout c'que tu veux. J'aime qu'on m'claque le cul aussi, ça m'fait crier, j'en redemande encore et encore. » Continuait-il tout en prenant soin de gémir et de respirer un peu plus fort.

Dante haleta, ce n'était plus possible de supporter cela, les images étaient crues, l'envie était tranchante. « La ferme ! » Fit Dante en lui donnant une poussée assez raide. « Oh oui, fais-moi mal... Si tu veux t'as qu'à te mettre au-dessus de ma tête, j'vais la prendre dans ma bouche, tu vas voir que tu m'diras pas non après. » Il pouvait encore résister, ce n'étaient pas de simples mots qui allaient le faire craquer, oh que non ! « Touche-toi au moins, j'vais me la fermer si tu t'touches... Y'a pas de danger si tu fais que ça... »

Il devenait presque impossible à Dante de respirer sans se prendre une bouffée pleine d'hormones, en plus qu'à chaque inspiration, cela avait un effet sur son corps, est-ce que Vergil allait résister à ça ? Lui qui ne demandait que ça, coucher avec lui et le marquer définitivement. « La ferme, tu m'auras pas. » Mais tout le monde savait, sauf peut-être Nero, que Dante désirait le gamin plus que tout, il s'était même touché alors que c'était Vergil qui le faisait hurler de plaisir, complètement malsain... Ou pas, parce qu'en même temps, lui et Vergil étaient pareils. « Dante... Dante mmmmm... Oh oui... Prend-moi je veux... Touche-moi... Fais-moi plaisir... » Commença Nero à se plaindre, de plus en plus désespérément. Cette scène rendait Dante complètement fou de l'intérieur, c'était tout autant visible à l'extérieur, plus possible de cacher ni d'ignorer ça. Et s'il touchait le gamin juste un peu et qu'il s'arrêtait après ? Non... Il n'allait pas pouvoir s'arrêter c'était presque certain. Dante était fort, il pouvait 'arrêter quand il le faudrait, il aimait bien y croire rien que pour s'accorder ce soulagement. Ou juste l'embrasser, comme la dernière fois, ça ne ferait aucun mal, ça, n'est-ce pas ?

« S'il te plait, je commence à avoir de la difficulté à résister à l'envie de me me faire du mal. Je vais me faire du mal, je l'jure... » L'averti Nero en tournant son poignet. S'il le tournait encore un peu, c'était définitif, il se faisait mal. « Arrête ! Ne m'oblige pas à stabiliser les liens pour pas qu'tu bouges... » Répondit Dante, mais Nero tourna encore un peu, fermant les yeux un peu plus fort parce que la douleur commençait à lui monter à la tête. « Bordel t'écoutes quand on t'parle ? » S'énerva Dante en se tournant pour lui attraper le poignet et l'empêcher de tourner encore plus, mais seulement voilà, il était maintenant assez près pour que Nero lui atteigne le cou avec sa bouche et il ne 'en priva d'ailleurs pas. Il lui attrapa la peau du cou et fit glisser sa langue dessus juste assez pour que Dante ait un hoquet de surprise. « Arrête ! » Une demande qui voulait plutôt dire continue, mais il n'aurait osé dire ces mots-là.

Succombé ? C'était probablement ce qui lui était arrivé, son entrejambe eut ce besoin de se frôler... Et toutes ces hormones absorbées, rien ne pouvait aider Dante à reculer de son état qui commençait à être gravement avancée. « Oui Dante... Oui... » Soupira Nero en Sentant Dante ne plus bouger, hésiter. Le jeune homme se mit à bouger lentement, frôlant ce qu'il pouvait du corps de l'homme encore un peu trop loin pour lui. Dante ne tourna pas la tête, se contenta simplement de déplacer sa main gauche sur l'épaule de Nero, cette peau était tellement douce, il l'aurait ravagée sur le champ. « Haaannn mmmm... » Insista Nero, continuant ses bruits d'une voix excitée et chaude. La main de l'homme glissa jusqu'à son torse, caressant du bout des doigts et Nero sentait son corps entier brûler d'envie. « Juste un baiser Dante, je veux sentir tes lèvres sur moi. » Le supplia-t-il en gémissant, montant et descendant les hanches, arquant et ramenant son dos sur le matelas. Juste une fois, ça n'allait pas faire de mal. Dante se pencha et posa le bout de son nez sous l'oreille du plus jeune, remontant vers sa joue pour finir tout près de sa bouche. « Mmmm... Oui... » Et termina sa route sur ses lèvres où il s'attarda un peu avant d'oser vraiment l'embrasser, même qu'il approfondit le baiser avec Nero qui ne s'en plaignit pas, bien au contraire. Par contre c'était loin d'arranger son petit problème et bientôt Dante se retrouverait sous l'emprise totale des hormones du jeune homme, il ne pourrait plus s'empêcher, plus s'arrêter... Mais poser juste une main là où il ne devrait pas, histoire que le gamin soit contenté un minimum et qu'il se la ferme. « Haaaaan oui ! Mmmm ! Vas-y, plus fort ! » Fit Nero quand il senti la main de l'homme entre ses cuisses. Dante caressa doucement, qu'est-ce qu'il était dur, comment pouvait-il endurer cela constamment depuis deux jours ?

Bien vite il se retrouva par-dessus Nero à se frôler contre lui pour lui aussi se donner du plaisir, peu à peu il n'y voyait plus rien de mal. Tant pis pour Vergil, il n'avait qu'à y être s'il voulait en profiter aussi. « Petit pervers. » Lâcha Dante quand leur hanches emboîtèrent parfaitement. « Oui, je vais faire tout c'que tu veux, détache-moi... Retourne-moi et prend-moi ! » Dante avait déjà commencé à le détacher, mais s'arrêta juste avant de défaire le noeud. « Merde ! Sale allumeur ! » S'exclama-t-il en se dégageant de là. Il respirait tellement vite qu'il aurait pu en devenir étourdit.

Le niveau d'hormones approchait dangereusement son maximum et Dante avait du mal à sortir de la chambre, l'heure était passée de quelques minutes, il n'en fut pas surprit de voir Vergil ouvrir la porte. « Vergil sors d'ici ! » Hurla Dante. Trop tard, la bouffée d'hormones qu'il s'était prise fut assez pour lui verrouiller les regard sur le corps du jeune homme. « Mon Nero... » Il avait envie de lui, c'était urgent, il lui fallait Nero maintenant ! « Dante sors ! Je vais prendre ce qui me revient maintenant. » L'averti Vergil. Dante se précipita contre lui afin de le pousser hors de la chambre et tout deux se retrouvèrent sur le sol. L'un tentait d'entrer, l'autre de rester hors de la chambre. Il ne fallait pas que Vergil cède ! En plus Dante en avait lui aussi envie, il avait du mal à imaginer que c'était Vergil qui aurait la virginité de ce séduisant jeune homme, maintenant qu'il y avait goûté, il le voulait tout autant. « Laisse-moi y aller Dante ! Je te jure que je vais- »

« Que tu vas quoi ? » Demanda Dante en le fixant dans les yeux. « Dante, si je n'y vais pas je vais me faire du mal... » Le chasseur de démons n'avait pas du tout envie de se battre avec son frère pour tout ça. « Tu n'iras pas. »

Vergil était sous le même effet que Dante, tout deux devaient résister à leur corps enflammés pour Nero et ce dernier tenterait par tout les moyens de les faire fléchir, tout les moyens. « Vergil arrête ! Regarde-nous ! Se battre pour ça... Voyons ! » Insista Dante, amenant Vergil à prendre quelques seconde pour analyser la situation. L'autre homme n'avait pas tord, mais un marqueur destiné à marquer se devait de faire ce qu'il avait à faire, il était maintenant impossible d'arrêter le plus, normalement, calme des deux jumeaux. « Je n'en peux plus, je suis affecté par lui, de beaucoup trop ! » Dit-il en prenant la main que Dante lui tendit pour l'aider à se relever. « Moi aussi, j'en ai bien peur. » Ils se regardèrent un instant. « Ce qui veut dire qu'à minuit nous perdrons tout les deux notre bon sens. Il faut que tu partes Dante. » Réalisa Vergil qui se retenait de justesse de gémir face aux appels de Nero provenant de la chambre, mais Dante aussi les entendait, Dante aussi voulait avoir Nero.

« Je... Je n'pourrai pas partir tant que j'aurai pas eu satisfaction... Y m'a tellement allumé et là ça sent partout, que ça ! » Vergil était on ne pouvait plus d'accord et s'approcha de Dante. « Tout les deux... » Commença-t-il en posant son index sur la poitrine de Dante. « On peut résister d'une seule manière. » Le chasseur de démon comprenait où voulait en venir son frère. « C'est vrai que contrairement à lui, une fois soulagé, ça ne persiste pas... » Répondit Dante, réfléchissant à toute la chose, est-ce qu'il venait de dire quelque chose de mal ? Probablement, mais l'effet aphrodisiaque et excitant de ce que dégageait Nero pouvait faire faire n'importe quoi à n'importe quel démon voulant apposer sa marque. Vergil descendit sa main entre les cuisses de Dante, comme il avait tenté de le faire des jours plus tôt et ne trouva pas grand résistance de la part de l'autre. « T'es pas sérieux... Dis-moi qu'on va pas faire ça Vergi- » Dante ne pu finir sa phrase parce que Vergil avait collé sa bouche à la sienne, cherchant à approfondir un baiser auquel Dante n'avait pourtant même pas commencé à répondre. « Et tu veux qu'on 'en sorte comment ? » Réussit-il à articuler contre les lèvres de Dante. « C'est dégu- » Fut-il encore coupé par Vergil qui se colla à lui jusqu'à ce que Dante soit adossé au mur. « Dégueulassement excitant... » Se permit de répondre Vergil.

Le chasseur de démon pu d'ailleurs constater à quel point l'autre était excité, pas que lui-même n'était pas dans le même état mais... Fallait pas avoir peur des mots, c'était son frère... Mais il paraissait qu'il fallait oublier ce détail pour les prochaines minutes. Ça non plus, ce ne fut pas bien difficile quand Vergil posa sa main encore plus fermement entre ses cuisses pour glisser cette dernière de bas en haut, se pressant contre lui de tout son corps en tentant de lui faire répondre au baiser qu'il avait entamé plusieurs secondes auparavant. « Aide-moi Dante... » Fit-il en passant ses mains sous le haut de l'homme habillé de rouge. Facile à dire, mais celui qu'il voulait était Nero... Bien que n'importe quelle main allait lui suffire, tant qu'il se calmait par la suite, tant qu'il obtenait une libération, le plus tôt serait le mieux.

« C'est parce que tu n'auras pas l'dessus sur moi. » Précisa Dante, alors que Vergil ne lui accorderait pas non plus cette position. Allaient-ils se battre en plus pour savoir lequel des deux était le plus fort ? Le plus fort pour occuper cette position du moins. « Dante, dépêche-toi ou je retourne dans cette chambre... Prend une place ou barre-toi ! » Insista Vergil en le poussant contre le mur encore plus. « Tu sais que je t'aime au point d'aller aussi loin avec toi... » Chuchota Vergil à son oreille avant de lui embrasser celle-ci. « On va faire ça vite okay... »

Finalement Dante se laissa embrasser et avec un peu plus de Vergil qui insistait, finit par répondre au baiser demandé... De fil en aiguille ce n'était pas si atroce qu'il le croyait et puis... Valait mieux que ce soit Vergil plutôt que n'importe quel autre paumé qui aurait pu se retrouver avec Nero. Déjà, la gueule de l'homme qui avait essayé de prendre Nero de force était horrible, alors s'il avait fallu que Dante... Il secoua la tête à cette pensée. Inutile de continuer, ce n'était pas arrivé et ça n'arriverait jamais, parce qu'une fois sorti de ce besoin intense, il laisserait Vergil marquer Nero et tout irait bien. Quitte à devoir se cacher pour voir Nero de temps en temps, histoire de le serrer dans ses bras et peut-être l'embrasser encore, si ce dernier ne perdait pas toute attirance envers Dante après le marquage.

Vingt-trois heures... Les deux aspirants marqueurs ne s'étaient toujours pas entendu sur qui prendrait le dessus, ils étaient tout les deux sur le point de courir vers la chambre d'ami, quand Dante soupira. « Juste nos mains, autrement ce sera pas possible. » Finit-il par dire. Vergil fit un signe positif de la tête et défit le pantalon de Dante afin d'y glisser une main, l'intention n'était que de le libérer, car s'il le faisait lui-même, la satisfaction ne serait pas suffisante pour l'empêcher de courir vers Nero. « Hah Vergil... » Gémit Dante en tentant de faire la même chose pour lui. Ça, apparemment, ça passait sans problèmes et bien vite ils se retrouvèrent l'un collé à l'autre à se caresser mutuellement, sans trop penser à ce qui les unissait.

Dante s'agrippa à l'épaule de Vergil de sa main libre, se sentant bien près d'en finir. Il avait fermé les yeux, histoire de ne pas avoir cette image devant les yeux, bien qu'il l'avait mentalement, n'empêchait que la sensation avait prit le dessus et qu'il était plus qu'ouvert à en finir... D'ailleurs il le démontra en accélérant ses mouvements sur Vergil, toujours contre le mur, mais cette fois à armes égales, si on pouvait dire cela de cette façon. Vergil se laissa aller sans vraiment faire quelque son que ce soit, à peine avait-il étouffé un gémissement, tandis que Dante ne s'était pas gêné pour signifier qu'il appréciait ce qui se produisait, ceci marquait la fin de leur bataille, ils pourraient tenir encore un peu, en espérant que ce soit jusqu'à minuit... Il ne restait qu'une vingtaine de minutes, c'était faisable, il fallait simplement ne pas ouvrir la porte de la chambre d'ami. La seule chose à espérer maintenant, c'était que Nero n'était pas en train de se faire du mal, parce que vu les plaintes puissantes qui sortaient de cette chambre, il allait bientôt exploser et devenir complètement fou, si ce n'était pas déjà fait.

Dante ne regarda pas Vergil quand ce dernier se recula, le sentiment d'avoir fait quelque chose de malsain lui revint en pleine figure. Vergil lui, prit le temps de se rapprocher encore, pour embrasser la joue de Dante sans dire un mot, ne restait plus qu'à attendre et prier pour que Dante ne lui en veuille pas. Il avait encore envie, les hormones avaient traversé la porte... Dante le fixait intensément, avec un air de défi dans les yeux du genre 'Je l'aurai en premier'. Si cela devait devenir un combat, Vergil allait tout faire pour protéger son Nero des mains de Dante, cet homme n'avait pas non plus la réputation d'être stable, encore moins fidèle, tandis que Vergil lui... N'avais aucune réputation de ce côté, mais il savait qu'il ne ferait jamais quelque chose pour décevoir Nero, jamais.

« Dante, ne me fais pas cela, je t'en prie... Je l'aime. » Dit-il, affichant un regard presque triste, il ne restait qu'une dizaine de minutes avant qu'il ne puisse entrer dans la chambre. « J'aimerais le connaître un peu plus. » Répondit Dante, ne bronchant pas du regard. « Un seul peut le marquer, ça fait deux ans que nous vivons un amour que je qualifierais de parfait, même si nous sommes si différents. Ne me le prend pas Dante, ne me prend pas toute ma vie. » Ajouta Vergil. « laissons-le donc choisir... Il sera assez conscient pour le faire, non ? »

« Je suppose que tu as raison. » Répondit Vergil en approchant de la porte. « Prend ma main, dans ce cas. » Dante prit la main de Vergil et ce dernier ouvrit la porte.

« NON ! PAS ÇA ! » S'écria Vergil.