Quelqu'un frappait dans la porte et le bruit était de plus en plus fort. Le docteur s'était précipité sur l'ordinateur, tentant de trouver une information pour l'aider à neutraliser l'armure. Clara examinait le laboratoire à la recherche d'un moyen de se défendre pendant que Shoan et Solidy empilaient tout ce qu'ils pouvaient devant la porte.

- Il n'y a rien, se choqua le Gallifreyen. Les données sont trop fragmentées, il faudrait des jours pour les remettre en état, et nous n'avons pas ce temps.

- Cherchons des armes alors, suggéra Shoan.

- Avons-nous une chance contre cette armure de cauchemar? Ce n'est pas avec des armes que nous l'aurons.

Clara ne participait pas à la conversation, elle examinait la cage avec beaucoup d'attention. Pendant ce temps, la porte vibrait si fort sous les coups qu'elle semblait vouloir sortir de son cadre.

- Comment avez-vous su qu'il était là, demanda la jeune Mésossienne?

- Par déduction, si son système d'écoute est si sophistiqué, il nous a entendus depuis l'arène, il a suivi notre conversation jusqu'ici. Comme il a été vu, il y a trois jours, dans le secteur, il ne pouvait être très loin. Donc, s'il ne nous avait pas encore attaqués, ça signifie qu'il nous écoutait, tentant d'évaluer nos forces et de comprendre l'origine de la menace.

- Il était là depuis combien de temps selon vous?

- Je ne peux pas dire avec précision, mais pas longtemps après que j'aie déverrouillé le laboratoire.

Pendant que Clara examinait le coffre, Shoan appuya la dernière chaise sur la table qu'il bloquait la porte et il lança son poing contre le mur.

- Dire que j'ai faillit vous croire, dit-il avec colère. Vous vous battez bien, vous auriez pu le combattre et le vaincre, mais tout était faux et maintenant nous allons mourir ici par votre faute.

- Un guerrier ne devrait pas avoir peur de la mort, répondit le docteur avec une pointe de dérision.

- Ce n'est pas pour moi que j'ai peur, répondit le vétéran en regardant sa fille. Elle est comme sa mère, impulsive, et toujours à aller au devant du danger. Il a fallu qu'elle nous suive. Elle aussi, elle y croyait.

- J'y crois encore, répondit Solidy. Tout n'est pas fini.

Juste comme elle dit ça, le verrou de la porte se rompit, la seule chose qui empêchait la créature d'entrer était la barricade de fortune faite par le vétéran et sa fille. Ça ne tiendrait pas longtemps

- Docteur, s'écria Clara. Pouvez-vous déverrouiller ce coffre?

- Mauvaise idée, il n'y a surement pas assez de place pour nous quatre et nous y suffoquerions.

- Je sens une petite brise au travers les fentes de la porte du coffre.

- Impossible, s'exclama le docteur et Shoan en s'y précipitant!

- Qu'est-ce que ça change, demanda Solidy?

Clara alla vers la jeune femme pendant que le docteur jouait du tournevis. La barricade était malmenée et le Morocos menaçait d'apparaître d'une seconde à l'autre.

- Ça veut dire que ce n'est pas un coffre mais un passage. Il y a de l'air de l'autre côté alors qu'un vrai coffre serait hermétique.

Alors que le docteur s'escrimait sur la serrure, Shoan, se tenant juste à côté, essayait de lui dire quelque chose, mais vue l'urgence de la situation, le docteur l'ignorait.

- Ce verrou me résiste, se frustra le seigneur du temps.

- Mais laissez-moi donc faire, insista Shoan!

- Ce tournevis est la meilleure chance que nous avons d'ouvrir cette porte…

- Je connais la combinaison, coupa le vétéran.

Et avant que le docteur n'ait eu le temps de répliquer, le mésossien ouvrit la porte du faux coffre.