Bonjour ! Bonsoir !
Un autre chapitre, parce que je me sens inspirée et que je n'ai vraiment, mais alors vraiment pas envie de me mettre à réviser ma philosophie, ma littérature et mon écrit d'arts plastiques... Ca va être dramatique d'ici quelques jours, c'est moi qui vous le dis !
Bref, tant mieux pour vous, ça vous fait de la lecture x) Dix pages word, je crois que c'est le plus long que j'ai fait sur cette fic et, en plus, le chapitre sera coupé en deux (voire plus... je sais pas encore tout à fait, je verrai bien). Comme l'indique le titre, en tout cas, ce sera un peu de tranquillité pour nos deux héros alors profitez-en aussi parce que je vais être guimauve à souhait, j'en avais envie et besoin, pour le coup. Et, si après ce chapitre, vous n'êtes pas toutes complètement et définitivement raide dingue d'Edward... bah, vraiment, parole de Shou', c'est que je comprends vraiment pas les filles et que j'suis vraiment trop fleur bleue-niaise-bizarre ! (on me le dit souvent, déconnez pas). Et bon, même s'il le lira pas, je dédie ce chapitre à un m'sieur que j'aime beaucoup (même si je suis pas toujours sûre que c'est réciproque) et qui ressemble beaucoup à Edward (romantique à souhait, fleur bleue comme j'aime, adorable, beau, intelligent – un peu trop pour moi, j'avoue, des fois et suffisamment pour être totalement cinglé, par moment – et aussi, parfois, bien trop con en amour, hein, oui, bon, désolée... pourquoi c'est toujours les meilleurs qui nous font le plus pleurer, je vous le demande !!).
Voilà, allez, je vous laisse lire :) je crois que j'ai fait d'assez longues review's answers l'autre jour pour vous laisser un peu tranquilles cette fois. Je répondrai au prochain chapitre (à moins que vous ayez une question supra urgente, auquel cas, n'hésitez pas à me le dire et je répondrais très vite, je surveille ça de près ^^). Un grand merci, en tout cas, pour tous vos commentaires ! C'est vraiment touchant et très motivant.
Bonne lecture !
***
Tranquillité
(partie 1)
-Tu passes énormément de temps chez les Cullen, dis-moi.
Je me tournai vers Michael, intriguée. Nous roulions en direction de chez moi, ce soir-là. Depuis quelques jours, il avait pris cette habitude de m'accompagner puis de venir me chercher, une fois mes cours de musique terminés. Cela m'empêcher de passer plus de temps que nécessaire en compagnie d'Edward, d'autant plus que mon fiancé avait insisté, par deux fois, pour que je joue pour lui. J'avais la nette impression qu'il vérifiait que je prenais bien des cours de musique lorsque je me rendais chez les Cullen. Fort heureusement, Edward et moi travaillions réellement. Il aimait la musique et je ne me lassais pas d'apprendre à ses côtés. Nous étions bien sages, finalement, en dépit des sentiments qui nous consumaient, littéralement, de l'intérieur. Évidemment, nous avions bien laissé quelques unes de nos séances de côté, çà et là, mais Alice, qui errait dans la maison, en proie à de fortes angoisses que je ne m'expliquais pas, nous demandais sans cesse de rester prudents. Elle parlait de mauvaises impressions et, étrangement, Edward semblait apporter un certain crédit à ces sensations. Je m'étonnais parfois qu'un garçon aussi terre-à-terre puisse croire en de tels phénomènes et j'en étais presque venue à me demander s'il ne profitait pas de la chose pour éviter de s'investir plus avant dans notre « relation secrète ». Pourtant, lorsqu'il m'embrassait...
-Tu pourrais prendre la peine de répondre, lorsque je m'adresse à toi, grogna Michael, à mes côtés, coupant court à mes pensées.
-Dé-désolée, je... j'avais la tête ailleurs, bafouillai-je, toujours gênée par sa présence depuis le soir du bal, Que disais-tu ?
-Je constatais simplement que tu passais beaucoup de temps chez les Cullen.
-Je prends des cours de musique avec Edward et je m'entends bien avec Alice... expliquai-je aussi calmement que possible, récitant ce discours préparé maintes fois dans ma tête pour parer à ce genre de question de sa part, C'est une famille très sympathique, comme tu as dû le remarquer. Ma mère les apprécie beaucoup, elle aussi...
Il ricana, visiblement peu convaincu et je ne pus m'empêcher de frémir. Avait-il des doutes ? Je pensais, pourtant, qu'Edward et moi trompions bien les pistes... Nous ne nous affichions jamais ensemble face à Michael. Chaque fois qu'il me déposait chez les Cullen, Alice ou Esmée m'accueillait et lorsque je repartais, il en était de même. Edward m'attendait toujours dans la salle de musique et ne la quittait pas tant que je n'étais pas repartie.
-Il n'empêche que tu es étonnamment rayonnante depuis qu'ils sont ici...
Mon cœur rata un battement. Il était évident qu'il avait remarqué quelque chose. « Rayonnante » ? Était-il possible que le bonheur que me procurait Edward soit à ce point lisible sur mes traits ? Ca n'avait rien de bien étonnant étant donné la joie que je ressentais à la simple évocation de son nom...
-Je serai absent, ce week-end, poursuivit-il, alors, changeant radicalement de sujet.
-Oh, soufflai-je, faignant d'être déçue, O-Où vas-tu ?
-Ton père a dû te parler de cette partie de chasse qu'il prévoyait de faire avec les Carter. Mon père et moi y avons été conviés, également. Nous camperont avec eux.
-J'espère que vous vous amuserez bien, dis-je, légèrement amer – je détestais la chasse.
Heureusement, nous arrivions chez moi. J'entrepris de descendre lorsqu'il attrapa fermement mon bras, me ramenant à lui avec une facilité déconcertante. Il plaqua ses lèvres contre le mienne, sans la moindre délicatesse et m'embrassa avec passion. Une passion écœurante ; celle d'un prédateur dévorant sa proie.
Ce n'était pas le premier baiser qu'il me donnait. Il avait réussi à m'en voler un quelques jours plus tôt. Celui-là avait la même saveur. C'était comme s'il gravait sur mes lèvres que je lui appartenais de droit. D'autant plus que la première fois il s'était arrangé pour m'embrasser à notre arrivée devant la maison des Cullen. Je savais pertinemment qu'Edward nous observait, derrière la fenêtre de la salle de musique, comme à son habitude et le baiser de Michael avait été d'autant plus douloureux. J'avais presque pu sentir le cœur d'Edward s'effritait, en accord avec le mien et lorsque je l'avais rejoins, quelques minutes plus tard, il n'avait pas bougé. Il était resté à la fenêtre, le regard perdu dans le vide, là où je m'étais trouvée un instant plus tôt. Je ne l'avais jamais vu aussi déchiré, en proie à une tristesse insondable. Le baiser que nous avions échangé ensuite avait été empreint d'une passion désespérée ; nous ne voulions qu'être ensemble et tout ce que faisais Michael pour nous séparer nous torturait un peu plus chaque jour.
C'est à ce moment que mon fiancé se sépara de moi. Son regard brillait d'un éclat vengeur ; il savait, c'était évident. Aussi, lorsqu'il lâcha mon bras, je fuyais aussi loin de lui que possible et après avoir rapidement embrassé mes parents, j'allai m'enfermer dans ma chambre, pleurant à chaudes larmes toute mon envie de retrouver les bras d'Edward.
***
Le week-end arriva vite. Le temps, pour une fois, semblait avoir décidé de jouer en ma faveur. Michael était parti à des kilomètres de chez nous et durant les deux prochains jours, je n'aurais plus à supporter ses incessants assauts, ses regards et l'âcreté de ses baisers. J'avais deux jours de liberté devant moi. Deux jours à n'appartenir qu'à Edward.
Je m'étais donc, tout naturellement, arrangée avec Alice qui était parvenue à convaincre ma mère de me laisser passer la nuit du samedi au dimanche chez eux. J'appris du même coup que Rosalie, Emmett et Jasper ne seraient pas présents. « Partis en balade dans les bois » m'avait-on dit. Et cela avait l'air d'être une habitude, aussi je ne m'en inquiétais pas davantage, bien que j'eus remarqué les regards assassins que ne cessaient de me lancer la sulfureuse blonde de la famille.
-Bienvenue chez nous ! s'exclama Alice, tout sourire, lorsqu'elle vint m'ouvrir, ce samedi matin là.
Elle semblait avoir retrouvé la joie de vivre qui était habituellement la sienne. Visiblement, elle était soulagée que Michael se soit éloigné pour quelques jours. J'en déduisis, donc, qu'elle n'avait aucune « mauvaise impression » concernant notre week-end.
-Donne-moi ça, proposa-t-elle en s'emparant de ma valise puis elle reprit en murmurant, complice, Edward t'attend, il est dans l'enclot aux chevaux, derrière la maison.
Je hochai la tête, rougissante et je la vis disparaître, sautillante, dans les escaliers, mon bagage en main. Je souris et me dirigeai vers la porte-fenêtre qui donnait sur la cour arrière de la maison. Le temps n'était pas particulièrement beau, aujourd'hui, comme toujours – le ciel était gris et le Soleil ne semblait pas décidé à se montrer, ce qui n'empêchait pas la sécheresse de durer, tant la température était étouffante – mais Esmée avait arrangé le jardin de la vieille Mary Close de telle manière que l'endroit semblait lumineux, comme il aurait dû l'être en ce début d'été. Elle avait choisi, délibérément, des fleurs aux couleurs rougeoyantes, reflétant la lumière pour mieux la transmettre dans tout le jardin. C'était magnifique.
Je n'étais venu qu'une ou deux fois ici mais maintenant que le poids que constituait Michael s'était évaporé pour un temps, je profitais d'autant plus de ce bel endroit.
Je marchai donc en direction de l'enclot à chevaux tout en profitant du paysage, tranquille, abandonnant pour de bon mes sombres pensées pour les deux jours à venir. Je me surpris à sourire en découvrant de superbes lys blancs. Ma mère s'était toujours plainte de ne jamais parvenir à en faire pousser. Elle avait fini par désespérer. Si elle avait pu voir ceux-ci...
-Esmée a un véritable talent, en ce qui concerne l'aménagement des jardins.
Je sursautai et me retrouvai face à Edward. Je ne l'avais pas entendu arrivé – et ce n'était pas une première étant donné qu'il faisait preuve d'une discrétion tout à fait incroyable. Chacun de ses mouvements semblait mesuré, comme s'il réfléchissait la moindre de ses actions, pesant le pour et contre pour ne finalement faire que ce qui était véritablement juste et nécessaire. Il n'en faisait jamais trop, tout juste assez. Il était réservé sans être introvertie. Suffisamment timide pour être adorable sans jamais en pâtir – fort heureusement, car je l'étais bien assez pour deux !
-Il me semble qu'elle réussi la plupart des choses qu'elle entreprend dans cette maison, soulignai-je.
Il sourit, amusé et acquiesça. Il ne cessait de me regarder. Il me dévorait du regard au point d'en faire battre mon cœur à tout rompre. Ce qui brillait au fond de ses prunelles lorsqu'elles croisaient les miennes était à ce point différent de ce que je ressentais lorsque Michael me regardait que c'en était magique. Je pouvais goûter avec plus de bonheur encore aux sentiments qu'il m'apportait après avoir passé du temps avec fiancé car tout, en eux, était différent. La douceur d'Edward s'opposait avec force à la brusquerie de Michael et me faisait oublier tout ce qu'il me faisait subir en quelques secondes.
J'étais amoureuse de lui. Folle amoureuse.
-Suis-moi.
Il attrapa délicatement ma main et m'emmena plus loin derrière la maison, jusqu'à un enclot où des chevaux se dégourdissaient les pattes. Il me lâcha et passa sous la barrière pour les rejoindre, souriant. Il s'approcha d'un poulain qui suivait sa mère a petits trots. Il s'arrêta à quelques pas de lui et ils se regardèrent un instant. Je restais muette, intriguée par ce qui était en train de se passer. Puis, doucement, Edward s'approcha du petit animal, encore si fragile, et le souleva doucement, l'apportant jusqu'à moi.
-Ce qu'il est mignon... m'exclamai-je doucement, pour ne pas l'effrayer tandis que je caressais doucement son chanfrein, du bout des doigts, entre les barreaux de l'enclot.
-Il a quelques jours à peine, m'expliqua Edward.
Edward le tenait doucement, me laissant le temps de m'extasier, en bonne fille sentimentale que j'étais, devant le petit air adorable de l'animal puis, finalement, il le relâcha et, tranquillement, il parti retrouver sa mère.
C'est en me redressant que je remarquai à quel point le regard d'Edward s'était assombri, en quelques instants.
-Quelque chose ne va pas ? m'enquis-je.
Il m'interrogea du regard, incrédule. J'approchai lentement ma main de son visage et caressai tendrement sa joue.
-Tes yeux sont plus ternes.
-Sans doute un effet de la lumière, rétorqua-t-il plus sèchement qu'à l'ordinaire.
Je baissai la main et fronçai les sourcils. Je savais qu'il me cachait quelque chose. Chaque fois que nous nous voyions, cette sensation grandissait en moi. A travers son regard fuyant, ses gestes parfois trop prudent et même ses baisers... Tout son être me criait que certaines choses en lui ne pouvait m'être dévoilées.
Il grimpa sur l'un des barreaux horizontaux de la clôture et se pencha au-dessus de moi, déposant un baiser sur mes lèvres. Le premier de cette journée, de ce week-end. Le premier baiser librement échangé. Le seul, jusqu'à présent, où nous n'avions pas à rester sur nos gardes dans la crainte d'être découverts.
Lorsqu'il se sépara de moi, ses yeux brillaient de nouveau de milles feux et il souriait, visiblement désolé du ton qu'il avait employé plus tôt.
-Ne t'inquiète pas, souffla-t-il, Fais-moi confiance, s'il te plait.
-Je te fais confiance.
Son sourire s'agrandit et il m'embrassa de nouveau, me faisant perdre la tête, comme chaque fois et plus encore maintenant que ce sentiment de liberté m'habitait.
-Veux-tu monter avec moi ? me demanda-t-il lorsque nous nous fûmes séparés, se tournant vers les chevaux.
Je ne pus m'empêcher de rire, gênée et je me mis à jouer avec mes doigts, sans trop savoir comment lui expliquer à quel point je pouvais être lamentable avec les chevaux et comme les monter m'effrayer au plus haut point.
-Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, dis-je au bout d'un moment, contrite, Mais j'adorerais te voir monter, toi !
-Ne me dis pas que tu as peur des chevaux... murmura-t-il, littéralement hypnotisant bien que moqueur, toujours penché sur moi, par-dessus la barrière.
-Je ne dirais pas ça comme ça... tentai-je de m'éclipser, avec humour.
Il laissa échapper un éclat de rire et déposa un baiser sur ma joue, visiblement attendri.
-Je serais avec toi, tu ne risqueras rien, souffla-t-il à mon oreille.
-Edward, s'il te plait, le suppliai-je tandis qu'il s'éloigner un peu pour me regarder droit dans les yeux.
-Je t'assure que je ne laisserai aucun de ces terribles étalons te dévorer, se moqua-t-il – ce qui lui valu une tape derrière la tête alors qu'il éclatait de rire, Non, vraiment, je crois qu'il préfère le foin, navré de te décevoir (nouvelle tape et de nouveau son rire, délicieux).
Il s'éloigna, finalement, allant retrouver ses chevaux tandis que m'adossais à la clôture pour l'observer confortablement. Il était tout à fait étonnant de le voir interagir avec ces animaux. Il semblait les traiter avec déférence et faisait preuve d'une grande prudence en leur compagnie. Il ne faisait jamais un pas dans leur direction sans avoir prit quelques secondes pour les observer, comme s'il se savait capable de les effrayer – pourtant, il s'agissait de chevaux dressés, de toute évidence, habitués aux contacts avec les humains – et qu'il tentait à tout prix d'éviter de les faire fuir. Il ne me semblait pas que mon père agissait de la sorte, ni Michael et aucun homme de Dawn Hall. A vrai dire, une seule image s'imposait à moi, tandis que je l'observais agir de la sorte ; celui d'un prédateur, à la manière des premiers hommes, qui tente d'apprivoisé son premier cheval tandis qu'il a eu, jusqu'alors, l'habitude de les dévorer. Je trouvais cela particulièrement étrange. Edward en faisait-il trop ? Ou ces animaux étaient-ils capables de ressentir le danger qu'il constituait, de la même manière que moi-même je commençais à le discerner, à force de le côtoyer ?
Il semblait, en tout cas, faire un gros travail sur lui-même pour ne pas leur faire peur – et peut-être davantage, bien que l'idée d'un Edward mangeur de chevaux me paraisse encore inconcevable – et finalement l'échange qu'il avait avec eux m'apparaissait comme un ballet. Une danse, silencieuse et coutumière, indispensable s'il souhaitait parvenir à les monter.
Et c'est ce qu'il finit par faire. Il grimpa sur le dos d'un grand étalon noir et parti au trot dans l'enclot puis au galop, tout autour de celui-ci. Je me reculais, impressionnée, pour mieux l'observer. Il semblait si concentré... Et, de toute évidence, c'était un excellent cavalier.
Il finit par s'arrêter près de moi, faisant se cambrer le cheval qui hennit longuement avant de se calmer progressivement. Il souriait, inlassablement, et je fus amusée de constater qu'une petite lueur de fierté brillait dans ses yeux :
-Ne serais-tu pas en train de parader ? demandai-je pour le taquiner.
-T'impressionner n'est pas une mince affaire, se défendit-il en riant, Pardonne-moi d'être satisfait lorsque j'y parviens. Es-tu sûre que tu ne veux pas monter ? m'invita-t-il de nouveau, Je te promet que nous ne galoperons pas. Juste un tour s'enclot et je te libère.
Il me tendit la main et je me mordis la lèvre. J'avais envie d'être à ses côtés et je lui faisais suffisamment confiance pour me laisser convaincre mais, dans un même temps, une vieille chute à cheval se rappeler à moi avec force. Je n'avais jamais eu aussi peur que ce jour-là.
-Il ne t'arrivera rien.
Sa voix était ferme. C'était une promesse plus qu'une affirmation. Il m'assurait de me ramener entière de ce petit tour, que nous pouvions profiter sans crainte de notre balade. Que je pouvais être à ses côtés sans craindre pour ma vie ? Comment lui avouer que même la mort ne m'inquiétait plus, à ses côtés ? Il aurait pu être à deux doigts de me tuer de ses propres mains... Je ne pouvais m'empêcher de l'aimer.
J'attrapai sa main, finalement et, fermement mais toujours avec cette douceur infinie qui le caractérisait, il m'aida à passer la barrière puis me hissa jusque sur le cheval, de manière à ce que je me retrouve devant lui, en sécurité entre ses jambes, le dos contre son torse réconfortant et ses bras de chaque côté de moi, tenant les rennes et m'empêchant de glisser.
-Tu vois, ce n'est pas si désagréable, pour l'instant, souffla-t-il au creux de mon oreille, provoquant une vague de frissons dans tout mon être.
Non, effectivement. C'était loin d'être désagréable. Je l'entendis rire, dans mon cou, comme s'il avait deviné mes pensées. Il avait dû aussi remarquer que je n'osais pas bouger. Néanmoins, cela n'avait plus vraiment à voir avec le fait que je me sois trouvée sur le dos d'un cheval. L'état dans lequel me mettait mon compagnon suffisait à lui seul à me paralysait. Je n'osais plus remuer ne serait-ce qu'un orteil, de peur de faire un mouvement déplacé. Je me sentais si maladroite, en comparaison de lui, de son élégance, de sa délicatesse...
-Détend-toi, murmura-t-il après avoir déposé un baiser sous mon oreille.
Le cheval se mit à marcher, lentement.
-Tu vois, ça n'a rien de bien méchant, sourit-il, le menton posé sur mon épaule.
Je hochai légèrement la tête, m'évertuant à regarder droit devant moi, malgré tout – je savais que regarder en bas m'aurait valu une belle frousse.
La main d'Edward se déplaça lentement le long des rennes qu'il attrapa d'une poigne unique. Son autre main, elle, vint se caler sur mon ventre et me serra un peu plus contre lui. Il devait sentir comme j'étais tendue et ce geste me rassura aussitôt.
-Merci, soufflai-je.
-Je ne laisserai rien t'arriver, Bella.
Je tournai légèrement la tête vers lui. Ses yeux fixaient un point, droit devant nous, comme je le faisais un instant plus tôt. Je savais qu'il ne faisait pas uniquement référence à ce tour d'enclos à cheval.
-Je n'ai pas peur, Edward.
-Penses-tu que tu devrais ?
-Sans doute... répondis-je, malgré moi, ne pouvant nier l'évidence.
-Tu sais que je suis dangereux.
Affirmation.
-J'ai confiance en toi.
Contestation.
-Un peu trop, selon moi, soupira-t-il.
-Tu n'es pas objectif, contrai-je, Nous ne sommes pas capables de juger convenablement de nous.
-Je me connais suffisamment pour affirmer que je ne suis pas celui qu'il te faut, en dépit de ce que je voudrais.
-Tu aimerais être l'homme qu'il me faut ? répétai-je.
Il hocha la tête, légèrement.
-Alors tu as en toi beaucoup plus à m'offrir que bien d'autres ! affirmai-je avec une fougue que je ne me connaissais guère.
Il sourit tristement puis se redressa légèrement me cachant son visage.
-C'est pourtant bien peu par rapport à ce que tu mérites.
Mon cœur se serra.
Notre petit tour venait de s'achever. Il arrêta le cheval près de la barrière et descendit avant de m'aider à en faire de même. Dès mes pieds eurent retrouver la terre ferme, je m'empressai d'attraper son visage entre mes mains, cherchant à capter son regard qui m'évitait.
-Tu ne vas pas encore chercher à me fuir, n'est-ce pas ? m'enquis-je, la voix tremblante, véritablement anxieuse.
Il me regarda cette fois et, comme il en avait pris l'habitude, il attrapa l'une de mes mains et porta ma paume à ses lèvres pour y déposer un baiser avant de me répondre :
-J'ai bien peur de ne plus en être capable, désormais.
-Mais tu le souhaiterais ! Je le sens !
J'avais crié, malgré moi, paniquée à l'idée de le voir repartir à nouveau et, à nos côtés, le cheval fut effrayé et se cambra dangereusement. Edward eut juste le temps de me pousser contre la barrière puis d'attraper les rennes de l'animal afin de l'éloigner de moi. J'avais pu voir passer un sabot à quelques centimètres à peine de ma tête et, en une fraction de seconde, Edward avait arrangé la situation. Il était maintenant un peu plus loin, caressant le cheval pour le calmer et murmurant à son oreille des paroles que je n'entendais pas, de là où je me trouvai.
Persuadée que ma présence ne l'aiderait pas à calmer l'animal, je décidai de m'éclipser. Je pris rapidement la direction du jardin et m'assis sur un petit banc en pierre qu'avait installé Esmée, dans l'allée qui menait à l'enclos. Près d'une demie-heure s'écoula avant qu'Edward ne vienne me rejoindre. Il se posta d'abord à quelques mètres de moi, m'observant silencieusement, comme il l'avait fait pour ne pas effrayer le cheval avant de le monter. Cherchait-il à savoir si j'allais le fuir, moi aussi ? Je n'en avais aucune envie. Il était même improbable qu'il puisse le croire !
Quelque chose dû le convaincre qu'il pouvait, alors, approcher car il vint s'asseoir à mes côtés, prenant soin de ne pas me toucher, malgré tout. Il fixa son regard sur le parterre de tulipes jaune et rouge, ne parlant pas durant plusieurs longues minutes.
-Je suis désolé, souffla-t-il, finalement, Tout cela est nouveau pour moi. Je ne sais pas si je suis capable d'être ce que tu attends de moi. Il est évident que tu as besoin que l'on prenne soin de toi... Tu es si fragile... Et tu ne peux pas savoir à quel point j'aimerais occuper ce rôle sans crainte. J'aimerais me persuader que je ne suis pas l'être le plus dangereux pour toi mais je ne peux nier ce que je suis. Tout juste essayer de faire avec...
Il parlait lentement, prononçant chaque mot avec soin. Il semblait décidé à me faire comprendre une information primordiale mais certain détail m'échappait encore. Je ne pouvais que me fier à la sensation que m'offrait sa voix douce et suave ; la tranquillité, la sûreté... l'amour.
-Je t'ai tellement cherché, tant attendue... poursuivit-il, Je mourrais s'il t'arrivait quoi que ce soit ! Je ne pourrais le tolérer. Je ne pourrais supporter que l'on s'en prenne à toi et dieu sait que je rêverais de confronter Michael à ses actes de l'autre soir, lui faire payer d'avoir oser te forcer la main de la sorte et plus encore à chaque baiser qu'il te vole sans honte... Je suis incapable de te laisser. Je t'aime beaucoup trop. Être à tes côtés m'offre une joie incommensurable, aussi grande que la douleur que je ressens lorsque tu ne fais, pourtant, que rentrer chez toi après nos cours de musique... Chaque instant, alors, où tu n'es pas à mes côtés, je le consacre à penser à toi. Il n'est pas une seconde sans que tout ton être n'occupe mes pensées. Comment pourrais-je t'abandonner maintenant que je sais à quel point tu m'es indispensable ? Comment pourrais-je alors que chaque fois que je croise ton regard, je peux y lire tout l'amour que tu me portes et toute la crainte que tu as de me perdre ? Je n'ai jamais ressenti cela, Bella. Je n'ai jamais aimé et été aimé de cette manière. Je te demande simplement de comprendre la peur qui me noue le cœur, les entrailles et chaque fibre de mon corps : je me sais capable de te nuire, de te faire du mal, de te blesser et cela me rend parfois fou de douleur, malgré mes efforts, mais je t'aime... et je n'ai aucunement l'intention de te laisser. Aussi longtemps que tu le souhaiteras, je serai à tes côtés. Comme ami ou davantage, si tu le désires et m'y autorise.
Il se tourna vers moi, lentement, quand il eut terminé sa tirade. Mon cœur battait à tout rompre et je pouvais sentir mes larmes dégouliner sur mes joues avec fureur. Jamais je n'avais ressenti pareil sentiment. La déclaration d'Edward m'avait bouleversée. Jamais je n'aurais cru que des mots aient pu avoir un tel effet sur moi. J'avais lu bon nombre de d'ouvrages ; des romans ou des recueils de poèmes, traitant de l'amour. J'avais lu les descriptions passionnelles des écrivains romantiques français, de ces précieux livres venus d'Europe par la famille éloignée de ma mère. Longtemps et jusqu'à il y a encore quelques minutes, j'avais cru avoir compris à quel point les sentiments pouvaient être forts. Je pensais avoir frémi autant que cela eut été possible, lors de mes lectures, tantôt tendres, tantôt passionnées et plus encore lorsque j'écrivais les aventures de mon héroïnes amoureuses. D'ailleurs, je pensais être capable de conter ses péripéties de manière fidèle et transcrire les émotions vives d'un amour naissant qu'elle ressentait. Mais j'étais loin d'imaginer, en réalité, ce à quoi je devais m'attendre. Edward m'avait déjà éclairé en me donnant un premier baiser, lors du bal. J'avais déjà compris, en partie, mon erreur. Mais à cela s'ajoutait ses derniers mots. Cette tirades merveilleuses que je n'aurais jamais pu concevoir.
Je me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps et, aussitôt, Edward m'enlaça. Je m'accrochai à lui désespérément, ruinant sa chemise, la détrempant littéralement. Il ne disait rien. Pas un mot. Il caressait mes cheveux avec une tendresse infinie. Sa patience était inégalée et nous restâmes ainsi durant plusieurs longues minutes jusqu'à ce qu'enfin je me calme.
-Pardon... Je suis vraiment bête de pleurer ainsi... sanglotai-je, gênée pour de bon.
-Tu es aussi adorable qu'à l'ordinaire et bien que je préfère voir ton visage s'éclairer d'un sourire, tu es toujours aussi belle, y compris lorsque tu pleures.
-Je pleurais de joie, me sentis-je obligée de préciser.
Il sourit.
-Dans ce cas, j'ose espérer que j'y suis pour quelque chose.
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Un rire léger, futile comme je ne me connaissais pas. Un rire simple. Simplement amusé.
-Qui d'autre que toi ! Je ne vois personne d'autre ici qui m'ait fait une déclaration aussi belle.
-Je t'aime.
Je rougis. C'était une réaction naturelle, instantanée de ma part lorsque j'entendais ces mots. Puis je souris.
Lentement, il se pencha vers moi. Ses lèvres se posèrent sous mon oreille et y déposèrent un baiser avant de descendre dans mon cou, l'effleurant doucement. Puis elles remontèrent jusqu'à ma mâchoire, constellèrent mes joues de baisers tendres, ainsi que mon front puis mes paupières. Mon souffle s'accéléra au fur et à mesure. Ses mains se mirent à caresser mes bras, mon dos, mes épaules nues qui frémirent sous ses doigts froids. Et, enfin, il m'embrassa. Ses lèvres étaient presque tièdes en comparaison de leur température habituelle et ce parce qu'elles s'étaient imprégnées de ma propre chaleur corporelle. La peau d'Edward était constamment gelée sans que je m'explique pourquoi et chaque fois qu'il me touchait, je me sentais comme transpercée de toute part par un milliard de petites aiguilles qui agitaient mon corps et mon cœur. J'étais totalement folle d'accepter pareil sort mais cela n'avait rien a voir avec la douleur. C'était un frisson persistant. Un frisson de délice et de désir.
Du bout des doigts, sans briser notre baiser, il caressait la peau de mon cou puis celle de mes joues. Je me délectais du moindre de ses touchés. Comment aurais-je pu lui résister ? Tout en lui appelait à être aimé. Je ressentais en lui cette urgence, comme s'il me cherchait depuis toujours et qu'enfin j'étais sa délivrance. « Je t'ai tellement cherché, tant attendue... »
Ses bras se resserrèrent autour de ma taille, m'amenant plus près de lui. Ma robe était plus légère qu'à l'ordinaire, aujourd'hui. J'avais abandonné pour ce week-end mes tenues de jeune fille respectable pour redevenir la campagnarde que j'avais toujours été ; le garçon manqué, comme le disait ma mère et ses robes plates et tristes (cf: la crinoline était peu utilisée aux Etats-Unis à cette époque hormis pour les réceptions – et encore... je ne suis même pas certaine – du coup les robes étaient plus simples et plus « tombantes »... vous avez déjà vu « la petite maison dans la prairie » non ? ^^'). En réalité, je trouvais cette tenue bien pratique, en cet instant. Lentement, je me redressai de manière à me retrouver à genoux sur le banc que nous occupions, sans briser notre étreinte. Puis, je me rapprochai de lui et passer une jambe de chaque côté des siennes et mes bras autour de son cou, me retrouvant agenouillée face à lui, sur ses cuisses. Je ne me serais jamais cru capable d'une telle audace mais cela n'avait plus guère d'importance. Nous avions trop peu de temps. Deux jours à peine avant que tout ne redevienne soumis à un contrôle étouffant que notre amour ne supportait pas. Tout était trop fort, entre nous, pour être ainsi régis par des lois et conventions sociales puritaines. Je me sentais à milles lieues de toutes ces chimères drastiques, en cet instant. Oui, j'étais en train d'embrasser avec passion l'homme que j'aimais, agenouillée au-dessus de ses jambes, ma poitrine contre son torse, mes mains fourrageant dans ses cheveux tandis que les siennes me serraient contre lui. Et je ne ressentais aucune honte, aucune crainte. J'aurais pu tout aussi bien m'offrir à lui, en cet instant car rien d'autre ne comptait plus en dehors de nous, de nos corps à l'unisson.
Soudain, pourtant, il se sépara de moi et, en une seconde, je me retrouvai assise bien sagement à ses côtés.
-Alice... siffla-t-il tout bas, visiblement très agacé.
Et, effectivement, une seconde plus tard, son adorable sœur et son grand sourire mutin apparurent au bout de l'allée. Je ne m'expliquais pas comment il avait pu s'apercevoir de sa présence alors qu'elle se trouvait encore à l'intérieur de la maison, de toute évidence, mais j'étais, malgré tout, bien contente qu'il en soit ainsi car ma timidité exacerbée n'aurait sans doute pas supporté qu'elle ne nous trouve dans une situation si... intime.
-J'ai apporté de quoi manger, se justifia-t-elle sans se départir de son sourire, brandissant un plateau sur lequel trônait une assiette de soupe encore fumante, Je me suis dis que tu n'aurais pas très faim, Edward, alors j'ai préparé cela pour Bella. Tu vois comme je suis prévoyante !
Edward afficha une mine déconfite tandis que le sourire d'Alice s'élargit d'un cran. Visiblement, elle venait de lancer une blague qui m'échappait et qui n'avait pas particulièrement plu à son frère. Néanmoins, la tête de celui-ci réussi à me faire rire aussitôt. Il était amusant de voir à quel point la si petite chose qu'était Alice pouvait agacer son frère, d'ordinaire si calme et réservé.
-Tu ne manges pas non plus, Alice ? m'enquis-je, finalement, après qu'elle m'eut donné le plateau.
-J'ai déjà mangé, en compagnie d'Esmée, m'expliqua-t-elle, Nous ne voulions pas vous... déranger.
Cette fois, je devins écarlate face à ce sous-entendu à peine voilé. Était-il possible qu'elle nous ait vu ? Après tout, nous étions peut-être si... absorbé par nos... ébats... Bon sang ! Je devenais folle de parler ainsi ! Nous avions échangé un baiser et nous étions laissé... emportés par nos émotions...
-Alice, grogna Edward à mes côtés, visiblement pas plus à l'aise que moi.
Elle rit puis repartit en sautillant, guillerette.
-Elle a l'air d'aller mieux, depuis ce matin, fis-je remarquer, afin de détendre un peu l'atmosphère.
-Elle s'inquiète moins. Je ne suis pas sûre qu'elle ait tout à fait raison mais bon...
-Tu es un éternel insatisfait, le taquinai-je entre deux cuillerées de potage.
-Faux, douce demoiselle, me contredit-il, charmeur, Je suis tout à fait satisfait de me trouver à vos côtés.
Et, tandis que je terminais mon repas, nous nous mîmes à discuter comme nous en avions pris l'habitude lorsqu'il me ramenait chez moi après nos cours de musique. Nous n'en avions plus eu l'occasion depuis que Michael s'était mis en tête de me surveiller constamment et cela m'avait bien plus manqué que je ne l'aurais cru. Edward n'était pas seulement beau, doux, patient, serviable et bien plus encore, c'était aussi un garçon incroyablement instruit et intelligent. Il avait son propre avis sur tout et quel avis ! Certains hommes plus âgés m'auraient semblé bien peu sages en comparaison de lui. Il portait sur le monde un regard empreint d'une certaine mélancolie. Pour lui, s'ils continuaient de la sorte, les hommes mèneraient notre monde à sa perte. Il ne répudiait pas le progrès, bien au contraire – je découvris qu'il portait un certain intérêt aux sciences et plus particulièrement à la médecine, comme son père – mais s'en méfiait. Il affirmait que mettre un tel pouvoir entre les mains des hommes était dangereux.
-Nous ne sommes pas près à entrer dans l'aire du progrès et c'est pourtant ce qui va se passer, dit-il, Le prochain siècle sera sans doute le théâtre des plus grandes découvertes que l'homme ait jamais fait mais j'ai bien peur qu'il soit aussi le plus dur, le plus sanglant... Il n'est pas une seule découverte qui ne puisse être utilisées pour faire la guerre. Lorsque les hommes ont découvert le feu et qu'ils ont appris à le domestiquer, ils ont d'abord commencé par l'utiliser pour chauffer leur nourriture puis sont survenues les guerres et nous avons brûlé des villages entiers, des femmes et des enfants... Aucune découverte n'est pure tant que des hommes sont suffisamment vils pour les utiliser contre leurs semblables. Tout n'est que danger. Et plus ces découvertes seront grandes, plus elles seront dévastatrices... Je suis intimement persuadé que nous finirons par créer une arme qui pourra tous nous tuer en quelques secondes, réduire à néant cette planète, si nous continuons dans cette voie.
-Ne te sens-tu pas près à lutter contre cela ? l'interrogeai-je, fascinée.
Il rit.
-Tu veux dire... en m'investissant dans la vie politique ? Si tu savais...
-Si je savais quoi ? m'enquis-je alors qu'il ne poursuivais pas.
-Si tu savais tout ce qu'il y a à savoir de moi, tu trouverais ça parfaitement ridicule, crois-moi, souffla-t-il en plantant son visage à quelques centimètres du mien, tout sourire.
Il se redressa puis se leva, attrapant du même coup le plateau que j'avais vidé, le temps de notre discussion.
-Rentrons, le ciel se couvre, lança-t-il, Je crois bien que nous allons avoir droit à la tempête que nous attendons depuis si longtemps.
-Il n'est pas tombé une goutte depuis des mois... Si ce n'est davantage, lui rappelai-je, sceptique, en me levant malgré tout pour le suivre.
-En tout cas, un orage se prépare. Peut-être sec, mais il vaut mieux se mettre à l'abri, je crains fort que ton petit corps ne supporte mal la foudre.
Je ne pus m'empêcher de rire et lui donner une tape derrière la tête, comme un peu plus tôt, près de l'enclos, tandis que nous rentrions à l'intérieur.
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Voilà !
J'attends vos impressions, comme toujours. C'est vraiment très important, vous savez. J'ai toujours l'impression d'être à côté, de ne pas réussir à faire passer les sentiments qu'il faudrait, de la façon qu'il faudrait... Par exemple, ici, j'espère que vous avez été aussi bouleversées que moi de voir comme leurs sentiments jouent aux montagnes russes : rires-larmes-rires... Sinon c'est que j'ai tout rater TT et c'est moi qui vais pleurer.
Je peux aussi aller dormir, cela dit. Deux heures du mat'... Je crois que ça se ressent, je suis fatiguée. Je commence à avoir l'air un peu dingue, quand je suis fatiguée. Hum.
A la prochaine, donc.
