La guerre est bientôt finie, Roy me l'a dit. Cela va faire deux mois maintenant que je suis ici. Le jour, je supporte les coups de Kimblee, surtout à ses retours de mission. Il est plus violent à chaque fois, plus fou encore. J'attends la nuit avec impatience, et la venue de Roy. Il m'a dit plusieurs fois qu'il pouvait m'aider à m'enfuir. Je le crois, mais il y a toujours ce foutu collier.

C'est fou les progrès que j'ai pu faire avec lui. Mes blessures cicatrisent peu à peu à son contact, à chacun de nos baisers. J'ai envie de vivre.

Cette nuit encore, il frappe à la fenêtre. Je lui ouvre. On ne parle pas, on n'en a pas besoin. Sa présence me suffit. Après tout, qui peut dire si demain ne sera pas le jour de notre mort ?


Pour une surprise… Nan, j'y crois pas ! Mustang le coincé qui embrasse mon jouet ? On parle bien du même ? Mais merde ! Qu'est-ce qu'il fout ? Qui l'a autorisé ?

J'aimerais bien me glisser derrière lui et le faire exploser, mais voila ce grand dadais d'Amstrong qui se ramène. Fait chier ! Faut que je me défoule ! Il faut… Que j'explose quelque chose… N'importe quoi… Un soldat, un Ishbal…


Lylia. Chaque soir, je vois les chaînes qui la retiennent attachées à Kimblee. Je voudrais tant les détruire, mais je ne fais rien. J'en ai le pouvoir mais ne réagis pas. Je suis vraiment qu'un lâche. Mais elle ne m'en veut pas. Elle me sourit. Elle a changé en si peu de temps, une vraie jeune fille épanouie. Cela ne la rend que plus belle. Et je ne peux m'empêcher de l'embrasser, encore et encore. Je ne peux m'empêcher de l'aimer.


Suite d'un récit romancé : Le lendemain, l'alchimiste écarlate Zolf J. Kimblee infligea une cicatrice cruciforme à un grand Ishbal aux cheveux blancs. Frustré de ne pas avoir pu le tuer, il partit retrouver Lylia. Il s'assit sur le bord du lit de la jeune fille et resta un long moment à l'observer, en silence. Puis il lui dit que ça allait être un jour spécial ce jour. Il l'emmenait quelque part, enfin. Elle allait pouvoir sortir de là, revoir les siens.

Un officier plus gradé vit l'alchimiste d'Etat surnommé l'Ecarlate quitter le camp en même temps qu'une jeune Ishbal. Il se décida à les suivre.


Des femmes et des enfants Ishbals sont rassemblés dans cette pièce où il m'emmène. Il me jette carrément au beau milieu de toute cette petite troupe. Je ne comprends pas, qu'est-ce…

Il me parle. Ses mots sont durs et me font plus mal qu'une centaine de coups. Il est fou. L'alchimiste Zolf J. Kimblee a perdu toute sa raison. Il me parle de Roy, qu'il nous a vu. Il me raconte ce qu'il a fait ensuite, tellement furieux que son jouet se rebelle. C'est moi qu'il appelle son jouet ? Dans ses rêves ! Tu entends, Zolf Kimblee ? DANS TES REVES ! Ne ris pas, ne… NE TE FOUS PAS DE MOI !

Il s'approche de moi et me saisit par le menton. Me murmure quelque chose à l'oreille. Ce que j'aurais voulu ne jamais entendre. Et il commence. Les enfants crient et pleurent, les femmes hurlent. Et lui rit, parmi les membres déchiquetés, cette odeur de chair brûlée, et ce sang qui me recouvre de la tête aux pieds. Abasourdie, je reste là, à genoux, bras ballants, assistant au carnage… « En ton honneur ». Mes mains tremblent, non, mon corps tout entier. Tu es content maintenant ? Tu m'auras vu pleurer ! Alors arrête ! Je t'en prie, arrête ça !

La porte s'ouvre sur un militaire. Il est horrifié de voir ce qui se passe, ce qui s'est passé. Il sort son arme, mais Kimblee est plus rapide et le tue. Il explose comme tous les autres. Et lui rit.

Ils sont tout une troupe maintenant. Ils l'arrêtent, il va être emprisonné, il va être condamné. Ses yeux se portent sur moi, il ne m'a pas oublié. Il sourit. C'est vrai, je suis piégée. Ma main se porte à mon cou et je sens le pendentif. Je dois le suivre, si je veux vivre.


Tuer, exploser, quelle extase. C'est encore plus drôle quand la victime se débat, se raccroche désespérément à sa pitoyable vie. Un cafard reste un cafard, qu'importe son âge. Et même, pour éviter la prolifération, vaut mieux les tuer jeunes.

Tu vois ma belle ? Ils meurent tous parce que tu m'as énervé. Des gamins pas plus âgés que ton frère, parfois même moins. Et je m'amuse. Parce que je veux te voir pleurer, parce que je veux t'entendre crier, parce que je veux te voir te tordre de douleur. Mais je ne veux surtout pas que tu meures, car sinon tu ne souffriras pas assez. Tu comprends ? Alors ils vont mourir à ta place, en ton honneur.

J'ai tué un officier, j'ai même pas fais gaffe. Cinq minutes plus tard, je suis fais prisonnier, on me traite de traître. Moi un traître ? Alors que je nous débarrasse de la vermine ? Kss. Enfin, tant pis. Ils m'emmènent. Non, ils nous emmènent. Tu sais que tu ne peux pas te séparer de moi, sinon tu mourras. Je leur ai dit, alors ils t'embarquent aussi. Tu vas rester avec moi, et ce jusqu'à ce qu'ils décident de m'exécuter. Et ce jour là, nous mourrons ensemble.


C'est un cauchemar. Basque Grant est venu nous trouver, il nous a annoncé la trahison de Kimblee. Jusque là pas une grande surprise. Tout le monde s'est même étonné qu'il lui aie fallu tant de temps avant de véritablement disjoncter. Il a tué des femmes et des enfants qu'il avait capturé et enfermé dans une pièce, puis a fait explosé le colonel qui a voulu l'arrêter. Pas un survivant, m'a-t-on dit. Pas une…

Lylia, tu es morte maintenant. Je ne suis qu'un lâche. J'avais le pouvoir de te sauver, et je n'ai fait que jouer les chiens de l'armée. Finalement, qui est le pire de Kimblee ou de moi ? Lylia…


Ichihara: - Tous en choeur: JE HAIS KIMBLEE

Roy, Lylia, Yue, Alphonse, Edward: - JE HAIS KIMBLEE!

Kimblee: - ToT bande de méchants

Ichihara: - Pardon? Tu parles de toi là j'espère!

Kimblee mode sourire sadique: - Moi méchant? Jamais

Greed: - Et pourquoi que j'apparais pas moi?

Ichihara: - Toi, couché!

Greed: - JE VEUX ETRE DANS CETTE HISTOIRE

Ichihara: - ET MOI JE VEUX QUE TU TE LA FERMES!

Kimblee: - Et moi j'ai envie de vous exploser tous les deux.

Ichihara: - Un lecteur sympa pour me sauver la vie?

Greed: - Ben et moi?

Ichihara: - Si t'es sage