Wow des commentaires en espagnol ? Je suis surprise, mais ravie, bien je ne comprends pas tout. Muchas gracias. Pour celle-celui qui n'a pas compris le chapitre précédent, Shizuru a eu un malaise et elle a fait un cauchemar par la suite. Angi merci pour tes commentaires, j'en remarque plusieurs de ta part. Tout qu'à toi fidèle Hookedonreading. Et je n'oublie pas les autres.
L'ancienne seito kaichou surveilla les alentours, elle ne savait pas où retrouver sa coéquipière de travail. Un serveur vient à sa rencontre, il lui annonça courtoisement qu'il allait l'amener à la table de sa patronne. Viola agréa et suivit son guide tout en continuant d'examiner les alentours, il fallait rafraîchir un peu la décoration de ce lieu de restauration, c'était beaucoup trop chargé de décoration dorée. De la modernité ferait du bien à cet espace, peut-être même mettre plus de baie vitrée, plus grande, on profiterait mieux du magnifique paysage extérieur.
Shizuru remarqua qu'il y a essentiellement des clients du troisième âge… il n'y avait pas de bar à proprement parler, s'il y avait une salle, type boite de nuit, cela attirerait une clientèle plus jeune, il faudrait de la musique ou des soirées à thème. Il fallait d'abord qu'elle interroge la propriétaire afin de savoir quel genre de client elle voulait spécifiquement accueillir, avant de remédier à divers travaux de restructuration.
La beauté de Kyoto se trouva à l'extérieur, elle remarqua Alyssa ainsi que devant elle, une inconnue qui possédait une chevelure bleue… la protagoniste s'arrêta de marcher… est-ce qu'elle était en train de rêver de nouveau ? Comment avait-elle pu négliger ce schéma dans son esprit ? Elle avait vu auparavant le sosie de Natsuki, et si ce fut cette personne ? Mais… si c'était réel ? Elle avait eu une conversation avec cette jeune femme… Nina ? Elle lui avait dit que cette femme se nommait Natsuki Kuga Searrs, elle ne l'avait pas imaginé ?
« Alyssa, voyons, tu es irrécupérable… je te rappelle que tu es chef d'entreprise, mais tu ne fais pas attention à ton image, si on te voyait ainsi… » Soupira une voix grave, suave qui pétrifia sur place Shizuru, son cœur se mit à se hâter comme sa respiration. La bluette s'approcha de Mademoiselle Searrs, avec son pouce, elle le passa doucement du coin de la bouche tout le long de la lèvre inférieure. Alyssa semblait comme immobilisée, Shizuru comprit parfaitement cette émotion. Un sentiment qui n'était pas apparu depuis de nombreuses années refit surface comme un torrent. La consommatrice de thé se racla la gorge. Alyssa recula aussitôt sa chaise d'embarras et se leva pour faire face à son invitée.
« Mademoiselle Viola, bonsoir. Je suis contente de vous voir. Désolée de ne pas vous avoir reçue directement. J'ai appris par mon équipe que vous aviez eu un malaise la veille, vous vous sentez bien ? Souhaitez-vous vous repose un peu plus longuement ? Nous pouvons reprendre nos discussions un autre jour. »
« Ara, non, ce ne sera pas nécessaire. Je vais beaucoup mieux, j'ai eu une simple crise d'anémie et la chaleur ne m'a pas aidé, mais cela va mieux maintenant. Ookini de vous en soucier. Kannin na de vous avoir inquiété de la sorte. Je ferai plus attention la prochaine fois. »
« Pas du tout. Vous avez aussi le droit de vous montrer faible. »
« Donc, nous pouvons parler de nos projets pour l'AlyNa. » Bien qu'elle parlât directement à Alyssa, le regard vin de Shizuru ne cessait de fixer cette inconnue, si celle-ci pouvait se retourner alors elle saurait définitivement si c'était de nouveau une illusion ou celle qu'elle attendait irrémédiablement.
« Oh, je suis de nouveau une mauvaise hôtesse, je souhaiterais vous présenter quelqu'un de très important pour moi, chère à mon cœur, je vous avais parlé d'elle lors de notre première discussion. J'aimerais qu'elle assiste à nos discussions, son opinion m'est essentielle. Elle n'était pas très enthousiaste pour ce déballage de publicité comme elle le dit si souvent. » La bluette se leva de sa chaise, puis se tourna vers Viola qui se glaça à cette présence… non, c'était impossible, sa main prit le pas sur sa raison, elle voulait toucher le visage de cette femme. Celle-ci attrapa fermement le poignet de la femme d'affaires avant qu'elle puisse empiéter physiquement sur son espace. Il y a eut un silence avant ces mots :
« Natsuki… c'est bien toi ? Je ne rêve pas ? Tu es bien en face de moi ? »
« Mademoiselle Viola, je vous prierai de ne pas avoir ce genre de geste déplacé à mon égard, je n'aime pas que les inconnus me touchent. Oui, je suis Natsuki Kuga Searrs. Enchantée de vous rencontrer. J'ai entendu parler de vous, j'espère que nous parviendrons à restaurer la stature d'antan de l'AlyNa. » Il n'y avait pas de la rancœur ou des reproches dans le comportement de la bluette juste une distanciation plus qu'évidente, elle parlait seulement des affaires et rien d'autre ne semblait vouloir l'intéresser. La publiciste était si heureuse, elle observa avec tendresse son premier amour, elle voulait lui dire tellement de choses. Kuga retira sa poigne de celle de la châtaine, elle reprit une position normale et moins sur la défensive.
« Natsuki, je voudrais te parler en tête à tête, rien qu'un moment. J'ai tellement attendu ce moment de te revoir… » Insista d'une voix tremblante la créature aux rubis qui n'arrivait plus à contrôler ses émotions.
« De … comment améliorer la situation du paquebot ? Bien, je suis tout ouïe. Mais asseyons-nous d'abord. » Proposa poliment la bluette en montrant une place disponible.
« Non, je ne voulais pas parler de cela… mais de nous… enfin… de ce qu'il s'est passé à Fuuka. »
« Fuuka ? Japon ? Vous vous connaissez ? » S'enquit étonnée Alyssa alors que son égarement redoubla lorsqu'elle vit des larmes s'étendre lentement sur les joues de son invitée. Kuga soupira délicatement, elle ne voulait pas avoir le rôle de la méchante, mais la situation était en son entière défaveur.
« Ce n'est rien d'important, juste des moments partagés à l'école, mais tout le monde en a. »
« Au lycée, elles ont couché ensemble, une fois je pense, c'était déjà la fois de trop. Shizuru l'a seulement fait pour gagner un pari, elle était une parmi tant d'autres, Shizuru a réussi avec brio à la séduire, mais c'était si facile, je ne veux pas dire que Natsuki est une femme facile…enfin…, Natsuki l'a découvert et a fui comme une voleuse, de plus, ce n'est pas comme si l'on avait cherché à la retenir. Toute l'école l'a appris par la suite. Et on s'est bien moquée d'elle. Fin. » Raconta avec inertie Tomoe qui s'était vilement incrustée à ces retrouvailles inopinées alors que la beauté de Kyoto n'avait envie que d'une seule chose : étrangler cette sale vipère. Cela faisait des années qu'elle attendit ce moment de retrouvailles, et voilà comment cela se déroulait, de la pire des façons. C'était pire que ce qu'elle avait pu imaginer. Elle n'osa faire face à son premier amour, elle avait si honte, elle avait l'impression d'être une petite fille qui se faisait gronder par ses parents et devant une foule de témoins. La protagoniste observa avec anxiété Natsuki, celle-ci semblait imperturbable, son regard verdoyant croisa le sien, il n'y avait rien de particulier à l'intérieur, pas de ressentiments ou colère. Était-ce une façade ou vraiment de la nonchalance … la châtaine ne pouvait pas soutenir ce regard, elle se sentit encore plus coupable. Alors elle baisa de nouveau la tête. Alyssa quant à elle, elle était bouche bée, le monde était si petit, un peu trop même.
« C'était un résumé d'une façon assez pertinente et concise ? Oui, tout est vrai bien qu'il manque certains petits détails plus tout à fait importants aujourd'hui, mais c'est le passé, soit derrière nous. À l'époque, nous étions des adolescentes, ce ne sont que des erreurs de jeunesse, il n'y a pas de quoi tergiverser. Aujourd'hui, n'est plus hier. Nous avons toutes changé et évoluées, enfin, j'espère. » Commenta sans aucune émotion distinctive la louve.
« Donc tu es la propriétaire du bateau ? Quelle est ta relation avec Natsuki ? Amie, connaissance ? Amoureuse ? Le trouble ? Éventuellement un amour à sens unique, je connais parfaitement ce schéma. » Continua Marguerite qui ne chercha qu'à égratigner le plus possible cette réunion qui devait être idyllique pour son amante, mais quand la harceleuse vit ce qu'il se produisit, que cette Natsuki était là, elle ne pouvait se mettre en retrait. Elle détruirait toute future relation qui pourrait naitre, que ce soit de la simple cordialité ou respect. Il était hors de question que ce démon du passé anéantisse ce qu'elle avait entrepris d'établir avec Viola, elle était sienne, sa propriété, elle n'allait pas lui rendre sa liberté aussi facilement qu'elle ne le pensait, pas après tout ce qu'elle avait dû endurer pour en arriver là.
« Waouh, est-ce qu'on est assez proche pour se faire de telles confidences ? Peut-être que nous étions des camarades de classe, mais aujourd'hui il n'en est rien. » Soupira Natsuki qui se mit à observer sa montre en signe d'ennui. La bluette savait que son ennemie de toujours n'avait pas évolué, elle l'avait tout de suite remarqué, elle fut toujours aussi agressive dans les gestes et paroles. Auparavant, elle aurait riposté avec brutalité, toutefois, elle n'était plus la même.
« Pourtant on partage la même femme, toi par le passé, moi au présent. Hier même, on a tellement souillé les draps. J'avais honte pour les femmes de chambre de ce matin. » Cette remarque ne toucha point Kuga, elle se fichait complètement des histoires de sexe des autres. Est-ce que Tomoe souhaita qu'elle l'insulte de tous les noms ? Qu'elle la frappe ou quelque chose de ce genre ? Ça n'allait certainement pas arriver, la bluette était une personne civilisée et avec un cerveau.
« Tomoe ! » Aboya outrer l'agent publicitaire, elle ne voulait pas se faire remarquer par les autres clients, ce serait une mauvaise publicité et image pour le paquebot, cependant, elle avait envie d'attraper par le col cette empêcheuse de tourner en rond et de l'attacher à l'ancre du bateau.
« Je pourrais te retourner la question, quelle est ta relation avec Shizuru, Marguerite ? » Questionna Alyssa qui n'apprécia pas la situation dont elle était contrainte d'assister, elle s'attendait à toute autre chose qu'à cette débâcle, une chose était certaine Natsuki avait raison en lui disant de ne pas laisser entrer ces personnes dans son projet, ils allaient faire des ruines autour d'eux. Son bateau n'allait pas faire les frais, le plus important, c'était Kuga et personne d'autre.
« Alyssa, ce n'est pas le moment de connaitre la vie personnelle des autres. Nous sommes ici pour discuter du paquebot et de sa survie, c'est uniquement parce que tu me l'as nettement demandé que je suis venue. Si c'est pour avoir ce genre de conversation alors cela ne m'intéresse pas, je dois me rendre autre part. Je m'excuse de m'absenter de la sorte, je dois y aller. Si à l'avenir nous avons par hasard une autre discussion, soyons plus professionnels, je serais là pour y assister. » Déclara neutre la bluette qui prit son sac à main, celle-ci vit que cela ne servirait à rien de rester, il y avait une telle animosité de la part de Tomoe, qui montrait visiblement ses crocs pour qu'on ne touche pas sa possession. Shizuru semblait être distraite par sa simple présence. Kuga avait changé au fil des années, elle n'était plus cette adolescente paumée et rebelle. Elle était plus calme, posée et réfléchie, ses émotions n'influençaient plus son comportement. Certainement la maturité, un mot que ne semblaient pas comprendre certaines personnes.
« Tu as raison Natsuki, je pense que tu devrais y aller, je n'aurai pas dû t'impliquer plus longuement dans cette histoire. Je te donnerai des détails par la suite. » La nommée se mit à sourire divinement, elle embrassa sur la joue la propriétaire du bateau qui se mit à rosir.
« Au revoir, Lyssa, à plus tard. » Salua civilement Natsuki, elle se courba aussi vers Shizuru et Tomoe puis s'en alla aussi rapidement qu'elle était apparue.
« Aussi pour répondre à ta question Tomoe, et certainement la tienne Shizuru. Je suis la femme de Natsuki, elle est la mienne donc si vous osez lui faire du mal vous devez passer par moi, je peux vous jeter en dehors de mon bateau. Je ne permettrais pas qu'on fasse de nouveau du mal à la personne que j'aime de tout mon coeur. » Viola n'écouta pas ces paroles, elle se contrefichait de ce qu'on disait, une seule chose l'importait… Natsuki. Elle se retourna et se mit à courir, elle perdit en cours de chemin comme le petit poucet, ses escarpins de grandes marques. Non, son image lui importait peu sur le moment. Elle continua sa course, elle vit cette silhouette qui l'avait tant tourmentée entrer dans l'ascenseur. La châtaine atteignit l'ascenseur, malheureusement, les portes se refermèrent avant qu'elle ne pût y accéder. Frustrée, elle frappa du poing contre le métal froid et hurla entre ses dents. Non, elle n'allait pas abandonner si facilement, pas tant qu'elle était à portée de main de celle qu'elle espérait tant revoir.
L'héroïne aux rubis observa attentivement l'étage où s'arrêta le monte-charge, le troisième. Elle se dirigea vers les escaliers et les escalada à grandes enjambées. Elle n'allait pas la laisser de nouveau partir, pas sans qu'elle se batte.
Finalement, Viola se retrouva à l'étage espéré. Haletante, elle vit une immense artère qui représentait le couloir et mêlée de veine. La jeune femme aux rubis ne savait que faire, Natsuki avait certainement rejoint sa chambre. Devait-elle crier le nom de la bluette pour qu'elle sorte de sa tanière ? Et déranger ouvertement la tranquillité des autres occupants des alentours ? Le paquebot avait déjà des difficultés pour se remplir et provoquer un tel incident sonore serait dépréciatif. Honnêtement, sur le moment, elle s'en fichait des conséquences de ses actions, pourtant, elle inspira un bon coup pour reprendre ses esprits. On se demanderait: comment pouvait-on laisser une personne faire un tel brouhaha ?… Natsuki lui en voudrait… donc il fallait qu'elle réfléchisse et le plus rapidement possible…
Autre solution, et si elle frappait à toutes les portes ? Certes, il devait en avoir plus d'une vingtaine de cabines, elle pouvait prétexter qu'elle s'était trompée de chambre ou qu'elle était femme de chambre, oui, elle allait se lancer dans ce plan le moins risqué. Avant qu'elle ne puisse accomplir son plan, une main l'agrippa fortement par l'épaule, elle fit une volte-face pour répondre à celle qui ne faisait que l'ennuyer.
« Tomoe, tu devrais cesser de- » néanmoins, ce ne fut pas celle qu'elle s'attendait à voir, mais Alyssa.
« Mademoiselle Searrs ? » La nommée semblait beaucoup moins amicale qu'à l'accoutumée. Elle montrait une colère irradiante.
« Je vous avertis pour une dernière fois, laissez ma famille tranquille ou vous allez le regretter amèrement ! Je m'en fiche royalement de qui vous êtes ! »
