Pardon, toutes mes humbles excuses ! Le net merde encore TT, de plus j'ai débuter ma rentrée lundi, donc entre cours et entretien pour l'alternance… j'ai pas eu beaucoup de temps, surtout quand le net ne voulait pas coopérer TT.
J'espère que vous aimez toujours, car vous sembler un peu moins accrocher quand je vois Entre 2 mondes… Enfin ! ^^
Dans le précédent épisode : A la suite de certains souvenirs, Thatch devient le confident d'Amandine, lui ouvrant les yeux et l'aidant à avoir une meilleure opinion d'elle.
Chapitre 7 : Vista.
En l'espace de quelques jours, Amandine n'était plus aussi distante, elle commençait à bavarder un peu plus, sa timidité ne l'aidait pas, mais d'autres trouvaient ça mignon.
Mais aujourd'hui c'était très spécial, durant la nuit tout l'équipage c'était rassemblé avec leur capitaine, seule Amandine n'était pas présente.
En théorie ils ne fêtaient pas les anniversaires, car il y en avait beaucoup trop avec plus de 1600 hommes.
C'était pour cela qu'ils faisaient régulièrement la fête, c'était mieux ainsi.
Mais pour la miss c'était différent, ils ne doutèrent pas, qu'à part les anniversaires fêtaient avec sa mère, les autres avaient été un désastre.
Ils voulaient tous rattraper ça et puis elle était tellement attachante, que c'était difficile de ne pas vouloir lui faire plaisir.
Donc les commandants avaient été clairs avec leurs divisions, détourner l'attention d'Amandine pour qu'elle ne remarque rien, de tous les préparatifs.
Amandine quant à elle ne se doutait de rien, elle n'avait pas tellement la notion du temps, elle avait oublié que c'était son anniversaire pour dire vrai.
Elle avait décidé la veille de se reposer, ses combats avec Vista et Thatch l'avaient fatigué un peu, et puis elle voulait ne pas faire endurer à son corps trop de fatigue.
C'était pas bon, c'était aussi là un de ses secrets de réussite étant petite, avoir foi en ses capacités et ne pas s'entrainer tous les jours.
Ils avaient accostés la veille, dans le port d'une petite île du nom de Calla, aux paysages ravissant, ça lui donnait envie de dessiner et même de peindre pour cela fallait du matériel qu'elle n'avait pas, bha elle se contenterait de ce qu'elle avait.
- Papa, fit Amandine en se retournant, je voudrais savoir si c'est possible que je descende en ville.
- Pour quoi faire ?
- Heu... bin... je... les paysages sont magnifiques et j'aimerai les dessiner, avoua t'elle.
- As-tu tout ce qu'il te faut ?
- Comment ça ?
- Ne me dit pas que tu vas te contenter d'un crayon et d'une feuille, répliqua l'Empereur en faisant un fin sourire. Vista tu vas l'accompagner pour qu'elle s'achète le nécessaire et prenez un escargophone aussi.
Amandine détourna discrètement le regard un peu gêné, son père nota dans un coin de sa tête son attitude.
Sa fille alla chercher son épée d'entrainement dans sa chambre par précaution et descendit du navire, suivit de Vista :
- A toute à l'heure, s'exclama la jeune fille.
Quand elle fut hors du champ de vision de son père, celui-ci donna ses instructions pour faire au plus vite les préparatifs qui pourraient être surpris par la jeune femme.
Mais si elle dessinait ils avaient peut-être une chance de ne pas être dérangés, il fallait la saisir.
Pendant ce temps :
- Alors que comptes-tu dessiner ? Demanda Vista pour faire la conversation.
- Je ne sais pas trop, il y a vraiment beaucoup de chose qui m'inspire, c'est très difficile de faire un choix entre tous ces paysages, dit-elle en fixant le sol.
- J'ignore s'il y aura du matériel pour dessiner, mais on ira faire un détour pour changer ton épée, on doit t'en trouver une adaptée, au pire on te la confectionnera. Mais il t'en faut une à ta taille.
- D'accord.
Les boutiques défilèrent, Amandine put trouver une boite avec différents crayons de couleur et de l'aquarelle, c'est ce qu'elle préférait.
C'était léger, féerique, magique et si... ça avait un je-ne-sais-quoi, qui plaisait beaucoup à la jeune femme.
Elle avait tout, pinceaux et de quoi coloriser ses dessins etc...
Ensuite comme prévu, elle et Vista cherchèrent une épée pour elle, malheureusement, elle était trop petite.
Il faut dire que ce n'était pas courant de voir une femme épéiste et encore moins petite, alors on lui proposa la confection de l'épée.
Amandine avait un modèle bien en tête, aussi elle le dessina et demanda si c'était possible :
- Bien ma petite demoiselle, ma foi oui, je vous la fais votre épée, s'exclama le forgeron.
- C'est vrai ?!
- Oui, ma petite dame.
- Merci, s'exclama Amandine heureuse.
- Revenez dans 4 jours elle sera prête pour être utiliser.
Pendant ce temps, Vista avait passé un coup d'escargophone, autant dire qu'on lui demandait de l'éloigner le plus longtemps possible Amandine.
Il regarda le ciel, il était presque midi, il allait pouvoir la retenir éventuellement pour le déjeuner s'il y arrivait.
Mais après il faudrait qu'il redouble de ruse pour trouver un moyen de la retenir après.
Amandine revient vers lui :
- On déjeune je t'invite, « trop direct »...
- Heu, mais le Moby Dick est à quelques minutes à pied, on y va.
- J'insiste j'ai eu un appel et hum... parait que c'est immangeable « Thatch va m'en vouloir ».
- Ah bon ? S'étonna Amandine pas convaincue.
- Je ne sais pas trop, il y a eu des problèmes en cuisine et bref ils nous conseillent de rester en ville...
- Tu veux me faire croire qu'une cuisine dirigée par je ne sais combien d'hommes rencontres des problèmes et que tout est immangeable... Alors pourquoi le reste de la troupe ne nous rejoint pas si c'est si infecte ? Moi j'ai du mal à avaler un si gros mensonge... Bon accouches, même si ça va être très difficile dans ton cas, c'est quoi le vrai problème ?
Il sourit, elle n'était pas bête la gamine, elle avait vite compris, en même temps il n'avait pas était très fin non plus.
Il chercha une solution et vite, il eut une idée, mais allait-il seulement oser utiliser cette carte, bon après tout fallait jouer le tout pour le tout !
- Ok, j'avoue, je veux t'inviter car je veux apprendre à te connaitre.
- Heu, fut la seule chose qu'elle prononça avant de tourner au rouge pivoine.
- Je prends ça pour un oui, dit-il en la prenant par le bras et en la tirant vers un restaurant.
Une fois rentré, il lui tira une chaise, sur laquelle elle fut obligée de s'asseoir, Vista s'installa en face d'elle.
Puis un serveur vient vite les voir et leur donna la carte du menu, Amandine se cachait derrière sa carte, c'était bon à force de rougir elle allait bronzer naturellement.
Elle essaya de reprendre contenance, c'était affreux comment il était facile à ce qu'elle perde ses moyens, sa timidité était vraiment sa plus grande faiblesse.
Elle dut malheureusement relever la tête car un autre serveur arriva et demanda :
- Ca sera ?
- Votre plat du jour, répondirent d'une même voix Vista et Amandine.
- Je vous apporte ça dans quelques minutes.
Quelques secondes plus tard, la jeune femme eut un petit rire :
- Désolée, le fait de parler en même temps m'a fait rire, expliqua t'elle.
- Il ne te faut pas grand chose, remarqua Vista avec un sourire.
- C'est vrai, en regardant partout sauf l'épéiste.
- On n'a pas eu trop le temps de parler tous les deux, alors, je vais en profiter, annonça Vista.
Il fut coupé, le serveur revenait avec leurs plats, il fut congédié par des remerciements, les deux épéistes entamèrent leurs repas :
- Alors pas trop difficile de t'intégrer ? Demanda Vista.
- Un peu, j'ai l'impression de pas être à ma place, ça je l'ai déjà dis, puis le fait d'être la seule femme du bateau doit pas aider, répondit-elle.
Il la fixa sans rien dire, elle rougit, être fixée de la sorte lui créer toujours ce genre de réaction c'était agaçant, enfin ça dépend pour qui...
- Je t'intimide ?
- Un peu, avoua la jeune femme en baissant la tête.
- C'est plutôt mignon à voir, allez relèves la tête, je ne vais pas te manger, c'est plutôt ce que j'ai dans l'assiette, dit-il pour détendre l'atmosphère.
Il sourit et Amandine aussi prit une grande respiration et le regarda, mais elle détourna très rapidement le regard :
- As-tu un rêve ? Demanda Vista pour la mettre à l'aise.
- Un rêve ? Répéta t'elle surprise, je n'en sais rien.
Vista put voir qu'elle mentait et lui disait la vérité, elle semblait douter en réalité, mais il décida de passer à un autre sujet :
- J'ai une question aimes-tu Thatch ?
- Aimer est un bien grand mot, je l'apprécie oui, mais non nous ne sommes pas ensemble si c'est ça ta question sous-jacente, répondit la jeune femme.
- Permets-moi d'être direct, alors c'est quoi ton type d'homme ? « Changes, changes ! Y'a pas pire comme question ».
Amandine faillit bien recracher sur Vista l'eau qu'elle venait à peine d'avaler, si elle ne s'était pas retenue à temps, elle avala de travers et toussa :
- Décidemment, j'avais assez d'un Thatch, voila que j'en ai un deuxième, alors je donnerais la même réponse que celle que j'ai donné à Thatch. Mon type d'homme c'est quelqu'un d'aimant et rien de plus, qu'importe le physique, ce qui compte c'est l'être pas le paraitre. On peut changer de sujet je ne tiens pas à continuer sur ce chemin.
Voila qui était intéressant, ainsi donc ils étaient tous rivaux, elle n'avait pas de préférence, c'était bien et pas avantageux à la fois.
C'était qu'un homme après tout, lui aussi été atteint comme Thatch et le reste du Moby Dick, c'était difficile de ne pas résister à la demoiselle.
La fille de leur capitaine était vraiment magnifique, même La Princesse Serpent que l'on prétendait être la femme la plus belle du monde avait du souci à ce faire.
Amandine était belle, mais pas seulement, elle était comme ces fleurs des champs, belle, délicate, fragile, d'une beauté vraie.
Dans son comportement elle ne cherchait pas à séduire qui que ce soit, contrairement à d'autres femmes qui n'hésitaient pas à se mettre en avant pour avoir les regards posés sur elles.
Amandine était différente, elle avait encore ce brin d'innocente, par exemple, elle ne se rendait pas compte de son charme et de sa beauté, c'était certain, tout le montrait.
Ses petits gestes qu'elle avait qui la rendait si désirable, si anodin, mais si irrésistible et charmeur pour un homme.
Quand elle remettait cette mèche de cheveux derrière son oreille par exemple, elle était craquante et si séductrice.
C'était si innocent comme geste, mais si provoquant, Vista aurait payé cher pour saisir cette belle et longue chevelure, se tenir derrière elle et lui murmurer des mots doux.
Oui, lui dire que des mots tendres et l'embrasser avec tendresse et avec toute la délicatesse qu'un homme pourrait avoir et donner à une femme.
La...
- Vista, appela la voix lointaine d'Amandine, qu'est-ce que tu veux au dessert ?
Il reprit contact avec la réalité, et vit que le serveur patienter et apparemment depuis un moment :
- La même chose qu'elle, dit-il brusquement.
Le serveur s'éloigna, Amandine le regardait d'un drôle d'air :
- A quoi tu songeais ? Demanda la jeune femme, tu as eu un air absent tout le long du repas et quand je te parlais tu ne m'écoutais pas, je t'ai dis que des conneries pour te faire réagir rien ni faisait. Quelque chose te tracasse ?
- Non rien, « juste une envie pas possible de parcourir ton cou d'une pluie de baiser, et de t'entendre respirer et... »
- Merci, fit Amandine au serveur.
Elle trouvait Vista de plus en plus bizarre, ce n'était pas dans sa nature d'être aussi déconnecté du monde.
Elle mangea en silence bien qu'en jetant un regard inquiet à l'épéiste pendant qu'elle dégustait sa glace.
Par contre l'homme en face d'elle la fixait d'un air absent, elle le regarda puis sa glace qui fondait :
- Vista, appela t'elle, Vista, Vista, ce n'est pas vrai voila qu'il recommence.
N'ayant aucune réaction, elle lui donna un coup de pied dans les jambes de ce dernier.
Ce qui le réveilla aussitôt, il avait chaud tout d'un coup, un bref regard vers le bas lui confirma une crainte (une érection).
Fallait qu'il se calme, il mangea sa glace à son tour, tout en observant la jeune femme d'un œil discret.
Il y avait de quoi devenir fou, rien qu'en la voyant manger, pourquoi était-elle si sublime et désirable ! C'était une vraie torture de l'avoir en face de soi.
Ca ne faisait qu'aggraver son problème, il s'absenta et s'éloigna, Amandine le regarda inquiète, il se comportait vraiment bizarrement.
Elle termina son désert et l'attendit pendant quelques minutes avant de le voir réapparaitre :
- Ca va ? S'inquiéta Amandine.
- Oui, oui.
- Tu es sûr, tu es tout essoufflé et rouge, tu dois faire de la fièvre, dit-elle en appliquant sa main sur le front de l'épéiste.
Il ne réalisa pas tout de suite, tout ce qu'il sentait c'était cette main, petite, douce et chaude qui se retira bien trop vite à son goût.
- Bizarre tu n'as rien, tu es sûr que ça va ? Répéta-t-elle vraiment inquiète.
- T'en fait pas, répliqua t'il, ça va aller.
Amandine décida de s'abstenir, il ne lui dirait rien, Vista termina vite son dessert avant de payer et de partir au plus vite.
Elle le suivait mais en étant légèrement en retrait, il semblait aller mieux, mais des tas de questions l'assaillirent.
Vista avait lui, bien remarqué le regard soucieux et insistant de la jeune femme, il espérait que son « petit » incident ne se reproduirait pas.
Pour le moment, il fallait qu'il trouve quelque chose pour la retenir en ville, une idée germa dans son esprit :
- Vu qu'on est en ville ça me fait penser qu'il y a un joli endroit qui devrait te plaire, on y va ?
- Pourquoi pas, répondit la jeune femme.
Elle le suivit dans le dédale de la ville, bientôt ils en ressortirent, ils continuèrent avant de déboucher sur une vaste plaine.
Les yeux d'Amandine brillèrent d'admiration, il y avait des centaines de fleurs de différentes couleurs et ces parfums, c'était merveilleux.
Vista la regarda du coin de l'œil, ça semblait bien lui plaire, pas de doute qu'elle était une fille romantique et que ce genre de chose lui plaisait énormément.
Qui sait, cela allait peut-être l'inspirer pour faire un dessin et donc l'occuper pour un moment.
Comme si elle avait lu dans ses pensées, c'est ce qu'elle fit, elle installa le matériel :
- Ca te gêne pas que je dessine ? Demanda soudainement Amandine se rappelant qu'elle n'était pas seule.
- Non vas-y je te regarde faire, répliqua Vista en souriant.
Sans hésiter elle se jeta sur ses crayons et commença à dessiner le paysage, tout était si fin et précis dans ses gestes.
Elle n'avait rien de son père (physiquement) sauf cette auréole noisette dans ses yeux bleu, qui était bien la seule chose qu'elle avait hérité de son père.
Ensuite, elle avait de belles courbes qui font tout le charme d'une femme.
Avant sa transformation, elle était déjà magnifique, mais là, ce n'était plus comparable, on avait l'impression qu'elle s'était affirmée physiquement.
Et ses cheveux ondulés, qui se soulevaient et lui caressaient le dos à la première brise, Vista détourna vite le regard.
Fallait qu'il cesse lui aussi, que penserait-elle de lui si elle connaissait le fond de ses pensées, il préféra ne pas le savoir.
Le pire c'est qu'elle n'avait même pas conscience du pouvoir d'attraction qu'elle avait, et c'est ce qui la rend encore plus belle et charmante.
Il fallait qu'il se dégourdisse les jambes sinon il allait craquer.
Oh non il n'irait pas jusqu'à lui sauter dessus, il n'était pas un violeur non plus, mais il était bien capable d'effleurer sa peau, de lui murmurer des choses.
De la faire frissonner de plaisir, juste pour qu'elle se sente bien.
Aussi il décida de chasser ses idées et prit le risque de la regarder, son dessin prenait forme, elle n'allait plus tarder à attaquer la couleur si elle continuait à cette allure :
- Excuses-moi, je vais faire vite un tour en ville et je reviens, prévint Vista.
- D'accord pas de soucis, je t'attends, répondit-elle.
L'épéiste s'éloigna, quand il fut de retour en ville il appela Barbe Blanche :
- Elle est en train de peindre, elle en a pour un moment, comment ça avance ?
- Bien, tout est presque terminé, mais j'aimerais que vous ne reveniez que pour le soir.
- Très bien, nous sommes éloignés de la ville, donc si vous voulez y aller c'est maintenant.
Tous comprirent que là c'était l'occasion pour chercher un cadeau :
- C'est entendu, nous te la laissons Vista.
La communication fut coupée, l'épéiste en profita pour entrer dans une bijouterie, il avait vue de loin quelque chose qui pourrait allait à la jeune femme.
Quand il vit de plus près ce qu'il avait remarqué de loin, il se dit que c'était parfait, ça correspondait bien à Amandine.
En tant que pirate, le plus courant aurait était qu'il vole, mais ça n'aurait pas la même valeur et puis, ils n'étaient pas réputés pour voler les commerçants.
Alors il paya et demanda à ce qu'on l'emballe avant de mettre ça dans un sac, c'était trop grand pour être caché dans une poche, dommage d'ailleurs...
Dés que sut était fini, il ressortit et vit de loin ses camarades, on lui fit un signe de venir :
- Je ne reste pas longtemps, j'ai à la surveiller, bon j'ai déjà ce que je veux pour elle, n'investissez pas dans la bijouterie, on serait bien capable de lui offrir la même chose.
- Qu'est-ce que tu lui a prit, fit Thatch avec intérêt.
- Tu verras bien ce soir, fit l'épéiste avec un large sourire.
- Elle est où ? Demanda Marco.
- Plus loin, répondit Vista en pointant la direction, mais faut pas longtemps pour revenir en ville. C'est pour ça que je vais y aller, faudrait pas qu'elle vous surprenne. Sans compter qu'elle a bien faillit se douter de quelque chose ce midi, mais je vous rassure elle a rien deviné, enfin je crois.
- Mince, bon ok, on fait au plus vite, répliqua rapidement Marco, vas la rejoindre.
Vista hocha la tête et se détourna d'eux pour retrouver la jeune femme, après quelques minutes de marche, elle était toujours là en train de peindre avec de l'aquarelle.
Il s'approcha doucement, elle était si concentrée qu'il ne voulait pas la déranger :
- Déjà de retour, fit-elle ayant reconnue la présence du pirate.
- Oui, j'ai dis que ce n'était pas long.
- C'est vrai.
- C'est vraiment très beau, commenta Vista en regardant son travail.
- Merci.
Elle continua son aquarelle, plus rien n'existait, si ce n'est sa toile, Vista s'allongea, il se mit son chapeau sur le visage pour piquer un somme, avant de croisés les bras sous sa tête.
Elle jeta un coup d'œil au coin et sourit, c'était plaisant, tout était calme et silencieux. Amandine se sentait protégée, c'était vraiment agréable de ne pas avoir à craindre à chaque seconde.
Ainsi elle continua à coloriser toute sa toile, avant de terminer au bout d'une petite heure.
Elle regarda le ciel, l'après-midi était bien avancé, elle rangea tout son matériel précautionneusement.
Puis quand ce fut terminé, elle s'approcha de Vista, elle eut un moment d'hésitation, elle souleva déjà son chapeau, et vit qu'il s'était assoupit.
Amandine hésita réellement à le réveiller :
- Bha, on n'est pas pressé, je vais le laisser dormir, murmura t'elle à elle même.
Elle rabaissa le chapeau de l'épéiste et décida de s'allonger aussi parmi les fleurs, un papillon se posa même sur le bout de son nez, avant de s'envoler plus loin et de s'installer sur une fleur.
Elle se mit sur le ventre et rampa et regarda en silence le papillon, elle prit à tâtons une feuille et un crayon dans son sac et dessina rapidement son nouveau modèle.
Il s'était vite envolé, mais elle avait une bonne mémoire visuelle, alors ce n'était pas un problème puisqu'elle l'avait fixé suffisamment longtemps pour se souvenir de chaque détail.
Avec ses crayons de couleur, elle colorisa son petit dessin, il était réussi et en fut toute contente, elle ne se lasserait jamais de dessiner.
Elle se releva et s'étira un bon coup, le soleil était en train de se coucher, il était temps qu'ils rentrent quand même.
Elle s'avança vers Vista et lui retira à nouveau son chapeau, il était toujours endormit :
- Vista, il faut que tu te réveilles on doit rentrer, dit-elle doucement pour ne pas le brusquer.
Aucune réponse :
- Vista, Vista, Vista, répéta t'elle, bon.
Elle du prendre son courage à deux mains, pour poser ses mains sur lui et le secouer légèrement pour le tirer de son sommeil.
Ce n'était pas grand chose comme geste, mais être en contact physique avec un homme, c'était encore très difficile pour elle, elle faisait pourtant un énorme travail sur elle.
Mais bon, Amandine savait aussi que ça viendrait avec le temps, beaucoup de temps :
- Allez réveilles-toi, dit-elle désespérée de le voir dormir comme une souche.
Elle abandonna et s'assit en lui tournant le dos, cherchant une solution plus radicale, elle ne pouvait pas rentrer et le laisser là tout de même...
Ce qu'elle ignorait, c'est que Vista était bien réveillé et qu'il avait dû lutter pour ne pas rire ou sourire.
La tentation était trop forte, il ne put s'empêcher de se relever en silence et de passer autour de la taille de la jeune femme ses bras et de l'attirer à lui, évidemment elle se débattit :
- Alors comme ça tu voulais me réveiller, dit-il contre son oreille.
Elle se débattait toujours pour qu'il la lâche, mais rien n'y fit :
- S'il-te-plait, supplia t'elle presque.
- Désolé, c'était trop tentant, murmura t'il avant de déposer un léger baiser sur son épaule dénudé.
Aussitôt elle se tendit et n'osa plus bouger :
« Pourquoi suis-je si réceptive, pensa t'elle en se lamentant, pense à ce Thatch t'as dit c'est ton corps qui réagit ».
- Détends-toi, je ne te ferais rien de plus, promis, rassura Vista en lui murmurant à l'oreille.
« Qu'il cesse de me parler si près de mes oreilles, c'est affreux j'ai l'impression qu'on me caresse de la nuque jusqu'aux épaules ».
Il la berça pour la détendre progressivement, alors qu'elle essayait toujours de se dégager en vain, elle soupira et abandonna, elle se fatiguait pour rien :
- Pourquoi tu fais ça ? Demanda doucement Amandine.
- Faire quoi ?
- Bin de me maintenir comme ça, dit-elle gênée et cherchant ses mots.
- Tu es irrésistible, personnellement si je peux parler franchement, mais as-tu seulement envie de découvrir le fond de mes pensées ?
- Je crois que je préfère ne pas savoir, répliqua t'elle rapidement.
- Franchement tout ce qu'on a envie de faire avec toi c'est te donner de l'amour, que de l'amour...
Amandine déglutit difficilement elle avait peur de la suite :
- ..., de la tendresse, de la délicatesse, ça pourrait se passer par des mots, des regards, des sentiments ou bien encore des caresses, murmura t'il hésitant sur le dernier mot.
Elle se tendit, la peur la prenait, Vista l'obligea à le regarder en lui saisissant son visage doucement :
- Ecoutes, certes caresse pour toi c'est peut-être un mot qui peut t'évoquer de mauvais souvenirs, mais ceci...
Il replaça une mèche d'Amandine derrière son oreille :
- ... est une caresse d'affection et rien de plus, ça a ses nuances, souffla t'il.
Elle admit qu'il n'avait pas tout à fait tord, elle se souvenait de sa mère lui prendre des fois le visage entre ses mains et lui chasser ses larmes quand elle pleurait.
C'était une caresse, mais d'affection et d'attention.
Vista mit sa main doucement derrière sa nuque, Amandine trembla de peur, mais il la massa, elle le regarda perplexe et surprise.
Sans s'en rendre compte son corps cessa petit à petit de trembler comme avec Thatch, sa peur commençait à décroitre.
- Ce..., commença Amandine le rouge aux joues face à la proximité de l'épéiste.
- Ce quoi ?
- Ce n'est pas approprié comme geste, dit-elle lentement d'une voix tremblante.
Il arqua un sourcil avant de sourire :
- Je veux bien te l'accorder, mais, il n'y a rien de malsain.
Il continua à la masser et elle à se laisser aller, des tensions disparaissaient et elle se sentait plus apaisée :
- Tu es vraiment tendue.
- A qui la faute, murmura-t-elle avec un demi-sourire.
- Je veux bien croire, que je t'ai surpris et fais peur, mais pas à ce point là, là ce sont des tensions accumulées.
Il la libéra de son étreinte et arrêta tout, quand Amandine voulut se relever, Vista posa ses deux mains sur ses épaules pour l'obliger à rester assise :
- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda craintivement Amandine.
Elle eut sa réponse quand elle sentit des doigts lui masser le haut du dos, elle en frissonna et maudit sa peau sensible !
- Vista je...
S'attendant à ce qu'elle lui demande d'arrêter, il la contra en accentuant ses mouvements, la libérant ainsi de plusieurs tentions en même temps.
Elle fut frappée par une sensation de bien-être et en fut un peu assommé, sa tête tomba lourdement en arrière contre le torse de Vista.
Il vit qu'elle l'endormait presque, ses yeux se fermaient :
- Tu commences à te détendre enfin, dit-il avec son large sourire.
Elle ne répliqua pas, l'envie de dormir l'emporta presque, Vista se stoppa, pas question qu'elle dorme pour son anniversaire !
Elle somnolait, alors il la prit dans ses bras ainsi que leurs affaires et vérifia qu'il n'oublia rien, comme tout était là il commença à rentrer.
Comme Amandine était dans les vapes, elle réussit à vaincre l'envie de dormir et à se réveiller complètement, elle regarda Vista qu'il la portait et devint rouge pivoine :
- T'en fais pas princesse, je dirais rien !
- C'est plus gamine maintenant ? Murmura-t-elle.
- Oui, mais ce soir c'est princesse, dit-il.
Ils étaient à peine arrivés en ville :
- Je suppose que tu n'as pas très envie que je te ramène en te portant, dit-il en souriant, on continue donc à partir de là à pied ?
- Oui, je préfère, chuchota t'elle.
Il la posa et continuèrent à pied, Amandine était en pleine admiration pour le sol...
Elle repensa à ses tortionnaires, ils avaient vite remarqués qu'elle était assez réceptive aux sensations et ils en avaient abusaient, ça la dégoutait.
Toutefois, ce que lui avait dit sa mère dans son rêve et Thatch l'avait énormément aidé.
Elle n'y pouvait rien après tout si son corps réagissait, elle ne maitrisait rien, mais ce qui s'était passé plus tôt, elle en avait honte et craignait que Vista interprète mal.
- Est-ce que je donne l'impression d'être..., elle s'arrêta n'osant achever sa phrase.
- D'être quoi ? Demanda Vista en se tournant vers elle.
Elle se tripota les doigts, ne sachant comment formuler la fin de sa question, elle avait besoin de savoir quand même, alors elle osa prononcer les derniers mots :
- Une... une catin ? Dit-elle dans un souffle.
- Pardon ?! S'exclama Vista croyant avoir mal entendu.
Elle fuit son regard et se pinça les lèvres regrettant sa question, l'épéiste s'avança de la jeune femme et s'agenouilla pour être à sa hauteur :
- Regardes-moi, ordonna t'il.
Elle tourna la tête et le regarda, la boule au ventre :
- Est-ce que tu penses ça tout le temps de toi ou bien c'est parce que...
- Tout le temps, je ne suis pas aveugle, je vois bien que les regards sont posés sur moi et qu'on me détaille, oui je sais bien qu'il y a surtout des regards protecteurs, mais à côté...
- Tu es juste une très belle jeune femme, ne cherche pas plus loin ! Coupa Vista en lui relevant le visage, retires-moi cette idée de ta tête, jeune fille, dit-il avec fermeté.
Il la serra contre lui, Amandine trop surprise ne le repoussa pas :
- Je te demande pardon, si je t'en ai donné l'impression et pardonnes mes frères, ils sont dans le même cas, tu es attirante c'est normal qu'on te regarde, mais on ne cherchera pas à te faire du mal. Ne te déprécie pas, je te l'interdis, père te l'interdirait tout autant, rien dans ton comportement montre que tu es une catin.
Elle s'écarta et le regarda :
- Désolé, je voulais juste savoir..., chuchota t'elle avant de détourner les yeux du commandant.
Il lui caressa la joue avec un sourire compatissant :
- Allez fait moi ton plus beau sourire et rentrons, ils vont s'inquiéter « surtout si l'invité d'honneur n'est pas présent ».
- D'accord, dit-elle en souriant timidement.
Sinon ? Vous aimez ?
To be continued !
Dans le prochain épisode c'est avec une immense surprise qu'Amandine fête ses 20 ans auprès de son père et de ceux qu'elle aime
Dans le prochain épisode ne manquez pas : « L'anniversaire ».
Désolé pour les OS, si je mets plus de temps, plus par manque… pour ceux qui suivent.
