Rencontre

Chapitre 7

POV Bella

Mon cri m'avait arraché la gorge. Mon Dieu que cela faisait mal ! Le poison me rongeait la peau. Un autre gémissement s'échappa de ma bouche. J'avais l'impression d'être dans un bain de souffre. Lorsque que j'étais enfant, j'y avais trempé le doigt et je me souviens parfaitement de la brûlure que cela avait engendrée. Mon père m'avait vraiment puni ce jour là.

Des pas précipité se firent entendre. La porte s'ouvrit presque violement. Un grand vampire blond entra dans la pièce sombre où je me trouvais. Les autres vampires attendaient derrière le mur.

Mon attention vacillante se reporta sur l'homme, pâle, blond, les yeux dorés. Il semblait inquiet.

Oui, c'est cela. Je le sentais. Mais mon esprit fût détourné de lui d'un brusque accès de douleur. A tel point que mon corps se cambra vers les cieux. Celui-ci me laissa toute tremblante, le cœur battant trop vite.

Votre Majesté ? Qu'avez-vous ?, me demanda le vampire.

Un demi-sourire étira mes lèvres. Le roux, qui m'avait sans doute amené ici dans mon coma, leur avait tout raconté jusqu'à mon titre princier.

Votre nom monsieur, s'il vous plaît ?, murmurais-je, faute de plus.

Carlisle Cullen. Je suis médecin.

Ah oui … Vous avez oublié le poison dans vos soin remarquable … Ne prenez pas ça pour un reproche car ça n'en n'est pas un …

Vous êtes empoissonnée ?

Il avait un air d'incompréhension qui me fit presque rire.

Oui, les flèches … Inodore, incolore … Parfait …

Je vis qu'il réfléchissait. Les autres n'y tenant plus entrèrent. Dans les visages présents, je n'en vis qu'un nouveau. Ce devait être la compagne de Carlisle. Un visage absolument adorable en forme de cœur, d'abondants cheveux caramel et un regard plein de compassion pour le pauvre oisillon que je devais être dans ce lit.

Mon regard se fixa sur Carlisle.

Je crains que vous ne puissiez rien faire. La seule solution est très compliquée à mettre en place et nous n'avons guère le temps. Ne me reste plus qu'à vous faire mes adieux, fils et filles du ciel.

Le silence s'établit autour de nous. Pesant, tous me regardaient. Personne n'osait briser. Mais …

NON !

Tous sursautèrent, y compris moi. Ce cri déchirant venait d'Edward. Mon regard rencontra le sien.

Ses yeux semblaient pleins de larmes. Il s'approcha doucement de moi, presque délicatement. Dans un mouvement plein d'audace il prit ma main.

Je savais que sa peau avait la même douceur et la même température que la mienne mais ne m'attendant pas à cela, j'eus le malheureux réflexe de reculer. Edward voulut reprendre sa main, mais d'une minuscule pression je le persuadais que cela ne me dérangeait pas.

Non, murmura t-il, vous ne pouvez pas disparaître ainsi sans vous battre. Vous êtes un ange …

Me laissant guidé par la douleur et ma fin plus que proche, ma main se souleva difficilement et vint caressait sa joue. La peau douce, blanche et dure comme su marbre …

Si, je me suis battue. Pour moi, pour toi, pour ta famille. Mais ma famille disparut, mon royaume perdu, le poison et mon combat ont eu raison de moi … Je suis désolée de vous avoir laissé m'amené ici, chez vous tous … Je suis navrée de voir que cela n'a servit à rien.

C'est alors que j'eus l'impression que ma peau se déchirait.

Mon regard se fixa dans les yeux dorés à côté de moi, emplit de tristesse, de douleur, et d'autre chose que je n'arrivais pas à identifier.

C'était vraiment la fin.

Adieu, joli Edward, murmurais-je dans un souffle.

Mes yeux se fermaient. Je me sentais sombrer.

J'eus juste le temps de sentir deux crocs mordre dans mon poigné avant de partir là ou finissent les hommes …