Je ne savais pas qui j'essayai de convaincre, Rémy ou moi. J'espérais qu'il revienne. Même si j'avais conscience qu'il m'en voulait et qu'il lui faudrait du temps pour me pardonner, enfin s'il acceptait de le faire, j'espérais qu'il revienne voir son fils Je ne voulais que Rémy subisse les conséquences de mes actes.
Cela faisait plus d'un mois que Edward avait découvert l'existence de Rémy. Il n'était toujours pas revenu le voir. Je le croisais régulièrement à la bibliothèque mais c'était à peine s'il m'accordait un regard. Rémy me demandait souvent quand son père reviendrait. Je lui répondais que je ne savais pas mais qu'il allait bientôt venir le voir. Du moins je l'espérais.
Les journées étaient longues à la bibliothèque. J'avais beau être dans mon élément, les clients se faisaient rare durant la période estival. Et puis Forks n'étant pas le lieu idéal pour tenir un secret, le lien qui unissait mon fils et Edward avait vite fait le tour du village. Autant vous dire qu'Irina n'appréciait pas vraiment mon semi mensonge et qu'elle me le faisait bien comprendre. Malgré toutes les crasses qu'elle pouvait me faire, je n'arrivais pas à lui en vouloir. Après tout j'étais fautive. Mais malgré mes longues journées, j'étais toujours de bonne humeur lorsque le soir arrivait et que je retrouvais mon fils.
Ce soir là, lorsque je rentrais, je fus assaillis par un affreux mal de crâne. Cette migraine me ramena aux événements que j'avais vécu il y a plus d'un an. J'espérais ne pas devoir revivre ce cauchemar.
Arrivée chez moi, Rémy couru dans mes bras. Bizarrement il ne réclama pas son père. J'en fus surprise et soulagée. Cette journée avait été longue et fatigante. De plus, Edward n'était pas venu à la bibliothèque aujourd'hui. Je redoutais qu'il ait décidé de définitivement couper les ponts avec moi mais surtout avec Rémy. Je rejoignis Rosalie, Emmett, Alice et Jasper au salon, Rémy toujours dans mes bras qui me racontait tant bien que mal sa journée. Ma cousine et mon cousin étaient venus garder mon fils accompagnés de leur cher et tendre puissqu'il était prévu que nous passions la soirée tous ensemble. Rosalie demanda à me parler. Je dis à Rémy de jouer dans sa chambre afin que nous puissions parler entre adultes. Je dois avouer que j'appréhendais un peu cette conversation... Leurs têtes ne me disaient rien qui vaillent...
Écoute, je ne suis pas sûre qu'on doive t'en parler mais on préfère être honnête avec toi. Edward est passé cette après midi. Il voulait voir Rémy. Je sais que la situation est particulière mais il était si heureux de voir son père qu'on ne pouvais pas refuser. Je suis désolée.
Vous m'avez fait peur avec vos têtes. C'est bon Rose, il n'y a aucun problème. Je ne vous en veux pas. Edward a entièrement le droit de voir son fils. Je suis même soulagée qu'il veuille le voir. Cela veut dire qu'il ne le rejette pas et c'est tout ce que je désire.
En es tu sûre ?
Certaine. Tu ne sais pas à quel point j'ai pu culpabiliser durant ces trois dernières années.
Je te l'accorde mais le fait qu'il ne t'adresse pas la parole ne te pose pas de souci ?
Il me parle !
Oui à la bibliothèque pour avoir un renseignement sur un livre. Nous, on te parle de véritable conversation. Tu sais des discussion dans lesquelles tu débats sur tes opinions, sur tes idées ou même juste dans lesquelles tu parles de ta journée, de tes rêves, de tes regrets. Ce genre de choses quoi me répondit Alice.
Je... ça ne me déranges pas. Tant qu'il parle à Rémy, qu'il accepte son fils, c'est le principal.
Si tu le dis. De toute façon, je n'arriverai pas à te faire dire tes véritables sentiments.
Elle avait marmonné sa dernière phrase. Je décidais donc de ne pas relever.
Rose, si Edward reviens, dis lui qu'il peut venir ce week-end. Je ne l'empêcherai pas de voir Rémy.
Je lui dirai.
Parfait. Bon maintenant que tout est claire, vous préférez des lasagnes ou que je commande des pizzas ?
Emmett se retourna vers moi avec un air d'enfant qui découvre ses cadeaux le matin de Noël.
Des lasagnes !
Emmett... bien que Belli-bell fasse les meilleures lasagnes que je n'ai jamais mangé, je pense que vu l'heure, il serait plus logique de commander des pizzas. Je suis certain qu'elle aura le plaisir de t'en faire une autre fois.
Merci pour ce surnom Jazzou !
Acte très mature de sa part, il se contenta de me tirer la langue pour toute réponse.
Bon je vais commander et préparer le biberon de Rémy. Rose je te laisse t'occuper des boissons ?
Pas de soucis ma belle.
Bella je peux aller chercher Rémy ?
Bien sûr Alice.
Je me dirigeai dans la cuisine pendant que les garçons s'installaient dans le salon devant un match de baseball. Rose partit chercher les boissons au sellier et Alice sautilla – littéralement – à l'étage pour rejoindre mon fils.
La soirée s'était passé dans la bonne humeur et la rigolade. C'était comme si nous étions amis depuis toujours. Je doit avouer que j'aimais ça. Je ne sais plus depuis combien de temps je n'avais pas passé autant de temps avec des gens de mon âge. Je ne l'avais pas remarqué mais au fond ça me manquait.
Vers 22h, alors que Rémy était couché depuis environ une heure, mes amis décidèrent de repartir à leur domicile respectifs...
Mon mal de tête était toujours présent et malgré la prise d'un cachet, il n'avait pas diminué. La nuit fut longue et peu reposante. Je me levai tôt et préparai le petit déjeuné. Rose arriva à l'avance, Rémy dormait toujours.
Bonjour Rose.
Et bien Bella, ne le prend pas mal mais tu as vraiment une sale tête.
Je sais. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. J'ai une horrible migraine depuis hier et elle refuse de partir.
Tu devrais voir un médecin.
Non, ça va aller, ça passera. Je te laisse, je dois aller travailler. Rémy dort encore, tu fais comme chez toi, tu connais la maison maintenant.
Oui. Mais toi, tu ferais mieux de te reposer.
J'essaierai d'y penser.
Je me dépêchais de partir.
La journée s'écoula lentement. Ma migraine ne me quitta pas. Lorsque j'arrivai à la maison, je découvris une deuxième voiture garée le long de l'allée. Je l'identifiais comme étant celle de Edward. Il était donc revenu voir Rémy. J'en fus heureuse. J'entrais chez moi.
Coucou tout le monde, je suis rentrée.
Maman !
Le cri de mon fils raisonna dans ma tête. Je fis une grimace mais me ressaisi vite pour ne pas l'inquiéter. Il avait beau n'avoir que deux dans quelques semaines, il était très observateur. Il arriva en courant tout joyeux. Une fois dans mes bras, il m'observa attentivement.
Pas pien maman ?
Quand je disais qu'il était observateur.
Si. Maman va bien. Tu as passé une bonne journée ?
Il fronça les sourcils quelques secondes puis retrouva son beau sourire et me raconta sa journée. Pendant ce temps, je me dirigeai vers le salon où se trouvaient Rose et Edward. Ce dernier n'osait pas me regarder et son regard était fixé sur Rose. Celle-ci me regardait et je vis une expression d'inquiétude envahir ses traits.
Ça ne va pas mieux on dirait.
À ces paroles, je sentis Edward poser son regard sur moi.
Si, je vais bien. Je vais préparer le repas. Vous restez manger ?
Ils échangèrent un regard. Après un long silence, Rose répondit.
Ça sera avec joie. Tu veux un coup de main ?
Je savais que ce n'était pas vraiment une question donc je ne répondis pas. Je déposai Rémy au sol et partis vers la cuisine suivit par Rose. Elle prit un verre et le remplit d'eau. Puis elle se tourna vers moi.
Bien maintenant, tu t'assois, tu bois ton verre d'eau et tu me laisses m'occuper du repas.
C'est hors de question. Tu es mon invitée, ce n'est pas à toi de préparer le repas. Normalement, ta place est dans le salon avec Rémy et Edward.
Mais bien sûr ! Pendant ce temps, tu fais tout et tu t'épuises alors que tu dois t'appuyer sur le comptoir pour réussir à rester debout. Tu n'es pas aussi bonne comédienne que tu le penses. Ton manège marche peut être avec ton fils de 2 ans mais pas avec moi.
Elle avait raison. J'étais au bord du malaise. Ma tête me faisait affreusement souffrir et ma vue n'était pas totalement nette. Je soupirais mais acceptais. Rose discuta durant toute la préparation du repas. Je lui en étais secrètement reconnaissante. Sans elle, je serai sûrement entrain de dormir sur le comptoir. Je ne fus même pas autorisée à mettre la table. Rose me demanda uniquement d'aller chercher Rémy et Edward pendant qu'elle appelait Emmett pour qu'il nous rejoigne.
Lorsque j'arrivais au salon, je découvris Rémy et Edward entrain de jouer ensemble. Apparemment, Rémy avait demandé à son père de dessiner avec lui. J'observais la scène quelques instants puis me souvins que Rose nous attendait. J'étais appuyée sur l'encadrement de la porte pour éviter d'inquiéter Rémy.
Désolée de vous déranger les artistes mais c'est l'heure de passer à table. Rémy, tu ferais mieux de te laver les mains.
Il s'arrêta devant moi et me tendit sa petite main pour que nous allions dans la salle de bain ensemble main dans la main. Je doutais sérieusement de ma capacité à marcher correctement. C'est pourquoi je m'accroupis à son niveau, non sans difficulté.
Mon ange, si tu montrais à papa que tu étais un grand garçon en partant tout seul à la salle de bain. Ne t'inquiète pas, je serais juste derrière toi.
Il partit fièrement en direction de la salle de bain. Lorsque je fus certaine qu'il ne me voyait plus, je me relevai lentement. Avant de partir la rejoindre, je tenais à dire quelque chose à Edward.
Merci d'être là pour Rémy, de l'accepter dans ta vie.
C'est normal, c'est mon fils.
C'est vrai mais tu n'étais pas obligé. J'aurais compris ta réaction.
Rémy n'y est pour rien, il n'avait pas à subir les circonstances de cette histoire et puis, on a pas mal de temps à rattraper lui et moi
Je compris à ses paroles qu'il m'en voulait toujours. Après tout, il avait raison. Je l'avais privé de son fils durant deux ans.
Je sais. Je voulais juste te remercier de rendre Rémy plus heureux.
Sur ces paroles, je partis rejoindre Rémy qui m'attendait dans la salle de bain. Une fois que Rémy fut prêt, nous rejoignîmes Rose, Emmett et Edward à table. Mon malaise était passé mais malheureusement pas ma migraine. Je n'allais pas tenir le coup longtemps mais je refusais de me rendre chez un médecin. J'avais peur de connaître les raisons de ma migraine. Je ne voulais pas revivre le cauchemar de l'an dernier. Rémy fut vite fatiguée. Je la mis au lit et repartit en cuisine où Rose m'attendait.
Edward était reparti. Lorsque je la rejoignis, Rose déposait le sucre et le lait sur la table bar. Je tentai de m'installer sur un des tabourets mais mon équilibre étant précaire, je manquai de tomber. Alerter par le bruit, ma cousine se retourna vers moi. Je lui souris faiblement et me contentai de m'appuyer contre le bar.
Tu devrais sérieusement consulter.
Je sais mais je ne le ferais pas.
Pourquoi ? Tu ne vas pas pouvoir supporter ses douleurs pendant encore longtemps.
Oh crois moi, j'ai supporté bien pire.
Comment ça ?
Rien. Je n'ai pas envie d'en parler.
Bien.
Ne le prends pas mal. C'est juste que c'était une mauvaise période et que je n'ai pas envie d'y penser pour le moment. Il n'y a que ma tante qui est au courant. Je n'en ai même pas parler dans les lettres que j'écrivais à Edward.
Je comprends ne t'inquiète pas. Mais si tu souhaite parler, je suis là.
Je sais ne t'en fais pas.
Bon je vais te laisser. Demain je viens à la même heure.
Tu n'es pas obligée. Je ne travaille pas. Si tu veux je t'appellerais si je vais au médecin pour que tu viennes garder Rémy.
Je viendrais à l'heure de d'habitude. Ce n'est pas discutable.
Bon si je n'ai pas le choix. Passe une bonne soirée.
Repose toi bien. Tu peux dormir demain matin. Je me débrouillerais avec Rémy.
On verra.
Rose quitta la cuisine et partit. J'entrepris de débarrasser la table et de faire la vaisselle. Je pris un cachet pour mes migraines et me couchai.
Ma nuit fut comme les précédentes : longue et peu reposante. À 6h00, je me trouvai assise au comptoir devant une tasse de café bien noir, toujours en pyjama. Rose arriva vers 8h 30. elle utilisa la clef de secours. Elle était, comme toujours, de bonne humeur. À en juger par sa tenue, le soleil devait déjà bien chauffer puisqu'elle portait un short avec un débardeur, ses lunettes de soleil étant relevées dans ses cheveux qu'elle avait attaché en un chignon négligé. Elle ne devait pas s'attendre à me voir debout à en croire son expression de surprise.
Heureusement, que je t'avais dit de te reposer. Qu'est ce que tu fais déjà là ? Et tu as vu ta tête, on dirait que ça fait des semaines que tu n'as pas dormi.
Figure toi que ça fait deux jours que je ne dors plus. Et je suis descendu à 6h00 après avoir passé une heure à tourner dans mon lit. Ça fait 2h 30 que je bois café sur café pour être certaine de rester éveillée toute la journée. Ah et j'ai rendez vous a 9h 30 donc je ferais mieux d'aller me préparer.
Excuse moi. Je vais préparer le petit déjeuner de Rémy.
Ça va. Je ne t'en veux pas, je suis juste de mauvaise humeur à cause de mon manque de sommeil.
Je partis me préparer à l'étage. Je fus prête à 9h juste au moment où Angela sonna à la porte.
Salut Angie. Merci de m'accompagner.
C'est normal. On démarre sinon on va être en retard.
Rose, j'y vais. S'il y a un problème n'hésite pas à appeler.
Ne t'inquiètes pas. Pour une fois, soit égoïste et occupe toi uniquement de toi.
Je ne répondis pas, me contentant de lever les yeux au ciel. Je sortis de la maison et montai dans la voiture d'Angela. Le trajet se fit en silence. Plus nous approchions, plus j'appréhendais ce rendez vous. J'avais un mauvais pressentiment.
Ne t'inquiète pas. Quoiqu'il arrive, tu t'en sortiras comme toujours.
Je n'en suis pas aussi certaine que toi Angie.
Elle ne répondit pas. Nous étions arrivées. La secrétaire nous demanda de patienter quelques instants. Une dizaine de minutes s'écoulèrent avant que je ne sois appelée.
Tu veux bien m'attendre ici ? Je préfère y aller seule.
Bien sûr, ne t'en fais pas. Ça va bien se passer.
Je me contentai de lui sourire et entrai dans le cabinet.
Bonjour Docteur.
Mlle Swan. Heureux de vous revoir parmi nous. Que puis je faire pour vous ?
Depuis deux jours, je souffre d'atroces migraines qui m'empêchent même de dormir. Ayant eu quelques soucis il y un an, j'ai préféré venir au plus vite. Je vous ai amené mon suivi de l'an dernier.
Il hocha la tête et consulta le dossier que je venais de lui donner.
Je vais vous ausculter. Cependant j'ai peur que vos problèmes de santé de l'an dernier n'aient refait surface. Je vais vous rédiger un courrier pour faire un bilan complet rapidement.
Après l'auscultation, il confirma ses dires. Il me donna mon ordonnance et me congédia. Je ne réagissais pas, je ne réalisais pas. Je retrouvai Angela et nous partîmes à la pharmacie avant de rentrer. Pas une parole ne fut échanger. Arrivées devant la maison, elle me proposa de me tenir compagnie. Je refusais.
Je préfère rester seule. Va t'occuper de la bibliothèque. Je suis certaine que tu as du travail qui t'attend.
Je la vis hésiter. Je tentai donc de la rassurer.
Écoute, je vais bien. Vraiment. Rose est là pour Rémy. Pour le moment je vais juste me reposer. On se revoit demain à la bibliothèque.
Demain tu peux rester chez toi. On s'en sortira. Tu as besoin de repos.
Ne sois pas absurde. Tu sais très bien que le samedi il y a toujours plus de monde. Et je ne serais pas là lundi. Il faut que je travaille. Le loyer et le repas ne vont pas se payer tout seul.
Sur ce, je sortis de la voiture. Angie me héla une dernière fois.
Là, c'est toi qui est absurde. Tu ne payes pas de loyer.
Peu importe, je serais là demain. Je ne suis pas mourante.
Je ne pensais pas un mot de ma dernière phrase mais ça, personne n'avait besoin de le savoir. Après un dernier signe en direction d'Alex, je rentrai retrouver mon fils et Rose.
Je trouvais cette dernière dans la cuisine entrain de faire du rangement.
Il me semble que tu es juste supposée t'occuper de Rémy pas du ménage.
Oh Bella ! Tu m'as fait peur. Rémy est en train de dessiner avec Edward dans sa chambre. Alors j'ai décidé de te rendre un petit service. Alors qu'a dit ton médecin.
Que j'allais bien. Il m'a donné des cachets pour la migraine mais ce n'est rien de grave.
J'avais menti. À voir le regard de Rose, elle avait compris.
Tant mieux alors. Je dit à Rémy que tu es rentrée ou tu préfères aller de reposer ?
Je te remercies mais je vais aller annoncer mon retour à Rémy moi même. Tu peux rentrer si tu veux. Je m'en sortirais toute seule. Au pire Edward est là.
Je savais qu'elle avait voulu me tester. Et je savais aussi qu'elle ne partirait pas.
Je vais rester. De toute façon Edward est venu avec moi.
Je ne répondis pas. Je montai à l'étage rejoindre Rémy et son père.
La scène que je découvris était si attendrissante que j'en eus les larmes aux yeux. Edward se trouvait dans mon lit, légèrement appuyé contre la tête de lit. Rémy était endormi contre son torse. Il caressait légèrement la tête de son fils, les yeux clos.
Toute la tension retomba et j'éclatai silencieusement en sanglots. J'avais tellement rêvé cette scène que je n'y croyais plus. Voir mon fils et son père ensemble heureux était un magnifique spectacle. J'étais sur le point de partir lorsque j'entendis Edward.
Bella ?!
Je me retournais lentement et relevai la tête pour le regarder. Il tapota légèrement l'espace libre sur le lit pour que je viennes m'y installer.
Non je vais vous laisser tous les deux.
Ne dis pas de bêtises, viens t'allonger. Tu as besoin de repos. Et n'essaie pas de me mentir.
Je ne répliquai pas. J'avais toujours été incapable de lui mentir. C'est pourquoi je m'installai aux côtés de Rémy. Mes sanglots n'avait pas cessé. Les larmes coulaient silencieusement, laissant des sillons de maquillage sur mes joues rougies.
Que se passe-t-il ?
Edward chuchotait afin de ne pas réveiller notre fils qui dormait paisiblement entre nous deux.
Rien. Je suis juste heureuse.
À en juger par son regard, je compris qu'il ne me cru pas. Il savait qu'il y avait autre chose. Je savais qu'il n'allait pas me lâcher temps que je ne lui aurais pas dit la vérité. Alors je décidais de lui racontais une partie de mon entrevue du matin.
Je suis malade. Rien de grave. Juste quelques migraines. Lundi, je dois passer des examens supplémentaires mais uniquement par précaution.
Alors lundi, je t'accompagne. Il est hors de question que tu y ailles seule.
Ce n'est pas la peine, je suis une grande fille. De plus, il n'y a aucune raison que tu fasses ça.
Si j'ai plusieurs raisons. Tu es la mère de mon fils. Et puis je … c'est ce que les amis font non ?
Oui mais tu n'as pas besoin de m'accompagner. Angela s'en charge.
Je le vis faire une grimace mais il n'insista pas. Je décidais qu'il était temps que je descende avant qu'il ne veuille connaître toute la vérité.
Bon je te laisse tranquille avec Rémy. Je vais descendre rejoindre Rose.
Comme tu veux. Mais ta présence ne me dérange pas.
Je ne répondis pas et me levai du lit afin de descendre. Je dû me relever trop rapidement car je fus prise d'un étourdissement et ma vue se brouilla quelques secondes.
Ça va ?
Je ne répondis pas tout de suite. Une douleur atroce avait pris possession de mon crane.
Je, oui, juste une légère migraine.
Je m'arrangeais pour ne pas faire face à Edward. Je ne voulais pas qu'il voit les larmes de douleur qui avaient commencé à couler sur mes joues. Lorsque j'arrivais au niveau de l'embrasure de porte, il m'appela une nouvelle fois mais je ne répondis pas. Il me dit juste une dernière phrase avant que je ne quitte définitivement la pièce.
Bella, la prochaine fois ne t'embête pas à me cacher tes larmes. Je les vois quand même.
Je suis incroyablement désolée pour le retard... j'ai été victime d'un syndrôme de la page blanche...
J'ai essayé de faire un chapitre plus long mais c'est pas vraiment réussi...
Je suis à la recherche d'une beta si quelqu'un est intéressé...
J'espère que ce chapitre vous a plu quand même... laisse moi vos impressions
Xoxo Cel'
