Ma vie, à part un épisode, elle n'était pas très intéressante jusqu'ici. Le-dit épisode n'était pas quelque chose que je voulais raconter, je ne pense pas que je le devais, pas maintenant.
- J'ai une dernière question d'abord. Qui était l'homme qui est venu me chercher ?
Le visage de ma nouvelle famille se crispa. Mon frère de dégoût, mon père de haine et ma mère, j'identifiai, surprise, une envie de vengeance. Apparemment, ce n'était pas la bonne question.
- Disons que, hésita mon père, tu ne devrais pas le savoir. Le sort que l'homme t'a jeté a aussi changé quelques caractéristique morales, psychologiques, ta manière de penser, de réagir. Avant, tu prônais les mêmes droits pour tout le monde, mais plus maintenant pas vrai ?
- Il est vrai. Mais, nous sommes au-dessus des autres, alors, je n'ai aucun tort à vanter mon sang, mon nom.
- Bien, il y a une autre caractéristique qui fait les Malefoy, nous aimons la vengeance, ou, on ressent le besoin de se venger, quand une offense nous y pousse. Alors, je ne peux te dire qui il est. Ce serait dangereux pour toi. Mais surtout pour lui, sourit-il, mauvais.
- Si vous me cachez ça, pour la même raison, je cacherais une partie de ma vie, sur laquelle que je ne veux pas m'étendre.
Je sentis alors mon père, qui était assis à ma droite, se tendre de tout son corps. Il savait que j'avais vécu quelque chose d'horrible, mais il ne pouvait pas m'obliger à le dire. On n'oblige pas un Malefoy.
- Qu'il en soit ainsi, céda-t-il.
- Les 10 premières années de ma vie furent celles de tout enfant moldu. Je suis en allée à l'école pour apprendre l'anglais, les maths, l'histoire et la géo. Je ne savais pas qui j'étais. Mais il faut dire qu'il arrivait des choses bizarres autour de moi. De la nourriture que je détestais disparaissait pour laissait place à des aliments que j'aimais. Jusqu'à mes 11 ans, moment où je reçus la première fois la lettre de Poudlard. Ainsi, je fis mes études dans la plus prestigieuse école de magie, je savais que j'étais meilleure que les autres, mais j'attribuais cela à ma capacité de comprendre et d'apprendre vite, pas à une prophétie. Je passais tous las ans, les deux dernières semaines des grandes vacances chez les Weasley qui m'accueillaient toujours avec plaisir, hypocritement, je m'en rends compte maintenant.
Venait le moment que j'appréhendais, une petite ellipse, et tout ira bien.
- Au bout de longs efforts à essayer de battre le Lord noir, je fus acceptée au sein de l'Ordre du Phénix. Peu de temps, il y eut la période que je ne conterais pas, qui me changea du tout au tout. J'étais persuadée que l'Ordre du Phénix était le bien, mais ce que j'avais vécu m'a orientée, poussée à me dire, que le côté du "mal" n'était peut-être pas aussi maléfique. C'est pour ça que je n'ai pas piqué une crise quand j'ai appris que vous étiez ma famille, de plus, j'étais admirative de tant de classe qui faisait des Malefoy une famille si pure. Peut-être que je dois ajouter, que j'ai failli mourir aujourd'hui, je n'aimais pas monté sur un balai en tant que Hermione, Ronald m'y a pris pas surprise et au final m'a fait tombé, mais mes pouvoirs se sont déclenchés et je pus faire apparaître un oreiller qui amortit mon choc. C'est tout, je crois que je n'ai rien à ajouter.
Tout le monde me regarda quelques instants mais aucun mot ne fut échangé. Le repas continua dans un silence presque religieux, pas du tout gênant, juste en total accord avec ceux qui était maintenant ma famille, ma vie.
Je ne tardais pas en bas, ma chute, mon contact rapproché avec la mort, ma nouvelle famille; la prophétie, bref toute la journée m'avait épuisée. Quand je demandai où était ma chambre, ce fut ma mère qui se leva, alors, hésitante, je me rapprochais de mon père et l'embrassai sur la joue, il fut surpris mais répondit en me serrant dans ses bras, j'eus l'impression d'avoir trouvé ma place, ici c'était ma maison, ici était ma famille alors ici je serais.
Ma mère monta dans les escaliers et je la suivis. Il était impossible que je me souvienne où ma chambre serait. Ma mère du s'en douter.
- Tu as une elfe personnelle, elle se nomme Kika, appelle-la si tu te perds, elle connait la maison des cachots jusqu'au grenier.
Je lui fit un sourire reconnaissant et remarquai que nous nous étions arrêter devant une porte.
- C'était ta chambre avant, celle qui t'était destinée, j'ai juste changé quelques meubles en m'imaginant l'âge que tu avais, alors tout devrait être à ta taille. Ou peut-être un peu trop grand, se moqua-t-elle.
Je ne fus pas offensée et lui tirai, puérilement je l'avoue, la langue. Elle ria, et ouvrit la porte. Wahou. Ce fut le seul mot qui me vint à l'esprit, cette pièce magnifique était ma chambre.
- Si tu n'aimes pas les couleurs tu pourras changé, ajouta-t-elle.
Elle s'approcha, m'embrassa sur le front et caressa doucement ma joue, souriant pensivement. Je m'approchais du placard et me rendis compte que c'était les portes de mon dressing. Alors que ma chambre étais de style exotique, alors que mon dressing était tout ce qui avait de plus moderne. Je crois d'ailleurs que je vais changer les couleurs, un peu plus de vert serait pas plus mal. Je me rapprochais des vêtements pour la nuit et j'en sortis une nuisette . Habillée, ou déshabillée cela dépend des points de vue, je me couchais avec délice dans les draps de soie. Je m'endormais quand des coups furent frappés à ma porte. Surprise, j'invitais mon visiteur à entrer. Ce fut Draco qui apparut.
- Puis-je te parler, demanda-t-il, je te gêne, dit-il en me voyant sous les draps, je reviendrais demain, ce n'est pas grave.
- Non non ! Tout va bien, je suis prête à t'écouter, dis-je en sortant de dessous mes draps et en m'asseyant sur mes talons au bord du lit.
- Merci. Je voulais te dire que j'étais... Je le suis encore... J'essaie de te faire...
Je le sentis mal à l'aise, alors je lui fis un sourire rassurant. Soudain, il chuta sur ses genoux, par terre, les mains devant son visage et il posa sa tête sur mes cuisses.
- Je suis tellement désolé, si j'avais su qui tu étais jamais, au grand jamais, je ne t'aurais fait autant de mal. Je m'en veux tellement, tu étais ma sœur et jamais je ne t'ai respecté. Et puis...
Je compris alors le sacrifice qu'il faisait, se mettre à genoux était un signe de soumission, ainsi, il me prouvait qu'il me respectait et il acceptait le déshonneur pour se faire pardonner.
- Draco, Draco, je ne t'en veux pas. Comment le pourrais-je ? Tu es un sang-pur et Hermione était une Sang-de-Bourbe, tu ne devais pas la respectée. C'est Pandore, ta sœur que tu dois aimer. Je crois, en plus, que si nous nous étions pas détester, nous étions condamnés à nous adorer, trop de ressemblances malgré les efforts mis en place pour nous séparer. Je t'aime, Draco. Tu es mon frère et je refuse tes excuses car elles n'ont pas lieu d'être.
Je mis mon doigts sur ses lèvres quand il voulut protester, et je pris sa tête dans mes mains et la serrais contre moi. Je me reculais et lui laissais une place dans mon lit. Il s'allongea près de moi, et il s'endormit. Je me sentis sombrer à mon tour.
J'étais une Malefoy désormais, je n'avais pas le choix, de toutes façons. Mais quelle importance ?
