Désolée pour ces updates espacés, sincèrement je suis une personne horrible T_T
Sachez que je n'abandonnerai pas cette fiction, peu importe l'écart entre les chapitres, il y en a toujours un qui se cache!
Merci énormément de me suivre et je dis ça comme ça, mais les reviews ça fait toujours plaisir! :D
Chapitre 7
Une fois à la maison je m'attendais à avoir une réprimande quelconque de la part des parents de Mako, mais j'ai eu tout le contraire à la place.
- RYUKO, MAKO! OÙ ÉTIEZ-VOUS BON SANG J'ÉTAIS MORTE D'INQUIÉTUDE! cria la mère de la maisonnée en se ruant dans les bras de sa fille.
- Nous étions chez des amis et nos téléphone étaient morts... Désolée maman, répondit Mako qui visiblement mal à l'aise sur le fait de mentir... Mais bon, elle l'a fait quand même... Pour me protéger.
Soudain je sentis une main sur mon visage, une main très douce.
- Ryuko, je suis contente que tu sois saine et sauve... Ne nous refait plus une chose pareille, s'il-te-plaît.
Mme. Mankanshoku avait la larme à l'oeil en me disant ça. Ça avait l'air sincère... Je n'avais jamais ressentis d'amour maternel avant. Ça me faisait drôle d'en avoir tout d'un coup. Toutes ces années d'obstinations et de conneries... Mmh bref.
Après cette séance de braillage, Mako et moi sommes montées en haut, ou se trouvaient nos chambres respectives, parce que nous avons quand même eu une punition bien sûr: privé de sortie pour une semaine... Bon, c'est pas comme si on sortait souvent non plus, donc c'est pas grand chose comme punition.
- Mako, j'ai besoin de te parler.
- Qu'est-ce qu'il y a Ryuko-Chan?
En fait je n'étais pas trop sûre de qu'est-ce que je devais lui dire. Je voulais simplement clarifier les choses je suppose. Pour ce faire je l'ai entraînée dans ma chambre et je lui ai raconté ce qui s'était passé au concert et ce que Inumuta m'a confié et surtout le fait que j'étais très probablement dans la merde.
- Oh... Wow d'accord.
- Donc... JE FAIS QUOI MAINTENANT?! criais-je avant de m'effondrer sur le lit.
Mako semblait vraiment pensive, j'en ai donc profité pour me foutre la face dans mon oreiller et crier parce que, de toute évidence, y'a rien de mieux à faire dans ces circonstances.
Alors que je commençais à manquer d'air, Mako ouvrit la bouche pour émettre des paroles emplies de sagesse.
- Tu devrais faire tout le contraire.
J'étais confuse.
- Tout le contraire de..?
- Bah de ce qu'ils veulent que tu fasses! Deviens un ange!
J'étais bouche-bée. ELLE ME DEMANDAIT VRAIMENT ÇA. À MOI.
- T'es pas sérieuse! m'exclamais-je. Je ne tiendrai jamais!
- Il va bien le falloir, Ryuko-Chan.
Constatant que c'était en effet la seule possibilité, je suis retournée dans mon nouvel endroit préféré, mon oreiller. Il y avait un certain magnétisme entre ce bout de tissu et mon visage en ce moment précis.
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRGGGGG, grognais-je.
- T'inquiète pas Ryuko-Chan, tu vas t'en sortir, m'a rassuré Mako en me flattant le dos.
Après cinq minutes de grognement digne de la période paléolithique (mes ancêtres seraient fiers de moi), je me suis brusquement relevée la tête.
- T'as fait quoi avec le géant blond? ai-je demandé subitement.
- Ah, on est allé déjeuné dans un restaurant super sympa! Il ne voulait pas que je rentre dans son appartement, donc il nous a loué une chambre d'hôtel hier. Quel gentleman!
Avec cette décoration, je comprend! Juste à y repenser j'ai des haut-le-coeur. Ça me rassurait tout de même qu'il ait été assez gentil pour mettre Mako en sécurité.
M'enfin, il était maintenant temps d'aller se laver. Moi et Mako travaillions ce soir.
Dans la douche, j'essayais de me rappeler ce que j'avais fait avec Jakuzure, c'était si flou. Je me rappelle seulement avoir déboutonné sa chemise et aussi... Mes mains. J'ai fait quelque chose avec mes mains. Je crois que j'ai fixé mes mains pendant près de 15 minutes, espérant peut-être me rappeler de ce qu'elles avaient accomplies, mais le manque d'eau chaude m'a rapidement tiré de ma réflexion. Je détestais avoir des problèmes de mémoire.
- Flippe, re-flippe, regarde les frite, fais un burger, se brûle pour la énième fois avec l'huile à frite, se frustre, crie après les pauvres petites patates sans défense, se fait dire par son boss de se taire, marmonne tout en faisant un autre burger, voilà à quoi s'était résumé ma soirée au burger king.
Marchant pour revenir à la maison, Mako et moi avons croisé le chemin d'un être indésirable. C'était presque devenu une habitude, sérieusement, ils font tous exprès de se mettre dans nos pattes.
Cette fois-ci c'était Nonon qui faisait une marche nocturne.
- HEY SI C'EST PAS MATOI! a-t-elle crié.
- ET BAH OUI C'EST MOIIIII! ai-je répondu le plus fort et surtout, le plus sarcastiquement possible.
- Cesse de me narguer, il faut que je te parle, c'est très important.
Elle avait l'air très sérieuse.
- Mouais quoi?
Jakuzure est demeurée silencieuse, j'ai alors compris que Mako était le problème.
- Mako, t'as pas envie d'aller m'attendre à la maison?
- À VOS ORDRES RYUKO-CHAAAAAAAAN!
Je n'ai même pas eu le temps de cligner des yeux elle était déjà partie. Cette fille saura toujours m'impressionner.
- Donc..? demandais-je.
- Marchons un peu, veux-tu?
- Non, pas le temps, veux-tu enchaîner s'il-te-plaît?
- On marche.
Ce ton était si ferme, j'en ai eu un frisson. Si je refusais j'ai l'impression qu'elle allait me poignarder ou quelque chose du genre, c'était plus prudent d'accepter sa proposition.
Nous avons marché un bon cinq minutes dans le silence complet et je commençais vraiment à m'impatienter, je me suis donc arrêtée sec.
- JAKUZURE PUTAIN C'EST QUOI LE TRUC.
- Hier soir.. a-t-elle chuchoté. Que s'est-il passé..?
J'étais littéralement sans mots, c'était ça le gros truc?
- No big deal Nonon, on s'en fout, on s'est probablement amusée un peu, c'est tout.
- Tu ne comprends pas Matoi..
- En effet..?
Après un long silence, elle se décida à répondre.
- C'était ma première fois...
What.
Avais-je vraiment ôté la virginité de cette fille? ÉTAIS-JE CE GENRE DE MONSTRE.
- Awkaaaaaaaaaaaaay heeeeeeeem...
Je n'avais aucune idée quoi répondre, qu'est-ce qu'il fallait que je dise? Il n'y avait rien à dire.
- On dirait bien qu'on est unies pour toujours par cette expérience unique! ai-je blagué pour détendre l'atmosphère, ce qui n'a évidemment pas fonctionné.
Le regard qu'elle m'a lancé je vous jure. Style - amagash are you fucking KIDDING ME.
- Écoute Nonon, je ne savais pas ce que je faisais... Et toi non plus d'ailleurs! C'est pas moi qui t'ai sauté dessus hein!
- C'EST SÛR QUE C'EST ÇA QUI S'EST PASSÉ TOUT EST DE TA FAUTE.
- YOOOOOOOOOO NON NE MET PAS LA FAUTE SUR MOI. SI T'ÉTAIS PAS LE CHIEN DE POCHE DE KYRUIN AUSSI.
- J'SUIS PAS SON CHIEN DE POCHE, ON A DÉCIDÉ ENSEMBLE QUE C'EST ELLE QUI ALLAIT PERDRE SA VIRGINITÉ EN PREMIER.
Juste après avoir dit ça elle s'est couvert la bouche, l'air choqué.
Ça a pris 10 secondes avant que mon cerveau comprenne ce qui avait été dit.
KYRUIN ÉTAIT VIERGE.
QUOI.
NAN.
MAIS C'EST QUOI CE GENRE DE PACTE À LA CON?!
J'avais sincèrement envie de lui rire au visage. Ce qu'elle vienait de dire confirmait le fait que Jakuzure était un petit chien de poche sans réelle importance. Quelle genre de personne promet ça à sa meilleure amie? C'est totalement ridicule.
Peu importe, j'avais maintenant une arme et c'était une arme très puissante à utiliser avec ultime précaution. Kyruin était vierge, comme c'est mignon. J'en avais presque oublié la présence de Nonon.
- Matoi... Peux-tu garder ça pour toi s'te-plait..? Je... Il ne faut pas que personne le sache... Je ferai tout ce que tu veux.
J'adorais ce revirement de situation. JE. L'ADORAIS.
- Mmh d'accord... Je vais y penser, je te reviens avec ça cette semaine, dis-je en m'en allant.
Je n'avais pas besoin de me retourner pour savoir qu'en arrière de moi, le petit monstre affichait un air de mépris envers elle-même. On dirait bien qu'elle ne prit pas la peine de rajouter quelque chose, tant pis, j'étais déjà satisfaite avec ce que j'avais.
Regardant l'heure, je me rendis compte que j'étais vraiment, mais vraiment en retard. J'allais me faire tuer, mais c'est pas grave.
Pourquoi ça? PARCE QUE KYRUIN EST VIERGE.
