Bonjour tout le monde ! C'était mon anniversaire mardi ! ^^ J'ai donc officiellement quinze années (et je suis officiellement en retard d'un jour)... Et oui, le temps passe si vite... Matt: T'es une vieille ! xp
Bref...je remercie tous ceux qui ont laissé des reviews, ça me fait super plaisir, je vous adooore ! Merci encore, j'espère que la suite vous plaira.
Kamilou: ah ah, tu verras xp La suite est ici et j'espère qu'elle te plaira ! A très bientôt !
Rappel: Cette fic est dédiée à ma fiancée, alias la perfection incarnée. Oui, c'est ça en fait ton défaut, c'est que tu n'en as pas xp *soupirs* Je t'aime tellement...et tu me manques tellement quand tu n'es pas à mes côtés...j'ai écrit tellement de poèmes sur toi en heures d'études... il faut croire que je suis inspirée seulement quand j'écris sur toi...je te montrerais peut-être les nouveaux demain...Fin un jour...*coeur* Purée, je t'aime tellement que ça me fait mal quand tu n'es pas avec moi, Lisa ! Merci pour ta revieeew !
Info importante /!\: A la fin de cette fic, j'écrirais certainement des OS relatif à l'histoire, que ce soit sur une (possible) entrevue de la suite, ou des intrigues que vous aimeriez que je traite entre les persos. Vous pouvez donc me donner les idées dès maintenant. J'arriverais peut-être à les intégrer directement à la ff, ou je les posterais après la fin. Voilà ! Merci de votre attention.
Disclaimer : Je ne possède aucun perso de Death Note, ils sont la propriété de Messieurs Ohba et Obata, Beyond de maître Nisioisin, Zwei et Echo appartiennent à Jun Mochizuki. Je ne possède pas non plus le monde, les villes des Etats-Unis, ni les jeux-vidéos ou les consoles cités, qui sont à Nintendo ou Sony. Les films dont je parlerais ne sont pas à moi non plus. En fait, rien ne m'appartient à part l'histoire, et les persos que j'ai moi-même inventés…(Et je sais que Near n'est PAS un albinos.)
Chapitre 6-Matt, le goggles-boy.
-Allez, hahaha, avec tes lunettes de plongée, la piscine devrait pas être si horrible !
-Ce ne sont pas des lunettes de plongée, ce sont des goggles, inculte !
C'était la deuxième journée de cours, et Matt et Mello rentraient chez ce dernier à pieds, se disputant comme à chaque fois qu'ils se voyaient. Ils ne pouvaient pas rester une minute sans se lancer un seul pique.
Near, marchant très doucement comme à son habitude, trottinait loin derrière eux. Ce qui ne l'empêchait pas d'entendre leurs insultes, à vrai dire. Bien qu'il préférerait se crever les tympans pour qu'aucune de leur voix ne puissent parvenir jusqu'à son cerveau. Etre sourd ? Non. Ce qui serait mieux, c'est que Mello devienne muet. Tout le monde aurait la paix.
Alors qu'il mettait une main dans la poche de sa chemise blanche, ses ongles cognèrent sur son médaillon. Sa mâchoire se crispa. Il regarda partout autour de lui : bien qu'il ne fût pas visible ici, l'albinos avait toujours peur que quelqu'un l'aperçoit.
Tout le monde gisait sur le sol…plus personne ne pouvait se tenir debout…à part lui… Tout le monde le regardait comme un être extraordinaire, un ange, avec des yeux suppliants. Il détestait ça. Il préférerait être atteint lui aussi, mourir lui aussi, en se traînant par terre. Mourir comme sa petite sœur, qui était âgée de 3 ans seulement. Comme son père, qui n'avait presque pas eu le temps de souffrir.
Mais puisqu'il était le seul non malade, il allait agir. Il allait trouver le médicament, le remède… il allait sauver la seule personne à qui il tenait qui était encore en vie malgré la maladie : sa mère. Il n'avait pas hérité de ses longs cheveux noirs et lisses, mais il était son fils, et il allait la soigner. Il pouvait le faire.
-Naaate…aide-moi…
L'albinos serra les dents et essaya d'ignorer la personne suppliante qui lui agrippait la jambe. A vrai dire, il ne la connaissait même pas.
-Lâchez-moi.
Sa voix était toujours calme et sérieuse.
-Je dois aller voir ma mère.
-Aiiide-moiii…
-Je vous le promets…mais je ne peux pas tant que je ne rentrerais pas chez moi, Monsieur. Je ne veux pas vous faire de mal…lâchez-moi…
Agé de seulement sept ans, Near était le petit garçon de son âge le plus intelligent de tout son village. Il était persuadé qu'avec assez de temps, il pourrait trouver un remède.
Une fois rentré chez lui, l'albinos ferma la porte précautionneusement et appela sa mère.
-Maman ! Je suis rentré !
Aucune réponse. Elle devait dormir. Bien évidemment qu'elle dormait…
Le sang de Nate se glaça.
-Maman ?!
Non… Le petit génie grimpa les escaliers en bois de sa maison et ouvrit la porte, paniqué. Devant lui se tenait le spectacle le plus marquant de toute sa vie. Sa mère venait de se vider de son sang en le crachant par la bouche et par…les yeux…
-MAMAAAAAAAANNNNN !
Il se précipita sur le corps inerte de sa mère. Il prit son pouls. Il était arrivé trop tard. C'était sa faute. Il aurait dû trouver l'antidote.
A partir de ce moment, Near ne sortit plus de chez lui. Il resta enfermé dans sa maison, à sentir l'odeur de la mort, des corps en décomposition. Il n'osait plus regarder par la fenêtre. Il savait qu'à l'extérieur ne se trouvait que des cadavres. Il n'avait plus cherché à sauver les autres avec un antidote, bien qu'il y était presque. Il attendait que son village se vide, qu'il soit seul, qu'il ne lui reste plus rien à manger et qu'il périsse à son tour.
-Oh mon Dieu, Naomi, qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?!
Le cœur de l'albinos rata un battement. Des gens parlaient… malgré le fait qu'il soit très faible, prêt à s'évanouir, il commençait à paniquer.
La porte de sa maison s'ouvrit. La lumière qu'il n'avait pas vue depuis un certain temps lui agressa les yeux.
-Ryûzaki…Il y a un enfant ici.
-BORDEL NEEAAR !
L'interpellé desserra son emprise sur le médaillon, et leva vivement la tête vers Mello et Matt, qui l'observaient loin devant.
Il essuya rapidement la seule larme qui roulait sur sa joue à l'aide de sa manche trop large, et rattrapa les deux correspondants à grandes enjambées.
-Mais qu'est-ce que tu fous ? s'écria Mello. Je sais déjà que tu détestes marcher et utiliser tes jambes plutôt que ton cerveau. Je sais également que tu es un bon à rien, mais là quand même…
Near ne répliqua rien, et se contenta de suivre, oubliant ce souvenir pour quelques jours. Il allait ressortir, bientôt, mais pour l'instant, il l'oubliait.
-Les flingues sont-ils autorisés à être utilisé en ville à New-York ?
-Je m'en fiche, je te tirerais dessus quand même, je te menacerais, et si quelqu'un essaye de m'arrêter, je le butterais.
Et ça recommençait. Insupportables ces deux-là.
xxXxx
Mello griffonnait rageusement sur une feuille de papier à carreaux, cassant presque son crayon de papier en deux. Il fit craquer ses doigts, de manière élégante-et oui, c'était possible, puisqu'il y arrivait, et se reconcentra sur la copie. Demander de l'aide à Boo* ? Jamais ! (*Boo : fantôme de Mario).
-Putain, elle m'énerve cette Takada avec ses maths de…
-OUAIIIS ENFIN ! Ca faisait une putain de demi-heure que j'attendais ça !
Mello sursauta en entendant son correspondant, allongé sur SON lit. Il avait presque oublié qu'il était là, en fait.
Matt sauta du lit, sans prendre l'échelle, tellement il était heureux.
-Mon Evoli a enfin évolué en Noctali ! Mello, écoute cette magnifique musique qu'est celle de la victoire !
Le rouquin augmenta le son de sa DS pour que le blond entende la musique des évolutions.
-J'en ai rien à branler, Matty… Tu peux faire moins de bruit ?! Je suis en train de résoudre le truc que Mlle. Takada nous a donné à faire aujourd'hui…répondit Mello.
-Pff, rabat-joie… Moi je l'ai même pas fait de toute façon…
-Ouais ? Alors laisse ceux qui sont sérieux et qui travaillent tranquilles, compris ?
Matt leva les yeux au ciel, et baissa un peu le son, avant de s'étaler sur son lit, et le sien cette fois-ci. Chacun se reconcentra à peu près sur son activité, oubliant peu à peu l'autre. Et c'était beaucoup mieux ainsi.
-PUTAIN NON ! Il vient de mettre K.O mon Luxray !
-Tais-toi, Matt…intervint Mello.
Le rouquin n'écoutait plus son correspondant : il était bien trop concentré sur sa DS pour ça. En même temps, la ligue, ça ne plaisantait pas !
-Mais NON, ce n'est pas POSSIBLE ! Il ne PEUT PAS TUER MON FEUNARD NIVEAU CENT !
-MAIS BORDEL DE MERDE TA GUEULE !
Tout ce que Mello lui disait ne parvenait pas à ses oreilles, même si le blond hurlait plus fort que lui… Comment Ryûzaki et Near faisaient pour les supporter toute la journée ? Hum…ils avaient certainement acheté des bouchons pour les oreilles…
-ET POURQUOI EST-CE QUE LUI IL A DES GUERISONS A L'INFINI ?! s'exclama le rouquin.
-TU VAS TE LA FERMER ET PENSER A MOI QUI TRAVAILLE PLUTOT QU'A TES SALOPERIES DE POKEMON ?!
-Qu'est-ce que t'as dit ? T'AS DIT QUE LES POKEMONS ETAIENT DES SALOPERIES ?! s'énerva Matt, qui était pourtant assez dur à énerver.
Mello n'allait cependant pas se laisser crier dessus et montrer à ce geek qu'ici, c'était lui qui dirigeait, c'était sa chambre, et que s'il avait envie d'hurler de désespoir devant un écran, il pouvait le faire dans la rue.
-Exactement, Ariel !
Le blond se jeta littéralement sur le rouquin, qui eut à peine le temps de poser sa DS en sécurité. Il se prit un coup de poing sous la mâchoire.
-T'es sérieuse, Raiponce ?
-TOUT A FAIT ! J'AIMERAI POUVOIR TRAVAILLER !
Ils commencèrent à enchaîner roulades à même le sol, coup de pieds ou coup de poing…C'était la baston totale.
-Pars de mon dos, Mel !
-Pas avant que tu arrêtes cette connerie !
-C'EST QUOI CE BORDEL ?
Mello, à quatre pattes sur le dos de Matt, et ce dernier, écrasé par le poids du blond, levèrent précipitamment les yeux vers Ryûzaki qui, étrangement, semblait alarmé.
Near se tenait derrière son père, l'air tout aussi blasé que d'habitude. Après tout, il s'attendait à ce que Matt et Mello se battent un jour ou l'autre, mais leur position était tellement ambiguë qu'il décida de faire un petit commentaire quand même, pour se venger :
-Papa, on vient d'interrompre quelque chose d'intime entre Mello et Matt, on ferait peut-être mieux de les laisser faire des bébés…
Le pire, c'est que sa voix semblait très sérieuse, sans un seul trait d'ironie.
-Oh, toi, tu ne payes rien pour attendre ! vociféra le frère de l'albinos, qui ne bougea cependant pas d'un pouce.
Ryûzaki leva les yeux au ciel.
-C'est toi qui as commencé Mello, n'est-ce pas ?
Il connaissait bien son fils.
-Et je n'ai pas fini, d'ailleurs ! s'exclama celui-ci. Je le frapperais tant qu'il m'empêchera de travailler !
-Et comment veux-tu que j'arrête si tu restes sur moi ? rétorqua un Matt rouge comme une tomate.
Mello lui donna une claque de sa main droite.
-La ferme toi !
-C'est pas en me donnant des claques que je vais t'obéir, princesse.
-Ah bon ? répliqua Mello. Ce n'est pas toi le maso et moi le sadique ?
-Et après, vous ne faîtes pas des trucs bizarres ? ajouta Near.
-TA GUEULE ! cria Mello.
-Bon, STOP ! ordonna le père des Lawliet. Mello, laisse Matt tranquille et va étudier dans la chambre de Near.
Le blond leva des yeux terrorisés vers son père, et se mit subitement debout sur Matt. Le rouquin gémit de douleur, mais Mello ne s'en inquiétait pas.
-Jamais de la vie ! s'écria-t-il. Je préfère encore entendre les hurlements de Matt !
-Ah ! Je savais que ça allait marcher ! Maintenant, retourne à ton bureau, et arrêtez ça.
Mello se dirigea d'un pas furibond vers son bureau, murmurant un « connard » à l'attention de son père. Ce dernier n'entendit heureusement pas, et repartit en direction du salon.
Matt put enfin se relever : sa lèvre inférieure s'était ouverte.
-Pff, se moqua Near, vous ne pouvez pas passer un quart d'heure sans vous sauter dessus vous deux…
-Tais-toi, dit son frère d'une voix effrayante, le foudroyant de son regard noir.
L'albinos leva les yeux au ciel, puis les posa sur le rouquin allongé sur son lit avec sa DS.
-Matt, ça va aller ? Tu ne veux pas nettoyer ta plaie ?
Il ne s'inquiétait pas pour le correspondant de son frère, pas du tout, c'était plutôt une façon de lui faire comprendre que ce qu'il faisait était absurde. Tu es blessé et tu ne désinfectes pas ta plaie ? ** (**Nan mais allô quoi !)
-Nan, marmonna Matt, c'est bon, je n'ai pas mal. Merci.
En fait, il était surtout très concentré sur son feunard et sur le rappel qu'il lui donnait.
Near haussa les épaules et quitta la chambre, alors que Mello riait :
-Mais non Near, Matt est maso il n'a pas mal.
L'albinos ne put s'empêcher de penser que son frère cherchait vraiment la petite bête.
-Tu ne vas pas recommencer ? soupira Matt.
-Je continuerais tant que tu ne seras pas sorti de ma vie…
Le rouquin soupira. Il ne tirerait rien de Mello, il préférait donc abandonner et ne pas répliquer. Le blond était borné.
-Au fait, je pense qu'on ira à la piscine tous ensembles ! Inga et Julien sont déjà d'accord. J'ai aussi entendu que Flow et Echo devraient acheter un maillot, parce qu'Echo n'en a pas apporté. Sinon, ils semblent d'accord. Zwei devrait venir aussi si Echo et Inga y vont. Quant à Namikawa, je pense qu'il acceptera…Et Beyond…bah s'il y a tout le monde, il viendra !
-Mais moi, je n'ai pas envie, rétorqua Matt. En plus, je croyais qu'il était hors de question que je traîne avec tes amis.
-M'en fous, je t'y traînerais je t'ai dit. De un, je te fais sortir avec nous juste pour te faire chier, de deux, maintenant ils traînent déjà un peu avec toi. J'espère que tu as pris ton maillot !
Le rouquin soupira bruyamment. Sa mère avait été prévoyante et lui avait mis son maillot dans son sac, mais il ne savait plus s'il devait s'en réjouir ou en pleurer.
-Ouais, mais je ne l'utiliserais pas…
-Parce que tu veux y aller à poil ? rit Mello. Moi, les nudistes me gênent pas.
-Parce que malgré tout ce que tu feras, je n'irais pas.
Matt espéra que Mello en avait enfin fini, et qu'il n'ajoutera rien. Ainsi, il pourra se reconcentrer sur les pokémons, et peut-être même battre la ligue, tiens.
Cependant, un sourire mesquin germa sur les lèvres de son correspondant, qui quitta son polycopié de mathématiques, et s'approcha du rouquin.
-Ah bon Matty ? Même si je dis à tout le monde la vérité ?
Le plus petit des deux déplaça son regard foncé sur le blond, perplexe. Il ne voyait pas de quoi parlait Mello.
-Oh tu ne comprends pas, Matty ?
Le blond se pencha vers l'oreille de son correspondant et murmura :
-Je peux leur dire à tous que tu es un gay dans le placard…
Matt repoussa Mello violemment et se redressa vivement.
-Ca va pas NON ?! Je ne le suis pas, princesse ! Recommence pas !
Le blond ricana et se releva.
-Tes réactions violentes prouvent simplement que j'ai raison, Matty, continua-t-il. Et tes joues rouges aussi.
-Tu racontes n'importe quoi, Mello.
-Arrête de te mentir ainsi, Ariel. Ce n'est pas bon, tu sais. Ce n'est qu'un conseil… reprit Mello.
Matt se prit la tête entre ses mains, moitié désespéré, moitié catastrophé.
-Je…Putain… Okay, j'irais.
-Tu vois, Matty…j'ai toujours le dernier mot.
xxXxx
Mello s'étira doucement, tel un chat, essayant de quitter la bulle brumeuse et confuse du sommeil. Il devait s'être réveillé avant sa sonnerie, puisqu'il n'entendait aucune musique.
Il décida donc de somnoler un peu, de rester allongé confortablement sur son matelas, et d'écouter le silence. Il pourrait même se rendormir car, après tout, son réveil était là pour le sortir de ses rêves, au cas où…
Il sourit en repensant à hier soir…Oui, il aurait toujours le dernier mot, il était doué pour ça. En faisant chanter Matt, il l'obligerait à faire face à la foule, les gens, sa plus grande peur…Il le faisait chier. Il pourrait l'humilier… Jouer avec son correspondant…ça allait être jouissif.
-Hey oh, la Belle aux bois dormants, tu dors encore ! Je te signale que ça fait une demi-heure que ton réveil a sonné…Hein j'ai compris ! Tu attends le baiser d'un prince charmant, c'est ça ? Eh bien ne compte pas sur moi !
Mello ne pouvait pas montrer à Matt que le fait qu'il se lève une demi-heure après son réveil l'inquiétait. Il allait rentrer dans son jeu, et tourner la situation à son avantage, comme d'habitude.
-Pff, c'est ça Matty. Fais comme si c'était moi qui avais envie. Mais moi, je suis persuadé que le prince Philipe est un gros pervers, et qu'il veut l'embrasser sa princesse !
-J'ai une gueule à m'appeler Philipe ? rétorqua le rouquin, énervé.
Son correspondant ne bougea pas d'un pouce dans son lit, et répliqua doucement, en ouvrant à peine la bouche, feignant le sommeil :
-Et moi alors ?...J'en ai une à m'appeler Aurore ?
Matt rit, il ne put s'en empêcher.
-Oui, Mellow, tu as une tête de princesse. Et puis, Aurore ressemble légèrement à horreur, donc…Oui, horreur, ça te ressemble.
Mello fit de son mieux pour garder son calme. Faire abstraction de la dernière réplique de Matt, la digérer, la laisser passer doucement. Oublier. Respirer calmement. Ne pas montrer à quel point tu es en colère, Mel…
-Et bien, si je ressemble tant à une princesse endormie Matty, il me faut absolument le baiser d'un prince charmant, peu importe s'il s'appelle Philipe ou Matt.
Le blond avait envie de rire, à foutre la honte à son correspondant, comme ça. Malheureusement, il n'y avait qu'eux deux. Ça aurait été tellement drôle qu'une foule de gens assiste à cette humiliation.
Matt se mordit les lèvres, affreusement gêné. Mello le poussait à bout.
-Même si ce prince charmant s'appelle Near ? rétorqua-t-il, avec soulagement.
Peut-être qu'avec cette réplique, il allait sauver sa peau.
-Raconte pas de conneries, Matty. Near est le frère de la princesse, c'est dégoûtant de faire ça…Non, dans cette maison, il n'y a qu'un seul prince charmant…Allez, Matty, embrasse-moi, ce n'est pas très compliqué.
Les joues du rouquin se teintèrent d'une couleur grenat, tellement vive que, même dans le noir, on pouvait deviner qu'il avait rougi.
Un sourire étira les lèvres de Mello. C'était ça : pousser son correspondant dans ses derniers retranchements, l'obliger à flancher, à lui dire qu'il n'était même pas capable de cela, lui montrer qu'il était faible à côté du grand Mello.
Parce que le blondinet en était sûr : Matt ne le ferait pas. Il n'était pas coincé, ni trop timide avec lui, mais il ne le ferait pas. Il sera obligé de s'avouer vaincu et de perdre la bataille.
-Alors ? On va être en retard…
Le geek comprenait ce qui se tramait dans la tête de son correspondant. En fait, il jouait à ce jeu du plus fort depuis le début. Tous les deux, d'ailleurs. Non, il ne perdrait pas. Pas cette fois.
Matt se pencha vivement sur le blond « endormi » et attrapa ses lèvres.
Il eut envie de sourire en entendant l'exclamation surprise de Mello. Tu l'as cherché, princesse.
Il avait gagné. Oui, définitivement. Il se sentait très heureux, tiens. Battre Mello le démon.
Le blond le repoussa brutalement.
-Argh, putain…t'es dégueu, tu m'as roulé une pelle !
Il le toisait de son regard orage, alors que Matt lui lançait un sourire goguenard.
-Quoi ? Il faut un baiser d'amour véritable pour réveiller une princesse, Mello. Ne me dis pas que tu l'ignorais…
-C'est bon, j'suis réveillé maintenant, continua le blond. Tu gardes ta langue et ta salive pour toi, et je vais prendre ma douche.
Mello le poussa encore une fois pour sortir de son lit. Impossible. Se faire battre par quelqu'un comme Matt…
