Chapitre 7 powaaaaaaa les mandragores !

Ça y est, ça fait autant de chapitres que le nombre de doigts d'une main ! Hein ? Ah non, ça fait déjà un peu plus...

RÉSULTAT POUR LA CITATION : C'est Ayumi Fubuki qui remporte l'OS ! Elle a non seulement trouvé, mais elle a écrit qui l'a dit, où et à qui ! Il s'agissait de la phrase du magicien dans l'épisode du Joueur du Grenier sur les RPG n°2, au début de la vidéo, quand il explique à une fille la prophétie de l'Enfant du Juron. C'est une sérieuse concurrente que vous avez là ! Mais je félicite toutes celles qui ont participé, notamment Eclat de Noisette, qui a trouvé aussi, mais après Ayumi ! Mitsuki81, c'est à elle que tu dois donner le cookie. Elle a de la chance, c'est bon un cookie. Et l'OS aura pour sujet... Vous verrez bien ! Il sortira dans la semaine.

Ça vous dit si de temps en temps je glisse une citation contre un OS dans un chapitre ?

Ka-Al la Sadique : Quel beau message d'amour ! On va bien s'entendre toi et moi ! =D Si tu es toujours autant contente, tu me demandes en mariage à la fin ? ^^

Bonne lecture !


Michel Millot, comme chaque matin où il travaillait, se leva de bonne humeur. Il s'habilla, déjeuna, fit sa toilette, vérifia que tout allait bien et s'en alla de chez lui pour aller rejoindre son lieu de travail.

Sur le chemin, il sifflota un air joyeux. Car Michel aimait vraiment son job. Ce dernier n'était pas ordinaire. Il était même quasiment unique en France. Michel faisait partie de cette poignée de personnes qui faisaient partie de la Brigade Temporelle.

Son métier avait pour but de faire en sorte que le temps se déroule sans que personne – le Renard, Raph et Henry – ne le perturbe ou ne le modifie comme si ce n'était pas important. Mais ce n'était pas l'unique facette de son métier. Tout individu – le Renard, Raph et Henry – se rendant coupable d'une telle infamie devait être arrêté sur le champ. Enfin, il fallait retrouver où se trouvaient tous les exilés de Neo-Versailles, perdus depuis juin 2014, à cause du Renard, Raph et Henry. Quelques anciens sujets de la reine avaient été retrouvés, mais une minorité seulement.

Les autres se cachaient fort bien.

Ce matin-là, quand Michel se rendit devant les locaux où il travaillait, il remarqua que quelque chose n'allait pas. Les bureaux étaient fermés et personne ne semblait être là.

Michel fronça les sourcils. Il se serait trompé ? On serait dimanche ? Non, il vérifia sur son IPhone 5, il ne s'était pas trompé de jour, c'était lundi matin.

Ne comprenant pas ce qu'il se passait, il alla devant l'entrée et frappa à plusieurs reprises après avoir sonné et montré son badge, mais personne ne lui répondit.

Michel croyait qu'il faisait un mauvais rêve, comme quand il revoyait en songe le fameux matin qui avait bouleversé sa vie, quand des personnes – le Renard, Raph et même Henry – avaient tout fait pour qu'il ne soit pas embauché. Il avait été pris dans une tournante qu'il n'avait pas pu contrôler tout de suite. Encore ce cauchemar ? Au bout du dixième pincement, Michel dût se rendre à l'évidence, ce qu'il voyait devant lui était bel et bien réel.

- Michel !

Le susnommé se retourna et vit ses collègues Richard, Matteo et Ben qui l'appelaient, quelques mètres plus loin, cachés derrière des buissons.

- Les gars ?

- Chut ! Viens nous rejoindre !

Le trio semblait vouloir se faire très discret. Intrigué, Michel alla les rejoindre.

- Il se passe quoi, là ?

- Suis-nous ! ordonna Richard. En silence !

Discrètement, les quatre hommes se déplacèrent en direction d'une petite maison. Matteo, après avoir vérifié les alentours, sonna à la porte. Quasiment aussitôt, Constance lui ouvrit et fit entrer ses collègues chez elle.

- Bon, maintenant que tout le monde est là, dit-elle, on va pouvoir s'organiser !

- Mais il se passe quoi, là ? demanda Michel. Je n'y comprends rien ! Vous me prenez toujours pour un idiot qu'il faut ménager ? C'est pas sympa !

- Richard ne t'a rien dit ?

- C'est qui Richard ?

- C'est moi, andouille ! s'égosilla Richard. Et non je n'ai pas eu le temps de le lui dire, j'ai préféré la discrétion. Tout comme pour Matteo et Ben, qui eux non plus ne savent pas, vu qu'il n'y a qu'à moi que tu as tout raconté avant que tu ne m'ordonnes de récupérer les autres.

- Bon, tempéra Constance, je vais tout expliquer. Ce matin, je me suis rendue la première comme d'habitude au bureau. Sauf que mon badge ne marchait pas. J'ai donc appelé notre investisseur, l'Etat français, mais la seule réponse que j'ai eue est que notre activité est suspendue. Peu après, des gens sont venus récupérer tout notre matériel et et fermé les lieux. Je n'ai eu aucune explication.

- Mais, s'exclama Matteo, on n'a donc plus rien ?

- Je me suis méfiée, alors j'ai eu le temps, pendant qu'ils embarquaient nos affaires, de subtiliser ceci !

Constance montra une machine à voyager dans le temps.

- Pourquoi ne pas l'utiliser pour récupérer d'autres machines ? demanda Ben.

- Je voulais attendre que nous soyons réunis. Et je voulais vous avertir, il se passe des choses étranges en ville.

- C'est à cause de la disparition de tous ces gens de l'internet hier ? On est dans Paris, ce genre de choses est courant dans une capitale, non ? tenta Michel.

- C'est encore plus compliqué que cela. J'ai un peu voyagé pour comprendre ce qu'il en était réellement et j'ai découvert des choses alarmantes. Il y a des gens étranges qui se baladent dans la capitale. Certains ressemblent plus à des monstres qu'à des êtres humains. Ils semblaient parlementer avec notre gouvernement. De tout ce petit monde, il y en a un qui sortait du lot, tellement il était plus étrange et fou que les autres. Il parlait beaucoup aussi et...

- Et ? répéta Richard.

- Il m'a repérée. J'ai dû fuir. Depuis, j'ignore totalement ce qu'il se passe.

- On est donc au chômage ? se risqua Ben.

- Pas encore ! Nous allons tout faire pour récupérer notre poste ! Car je crois savoir qui est à l'origine de tout ça !

- Qui ? demanda Matteo, qui en avait assez d'entendre parler. Lui voulait passer à l'action.

- L'homme, si on peut appeler ça un homme, qui m'a repérée, il portait à son bras une machine à voyager dans le temps. Vous savez ce que cela signifie...


Richard, la Création, ce chien peluche devenu l'un des Trois Rois de France, était tellement en colère qu'il fut le premier à se connecter à cette vidéo conférence via Skype, avant que ses deux confères et rivaux ne se connectent à leur tour. D'habitude, ces trois-là ne se parlaient jamais, encore moins Richard et le Patron. Mais les circonstances exceptionnelles - le retour d'Antoine Daniel et leur future chute - les avait poussé à taire leur rancœur provisoirement le temps d'un entretien tout aussi exceptionnel.

Richard avait physiquement beaucoup changé. Il restait une peluche représentant un chien, mais avec son nouveau statut social, il en avait profité pour tester quelques petits changements. Son poil était maintenant parfaitement brossé et entretenu. Il portait en plus de sa petite couronne argentée, une longue cape assortie, majestueuse, qui lui donnait un air souverain. Mais c'était surtout à son œil borgne que le changement était palpable : à la place de la couture indiquant qu'autrefois il y avait un bouton, faisant office d'orifice oculaire, se trouvait un œil de verre taillé dans du diamant et qui donnait l'impression continuelle qu'il observait minutieusement ceux qui se trouvaient à sa portée.

Patron, lui, avait conservé son style d'origine et l'avait amélioré. Il avait toujours ses lunettes noires et son costume de la même couleur, mais le tout était maintenant de marques, avec des Ray Ban et un ensemble Armani. Cependant, le costume n'était plus d'un noir uni. Maintenant, du rouge sombre bordait le col et les manches de ses habits, rendant l'effet effrayant, ce qui était le but recherché. Sa couronne était constituée d'un mélange de ces deux couleurs. Les bijoux, cependant, tiraient plus sur le rouge et scintillaient.

Lennon, lui, était le plus tape à l'œil. Son fidèle manteau était aux oubliettes depuis un bon moment, remplacé par un autre plus long, plus richement décoré, plus majestueux. Il y avait même de la fourrure qui bordait le tout, malgré la saison estivale. Ses habits étaient de même. Sa couronne, rouge et or, était tellement imposante et grande que l'on pouvait se demander comment elle pouvait tenir sur sa tête sans que lui ne s'écroule. Comme le reste de ses parures, la couronne illuminait sa personne. Des trois, il était sûrement le plus customisé dans ce sens-là.

Ils avaient voulus impressionner les autres, mais ils ressemblaient plus tous les trois à des sapins de Noël avec dessus plusieurs guirlandes électriques qu'on aurait allumé qu'aux trois tyrans de la France.

- Vous voilà enfin ! s'énerva Richard. La ponctualité, vous ne connaissez pas ?

- Quand on sait que ton ancien maître était le champion incontesté du retard, je pense que tu n'as rien à dire, répliqua le Lennon, qui donnait l'impression de s'ennuyer fortement. C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité.

- A propos d'hôpital, enchaîna le Patron, j'en ai visité un ce matin. On ne peut pas dire que les malades soient farouches, ah ah ah !

- D'abord ce n'était pas mon maître ! Ensuite je ne suis pas lui ! Enfin, on peut en revenir à ce qui nous intéresse ?

- Ce qui t'intéresse ne m'intéresse pas, sale clebs !

- Même si ça concerne ta mort, pauvre nabot ?

- Et toi tu mesures combien ? T'es juste assez grand pour que je te visite en profondeur, ga...

Le Patron s'interrompit avant de terminer sa phrase, avant de dire un mot en particulier, mais ses interlocuteurs le remarquèrent.

- Tu as failli le dire ! s'amusa Richard. J'aurais bien aimé voir ça, tiens ! Rompre ta vieille promesse faite à...

- Tais-toi vermine ! Plutôt mourir que te satisfaire !

- Si ce n'est que ça, je peux m'arranger pour que ce soit le cas !

- Vos gueules les larbins ! hurla le Lennon. Je ne m'entends plus penser !

- Et penser à quoi ? répliqua le Patron, heureux de changer de sujet.

- A nos problèmes actuels. A la prophétie et à La Résistance !

- La Résistance, tu parles ! dit Richard. Tu penses à elle, n'est-ce pas ?

- Elle fait toujours partie de La Résistance par ce qu'elle te hait, renchérit Patron. Et toi, tu l'aimes toujours ?

Lennon vit rouge, grimaça fortement, l'air s'embrasa autour de lui et il coupa la communication, le tout sous le rire cruel des autres. Qui finirent par se regarder en chien de faïence avant de raccrocher à leur tour.

Comme d'habitude, aucun des Trois Rois n'avaient réussi à se parler. Et comme d'habitude, ils régleraient leurs problèmes chacun de leur côté.

Le Roi Lennon décida de ne plus avoir affaire avec l'autre pervers et l'autre cabot. Même si cela devait mettre son trône en péril. Car les deux autres Créations avaient touché son poing sensible, sa quasiment seule faiblesse. En colère, avec son pouvoir de Pyro-Barbare, même s'il n'en portait plus le titre, il brûla tout le mobilier présent dans la pièce.

Pendant cette scène d'incendie, il repensa à sa vie et à elle. Quand il était sorti de l'esprit du Bob Lennon, il avait décidé de ne pas se mêler de sa vie et était parti en compagnie du Magicien et de l'Enfant du Juron mener des quêtes, laissant complètement tomber les Neutres, dont il avait pris malgré lui la direction, pour vivre sa vie. Et il avait appris que son Créateur ainsi que ses amis avaient péris. Et elle, la compagne de Bob, avant de fuir hors de France avec les autres compagnes pour rejoindre La Résistance, avait trouvé le courage de venir le voir et de l'insulter de tous les noms, l'accusant d'avoir laissé tomber celui à qui il devait pourtant la vie. Où se cachait le noble et valeureux guerrier ? lui avait-elle demandé. Il a disparu au profit d'un lâche !

Et lui, qui jusqu'à là menait sa petite vie tranquille, tomba amoureux d'elle. Mais elle partit, le haïssant, lui qui ressemblait trop à celui qu'elle aimait. Il avait alors décidé de changer de vie et de devenir roi. Une fois au pouvoir, il lui avait un message via le net lui déclamant son amour et lui proposant de devenir sa reine, mais la seule réponse qu'il avait reçue avait été qu'elle n'avait qu'une hâte, que la prophétie s'accomplisse. Et pourtant, il continuait à l'aimer. Pourquoi ?

Devant les autres, il restait le si terrible Roi, l'homme fort qui n'avait besoin de rien ni personne, mais tout au fond de lui, il souffrait du rejet de celle qu'il aimait. Seules quatre personnes connaissaient ce secret. Les deux autres Rois, mais comme lui-même en savaient long sur eux aussi, ils ne diront rien. Mais les deux autres personnes faisaient craindre au Roi que le secret soit un jour connu. Pour cela, il allait devoir se montrer très ferme et toujours aussi tyrannique avec les autres.

Malgré ses peines de cœur, il eut un petit sourire. Car cette situation faisait un très jolie drama, ce qu'il adorait. Car une aventure sans drama n'était pas une aventure digne de ce nom !

Une fois que le brasier de son carnage se fut éteint, le Roi Lennon se précipita hors de la salle et alla voir sa secrétaire, non sans avoir repris un air mêlé d'indifférence et de colère.

- Doublez, non triplez la somme promise pour la capture du chevelu Antoine Daniel ! Quant aux autres, tuez-les tous, sauf mon Créateur, qui doit m'être emmené ici vivant ! Une forte somme promise pour quiconque le fera ! Et si on veut tuer aussi les Créations, sauf moi, c'est autorisé ! Je veux en finir une bonne fois pour toute avec ces histoires !

- Sauf vous... Et moi ?

- Oui bien sûr ! Mais que mon ordre soit exécuté !

Le Roi Lennon sortit de son palais pour vaquer à certaines de ses occupations.

- Tout de suite, Votre Majesté ! répondit Lilith avec un sourire mauvais, heureuse de l'ordre donné.


Et dans le prochain chapitre, vous allez enfin pouvoir découvrir ce qui arrive aux YouTubers !