Bonjour bonsoir !
Et oui ! vous ne rêvez pas. Je suis à l'heure ! J'ai finit le chapitre hier et l'ai corrigé ce matin. Je me sens si fière d'avoir tenu mon pari que je m'auto jette des fleures.
Que vous dire de plus sinon que, plus que jamais, je vous remercie pour vos reviews, toutes plus adorables les unes que les autres. Tourné générale de cookies ! Même pour les lecteurs silencieux, il y en a pour tout le monde.
Je vous dit donc bon appétit et bonne lecture !
Chapitre 7 : Pluie diluvienne et ombre
-Shin !
L'archer ainsi nommé se réveilla en sursaut à l'appel. Il chercha rapidement à localiser la voix qui l'avait tiré du sommeil. Il se rendit vite compte qu'il s'était endormi dans l'arbre sur lequel il s'était perché la veille. Il regarda donc en bas et vit Maeria qui l'observait avec amusement. Il se rendit compte que le soleil était levé depuis au moins une demi-heure.
-Tes amis te cherchent, dit la druidesse, et le paladin semble sur le pied de guerre.
Le demi-élémentaire jura dans sa barbe et se dépêcha de descendre. Mais, tout juste éveillé et dans la précipitation son pied ripa contre une branche sur laquelle il voulait prendre appuis. Il tenta de se rattraper avec les mains mais la gravité le rappela irrésistiblement et il tomba. Par chance – tout est relatif – il était déjà bas et aucune branche ne se trouvait en travers de sa chute. Il se contenta donc d'atterrir assez lamentablement sur le dos. Maeria se mit à rire avec un manque flagrant de compassion, et redoubla d'hilarité lorsque Shin se redressa en pestant et s'époussetant.
-Eh ! Ce n'est pas drôle ! S'exclama l'archer offensé. C'était douloureux.
-Désolé, répondit la druidesse sans se départir de son sourire moqueur et en lui retirant quelques feuilles de ses cheveux. Quel rôdeur tu fais !
-Oh je t'en pris, soupira ledit rôdeur, si toi aussi tu t'y mets …
-D'accord j'arrête. Bon si on y allait ? Ton ami Théo avait vraiment l'air pressé.
L'archer lui emboita le pas en grommelant. C'était tout Théo ça, impossible de le faire tenir en place. Avec lui il fallait toujours se bouger, impossible de s'attarder où que ce soit pour prendre du repos. C'est donc un paladin de mauvais poil qui l'accueilli.
Grunlek voyait avec une légère inquiétude l'inquisiteur perdre à vu d'œil sa patience déjà limitée. C'est alors que Maeria revint comme promit avec Shin. Elle s'était en effet proposé pour aller le chercher, percevant parfaitement où il se trouvait grâce à ses pouvoirs. Le nain fut un peu surprit de voir son ami sans son masque et la capuche abaissé. Même avec eux, ses amis, il était rare qu'il se dévoile ainsi. Ce que l'ingénieur pouvait comprendre. Les gens n'étaient pas très tolérant envers ceux ayant une apparence différente et sa nature de demi-élémentaire se voyait à sa peau à la carnation bleutée et ses lèvres incolores. Et c'était sans compter son caractère réservé. Pourtant, le jeune homme devait charmer plus d'une femme quand il daignait de dévoiler. Ce qui était déjà le cas avec le masque et la capuche d'ailleurs.
-Te voilà enfin ! Dit Théo d'un ton incendiaire à l'archer. Aller il est temps de se mettre en route.
A ce moment là, Naliné sorti de sa maison devant laquelle les aventuriers étaient rassemblés. Elle leur remit un paquet de provisions. Bob et Grunlek la remercièrent, remerciements auxquels elle coupa court pour se planter face à Shin. Elle le fixa une seconde d'un air indéchiffrable avant de poser sa main contre la joue de son presque petit-fils.
-Reviens nous voir avant de repartir, d'accord ? Lui demanda-t-elle doucement.
A nouveau incapable de répondre, le demi-élémentaire se contenta de poser sa propre main sur celle de la druidesse. Elle lui avait manqué et aurait voulu rester plus longtemps, tout en ressentant le besoin de fuir ce lieu et les gens qui l'habitaient. Il y avait un tel décalage entre la façon dont ils le percevaient et ce qu'il était vraiment que c'en était dérangeant. Les druides ne voyaient en lui que le petit garçon qui avait disparu dix ans plus tôt, mais ces années l'avaient profondément changé. Et bien qu'il peine lui-même à définir ce qu'il était devenu, il se savait bien différent de ce qu'il était auparavant.
Un raclement de gorge le tira de ses pensés.
-Puis-je vous accompagner ? Demanda Maeria. Puisque je peux percevoir les énergies, je pourrai localiser les Bannis une fois proche d'eux. Cela vous évitera quelques recherches.
Les aventuriers s'entre regardèrent, étonné de la requête de la druidesse. Mais indéniablement tenté d'accepter l'aide proposée.
-Je ne remets pas en question votre motivation, dit Bob avec son tact habituel, mais vous savez, ce ne sera pas une expédition de tout repos. Ce sera même probablement dangereux.
-Je sais me défendre, lui répondit-elle simplement.
-Personnellement, intervint le nain, je n'ai aucune objection à ce que vous nous accompagnez, vous pourriez effectivement nous aider.
-Suivez nous ou pas, je m'en fous, reprit d'un ton brusque Théo. Nous on décolle de là maintenant, on a assez perdu de temps.
La jeune femme parue un peu touché par les manières brusques du paladin mais guère surprise, ayant pu cerner en partie son caractère durant le voyage vers son village. Elle s'engouffra dans la masure de sa grand-mère, tandis que les compagnons du malotru le foudroyaient du regard, qu'il ne remarqua pas ou fit comme si. Maeria ressorti moins d'une minute plus tard avec un sac de voyage, ce qui fit songer au nain qu'elle s'était préparée à partir avec eux. Elle lança un sifflement strident à travers les arbres, d'où surgit peu après une magnifique jument palomino. Elle grimpa sur celle-ci à crue et se déclara prête à partir, après avoir rassuré la vieille elfe qui l'enjoignait à la prudence.
Ils quittèrent donc paisiblement le village des druides, l'ingénieur se retournant pour apercevoir une dernière fois la merveille qu'étaient ces arbres immenses, foyers de nombreuses vies. Ils suivirent toute la journée la direction indiquée par Naliné. Le soleil qui brillait dans un ciel dégagé au petit matin, fut rapidement masqué par d'épais nuages, faisant chuter la température. Le mage ne manqua donc pas de s'envelopper dans un chaud manteau en fourrure. Plus ils s'éloignaient de la bourgade, moins les arbres étaient larges. Ils firent une courte pose aux alentours de midi pour prendre un en-cas sous un ciel menaçant. Grunlek en profita pour s'approcher de leur nouvelle compagne.
-Vous êtes souvent sortie de votre village ? Demanda-t-il.
-Pas tellement non, répondit-elle, je n'ai pas vraiment de raison de quitter ma foret vous savez.
-Alors puis-je vous demander ce qui vous a poussé à nous suivre ?
La jeune femme porta la main à un pendentif qu'il n'avait pas remarqué jusque là, et le tritura du bout des doigts. Elle lui répondit, les yeux dans le vague.
-Je voulais aider Shin, après tout, c'était mon meilleur ami autrefois. Et puis je ne pouvais pas vous laisser affronter le darach sans moi, lui et moi on a des comptes à se rendre.
L'ingénieur voulu lui en demander plus, mais Théo donna à ce moment là le signal du départ. Maeria s'avança rapidement vers sa jument, ne voulant pas s'attirer les foudres du paladin en les faisant attendre. Le nain soupira, mais il n'était pas plus contrarié que ça. Après tout il s'agissait simplement de faire connaissance avec la personne qui allait voyager un certain temps avec eux, pas lui arracher des confessions.
Le temps, déjà menaçant, s'empira. Tout d'abord le vent se leva, et ils remercièrent les arbres pour la relative protection qu'ils leur offraient en diminuant la force du souffle d'automne. Des feuilles rouges et oranges volaient dans tout les sens, formant de douces arabesques au sol. Puis la pluie se mit de la partie, et cette fois, les arbres ne leur fut plus d'aucune aide contre l'ondée qui s'abatis sur leur tête, la cime dépouillé de leur feuillage.
L'averse doucha littéralement l'éternel entrain du mage dont les seules paroles devinrent des imprécations à peines audibles envers la météo. La druidesse s'était emmitouflée sous une cape qui ne la protégea pas longtemps de la pluie et du froid. Grunlek pouvait la voir frissonner de temps à autre. Théo de son coté, jouait les durs à cuir, feignant ne pas être importuné par l'humidité, mais nul doute qu'il se montrerait particulièrement irritable au moment de monter le camp pour dormir. Le nain, quand à lui, prenait comme toujours la situation avec philosophie. Le seul à être ravi était Shin qui se délectait de son élément.
Une accalmie leur fit espérer pouvoir dormir relativement au sec. Malheureusement un léger crachin reprit au moment d'installer le campement, rongeant un peu plus leur moral et la patience de certains membres du groupe. Ils avaient beau s'être habitués à se soumettre aux éléments lors de leurs années de pérégrinations, un temps aussi exécrable restait exceptionnel et dormir dans ces conditions les rendrait assurément malades pour quelques jours, voir même semaines dans le cas du mage extrêmement sensible au froid. Ils s'étaient mit à débattre du meilleur comportement à avoir s'arrêter malgré le temps ou continuer à avancer en espérant pouvoir s'arrêter plus tard pour se reposer. Maeria s'éloigna alors du groupe et se plaça entre deux arbres, les mains sur les hanches et la tête penché de coté dans une attitude pensive, dos à eux
-Je peux tenter de nous faire un abri ici si vous voulez, dit-elle en se retournant vers eux.
-Volontiers, s'empressa de répondre Bob. Il vaut mieux essayer de se reposer que d'avancer dans le noir, reprit-il en coupant le début de protestation de Théo, sauf si tu veux blesser nos chevaux ou nous rendre malades. Voir même les deux.
Impossible de savoir si c'était la menace d'être obligé de marcher si Lumière se rompait une jambe ou la perspective de devoir supporter un mage mal en point qui convainquit le paladin. La druidesse se retourna donc à nouveau et s'accroupit pour poser ses mains au sol. Au début Grunlek ne vit aucun changement, puis il remarqua que des lianes poussaient lentement le long des troncs des deux arbres entre lesquels se trouvait la jeune femme. Puis les plantes s'agrippèrent aux branches et se tendirent au dessus de sa tête, se rejoignirent et s'entremêlèrent. Maeria venait de leur offrir un toit qui les protègerait de l'eau pendant la nuit. Le nain cru que Bob allait l'embrasser.
-Toi, lui dit-il en s'avançant vers la jeune femme, je t'adore. Dans mes bras.
Elle le repoussa gentiment en riant un peu.
-Ne vous enthousiasmez pas trop, reprit-elle. Ce n'est pas très étanche, on risque quand même de recevoir de l'eau en dormant.
-Oh vous savez, dit le nain en s'avançant, pour nous c'est le grand luxe.
Le toit de liane était bas, de tel sorte que seul Grunlek pouvait tenir debout, tout les autres se courbèrent en amenant leur affaires et en préparant le foyer qui accueillerait un feu bienvenu. Chacun s'activa et bientôt les flammes dévorèrent le bois en dégageant une épaisse fumée due à l'humidité de ce dernier. Mais personne ne se plaignit, trop heureux de sentir la douce chaleur dégagée par le feu. L'ingénieur et cuisinier attitré du groupe mit de la viande à griller et remarqua que l'archer était resté dehors, sous la pluie, l'arc sorti, une flèche de glace encoché et l'air tendu.
-Shin ? L'interpela-t-il. Qu'est-ce qui se passe ?
Ses yeux scrutaient les ombres qui s'emparaient du sous-bois. Il aurait pourtant juré avoir vu … Il ne savait pas ce qu'il avait vu au juste mais cela lui laissait cette impression de danger. Il n'aurait pu mieux définir ce qu'il ressentait. Cela semblait venir de partout à la fois sans être vraiment là. L'appel de Grunlek le fit nettement sursauter. Il tourna la tête vers le groupe blotti autour du feu, puis retourna son regard vers la forêt. La sensation de danger s'était dissipé, alors il jeta sa flèche au loin et passa son arc en bandoulière en soupirant. Il rejoignit ses amis inquiets autour du feu.
-J'avais cru voir quelque chose mais ce n'était rien, les rassura-t-il.
Pourtant il ne pouvait s'ôter la sensation qu'on l'observait.
Dans les branches hautes d'un arbre aux branches dénudées, une ombre guettait. Elle enregistrait tout ce qui se passait en dessous d'elle, absorbant la moindre information. Lorsque quatre silhouettes s'immobilisèrent autour de la lueur et que la cinquième se fut posté sur une branche basse au dessus des autres, l'ombre déploya des ailes et quitta son poste d'observation. L'humidité l'alourdissait, mais elle ne pouvait se permettre de différer son rapport, elle n'avait pas la volonté de contrarier l'ordre de son maitre.
L'ombre se posa sur le bord d'une fenêtre dégageant la même lueur que le campement qu'elle avait quitté, et se révéla être un grand corbeau aux yeux rouges. Un homme apercevant le mouvement se retourna vers l'oiseau et l'appela à se poser sur son bras tendu. Le corbeau obtempéra, entièrement soumis. L'humain lui saisit indélicatement la tête et la maintint pendant de longues minutes, un sourire se dessinant lentement sur son visage. L'oiseau se mit alors à convulser puis tomba raide mort aux pieds du sombre individu qui éclata d'un rire bref, guère ému de la mort de son serviteur. Il ramassa nonchalamment celui-ci, après avoir griffonné rapidement quelques mots sur un parchemin, puis sorti dans la nuit.
Il longea sa bâtisse et se retrouva à l'arrière où s'alignaient plusieurs cages. Il jeta dans l'une d'elles le corbeau trépassé, ce qui produisit des grognements et des bruits de lutes, auxquels il ne prêta aucune attention. Il se dirigea vers une seconde dont la particularité était d'être fermée par le dessus également. Il l'ouvrit tranquillement et deux corbeaux identiques à celui qui venait de mourir sortirent. Le premier s'envola en prenant le chemin inverse du macchabée tandis que le second se percha sur l'épaule de son maitre attendant ses ordres.
-Vas porter ses mots à nos amis, lui dit-il. Peut-être allons-nous enfin pouvoir récolter le fruit de notre alliance.
Il regarda avec satisfaction l'ombre emporter son message. Le destin était en marche et son œuvre sur le point de s'accomplir. Il allait bientôt répandre le chaos dans le cœur des hommes et parmi les dieux.
Et voilà c'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que ça vous aura plu. N'hésitez pas à laisser une petite review pour me dire ce que vous en pensez, vos retour son très important pour moi.
Je vous informe que, tout comme la dernière fois je ne peux assurer de vous offrir la suite la semaine prochaine. Mais bien évidement je ferrait mon possible pour être dans les temps. D'ailleurs si vous voulez être au courant de mon avancé je commence enfin à utiliser mon compte twitter (même pseudo qu'ici).
Sur ce, à la prochaine ! Bisous :*
