Notes diverses:
14 reviews!!!!!!!!!! 14!!!!! Merci à tous! Chuis tellement, tellement joice!!! Je touche le ciel et je câline les galaxies. Z'êtes tous adorables.
Merci à Lily Petite Etoile, Black Leeloo, Alpo, Kaorulabelle (bravo pour ta traduction de A love to remember !), Mydaya, sohaya, Belval, M4r13 et Lisandra (tu vas voir, elle va essayer le chignon, mais plus tard !)
Sleepy Angel : Merci, ma puce ! Voici le nouveau chapitre ! Je pense que je mettrai un autre chapitre de cette fic, et deux de Ce qui restera comme une lumière d'ici la semaine prochaine. Comme ça, tu auras un peu de lecture avant de partir en vacances. Et dis-toi bien que tu pourras découvrir plein de nouvelles choses à ton retour ! Je t'envoie plein de bises, tit ange !
Les sœurs Patil : Merci beaucoup ! J'avais oublié de vous remercier aussi pour le mail. C'était un plaisir de reviewer le bal de Noël, qui est un véritable petit chef d'œuvre !
Djeiyanna : Merci beaucoup, ma belle fleur ! Très touchée je suis… Bon, d'accord, dans ma fic, Rogue est un crétin… Enfin non, il est surtout méchant. Mais… Ne l'aime-t-on pas justement parce qu'il est méchant ??? o) Je t'embrasse bien fort ainsi que ton petit Max.
Bellatrix Black-Snape : J'ai vraiment adoré ta review, merci ! Tes commentaires m'ont beaucoup touchée et amusée. Gros bisounours et voici la suite !
Eternamm : Merci tout plein ! Un peu de bonne humeur fait toujours du bien ! Belle bouffée d'oxygène ! J'explique par la suite pourquoi Evans n'a pas l'air sympathique dans ma fic. Bisous à toi !
Jessica Angel : Merci ma petite pote ! J'espère que ça se passe bien tous tes exams. Bon courage en tout cas. Gros bisous ! Moi aussi, je mets beaucoup de bref quand j'écris !
Merci aussi beaucoup à Bellatrix Black-Snape, Jessica Angel et Djeiyanna pour avoir reviewé mon one-shot le maudit. Plein de gros bisous, les filles. Ce chapitre vous est dédié à toutes les trois, ainsi qu'à ma Linda (merci ma puce. Ta sollicitude m'a beaucoup touchée) et à ma cousine Steph.
Sinon, que dire? Visiblement, ça vous plait beaucoup que Sirius soit tombé amoureux. Le pauvre… Lui, par contre, ça lui plait moins, lol.
Outre cela, je voulais vous expliquer un 'tit truc. J'ai eu des reviews montrant de l'étonnement quant à l'image que je donne de Lily Evans. Voici quelques données sur ma vision du personnage. Quand j'ai lu, dans le tome 5, le passage dans lequel Harry se trouve mêlé au souvenir de Rogue, le comportement de Lily lorsqu'elle s'improvise sauveuse du pauvre Servilus martyrisé par un James Potter en folie m'a laissée un rien sceptique. Elle est bien plus convaincante lorsqu'elle exprime des propos cassants à leur intention à tous les deux. C'est pourquoi j'en ai fait ce personnage un peu cynique, voire venimeux. Ensuite, dans ma fic, je me place du point de vue de Sirius, qui n'aime pas beaucoup Lily, ce qui fait que je la montre comme une espèce de peste. Enfin, vous découvrirez par la suite qu'elle n'est pas si méchante que ça; je ne montre que ce que voit Sirius, et il apprendra rapidement à voir cette fille au-delà des apparences…
Voilà! Me reste, as usual, à vous souhaiter une bonne lecture de ce chapitre, qui sera très vite suivi d'un autre!!! Bisous!
Chapitre 7: Sirius Black au bord de la crise de nerfs
Evans rangea le ruban d'Antje dans sa poche, puis elle s'approcha de moi en souriant:
— Ne reste pas planté là, Black. Je te rappelle qu'on a un cours de métamorphose dans cinq minutes.
Je passai machinalement une main dans mes cheveux:
— Ah… Oui, c'est vrai.
Evans éclata de rire:
— Laisse tes cheveux tranquilles. Tu ne vas pas te récupérer la sale habitude de Potter, quand même.
Sans répondre, je mis les voiles. Je ne me sentais pas vraiment dans mon état normal. Tandis que j'arpentais les couloirs, je repensais à ce que je venais de voir. Les longs cheveux défaits d'Antje. Quelques semaines auparavant, je me disais qu'Antje n'était pas moche, mais qu'elle n'était pas vraiment jolie non plus. Erreur. Elle était belle. J'aurais voulu qu'elle reste plus longtemps ainsi, presque contre moi, avec ses yeux chocolat qui brillaient derrière de longues mèches ambrées. J'avais envie d'enfouir mes deux mains dans cette chevelure, et d'en sentir la douceur. J'étais en train de devenir dingue. En plus, il y avait autre chose. Quelque chose qui me faisait un peu honte, car cela me rappelait le fait que l'être humain n'est ni plus ni moins qu'un animal. C'était l'odeur qui se dégageait d'Antje. Elle sentait la lavande. Et ce parfum affolait mes sens. Ça me mettait mal à l'aise, parce que selon moi, les êtres humains ne se reniflent pas entre eux. Ce sont les chiens qui le font.
J'arrivai en cours, le cœur battant très fort, un malaise intense chevillé au corps. Je me laissai tomber à ma place à côté de James, en laissant échapper tout haut quelques gros mots.
— Black, vous serez prié de ne pas faire profiter de vos grossièretés aux autres, fit McGonnagal d'un ton cassant.
Je piquai un fard.
— Je vous prie de m'excuser, professeur.
Elle me regarda d'un air pénétrant:
— Quelque chose vous contrarie?
— Je… Plus ou moins, bafouillai-je.
— Eh bien vous réglerez vos problèmes après la classe, déclara l'enseignante en métamorphose. En attendant, mettez-vous au travail avant que je ne vous retire des points.
Je me fis tout petit sur ma chaise, ce qui n'est pas facile quand on approche le mètre quatre-vingt. Mes amis me regardaient d'un air franchement étonné. Sans savoir vraiment pourquoi, je n'avais pas envie de leur parler. Je ne répondis à aucun des petits mots que me fit parvenir James, et fis mine de me concentrer sur le cours, alors que je gambergeais un max dans ma tête. Je pensais à Antje, à ses cheveux longs, à sa fragilité et à mes sentiments tout chauds pour elle. Être amoureux d'elle n'était pas une bonne idée. L'amour, ça rend fou, ça rend bête, et ça me faisait peur. Cette sensation qui m'était inconnue, cette chaleur dans tout le corps, le cœur qui bat plus vite, du chaud, du froid, de tout. Je ne voulais pas faire de mal à Antje, l'effrayer, risquer de détruire ce qui commençait juste à se construire entre nous. Si l'amour rendait James totalement exhubérant, pour ma part, ça me faisait littéralement crever de trouille.
Le cours s'acheva sans que je fusse plus avancé. Je fourrai en vrac mes affaires dans mon sac, et j'allais sortir quand, comme elle l'avait fait quelques semaines auparavant, McGonnagal me demanda de rester un instant pour discuter de quelque chose. James, Remus et Peter quittèrent la pièce, et je me retrouvai seul avec mon professeur.
— Vous n'avez pas l'air bien, Black, dit-elle. Vous n'êtes pas malade, au moins?
— Si, dis-je avec un esprit d'à propos qui me surprit moi-même. Dans ma tête.
McGonnagal sourit, ce qui chez elle n'était guère fréquent:
— Voilà qui me rassure, dit-elle. C'est tout à fait normal, vous êtes en train de grandir. Ce qui n'est pas une mauvaise chose.
Je ne répondis pas, me contentant de baisser la tête.
— Allons, ce n'est pas dramatique, reprit l'enseignante de son ton quelque peu cassant habituel. Vous devriez en parler à quelqu'un. Peut-être pas avec vos amis, mais avec quelqu'un en qui vous avez vraiment confiance, quelqu'un dont vous êtes sûr qu'il pourrait comprendre ce que vous ressentez. Maintenant, sortez. Et essayez de ne pas faire de bêtises.
Je ne savais pas bien de quoi elle voulait parler, quelque chose en moi me disait qu'elle avait des doutes sur ce qui se passait dans ma tête. Ce qui quelque part n'était pas étonnant, elle enseignait à Poudlard depuis près de vingt ans, elle avait du voir passer des générations entières d'adolescents en pleine crise existencielle dans sa salle de classe. Cependant, échanger ces quelques mots avec elle m'avait fait du bien, quelque part. Aussi je lui souris, la remerciai, et quittai la classe.
Comme de bien entendu, à peine étais-je sorti que mes copains me sautèrent tous dessus pour savoir ce qui s'était dit. Je les envoyai balader le plus gentiment possible. Peter eut l'air vexé. Remus haussa les épaules, et James sembla désorienté. Je ne fis aucun commentaire supplémentaire, et nous nous rendîmes au cours suivant dans un silence limite pesant.
Les classes de la matinée se déroulèrent sans incident notable. Je gardai un visage fermé, et restai plongé dans des réflexions et des suppositions qui, je m'en doutais, ne me mèneraient nulle part. Je voyais mes amis me jeter régulièrement des regards à la dérobée. Ça me faisait de la peine, je savais que je les blessais en me comportant ainsi, mais je n'avais pas envie de discuter avec eux de ce qui se passait dans ma tête. En fait, il y avait une personne avec qui je voulais en parler, mais elle avait quitté Poudlard depuis quatre ans. Mon seul moyen de communication avec elle était le courrier, aussi j'avais prévu de lui écrire le soir-même, pendant que James avait une retenue.
Je revis Antje à l'heure du déjeuner. Elle avait récupéré son bout de ruban, avait refait sa natte, mais, sans doute à cause de la précipitation, sa coiffure était nettement moins stricte que d'habitude. Des mèches folles s'échappaient de tous les côtés, donnant ainsi à Antje cet air un peu sauvage qui remuait quelque chose dans mon plexus solaire.
Elle vint me voir avec ses habituelles manières timides, à savoir qu'elle resta debout à côté de moi à attendre que je la remarque. Sa présence toute proche me rendait nerveux. J'avais peur de dire une énormité qui la choquerait ou l'effrayerait. Les Gryffondor sont peut-être courageux, mais moi, Sirius Black, j'était terrorisé par une simple fille qui se laissait marcher sur les pieds par tout le monde depuis quatre ans. Le monde perdait la boule. Comme je faisais mine de ne pas la voir, Antje posa timidement une main sur mon épaule pour se rappeler à mon bon souvenir. Ce simple geste provoqua en moi une vague de chaleur rarement connue sous nos latitudes septentrionnales. C'était bien plus agréable que les bras maigrichons de Britta Hopkins et consœurs, qui me laissaient toujours une impression désagréable quand elles avaient l'idée de me toucher. Malgré mon trouble, je réussis à faire bonne figure, à tourner la tête vers Antje et à lui sourire. Elle retira sa main:
— Sirius, je suis désolée pour ce matin.
— Pourquoi?
— Je t'ai rentré dedans, je te rappelle.
— Oh, mais c'est rien. Rien du tout.
— Je ne t'ai pas fait peur, demanda-t-elle d'un ton pince-sans-rire.
— Pourquoi tu m'aurais fait peur, m'étonnai-je.
— Ben, parce que je n'avais pas fait ma natte, et que je ressemblais à une horrible chose chevelue terrifiante.
J'en restai comme deux ronds de flan. Ça, c'était la meilleure. Une horrible chose chevelue terrifiante. Alors qu'elle était tellement mignonne avec ses cheveux lâchés. Elle eut un sourire devant mon air surpris, et je fronçais les sourcils:
— Ne dis pas de bêtises, Antje.
J'avais envie de lui dire qu'elle était belle, mais ça ne me paraissait pas très indiqué. Mon regard détailla son visage, ses joues rondes, ses yeux marron un peu étirés vers le haut comme ceux d'un chat. Je pensai que le prochain qui aurait le malheur de dire qu'Antje était moche se prendrait mon poing sur la gueule avant d'avoir eu le temps de dire ouf.
En attendant, elle me rendit mon regard, et soudain, la méfiance, qui pourtant en était partie, réapparut dans ses yeux:
— Pourquoi tu me regardes comme ça? Ça ne va pas?
— Il est bizarre depuis ce matin, fit Peter, sans réfléchir. Antje recula:
— Je dois y aller. Je… J'ai quelqu'un à voir.
Elle s'enfuit comme une voleuse. Je fusillai Peter du regard, et partis à sa suite.
— Antje, attends.
— Quoi?
Elle était rouge, essoufflée. De longues mèches ambrées lui voilaient le visage. J'avais envie de les prendre entre mes doigts et de les glisser doucement derrière ses oreilles. Je serrai mes mains dans mes poches, pour me dissuader de tout geste déplacé.
— Pourquoi tu es partie?
Elle semblait tellement perdue, tellement vulnérable…
— Parce que Pettigrow a raison, répondit-elle. Tu n'as pas l'air dans ton état normal. Et je ne sais pas pourquoi, je… Je me suis sentie de trop, j'ai eu envie de partir.
— Ce n'était pas la peine. Je… je suis juste préoccupé, c'est tout. T'en fais pas, ça va passer.
— Excuse-moi, je suis paranoïaque. Ecoute, faut vraiment que j'y aille. J'ai quelque chose à demander à Lily Evans.
Elle allait repartir, mais je la rappelai:
— Antje.
— Quoi?
— Ce n'est pas ta faute.
— Ecoute, Sirius, si tu n'as pas envie de parler de ce qui te préoccupe, je ne te poserai pas de questions.
— Tu es gentille.
Pourquoi je venais de dire ça? Je piquai un tel fard qu'on aurait pu me faire cuire une pizza sur la figure. Antje eut un sourire d'une telle douceur que mon rougissement s'accentua. Ce que j'avais devant les yeux, c'était la jeune fille de l'infirmerie en état de veille.
— Ouh là, mon frangin en pleine drague, si c'est pas mignon…
Je sursautai, et Antje aussi. Mon frère se tenait devant nous, et nous regardait d'un air narquois. Antje rougit de colère, fit mine de partir, mais mon frère, qui est plutôt costaud, lui barra le chemin et la repoussa brutalement:
— Hé là, pas si vite, la chialeuse. Tu vas en baver un coup pour me faire plaisir… et pour mettre mon cher frère en boule.
— Dans tes rêves, Black.
Elle avait sorti sa baguette magique, mais je fus plus rapide qu'elle:
— Antje, pousse-toi!
Elle eut juste le temps de faire un pas de côté avant que je ne jette le sortilège du Gruyère sous les pieds de mon frère qui s'écroula sur le sol de marbre. Antje s'enfuit en courant. J'allais retourner dans la Grande salle quand j'entendis mon frère marmonner:
— Tu paieras ce que tu viens de faire. Je te jure. T'as pas fini d'en entendre parler.
— Ouais, c'est ça, répliquai-je d'un ton méprisant. Toi, à part pleurnicher dans les jupes de Mère, tu n'es pas bon à grand-chose. C'est ça que tu as l'intention de faire, n'est-ce pas? Écrire à Mère pour lui dire à quel point je suis un être abject, pour qu'elle m'envoie une Beuglante jetant la honte sur moi? Piètre vengance, Regulus Siegfried Black. Minable.
— Tu traînes avec des résidus de fonds de poubelle. Tu es lamentable.
— Qu'est-ce qui est pire à ton avis? Ne pas avoir l'esprit de famille ou ne pas avoir de cervelle?
Je partis sur ces mots, laissant mon frère se démener avec ce dilemme philosophique et cependant passionnant. Enfin, tout est relatif.
Je regagnai la Grande salle pour finir mon dessert. Mon absence n'avait duré qu'une dizaine de minutes. De ma bande de potes, seul James était encore présent.
— Où sont Remus et Peter, demandai-je.
— Remus ne va pas tarder, il est allé chercher un de ses bouquins dans la tour de Gryffondor. Après que tu sois parti, on a remonté les bretelles à Peter parce qu'il s'est mêlé de ta conversation avec Antje, du coup, on l'a vexé, et il est parti bouder quelque part.
— Muf, émis-je, la bouche pleine de gâteau au chocolat.
James garda un moment le silence. Ma conversation avec mon frère m'ayant détourné de mes soucis concernant Antje, je n'étais plus en veine pour cacher mes peurs derrière un masque d'indifférence revêche. James en profita donc pour attaquer par surprise:
— Dis donc, Sirius, tu n'as plus l'air de vouloir te renfermer sur toi par rapport à ce matin. Qu'est-ce qui t'est arrivé?
— …
— Ce ne serait pas à cause d'Antje, par hasard?
Inévitablement, je me mis à rougir. James sourit d'une oreille à l'autre.
— C'est bien ce que je pensais. Ça a fini par arriver. Tu es tombé amoureux d'elle.
— James Potter, ce serait sympathique de ta part si tu la fermais!
— D'accord, je la ferme. Mais je sais parfaitement ce qu'il en est.
— Si tu le répètes à qui que ce soit, je te tue.
— Allons donc. Tu ne me fais pas confiance? Je resterai muet comme une carpe. Mais soit dit en passant, Remus s'en est aperçu aussi, mais pas de la même façon.
— Comment ça donc?
— Ça perçoit toutes sortes de choses, un loup-garou…
— Quelqu'un parle de moi, demanda Remus en s'asseyant à côté de James.
— Nah, répondit ce dernier. On parle de Sirius et Antje.
— La ferme, grognai-je.
— Tu sais, me dit Remus en adoptant son célèbre ton philosophe et en se servant un peu de gâteau, je ne vois pas pourquoi tu en fais une histoire pareille. Ça fait partie de la nature humaine de tomber amoureux.
— Ben tiens, fis-je. T'es amoureux, toi?
— Moi, non, mais regarde James…
— Quoi, demanda l'intéressé d'un ton innocent qui cependant ne trompait personne.
Remus se pencha sur lui en souriant d'un air légèrement moqueur:
— Dis-moi, mon grand… Elle est mignonne, Lily Evans, pas vrai?
— Nnnnnnnnnnnggggh…
— Elle de très beaux cheveux…
— Nnnnngnnnnnnung…
— T'aimerais bien l'embrasser pour voir si sa peau est aussi douce qu'elle en a l'air…
— Glurps.
Malgré moi, je me mis à rire.
— Bon, ça va, Remus, fous-lui la paix, maintenant.
— Merci, Sirius, fit James d'un ton soulagé.
xoxoxoxoxoxoxoxox
Les cours de l'après-midi se déroulèrent sans incident notable. Peter finit par cesser de faire du boudin, et il s'excusa de son intrusion dans ma conversation avec Antje par un "chuidésoléjevoulaispastevexerjeleferaipluspromisjuré", qui me suffit largement, parce que'après tout, même si sur le coup ça m'avait agacé, ça ne servait à rien d'en faire un fromage. Je donnai une grande claque dans le dos à Peter pour lui signifier que ça n'avait pas d'importance, et l'incident fut oublié.
Pendant la classe d'arithmancie, alors que j'étais en train de me battre avec une équation horriblement absconse, un petit mot d'origine inconnue aterrit sur mes calculs. Je jetai un œil étonné à Remus qui me murmura "on m'a dit que c'était pour toi". Piqué de curiosité, j'ouvris le petit bout de parchemin, et découvris la note suivante:
À l'attention de Sirius Black. Rendez-vous ce soir en bas de la tour de Gryffondor à vingt heures précises. Je voudrais te parler. C'est très important. Signé: une chipie prétentieuse qui te veut du bien. P.S. Ce n'est pas un piège, je ne suis pas Britta Hopkins ni personne d'autre de ce genre.
Je me demandais qui pouvait bien vouloir me parler. Je ne connaissais pas l'écriture du petit mot, mais l'auteur était une fille. Une fille qui avait écrit cette note pendant le cours. Je regardai discrètement autour de moi. La classe d'arithmancie était commune aux Gryffondor et aux Serdaigle. Il était composé d'une majorité de filles. N'importe laquelle pouvait m'avoir écrit ce petit mot. Cependant, je ne risquais rien à aller au rendez-vous proposé. Si c'était encore une déclaration d'amour niaiseuse et enflammée, je savais ce que j'aurais à dire. Si, malgré le post-scriptum, c'était un piège, je savais suffisamment me défendre pour jeter un sort à l'individu avant de mettre les voiles. Je repris donc ma plume, et écrivis à la suite du petit mot: "d'accord, j'y serai". Le morceau de parchemin repartit juste après vers son expéditrice initiale.
xoxoxoxoxoxoxoxox
Sur le coup de dix-neuf heures, James partit, la mort dans l'âme, pour sa retenue. Je restai donc avec Remus et Peter, qui finirent leurs devoirs pendant que j'écrivais une lettre à ma cousine Andromeda. Je lui parlai d'Antje, de ce que je ressentais, et de ce que je craignais. Andromeda était une des seules personnes au monde (à part mes copains) devant qui je pouvais m'exprimer librement. Je lui écrivis parce que ce soir-là, j'avais besoin de l'opinion d'une personne plus mûre que moi, et qui plus est d'un avis féminin. Ma cousine était à mes yeux la seule à pouvoir me comprendre et m'aider.
Je terminai ma lettre jsute avant mon rendez-vous mystérieux. Je la relus, corrigeai une faute d'orthographe, la cachetai, et me levai pour sortir.
— Où tu vas, demanda Peter en levant le nez de son devoir d'histoire de la magie.
— Porter ça à la volière, et puis faire un tour dans les couloirs.
— Essaie de ne pas de faire prendre.
Je quittai la pièce, et dévalai l'escalier. En bas, il n'y avait personne. J'attendis quelques instants, me posant des questions sur l'identité de cette personne qui voulai me parler. Au bout d'un moment, une silhouette de fille se dessina dans l'ombre. Je reconnus rapidement Lily Evans. Qu'est-ce qu'elle me voulait?
— Salut, fit-elle. Tu es surpris?
— Un peu, admis-je.
— Tu vois, ce n'était pas un piège. Allez, viens, il faut qu'on discute, tous les deux. On s'arrache.
