Où es-tu Batsy?
Avertissement et pré-lecture: Voir P-R-O-L-O-G-U-E
Swiny: J'ai un problème, Steven.
Steven: Tu veux dire autre que de m'avoir tuer?
Swiny: Ouep! Je crois que je viens de faire déprimer Gordy. Je sais pas quoi faire pour lui remonter le moral.
Steven: En dehors d'arrêter de le confronter au joker?
Swiny: Tu sais bien que je peux pas. Ce ne serait pas marrant.
Steven: Je sais ce qui le rendrait heureux, tu pourrais retirer mon suicide de sa conscience en tapant "Steven is alive".
Swiny: Bien essayé! Tu sais quoi? C'est trop difficile de les rendre heureux, j'y réfléchirais plus tard. Aujourd'hui, je suis d'humeur à l'enfoncer encore plus. Aussi, c'est partit pour un chapitre avec un Jimmy trrrrrrrrrès déprimé!
POV de Jim Gordon - 21 décembre à 7h00- Il y a des jours comme ça...
Jim Gordon était déprimé ou du moins ce qui pouvait se rapprocher le plus de cet état d'esprit. Devant lui se trouvait les papiers contenant la liste des victimes recensé ainsi que les rapports des témoins et de ses unités. Autant dire que la pile, qui tenait dangereusement en équilibre sur le bureau en acajou, menaçait à tout moment de s'écrouler partout sur le sol froid de son local.
Devant lui, tout aussi en danger que les feuilles, se trouvait la tasse de café bien noir que Jim essayait d'ignorer malgré les papillonnements réguliers de ses yeux marrons dû à la fatigue de la nuit dernière et ses bâillements répétitif qui devenaient presque une douce symphonie.
Sa vision était si floue et ce, malgré ces lunettes, qu'il ne parvenait pas à déchiffrer correctement les caractères bien trop petits des documents soigneusement tapés à la machine.
On toquait à la porte. Le chef du GCPD soupirait avant de déclarer:
-Entrer!
Un seul mot et il sentait déjà une montagne d'ennuis lui tomber dessus. Il avait presque peur de savoir qui se tenait derrière cette porte. Il fermait les yeux alors que la personne avançait lentement jusque devant son bureau en acajou, bien solide. Sous ses paupières, il voyait encore les explosions et un Garcia plutôt mécontent qui lui proposait une mission suicide autours d'un verre de vin rouge.
-Commissaire, il y a du courrier pour vous. Annonçait la voix.
Gordon ouvrit les yeux et vit un des secrétaires engagés la semaine passée.
-Oui, déposer-le ici mon garçon.
Il déposait lentement la lettre sur le coin du support devant Jim.
-Quel sale nuit, hein commissaire?
-Le mot est faible.
Il était faible mais approprié. Il y avait eu de la cendre un peu partout autours des bâtiments en flammes. Le joker avait voulu marquer un grand coup pour son retour. Il avait donc choisi des bâtiments avec une grande quantité de civil pour augmenter leur boulot.
-Bonne chance avec la pile.
-Merci beaucoup.
La porte claquait doucement et Jim regardait la lettre qui le narguait. Il hésitait à l'ouvrir car elle ne pouvait que contenir des mauvaises nouvelles. C'était obligé au vu des derniers mois. Il se demandait également pourquoi il y avait un paquet qui l'accompagnait.
"Pour le commmmmmissaire Gordon" Lut-il.
Le visage de Jim Gordon pâlit rapidement en voyant la carte à jouer représentant un joker qui dépassait légèrement du papier qu'elle accompagnait. L'écriture était sale et désordonné comme si plusieurs personnes différentes avaient écrit cette lettre en même temps avec des crayons gras de divers couleurs. Chaque mots avaient une couleur différente entre deux lignes, on avait parfois un "Lol" ou un "XD" voire même un "Ahahaha" de mauvais goût.
Il lâchait le papier comme si celui-ci l'avait mordu avant de reculer violement sa chaise. Il ne parvenait pas à tourner les yeux du papier. Il promettait certainement de mauvaises choses avec lequel Jim ne voulait pas traiter mais devrais traiter.
"Monsieur le commmmissaire,
Vous devriez vous demandez pourquoi j'écris à vous et non à mon Batsy chéri. La réponse est simple, je suis sous l'impression qu'il ne veut pas jouer. Aussi, j'ai décidé de jouer un petit jeu avec celui qui a l'habitude de l'appeler avec ce bat machin-chose sur le toit.
Ci-joint à ce courrier, vous trouverez un DVD réservé à mon Batsy. Vous avez jusqu'à 8h30 précise pour diffuser les informations de ce disque sur les ondes. Cependant, je dois vous prévenir cette vidéo est prévue pour mon autre moitié, aussi, vous risqueriez d'être légèrement... Choqué... Un peu comme ma co-star.
Vous avez donc deux choix:
1) Vous pouvez diffuser la vidéo et provoquer un grand éclat de rire quelque part dans Gotham et ainsi sauver des vies pathétiques.
2) Vous pouvez choisir de ne pas la donner aux médias et alors, vous devrez en subir les conséquences mais vous garderez la panique qui va suivre dans la ville. Oh, attendez! Il y a une troisième option!
3) Vous pouvez annoncer vous-même aux médias la vérité ce soir-là et gagner un peu de temps en permettant au Bats de revenir. Car nous savons vous et moi qu'il est incapable de tuer une mouche. Il peut gravement la mutiler mais pas l'achever. S'en est pathétique mais Tic-Tac commissaire, l'heure tourne!
Alors quel option aller vous choisir? Petit 1, 2 ou 3? De toute façon, c'est votre déplacement.
En attendant 8h30, votre prince du crime préféré XOXO"
Jim ramassait le disque contenu dans le colis emballé de manière traditionnel. Sur l'avant du disque, le criminel dangereux avait dessiné un smiley au feutre noir indélébile et à l'arrière, on pouvait y voir un donut suivi d'un symbole "plus" puis un éclair et une égalité qui donnait une chauve-souris.
Le policier déglutit devant cela mais plaçait quand même le disque dans son ordinateur portable qu'il venait de sortir de l'un de ces tiroirs. Il ne voulait pas employé celui de la police. Qui sait ce que le joker aurait pu installer en plus de la vidéo dedans?
Il lançait la vidéo d'un clic distinct et celle-ci se lançait immédiatement. Il devait être dans un sous-sol et l'éclairage était particulièrement mauvais. Devant la caméra, on voyait un homme en tenue de jogging assis et ligoter à une chaise métallique couverte de bobines divers. A côté de lui, rôdait le défiguré avec une cigarette en bouche qu'il était occupé à finir. A part le bruit des larmes lourdement retenu, il n'y avait pas un son. Le criminel finit avec une dernière bouffée souffler sur l'écran de la caméra avant de l'écraser au sol d'un coup de talon puis commençait son petit discours:
-Bonsoir Gotham, ici votre Joker préféré! J'ai ressenti un léger relâchement ces derniers temps de la surveillance dans les rues. Mes feux d'artifices vous ont plus Gotham? Ils ont été fait spécialement pour fêter le retour de votre clown favori! Ne vous inquiétez pas si vous avez raté le spectacle, il y en aura d'autres très bientôt. N'Est-ce pas vrai Kevin?
Il n'y avait qu'un bruit de sanglot alors qu'on voyait un homme couvert de marque de brûlure dû à la cigarette que le Joker avait probablement utilisé quelques secondes plus tôt pour autre chose que fumer.
-J'ai dit: "N'est-ce pas vrai Kevin?!"
Il appuyait sur une sorte de bouton et immédiatement, l'homme hurlait de douleur alors qu'on voyait parfois des étincelles sortir d'un pieds métallique sur le sol. La caméra, toujours peu stable, se mit à bouger encore pour englober le visage du Joker.
-Ah, veillez excuser mon partenaire de jeu actuel, il a besoin d'être motiver de temps en temps. Quoi qu'il en soit, la suite de la vidéo s'adresse à une certaine chauve-souris aux oreilles pointus qui est cher à mon cœur de clown. Tu as été bien méchant avec moi, hier soir. Je croyais que c'était le rôle des "meilleurs-amis-du-monde-pour-toujours" de venir à la sortie de prison de leur ami. Alors, je peux savoir ce que tu as fichu? Tu te terres encore des ces crétins? Des crétins comme lui?!
La caméra bougeait encore et un couteau de cuisine fut planté dans la main gauche qui était attaché de force à l'accoudoir métallique.
-Ahhhhhhhh!
Le clown, pas le moindre du monde impressionner, enleva un de ces gants mauve et trempa son index nu contre le sol avant de le mettre en bouche puis de le cracher au visage de sa soi-disant co-star.
-Honnêtement, idiote de chauve-souris, tu m'as fait très mal ma belle. Cependant, je peux comprendre cela. C'est pourquoi, j'ai trouvé une solution à notre petit problème qui, si tu veux mon avis, n'en ai pas un. Je vais venir te trouver. Tu entends ma chauve-souris? Tu vas devoir jouer que tu le veuilles ou non! Notre danse n'est pas encore finie!
La caméra se plaçait à nouveau sur le visage de l'homme mais en gros plan cette fois. On entendit la voix du clown prince du crime demander:
-Sur ce, tu as un mot à dire pour le Batman, Kevin?
-Pitié, venez me sauver, je vous en supplie, je...
Il se fit violemment gifler alors que la caméra semblait voler pendant un court instant avant de se stabiliser à nouveau pour se fixer sur le visage du Némésis du chevalier noir. On entendait l'otage sangloter derrière lui et bien qu'on ne pouvait plus le voir, on ne pouvait qu'éprouver de la pitié pour ce pauvre homme.
-Blablabla! Tu vois ce qui arrive quand tu ne viens pas jouer Batsy? Je suis obligé de me trouver d'autres partenaires de jeu, bien moins marrant. Et quand je n'arrive pas à m'amuser, l'ambiance devient "électrique".
Pour la dernière phrase, il levait lentement le bouton qui servait un activer le coup de jus avant d'appuyer violemment dessus comme s'il était coincé avec ce dernier mot. Le victime hurla encore des "pitié" alors que le joker riait de bon cœur et que la caméra se coupait brusquement sans la moindre préparation.
Jim claquait le clapet de son ordinateur et sortit le DVD pour observer à nouveau les dessins dessus. Le smiley représentait le Joker, le donut devait représenter la police ou l'homme, il ne savait pas trop, l'éclair pour la chaise électrique et la chauve-souris devait être le batman. Le clown espérait vraiment que le message médiatisé allait faire revenir le justicier?
[-Mais qu'Est-ce que je vais faire!] Pensait Jim furieusement.
Le petit 1 impliquait une grande vague de panique. Il signifiait aussi qu'il allait sauver des vies et peut-être même celle de l'otage. Cette option voulait également dire que le commissaire allait jouer le jeu du Joker de la manière qu'il voulait. C'était le choix de sécurité.
Le petit 2 risquait d'énerver le clown. Il signifiait aussi qu'il risquait la vie de l'otage qui était probablement toujours dans les mains du meurtriers de masse. Par contre, il empêcherait pendant quelques jours une panique générale et lui permettrait de tenir sa promesse de ne rien dire à Garcia. C'était le choix du secret.
Quand au petit 3, il était le choix alternatif aux deux problèmes. Une sorte de porte de sortie offert par le pire ennemi du héro que la ville mérite. On donnait la vraie histoire sur tout. On rétablissait le véritable récit des évènements et on abolissait les fausses réalités. C'était le choix de la vérité.
Gordon ne savait pas lequel choisir. Encore une fois, il se demandait comment le justicier avait pu faire face à une pareille menace sans devenir fou à la longue. Il se demandait quels options auraient paru la meilleure aux yeux du héro masqué. Probablement aurait-il choisi une autre option qui n'était pas présente mais qui aurait permit de faire un compromis aux trois options.
Finalement, il n'y avait qu'un seul choix disponible pour Gordon. Le petit 3 impliquait de détruire tout ce que la chauve-souris et lui avait fait. Le numéro 2 ne ferait que lui donner un sursit qui serait aussitôt briser par le psychopathe sadique. En définitif, la seule option acceptable pour le policier fut la numéro 1. Avec un peu de chance, Batman reviendrait et si ce n'était pas le cas, tout le monde serait plus prudent avec le Joker rodant dans les rues. Avec encore plus de chance, il aurait peut-être plus de temps pour localiser cet insaisissable clown pour le caser dans une cellule après un interrogatoire musclé.
Il y avait des jours comme ça où Gordon aurait voulu ne jamais avoir menti. Et aujourd'hui, il ne mentirai pas à la population. Adviendra ce qui pourra!
Je me rappelle distinctement dans le film d'une des citations du joker dans la salle d'interrogatoire. C'était : "ca tombe bien, tu vas devoir faire un choix". Elle m'a énormément inspiré pour cette histoire. De même que celle-ci: "Tuer, c'est faire un choix. C'est choisir une vie plutôt qu'une autre". En espérant qu'elle vous a plut malgré sa longueur...
Pour information, je prévois encore un total de 18 à 20 chapitres. Jusqu'à la prochaine fois!
