Disclaimer : Les personnages de cette fiction appartiennent à Gene Roddenberry et à la franchise Star Trek
Note : Voilà le sixième chapitre de cette fiction ( ce n'est qu'une première version, celle que je posterais ensuite sera un peu plus complète et plus longue ). Je reconnais avoir mal gérer la situation présente et je regrette de vous avoir fait subir tout ça. Je tiens à remercier ceux qui me suivent et ceux qui lisent ma fiction. Merci du fond du cœur. Et merci à Sam d'avoir publié mon première one-shot sur le site francophone du french K/S, que je vous recommande fortement si vous ne le connaissez pas déjà.
Bonne lecture !
Chapitre 6 : L'Egoïsme des Sentiments
Les sensations de Jim étaient diverses alors qu'il se réveillait d'une inconscience douloureuse. Le sol était dur, humide et une odeur ressemblant à celle des cadavres de la cabane, s'élevait autour de lui. Il ouvrit les yeux, et pourtant, il ne voyait rien, pas même une ombre ou une petite lumière. Il ferma plusieurs fois ses paupières, pour se convaincre qu'il les avait ouvert. Il tenta de se redresser, tâtant du bout de ses doigts endoloris par la chute, la surface houleuse du sol. Sa tête lui faisait mal et il avait des nausées, sûrement parce qu'il avait atterri sur le dos.
-Spock ? Spock ? Répondez-moi Spock !
Toutes ses pensées se tournèrent vers le vulcain. Blessé et avec une telle chute, il ne pouvait pas en ressortir indemne, à moins que Jim n'ait réussi à amortir son atterrissage. Le jeune homme chercha son ami en glissant ses mains sur la roche froide. Il buta plusieurs fois contre le mur ou des rochers qui sortaient un peu trop de terre, avant de toucher quelque chose de froid mais en chair. Dans le noir, il ne pouvait pas savoir s'il s'agissait de son ami ou des milliers de cadavres qui décoraient la crevasse.
L'odeur l'avait rendu malade en moins de douze secondes. Il mit sa main droite devant sa bouche, réprimant un haut le cœur et il essaya de savoir si le corps qu'il venait de toucher, était bien celui de son ami. Ses doigts montèrent jusqu'à son visage. La peau était lisse, douce et froide, comme s'il s'agissait d'un mort. Puis, il dévia ses mains de chaque côté, pour tâter ses oreilles.
C'était bien celles de Spock.
Le capitaine était partagé entre un sentiment de soulagement et de profonde inquiétude. Les vulcains ont une température corporelle beaucoup plus haute que celle des humains et donc, si son corps était si froid, c'était que son état avait empiré depuis tout à l'heure.
-Tenez-bon Spock, je vais vous sortir de là. Vous m'entendez Spock ? Spock !
Sans lumière, il ne pourrait pas voir l'ampleur de ses blessures, ni même le soigner. Impossible de faire quoi que ce soit dans ce trou. Il devait trouver une sortie, ou ils mourraient tous les deux, l'un de ses blessures et l'autre de faim ou de froid.
Il passa ses doigts sur la blessure du vulcain et ce-dernier, eut un léger sursaut. Jim déchira sa manche gauche et en fit quelques lambeaux pour entourer le torse du brun. Il le mit ensuite sur son dos, et se colla contre la paroi pour chercher une sortie. Ses jambes étaient molles et il avait du mal à mettre un pied devant l'autre. S'il continuait, il s'effondrerait, vidé de ses forces.
«-Merde … si seulement j'avais un peu de lumière. »
Jim s'arrêta. Du bois. Il lui fallait du bois. Dans les temps anciens, enfin, il y a plusieurs années de ça -une dizaine de milliers d'années en tout cas, les hommes faisaient du feu avec un morceau de bois dont le bout était enroulé de tissu et deux morceaux de pierres pour créer les flammes. Jim se souvint de ces films qu'il avait vu, où les hommes des cavernes faisaient du feu avec leurs faibles moyens.
Il posa Spock contre la paroi rocailleuse de la crevasse et s'enquit de trouver un bout de bois et des pierres. Il en trouva et débuta de les frotter l'une contre l'autre, après avoir attaché un nouveau morceau de t-shirt à son bâton. Des étincelles se créèrent et le feu apparut plus vite qu'il ne le crut. La crevasse s'illumina d'une lumière orangée, identique à celle qu'émet le soleil lorsqu'il se couche, et dévoila à Jim, toute l'horreur de ce précipice. Heureusement pour lui, il était du bon côté de la falaise, à l'opposé de là où il était avec Spock avant que les indigènes ne leur tirent dessus. Car près de la paroi à sa gauche, se trouvait des amoncellements de cadavres en décomposition. Il y avait des chances pour qu'ils aient atterri sur ses corps sans vie et que leur chute ait été amorti par la même occasion.
Cette fois-ci encore, un haut le cœur vint lui serrer la gorge, mais son estomac n'avait plus rien à régurgiter, alors il n'eut que des spasmes. Il y avait même des enfants et des femmes … Comment ces hommes pouvaient-ils être aussi cruel envers une race qui leur était apparente ? Jim ne s'éternisa pas à regarder ce spectacle et reprit sa marche avec Spock sur le dos. Tenant le vulcain d'une main et le bâton enflammé de l'autre, il avançait en observant les corps encore en chair ou squelettique de ces gens sauvagement torturés. Il essaya de penser à autre chose pour ne pas sombrer dans la dépression.
Il se souvint de Fenrir qui n'avait pas bougé d'un poil lorsque les Humains les avaient attaqué. Pour ce qui était de Bones, Spock avait emporté son capitaine avant qu'il ne puisse le voir.
«-J'espère qu'ils s'en sont sortis tous les deux … Sinon, nous ne ressortirons jamais d'ici.» pensa Jim en regardant le ciel qui avait disparu dans le noir.
-Ca-capitaine …
-Spock ? Vous allez bien ?
-Où sommes-nous ?
Le capitaine tourna son regard vers le vulcain, et remarqua que ce-dernier avait les yeux fermés. Peut-être n'avait-il pas la force de les ouvrir ou même, ne voulait-il pas voir les horreurs sous les pieds de son capitaine. Jim continua d'avancer tout en discutant avec son second, dont la température ne voulait pas chuter.
-Nous sommes dans la crevasse, entre les deux falaises. Nous avons survécu grâce aux cadavres que … que ces Humains ont balancé ici. Répondit le jeune blond en enjambant un squelette.
-Est-ce que … le docteur McCoy s'en est tiré …
-Je pense qu'avec l'aide de Fenrir, il s'en sortira.
-Vous avez l'air … de faire confiance … à ce petit louveteau. Si vous lui confiez votre vie … je suis sûr qu'il pourra vous protéger …
-Vous êtes en train de délirer Spock, qu'est-ce que vous allez vous imaginer ? S'exclama Jim en haussant un sourcil.
Spock était complètement hors d'usage, c'était le cas de le dire. Jim continua d'avancer jusqu'à arriver à une impasse. Un éboulement, il y avait un mur de pierre devant eux. Des tas de rochers s'étaient entassés les uns sur les autres, sûrement que les Humains avaient fait en sorte de créer un cul de sac pour les empêcher de passer.
-Ils veulent notre mort.
-Capitaine … vous pouvez escalader ce mur sans moi …
-Spock, si vous continuez de dire de telles âneries, je vous attache sur une chaise de l'infirmerie quand nous serons de retour sur l'Enterprise, et je demanderais à McCoy de vous faire réciter le nom de toutes les maladies qu'il a recensé depuis son entrée à l'Académie !
Le vulcain esquissa un bref sourire alors que le blond essayait de trouver une porte de sortie. Cela devait faire une bonne heure qu'il traînait des pieds. Sa positivité s'en allait au fur et à mesure qu'il cherchait des idées.
Spock ne tiendrait pas longtemps si son ampoule ne s'allumait pas au-dessus de sa tête. Merde … Tourner en rond lui donnait mal à la tête, il fallait qu'il se calme, qu'il se concentre. Que ferez Spock dans ces conditions ? La logique pouvait-elle l'aider dans une telle situation ? Non. S'il utilisait la logique, cela voudrait signifier : abandonner son second pour que le capitaine survive et retourne à son vaisseau. Non. Il ne suivrait pas cette idée répugnante. Alors qu'il tirait dans une pierre qui vint frapper l'amas de rocher qui leur bloquait le passage, le vulcain interpella son supérieur. Il n'avait pas bonne mine, sa température s'était stoppée mais ne voulez pas descendre. Pourquoi Bones n'est jamais là quand on en a besoin …
-Calmez-vous Spock, je vais … on va s'en sortir.
-Vous devez me laisser …
-Je vous ai demandé d'arrêter de dire ce genre de chose. Je n'aurais jamais la force de vous abandonner, même si c'était la seule solution pour me permettre de survivre.
-Jim … je vous en prie. Pour l'Enterprise, pour le lieutenant Chekov et pour le reste de l'équipage … vous devez vivre.
Le vulcain posa sa main tremblante sur l'épaule de son ami. Elle était blafarde, tout comme son visage. Ses yeux s'ouvrirent avec lenteur, dévoilant leur couleur, vitreux, sans vie et son visage ruisselant de perle de sueur, alors que son corps était froid, tordant le cœur de Jim. Le capitaine ne put réprimer une larme et se montra faible devant la situation. Spock l'essuya d'un revers de doigt, alors qu'il caressait faiblement la joue de Jim.
-Ma vie va s'arrêter ici capitaine … Je ne peux pas continuer plus avant …
-Spock … vous allez y avoir droit à cette journée aux côtés de Bones ! Spock ?
Le vulcain ne répondait déjà plus à son supérieur. Ses yeux se fermaient et son rythme cardiaque perdait en rapidité. Jim attrapa le vulcain par les épaules et le secoua, il fallait qu'il garde conscience. Là par contre, il ne se retint par de lui coller quelques claques. Il répétait son nom en boucle, lui demandant fermement de répéter le code de Starfleet encore une fois. Il essaya de le garder éveiller en l'insultant de tous les noms, en lui parlant de sa frange, que le lieutenant Uhura l'attendait sur l'Enterprise et que …
Tiens, pourquoi venait-il de s'intéresser à sa relation avec le lieutenant alors qu'il était complètement contre. Il soupira, éveillant la curiosité du vulcain qui entrouvrit les yeux. Son mouvement de sourcil habituel arracha un sourire à Jim.
-Je resterais avec vous Spock … jusqu'à la mort s'il le faut.
Le brun ferma les yeux s'en rechigner et Jim vint s'asseoir à ses côtés, prenant l'homme aux oreilles pointues contre lui. Sa propre chaleur corporelle pourrait sûrement l'aider à se réchauffer. Tout ce que le capitaine voulait, s'était être aux côtés de son second, rien de plus. Il se trouvait égoïste d'abandonner Bones, dont l'état de santé lui était encore inconnu. De laisser Fenrir se défendre seul contre ces enragés qui ne désiraient que leur mort et de rendre l'Enterprise orphelin. Mais pour l'instant, plus rien ne comptait à part Spock. Il se rapprocha encore plus de lui, se serrant fermement contre son corps froid et humide. La tête du vulcain reposait à présent sur l'épaule de son capitaine, laissant sa vie s'évaporait au fil des minutes.
Lui non plus, ne semblait pas attendre grand chose et préférait mourir aux côtés de Jim, qu'aux côtés d'une autre personne de l'équipage. C'était un honneur pour lui, et il n'aurait jamais pu rêver mieux. Lorsqu'il partirait, peut-être le capitaine se résignerait-il à l'abandonner pour passer par-dessus le mur de pierre.
-Jim … il faut que je vous dise … quelque chose …
-Qui a-t-il ?
-Je ne l'ai jamais fait avant … alors, si je dois le faire pour la première fois … il doit s'agir de vous. C'est à vous que … je dois le dire.
Sa voix, pourtant faible, laissait s'échapper une once de timidité et d'hésitation, comme une femme qui annoncerait à son mari qu'elle était enceinte.
-Je … je vous aime Jim …
La révélation ressembla à un pieu que l'on enfonçait profondément dans le cœur d'un vampire, mais là, c'était dans le cœur d'un humain, qui éprouvait des sentiments et qui ressentait la douleur qu'on venait de lui faire subir.
-Franchement … vous auriez pas pu le dire avant … vous êtes vraiment cruel … lâcha Jim en serrant la main de son ami.
Spock s'excusa avant de tourner son visage vers son supérieur. S'il l'avait su plus tôt, peut-être que rien de tout ceci ne se serait passer, peut-être que rien n'aurait pu les séparer et qu'ils seraient repartis de cette planète ensemble. Mais la réalité était tout autre. Spock allait mourir dans les bras de celui qu'il aimait et Jim n'aurait de souvenir que la culpabilité de l'avoir laissé sans aller.
Les deux hommes se regardèrent un instant, avant de se rapprocher et d'échanger un baiser glacé par les lèvres froides du vulcain. Tout deux ressentirent les impressions de l'autre, Spock partageait entre de l'amour profond et un sentiment d'angoisse -sûrement à cause du lieutenant Uhura- et Jim, déchirait entre la joie et la colère. Le capitaine passa ses mains sous le t-shirt de son second et tâta sa peau dénudé de ses doigts fins et esquiva de peu la blessure, pour éviter de faire grimacer son amant. Avec le peu de force qu'il lui restait, Spock enfouit ses doigts dans la chevelure de Jim, caressant frénétiquement ses pommettes avec ses pouces.
Ils ne purent continuer car le vulcain se sépara de son amant.
-Tout va bien ?
-J'ai besoin de me reposer … un peu.
Spock reposa sa tête sur l'épaule de Jim, fermant les yeux pour s'évader dans le sommeil. Le blond ne voulait pas qu'il s'endorme, sinon, peut-être ne se réveillerait-il pas. Mais bon, après tout, cet instant ne se reproduirait certainement pas. Jim en profita pour lui aussi, piquer un roupillon.
-Jim ? Jim ? Réveille-toi bon sang ! Hurlait Bones en secouant son ami.
«-Capitaine, ne mourrez pas ! Sinon, je n'aurais plus personne à protéger … hormis le docteur et ses piqûres infâmes ! » Se murmurait Fenrir en léchant rapidement le visage du jeune blond.
Le docteur McCoy et le louveteau avait rejoint les deux hommes aux portes de la mort. Grâce à Fenrir, ils avaient pu passer au-dessus du mur de pierre et atterrir près d'eux. A leur arrivée, l'état de Spock était déjà au plus bas et les battements de son cœur avait presque cessé de résonner à travers ses entrailles. Jim quant à lui, était secoué par les remords durant son sommeil, dévoré par l'angoisse de revenir sur l'Enterprise sans son second. D'affronter les yeux en larmes du lieutenant Uhura. De supporter l'absence du vulcain à ses côtés. D'endosser la responsabilité de ce qui était arrivé. De culpabiliser pour le restant de ses jours. Il avait peur que cela se produise, et préférait mourir plutôt que de vivre sans Spock. Un Roméo, capitaine d'un vaisseau de la Fédération et une Juliette, aux oreilles pointues et à l'aura froide. Une drôle d'histoire que Jim aurait voulu raconter à ses enfants … s'il en avait eu.
Bones était en train d'inspecter son corps de fond en comble pour vérifier qu'aucune blessure n'était à recensée. A l'aide de la torche que tenait Fenrir entre ses dents, il commença à désinfecter la plaie de Spock, espérant qu'il ne soit pas trop tard pour le secourir. Après tout, même si le docteur avait du mal à le cerner, il n'en restait pas moins un bon ami et sa perte l'affecterait autant que le reste de l'équipage. De plus, il se refusait de perdre le sourire radieux et naturel de Jim.
Il n'eut pas besoin de beaucoup de temps pour nettoyer la blessure et stopper l'hémorragie, mais il ne savait pas si cela suffirait. Avec les moyens qu'ils avaient, il était difficile de savoir à l'avance ce qui allait se passer. Désormais, il fallait attendre que les soins fassent effets. C'est à ce moment là, que Bones se souvint des feuilles que le loup avait mis sur la plaie de Jim. Elle l'avait faite cicatrisée en seulement deux jours, peut-être que cela serait utile.
-Fenrir, tu sais où on peut trouver ces feuilles qui soignent ? Celle que tu as utilisé sur Jim ? L'interrogea avec rapidité le docteur, qui ne savait plus où donnait de la tête.
«-Bien sûr, ces feuilles poussent pratiquement de partout dans la région. Mais je ne sais pas si monsieur Spock supportera les effets … ce n'est pas un humain. »
-Va en chercher !
A ces ordres, le louveteau disparu derrière les pierres, pour n'en revenir que dix minutes plus tard, une montagne de feuille verte dans la gueule. Bones les prit et s'enquit de les coller contre la plaie du vulcain. Fenrir craignait la réaction qu'elles allaient avoir sur lui, les humains étaient les seuls sur lesquels on pouvait appliquer ce genre de plante. Ou en tout cas, c'était la seule race sur laquelle il avait essayé.
Ils patientèrent plusieurs minutes, peut-être même une heure, avant que Jim ne se décide à ouvrir les yeux. Son étonnement fut la première expression qu'il présenta à ses deux amis. Le docteur le gratifia de son inexorable reproche. Vous savez, cette phrase qu'il dit toujours : « Ton inconscience te perdra » ou « T'as intérêt à venir me voir à l'infirmerie pour que je fasse des révisions ». McCoy était inéchangeable, toujours cet homme attentionné qui ne montre qu'une partie amer de ses sentiments. Pourtant, au fond de lui, il était comme un agneau à qui on aurait retiré sa laine.
Jim afficha un sourire satisfait.
-Tu peux dire que tu nous a flanqué la trouille ! Même Fenrir ne se sentait pas bien … et l'odeur qui règne ici n'arrange pas les choses.
-Content de te revoir Bones …
Le capitaine se redressa contre la paroi, et sentit le corps mou de Spock, suivre le mouvement. Ses yeux s'ouvrirent, gros comme des œufs et se tournèrent vers le vulcain. Était-il mort ?
-Il va bien,s'enquit McCoy en voyant l'inquiétude qui défigurait le visage de Jim.
Le blond le remercia.
Une autre question surgit, alors qu'il reprenait peu à peu conscience de ce qu'il se passait sur cette planète.
-Comment tu t'en es sorti ? Le questionna le capitaine, qui fut rejoint par Fenrir, désirant une caresse dans le cou.
-Tout ça c'est grâce à Chekov …
-Comment ça grâce à Chekov ? Tu l'as vu ? Tu sais où il est ?
Le docteur sembla interdit, comme s'il avait du mal à avouer les événements qui s'étaient produits à son supérieur. Fenrir aussi, semblait ne pas vouloir faire part de cela à Jim. Un silence pesant s'installa alors que les deux hommes se dévisageaient l'un l'autre, attendant une quelconque réponse. Seul les mouvements de queue de Fenrir, qui balayaient l'air pollué de la crevasse, brisaient l'obscure vide qui régnait. Tout semblait en suspend autour d'eux, même l'horrible odeur des cadavres semblaient s'être figé dans l'air, faisant éternuer à deux reprises le jeune loup. McCoy finit par s'asseoir en tailleur devant Jim, tirant sur les manches de son chandail bleu, et déclara.
-Il est retenu captif par ces Hommes Jim. Mais … ils ne l'ont pas torturés. Au contraire, ils … ils le considèrent et le vénèrent comme un dieu.
