Titre : L'aimer était rouge
Auteur : Lady Treacherous
Rating : T
Catégorie : Romance / Humour
Disclaimer : Certains personnages m'appartiennent et d'autres sont de l'univers de J.K Rowling
Notes : Merci à tous ceux qui prennent le temps de me laisser des review, leurs avis sur cette fic m'encourage vraiment à continuer et à m'améliorer. Merci à vous de suivre cette histoire.
Je voudrais revenir sur quelque chose que j'avais écris dans le précédent chapitre, à propos de mon allusion à Star Wars. En fait, je sais que cette saga n'a pas 50 ans. C'est en fait car dans ma fic l'histoire ne ce passe pas en 2012, ni au temps d'Harry Potter. C'est bien après, on est peut être dans les années 2030 ? En tout cas je tenais à m'excuser pour la confusion, je pensais avoir précisé ce détail dans le premier chapitre.
Pour les fautes je vais faire de mon mieux pour les corriger mais il faudra s'attendre à en trouver quand même ^^
Sur ce, bonne lecture à vous, et n'hésitez pas à me laisser votre avis :)
Chapitre 7 : L'ancienne Harpie de Holyhead
J'avais toujours son manteau. Cela faisait plusieurs nuits que je dormais avec. L'odeur m'accompagnait durant mon sommeille. C'était comme ci je l'avais à mes côtés. Peut être mes amis me prenaient pour un taré à être à fond sur ce garçon. Recroquevillé en mode fœtus sur mon matelas, serrant le manteau contre moi, les larmes coulaient toutes seules. J'avais beau me dire que le fait qu'il m'ait donné son manteau était un signe, j'avais été tellement déçu par l'amour dans le passé, que je me disais que c'était peut être un autre film que je me faisais. Après tout, j'avais déjà prêté mes affaires à Sam et Lee sans pour autant être attiré par eux. Je ne savais pas quoi faire, j'avais mal.
Je pris une grande inspiration devant le miroir. Mon teint pâle matinal me donnait la nausée. Je mis mes écouteurs, écoutant encore des chansons tristes pour m'accompagner dans ma déprime du jour.
Je n'avais aucune raison en plus d'être malheureux aujourd'hui, après tout, j'allais passer la journée avec lui sur le chemin de traverse. Mais après mûre réflexion, l'idée ne m'emballait pas plus que ça. Pourtant j'allais y aller. L'espoir fait vivre après tout.
Quand j'étais en première année, il y avait ce garçon, Scott, il était dans ma classe. On était très amis. Je l'aimais beaucoup. Au début je le trouvais beau, puis mes sentiments se sont développés à son égard. Comme j'étais jeune et idiot, je me faisais tout le temps des films. Il me parlait toujours de cette fille. Elle devait sans doute être belle. Lorsqu'il me disait avoir trouvé la bonne personne, je me demandais alors s'il savait qu'il occupait mes pensées toutes les nuits.
Un jour j'ai décidé de me lancer à l'eau et c'est là qu'elle est arrivée. Ils se sont embrassés devant moi. J'ai freins un sourire, leurs souhaitant toutes mes félicitions. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que j'ai passé mes nuits à pleurer.
En grandissant, j'avais compris que l'amour n'était pas un conte de fée. Bien que je ne donnais pas une image très mâture de moi, cette expérience amoureuse m'avait aidé à grandir. Abigail m'avait beaucoup aidé à ce moment là de ma vie. Grâce à elle j'étais passé à autre chose.
J'en avais fait de même pour elle en quatrième année. Elle était sortit avec un garçon. Elle l'aimait plus que tout, elle lui avait tout donné. Il était sa première fois aussi. Mais juste après, il l'avait plaqué pour une autre. J'avais pleuré avec elle. Depuis ce jour, elle ne c'était jamais remise en couple. Dégouté et déçu par l'amour.
- Je peux entrer ?
Je ne répondis pas.
Abigail entra quand même.
- Tu fais quoi ? Je croyais que tu devais aller rejoindre Joshua à Prè-au-Lard pour partir sur le chemin de traverse ?
- Je sais plus si je dois y aller.
- Fait pas l'idiot, pourquoi donc ?
- Je ne sais pas…je ne suis pas sûr de mes sentiments.
- Tu as peur du rejet ?
- Peut être.
- Ecoute, rien n'est sûr, mais ne baisse pas les bras. Il t'a tout de même prêté son manteau lorsque tu avais froid, geste d'amitié. Et il t'a proposé de passer la journée avec lui, geste de nature encore indéterminé mais cela prouve qu'il aime bien ta présence.
- Oui mais…
- Je ne veux rien entendre Connor. Tu vas te lever, aller le rejoindre, passer la journée avec lui. Et je veux à présent que tu arrêtes de déprimer pour rien et que tu mettes toutes les chances de ton côté !
Je souris. Prenant mes affaires, je fis un câlin à Abigail, puis partis. Celle-ci me rendit mon sourire, mais je n'étais déjà plus là. S'asseyant dans un coin, elle ferma les yeux et plongea dans les souvenirs, peut être heureux ou douloureux, dans sa tête.
OoooOOOOooooO
J'étais arrivé à Prè-au-Lard, pensant qu'il serait en retard. Mais il était arrivé en avance. Il était là, en train de m'attendre. Je partis le rejoindre.
- Salut !
Dis-je en m'approchant tout en souriant.
- Hey !
Dit-il en me rendant mon sourire.
- Ton manteau !
Rappelais-je.
- Ah oui merci.
Je le lui tendis et il le prit.
- On y va ?
On pénétra dans une taverne, où étaient déjà des élèves et des professeurs de l'école. J'avais oublié que cette journée était organisée par Poudlard. Un professeur fit un petit speech pour expliquer le programme et la façon dont la journée allait se dérouler, puis on nous distribua de la poudre de cheminette et chacun notre tour, on du passer dans la cheminée et dire à haute voix et de façon claire « Chemin de Traverse ».
Cela me rappela une petite anecdote sur le célèbre Harry Potter qui avait circulé un jour, comme quoi en deuxième année, il avait utilisé de la poudre de cheminette et c'était retrouvé dans l'Allée des Embrumes.
Ce fut enfin mon tour. Joshua était passé avant moi et devait donc attendre que j'arrive.
- Chemin de traverse !
Dis-je, en lançant sur moi la poudre et dès lors, des flammes verdâtres apparurent et m'engloutir.
J'arrivais alors dans un coin de la célèbre rue commerçante pour sorciers, toujours aussi remplis, mais moins quand même que la veille de la rentrée. C'est alors que quelqu'un m'attrapa par le bras et m'entraîna ailleurs en courant. C'était Joshua bien sûr.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
Demandais-je avec un léger air de panique.
- On s'enfuit !
Dit-il, penchant la tête en arrière comme un enfant. Le contacte de sa main sur ma peau me fit bien évidemment rougir. Le toucher, c'est comme réaliser que ce que tu as toujours voulu se trouvait sous tes yeux depuis le début
On s'arrêta enfin.
- Pourquoi tu as fais ça ?
- Tu préfères passer la journée en groupe ?
- Heu…non. Mais je ne pensais pas que tu étais du genre à ne pas obéir aux règles.
- Ça, c'est parce que tu me connais mal.
Il me fit un clin d'œil accompagné d'un de ses sourires en coin qui me font craquer et on entra dans la boutique d'accessoire de Quidditch.
Je n'étais jamais rentré dedans avant, seulement passer devant quand je venais acheter mes fournitures scolaires. Le magasin était plutôt grand. Il n'y avait pas trop de monde.
- Que devons nous acheter exactement ?
Après tout, je ne m'y connaissais pas si bien que ça.
- Moi je dois acheter du matériel pour les entrainements, et toi ça serait bien que tu investisses dans un bon balai.
- Carrément un balai ?
- Maintenant que tu es l'attrapeur de l'équipe, ça serait peut-être mieux pour toi plutôt que d'utiliser ton vieux balai de placard ? Et puis, ne t'inquiète pas, si tu t'achètes un balai, tu vas beaucoup l'utiliser, donc c'est largement rentable.
- Haha tu tiens vraiment à ce que je me l'achète ce balai.
Il sourit.
- Je veux juste le meilleur pour notre attrapeur.
Je me retournai brusquement et fis quelques pas dans le magasin, histoire de pouvoir rougir discrètement. C'était comme ça avec moi, dès qu'il me disait quelque chose je devenais rouge comme une pivoine. Et cette phrase qu'il m'avait sorti aurait pu me faire saigner du nez.
Je m'approchais alors d'un coin spécialement emménagé pour les balais. Il y avait des nimbus, des comètes, des éclairs de feu, des étoiles filantes, des brossdur etc. Je ne m'y connaissais absolument pas en balai.
- Dit Joshushu tu me proposes quoi ?
Il fit une tête désespérée lorsque je lui dis le surnom qu'il adorait tant et je m'attendais à ce qu'il fasse une remarque sur ça mais ne dit rien.
- Je te conseille un brossdur ou une comète pour commencer. Si tu as de l'argent tu peux toujours investir dans un nimbus, si tu veux.
- Ok, mais quelle version ?
- Prend une récente de préférence. C'est plus cher bien sûr que les autres, mais la qualité est là.
- D'après toi si je prends la dernière version des comètes ça ira ?
- Je pense que c'est un bon choix oui.
- Je vais prendre ça alors.
J'allais voir ensuite le gérant de la boutique, lui disant ce que j'avais choisis, il me vanta les qualités du balai, puis partit dans l'arrière boutique m'en chercher un. Il revint avec un long carton, puis pendant que je le payais, il me faisait un peu de pub pour l'éclair de feu, le balai le plus rapide au monde. Lui disant que ça m'intéressais pas, je pris mon paquet et laissa la place à Joshua, pour qu'il puisse payer ce qu'il devait acheter.
- Il était un peu lourd le vendeur.
Dis-je, en sortant de la boutique.
- Bah c'est normal qu'il tourne le client vers les choses les plus chers. Et ici l'éclair de feu est le balai le plus cher.
- C'est quoi ton balai au fait ?
- L'avant dernière version du brossdur, mais j'économise pour pouvoir me payer un éclair de feu.
- Tu penses que ça vaut le coup ?
Il s'arrêta un instant.
- Tu entends quoi par là ?
- Et bien…c'est ta dernière année non ? Tu crois que cela vaut le coup de dépenser autant pour un balai alors que l'année prochaine tu ne joueras plus au Quidditch.
- Qui te dit que je ne jouerai plus ?
- Ah bon ?
- Je compte entrer dans une équipe professionnelle.
- Oh…je ne savais pas. C'est super cool, j'espère que tu vas y arriver.
- J'espère aussi. Cette année, un recruteur doit normalement assister à un match. Si on gagne, j'ai de forte chance de rentrer l'année prochaine dans une équipe d'Angleterre qui sait.
- Mais c'est génial.
- C'est pour cela que je veux mettre toutes les chances de mon côté.
- Oui je comprends maintenant. Désolé…
- Tu t'excuses pour quoi ?
- Je m'excuse d'être un peu idiot.
Je lui souris gêné. Il eut une réaction à laquelle je m'attendais pas, mais vraiment pas du tout : il rigola. Il rigola de ce que je venais de dire à en pleurer. Je le faisais rire *encore un point pour toi Connor héhé*.
- Ah là là, gémit-il, tu es vraiment surprenant Connor.
OoooOOOOooooO
On passa le reste de la journée à faire du lèche vitrine, à regarder les fournitures, les animaux et à discuter. Comme on avait faim, il me proposa qu'on aille manger au Chaudron Baveur.
Je m'affalais sur une chaise, posant délicatement sur une chaise à côté mon nouveau balai, encore dans sa boîte. J'avais hâte de rentrer à l'école pour pouvoir enfin l'ouvrir et le regarder. J'avais super hâte aussi de pouvoir l'utiliser. Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais dorénavant bien plus motivé pour m'entrainer et jouer.
On nous servit à boire et à manger.
Le début du repas fut un peu silencieux.
- Parle moi de toi, finit par dire Joshua.
Je fus surpris qu'il me demande cela de lui-même et je me demandais alors s'il voulait vraiment apprendre à me connaître ou alors si c'était seulement histoire de parler ?
- Tu veux savoir quoi ?
Demandais-je tout en engouffrant des patates dans ma bouche –quand il s'agit de manger, je suis un véritable trou noir-.
- Je ne sais pas, j'apprends un peu à te connaître. Je connais seulement, un peu, ta personnalité et ta façon d'être.
Je continuais de manger, trop gêné (en fait, la bouche trop remplis pour pouvoir parler).
- Je sais que tu es un garçon gentil, un peu timide, bizarre, marrant…
- Gentil oui je sais. Je suis même adorable. Timide…heu bon ok. Marrant oui. Par contre, bizarre va falloir que tu m'expliques sérieusement là…
Il se mit alors à rire.
- Parle-moi de ta famille.
- Oh…heu…et bien, je suis fils unique. Je vis dans une petite ville pas loin de Londres. Ma mère est une ancienne joueuse de Quidditch professionnelle reconvertie en journaliste. Mon père travaille lui aussi pour la Gazette du Sorcier.
- Une ancienne joueuse de Quidditch professionnelle ?
Il semblait n'avoir retenu que ça.
- Oui, elle a joué pour les Harpies de Holyhead, mais pas longtemps. Trois-quatre ans peut être.
- T'es sérieux les Harpies de Holyhead ?! Maos pourquoi a-t-elle arrêté ?
- Et bien elle a rencontré mon père lors d'une interview, elle est tombée enceinte et a préféré arrêter sa carrière pour pouvoir m'élever.
- Et je présume que par la suite elle est devenue journaliste. Pourquoi n'a-t-elle pas repris sa carrière de…
- De poursuiveuse ? Et bien, c'est un peu comme pour le football : tu prends ta retraite dès que tu atteins la trentaine, même un peu plus. Et puis, elle n'avait plus envie de devoir se déplacer pour les compétitions. Cela la frustrait, elle avait trop de pression sur ses épaules.
- Ta mère est une star ma parole, à côté la mienne n'est rien…
- Ne dis pas ça…
Je me permis de poser ma main sur la sienne. Il me regarda surpris et je me sentis alors obligé de la retirer.
- Ils font quoi tes parents ?
- Mon père est banquier à Londres, et ma mère travaille dans une agence de mannequin.
- Elle est mannequin ?
- Non elle est chargée de trouver des jeunes femmes et de les faire signer.
- Ah d'accord. C'est un super métier tu sais.
- Oui mais bon, elle n'est pas joueuse de Quidditch.
- Ecoute, ce n'est pas parce qu'elle ne l'a pas été que c'est nul pour autant. Et puis, toi tu en seras un joueur de Quidditch professionnel, je le sais. Tes enfants seront fiers de toi plus tard.
- Mes…enfants ?
Il sourit avec un air mélancolique, puis continua de manger. Je n'avais pas l'air d'avoir réussi à le réconforter. C'était peut-être une mauvaise idée d'avoir dit que ma mère était une ancienne joueuse de Quidditch, j'aurais dû dire simplement journaliste.
Et quand j'avais parlé de ses futurs enfants, j'avais rougi à ce moment-là, car bien sûr, je pensais aux enfants qu'on aurait, lui et moi. Nos enfants. Mais cela c'était sans doute dans un futur très lointain qui ne se réalisera sans doute jamais.
On arrêta de parler de nos familles et cela nous permit d'apprendre à mieux se connaître. Je pense qu'à la fin de cette journée, on pouvait se considérer un peu comme des amis.
