Ok, ok, bon, Riza ne se bat pas avec des fusils, mais avec des pistolets. Ma banque de synonymes en est donc à : pistolet, fusil, arme à feu, arme de poing, magnum, gun, crosse, etc... je ne veux pas avoir l'air bête, mais parfois, je ne m'arrête pas à certains détails, par exemple, si je décide qu'Hector de Fire Emblem sait balancer sa hache avec habileté, il le fait, même si au fond il n'est bon que grâce à sa force brute! Ce message s'adresse à mon p'tit frère, que personne d'autres ne se sente viser!

Autrement, je tiens à rappeler à tout le monde qui lis cette fic que j'aime avoir des reviews, et que je suis parfois tatillon sur la question. Alors, si vous lisez et que vous voulez voir la suite, reviewé. Je dois faire des efforts pour poursuivre cette fic, j'en ai d'autres en cours depuis beaucoup plus longtemps. J'ai des amis qui partent au loin et qui reviennent prochainement, je dois me trouver un travail, je poursuis des cours d'université pendant que mon frangin me décourage en me disant que je n'arriverais jamais à rien et enfin, je me retrouve à essayer de faire pitié sur un site de fanfiction, juste dans l'espoir d'avoir des reviews. Vous ne trouvez pas ça pitoyable, vous? Alors reviewé et dites-moi votre façon de penser!

En passant, si ce n'est de ce rendez=vous chez le dentiste qui m'a vraisemblablement marqué, je tiens, ce qui relève de la méchanceté la plus totale, à vous poser une question importante pour la poursuite de cette fic. Le manga prend une direction particulière et je suis d'ailleurs très inquiète pour Roy et compagnie et je me demande donc incessamment quand je vais faire la coupure entre mon histoire et le manga. Avez-vous une idée, même si vous ne savez pas quelle direction je prends, pensez-vous que je devrais me rendre jusqu'au chapitre 87 (genre, la dernière fois où Roy et compagnie apparaisse, parce que le p'tit Pride prend toute la place?) Personnellement, je crois que cette histoire va voler de ses propres ailes très bientôt. Genre, qu'il reste max deux chap qui vont suivre le manga et qu'ensuite, je pourrais mettre mon grain de sel dans l'histoire d'Hiromu Arakawa. Qu'est-ce que vous en pensez? (ça implique des reviews, yeah!)

Enfin, avant de vous laisser lire en paix, je tiens à remercier Serleena, qui suit toujours ma fic avec attention, pour son dévouement et ce suivi impeccable, tu es ma meilleure lectrice et tu mériterais de recevoir une mention en cet honneur. Alors, merci beaucoup.

merci à toi et à toutes les personnes qui deignent laisser une review quand il découvre une de mes histoires. Du fond du coeur, merci!

Honesty

Chapitre 7 – Échec et mat

-Vous ne devriez plus faire appel à lui.

-Je n'ai pas tellement le choix. Mes alliés ne sont pas encore suffisamment nombreux. Aujourd'hui, j'irais m'assurer qu'il m'en reste encore. Et je vérifierais que notre hypothèse à propos du généralissime est bonne.

-Il faudra être prudent.

-Il est tard maintenant, ça ira.

Il retira sa chemise blanche et tâchée de sueur pour en passer une autre. Ses gestes étaient légèrement ralenti par la fatigue, mais quand sa main trembla en rattachant ses boutons, ce fut uniquement parce qu'il devinait le regard de Riza sur lui. Elle n'avait pas encore eu la chance de voir ses plais cicatrisées. Il avait du changé de pansement, et elle avait pu constaté qu'il avait vieilli. Son corps encore plein de vigueur avait subi de graves blessures. Celles dont il ne se remettrait jamais guérissaient encore. Il devinait son inquiétude et sa peine. Il devinait tant de choses auxquelles il n'avait même pas le temps de s'arrêter.

Quand il releva les yeux vers elle, elle lui tournait le dos et replaçait sa veste militaire. Ses cheveux longs divulguaient à peine sa vulnérabilité. Il ne savait pas pourquoi, mais dernièrement, leur faiblesse de simple mortel lui sautait plus aux yeux que jamais. Elle replaça ses fusils dans sa ceinture, passa un rapide coup de peigne dans sa chevelure. La clip se referma dans un déclic, alors qu'il bouclait la ceinture de son pantalon. Se changer dans une voiture n'est pas une tâche particulièrement aisée, mais avec Riza ou Roy à côté c'était encore plus complexe.

Ils y arrivèrent pourtant, se frôlant parfois dans une maladresse volontaire, car il y avait trop longtemps déjà qu'ils n'avaient pu échangé toute la tendresse dont ils avaient besoin. La complicité les liant sautait aux yeux de tout ceux qui les virent descendre de leur voiture. Il replaçait le dernier bouton de sa veste alors qu'elle claquait la portière.

-Je vais repérer les endroits d'où nous pourrions tendre notre piège. Attendez moi ici.

-Bien monsieur, répliqua-t-elle en adoptant une posture militaire.

Mustang ne lui tourna pas le dos très longtemps et quand elle croisa son regard, elle devina toute la force qu'il devait déployer pour dire ce qu'il lui dit. Sa voix faiblissait de crainte qu'elle obéisse à cet ordre.

-Si jamais je ne revenais pas ou que je tardais à arriver, il serait toujours temps de fuir. Si vous pensiez que les choses pourraient mal tourner, quittez le pays et mettez-vous en sécurité.

-Je crains que je ne pourrais pas obéir à ce commandement.

Roy se doutait qu'elle lui répondrait ainsi et en fut réconforté. Il ne voulait pas entrer seul dans le saint des saints de l'armée, mais il ne voulait pas non plus la mettre davantage en danger. Il en avait déjà assez fait comme ça.

-Je ne…

-Je ne m'enfuirais pas, l'interrompit-elle. C'est mal me connaître que de me demander de partir maintenant.

Comme si elle pouvait tout arrêter après tous les efforts qu'elle avait fait pour le voir monter au stade où il en était. Elle ne partirait pas, pas tant qu'il ne serait qu'un simple colonel, toujours en convalescence de surcroît et qu'il pourrait avoir besoin de son appui. Il avait toujours eu besoin d'elle et se trouver à ses côtés, en plus de valoriser Riza, lui rappelait qu'elle ne pouvait plus se passer de sa présence aujourd'hui. Et c'était pour cela qu'encore maintenant, alors qu'il s'apprêtait à se jeter dans la gueule du loup, elle lui faisait encore confiance, aveuglément confiance, même s'il n'était qu'un simple homme, un simple assassin traînant toujours derrière lui la culpabilité de ses crimes lors de la guerre. Elle lui vouerait toujours une confiance sans faille, à moins qu'il ne faille qu'elle lui remette les idées en place.

-Très bien, je reviendrais, répondit-il, comprenant ce que voulait lui dire la soldate en parlant dans leur langage codé.

Il ne se rappelait plus quand tout ces codes et ses simples mots de passe qu'ils avaient s'étaient formé. Il s'agissait d'une convention, d'un non-dit compris malgré tout, se mêlant à cette complicité maladroite qu'ils avaient toujours partagée, même enfant.

Elle resta droite, rigide, mais son regard s'adoucit. Elle ne pouvait lui demander plus que cette simple promesse, qui représentait déjà beaucoup. Il reviendrait. Oui, à chaque fois, elle avait attendu et elle attendrait encore, car il revenait toujours. C'était une chance. Ou une malédiction qui voulait qu'ils se séparent toujours et qu'elle soit incapable de le protéger de tous les pièges qui l'attendait dans ce bâtiment monstrueux où il se dirigeait. Elle le regarda s'éloigner, lentement, se rappelant cette nuit unique où elle lui avait tout dit pour ensuite prendre la fuite. Comme une voleuse. Ils avaient alors tant de choses à accomplir. Pas le temps de s'arrêter à des pacotilles comme un amour partagé. Elle y avait cru pendant les quelques heures que cela avait duré Quelques instants d'éternité pour toute une vie de privation et d'inquiétudes. Elle ne savait pas encore que le spectre de la vengeance voilait leur avenir. Bientôt, le généralissime frapperait. Et Roy serait acculé au pied du mur, sans personne, pour le soutenir.

Enfin, c'était ce que Bradley voulait bien croire. Il ignorait que la fidélité des hommes du colonel tenait à bien plus que des ordres venus des plus hautes instances de l'armée. N'étant qu'un homoncule, il ignorait tout. Absolument tout de ce que les hommes pouvaient accomplir.

-Revenez-moi, souffla la jeune femme, tout bas, afin de ne pas être entendue des hommes surveillant les portes de la bâtisse et qui avait laissé entré son cher colonel.

Il n'était pas aussi plein d'assurance qu'il avait bien voulu le laisser croire à son lieutenant, car une fois à l'abri des regards, Roy s'appuya contre un mur, fatigué d'avoir monté toutes ses marches qui le séparaient des généraux de l'armée et se demandant comment il pourrait bien établir son fameux piège. Il ne savait pas où frapper. Il aurait eu besoin d'une bonne nuit de sommeil et de deux semaines de repos forcé pour reprendre du poil de la bête. Il lui aurait fallu une assurance que Jean serait un jour de nouveau capable de marcher. Il aurait voulu pouvoir tirer un trait sur ses rêves et en entretenir de plus simples, qui n'impliqueraient que lui et Riza et une lointaine terre inexplorée où ils pourraient se réfugier tous les deux à leur guise, loin de la souffrance et de l'armée.

Il réfléchissait encore quand un coup pourtant amical l'envoya rouler au sol. Le général Raven venait de surgir de nulle part et ayant repéré immédiatement l'alchimiste d'État qui se morfondait dans son coin, était venu à sa rencontre pour le saluer.

Cette rencontre inespérée poussa Roy à prendre un risque. Un terrible risque. Lorsque Hugues lui avait suggéré de se trouver quelqu'un d'autre pour l'appuyer dans ses rêves de grandeur, il ne pensait pas tellement à un général. Peut-être à Olivia Armstrong, mais Mustang était plus réaliste que son défunt camarade.

-Savez-vous ce qu'on raconte?

-Vous avez enquêté sur les rumeurs qui courent en ville? s'étonna Raven.

-Oui et certains disent que le généralissime serait… un homoncule.

La réaction du général prit Roy de court. L'homme éclata de rire. Bien sûr, il fallait que le colonel agisse comme si toute l'affaire n'était qu'une blague, se serait la bonne façon de répondre au rire à peine forcé de Raven. Cependant…

-Ah, ah… ahahaha, oh, quelle bonne blague, franchement Mustang! Je suis content que vous m'en parliez. Venez, personne ne doit rater cela.

-Mais…

Le flame alchemist se vit entraîner de force par Raven jusqu'à la salle où tous les généraux se réunissaient pour rencontre King Bradley lui-même. Un endroit où le colonel ne voulait certainement pas avoir à mettre les pieds. Il était dangereux pour un soldat d'un rang encore aussi faible que le sien d'entrer dans ce genre de pièces. Mais malgré toutes ses protestations, Roy franchissait les portes avant d'avoir le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Il tenta de se ressaisir en voyant tous les hommes importants se tenant devant lui. Il avait l'impression d'être un pauvre lapin devant une meute de prédateurs. Mais il s'efforça de se tenir droit et de réprimer son inquiétude en voyant le visage jovial de Raven changer du tout au tout.

-Messieurs, le colonel Mustang a une bonne blague pour vous! Qu'est-ce que vous me disiez déjà, colonel? Ah oui, que le généralissime était un homonculus…

Roy voyait le piège se refermer sur lui, si simplement qu'il se demandait comment il n'avait pas tout vu venir. Il chercha des yeux le fameux généralissime, qui devait se tenir dans l'ombre, au fond de la pièce, puisque autrement, il aurait été absent. « Merde, merde… » pensa le colonel en le voyant s'avancer lentement, sortant des ombres avec un visage dur et un sourire mauvais. Personne ne riait et aucun des hommes dans cette salle ne semblait partager la surprise que Roy et Edward et n'importe quel soldat normal aurait eue à cette nouvelle. « Ils… Ils le savent déjà? »

-Alors, où le problème Mustang? Qu'est-ce qui vous dérange dans le fait que je sois un homoncule?

Les mots de Bradley tombèrent sur le colonel comme des blocs de ciment. Voilà ce que Hugues avait essayé de lui dire. L'armée est dangereuse. L'armée était infiltrée. Le chef suprême de l'armée toute entière était un de ses monstres qui avaient tué Maes. Une raison de plus pour le faire tomber de son piédestal. Mais un point de plus qui rendait le généralissime quasi impossible à atteindre.

Roy ne put s'empêcher de sourire devant l'ironie de cette situation. Il avait échappé aux mâchoires d'un homoncule pour se jeter dans celle d'un autre. Et il comprenait maintenant qu'il aurait de la difficulté à respecter la promesse qu'il venait tout juste de faire à Riza. « Avec de la chance, je viens de signer mon arrêt de mort. »

Hawkeye, de son côté, attendait toujours, bien droite, des sueurs froides glissant dans sa nuque. Elle essayait de se rappeler de tout ce que Roy avait réussi à faire sans elle. Il avait survécu à la guerre un bon moment avant qu'elle n'arrive et ne se mette à le couvrir. Il serait sûrement venu à bout des secrets de l'alchimie de feu sans son aide. Sûrement… Il n'aurait jamais pu devenir un colonel à l'âge de 29 ans sans son aide. Ni un alchimiste d'État à l'aube de sa vingtaine. Pourrait-il revenir en un seul morceau maintenant, alors qu'il était incapable de courir sans son aide?

-Il en a déjà tuer un sans l'aide de qui que ce soit, se répéta-t-elle pour ne pas perdre espoir.

Mais le temps passait et chaque heure, chaque minute et chaque seconde passé à attendre lui donnait le temps de s'inquiéter davantage et de s'imaginer comment son colonel aurait réussi à se faire tuer, capturer, torturer, où elle ne savait quoi encore. Les histoires à faire peur que les recrues se racontaient alors qu'elle n'était qu'une étudiante ayant choisie d'entrer dans l'armée lui revenaient à l'esprit. Havoc lui avait compté une histoire particulièrement terrible qui lui donnait des frissons rien qu'à y repenser. De plus, avec la journée terrible qu'elle venait de passer, ce n'était vraiment pas le moment de s'épuiser à attendre son supérieur dans le froid de la nuit, à côté de cette voiture qu'elle conduirait elle-même pour le ramener chez lui, s'il se décidait à sortir.

Elle se serait tordue les mains d'inquiétude s'il n'y avait pas eu ces gardes à attendre devant les grilles du bâtiment de soldat. Quand l'aube pointa, Armstrong arriva et comprenant qu'elle n'avait pas pris de repos depuis plus de 24 heures, lui proposa de prendre sa place. La jeune femme, malgré son souci, jugea qu'elle serait plus utile à son colonel en forme qu'à moitié inconsciente à cause du surmenage. Elle accepta donc l'offre du major.

-Pourquoi vous ne me tuez pas maintenant? demanda Roy après que Bradley lui eut conté comment il était devenu un homoncule, passant de l'homme au monstre.

Mustang lui avait suggéré de vivre comme un simple humain, mais Wrath retirait une grande fierté d'être un surhomme. Le colonel ne pouvait pas croire que le généralissime lui ait entièrement confié le secret de la création des homoncules. Des êtres humains artificiels faits à partir de véritables hommes. Alors presque n'importe qui pouvait devenir…

-Vous nous êtes encore utile, colonel. Même si vous êtes incapable des mêmes prouesses que moi, vous avez encore quelque chose à nous apporter.

Roy se serait certainement enorgueilli de ce genre de commentaire si ça n'avait pas été Bradley qui le lui disait. Il pensa un moment à abandonner son rang et à quitter l'armée. Après tout, quitté son poste en bonne et due forme n'était pas un crime. Mais…

-Lieutenant Hawkeye, lieutenant Hawkeye, appela Fuery en la croisant sur son chemin jusqu'au dortoir. Avez-vous eu la nouvelle?

-Quelle nouvelle?

-Nous sommes re localisés. Falman est envoyé au nord, moi-même au Sud et Breda à l'ouest et…

-Soldat Hawkeye, intervint une autre voix.

Riza avait la tête qui tournait quand elle se retourna pour prendre l'enveloppe que lui tendait le fonctionnaire de l'armée. Si elle comprenait bien, tous les hommes de Mustang était envoyé à différents postes loin de Central pour qu'il se retrouve seul et démuni. Alors, elle aussi, serait sûrement…

« Non, pas ça. » Elle ouvrit l'enveloppe, fébrile. Techniquement, il s'agissait d'un avancement. Elle ne pouvait se douter qu'on la placerait si haut. Ce n'était pas une promotion, mais une condamnation à ses yeux. Car on la séparait de Roy.

-Qu'est-ce que ça dit, demanda Fuery.

-Je vais devenir… l'assistante personnelle du généralissime.

Au même instant, Roy venait d'apprendre la nouvelle de la bouche même du chef suprême de l'armée. Il n'en revenait tout simplement pas, mais pourtant, toutes les conséquences de cet état de fait lui vinrent à l'esprit. Riza serait dorénavant l'otage de King. Et lui ne pourrait se permettre la moindre action d'éclat de peur de mettre son lieutenant en danger. L'assistance personnelle du généralissime, rien de moins. Pourquoi, pourquoi fallait-il que cela arrive maintenant?

-Je suis désolé, Mustang, déclara Wrath.

Le colonel ne le regarda pas pour savoir s'il affichait l'expression de mise avec cette phrase. Rien ne pouvait plus l'atteindre d'autre que l'idée qu'il serait maintenant séparé de Riza. Il ne pourrait plus la regarder travailler sans trop réfléchir à ce qui leur arrivait. Il ne pourrait plus exiger qu'elle le reconduise chez lui uniquement pour profiter de sa présence un peu plus longtemps. Son ombre rassurante ne viendrait plus recouvrir la sienne quand il s'endormirait à sa table de travail et jamais plus il n'aurait la chance de lui parler à mots couverts loin d'oreille indiscrète, afin de fomenter une mission top secrète où il pourrait lui parler au téléphone en l'appelant Élizabeth et…

« Pourquoi maintenant?! Pourquoi est-ce que tout doit m'arriver en même temps! Mon fou, mon pion, ma tour, mon chevalier et même ma reine! » pensa-t-il désespérément.

Il ne pouvait pas cacher son désoeuvrement, même devant Bradley. D'ailleurs, le fait de feindre l'assurance malgré tout aurait mis la puce à l'oreille de ce monstre d'homoncule. Car Roy savait qu'il avait encore une chance de retomber sur ses pieds. Après tout, Riza pouvait toujours s'être enfuie et être présentement en route pour un autre pays ou un autre continent, où même l'influence des homoncules ne pourrait pas l'atteindre.

Comme Bradley était infatigable, il n'avait pas besoin de dormir et décida de garder le colonel avec lui encore un peu. Il fit donc servir du thé et convia le soldat à lui tenir compagnie. L'arrivée du fullmetal et de son frère ne fut pas une grande surprise. Roy en profita pour annoncer à Edward l'état des choses, à mots couverts bien sûr. Il put alors constaté que l'ultimatum de King était complet. En effet, quand Elric décida de laisser tomber son statut d'alchimiste d'État, le généralissime le menaça en lui parlant de son amie d'enfance, Winry et décrivant très clairement l'endroit où elle vivait et les gens qu'elle côtoyait. L'atmosphère électrique fit comprendre au colonel que lui-même devrait se tenir à carreau s'il ne voulait pas voir quelque chose arriver à son lieutenant.

Ils quittèrent le généralissime dans une ambiance terrible, à cause du coup d'épée que l'homoncule lança dans l'armure d'Alphonse, sans prévenir. Après un bref moment de panique chez les deux frères, Edward se ressaisit pour exiger du colonel qu'il lui prête de l'argent.

-Non mais pour qui tu te prends, un gangster?!

Ils s'enfuirent presque dès qu'ils eurent assez de monnaie pour passer un coup de fil. Roy resta bête un instant, à se demander ce qu'il avait pu rater pour ne rien comprendre de l'agissement des deux frères. Puis un détail d'une importance monumentale le frappa soudainement.

-Oh non, mon lieutenant!

Il cria si fort dans sa surprise d'avoir pu oublier Riza qu'il choqua les soldats l'entourant, mais n'y faisant nullement attention, il se précipita à travers la bâtisse pour rejoindre leur point de rendez-vous, où elle se trouverait encore si tout allait…

-Premier lieu… commença-t-il avant de se figer complètement, le souffle court, pour constater l'ampleur de la catastrophe.

À la place de la jeune se tenait le major Armstrong, immense, moustachue et définitivement moins féminin que la charmante Riza.

-Il y a un problème colonel? Vous avez l'air plutôt pâle.

-N'importe quel homme aurait le teint cireux en découvrant une armoire à glace moustachue à la place d'une femme! répliqua Roy.

Il passa une main nerveuse dans ses cheveux, pour se calmer les nerfs. L'absence d'Hawkeye ne signifiait pas qu'elle soit morte, mais peut-être s'était-elle tout simplement tanné de l'attendre. Si elle était partie, alors tout était pour le mieux. Peut-être avait-elle déjà rejoint son poste auprès du fuhrer. Non, non, il ne pouvait pas l'accepter.

Au même instant, Riza courrait de toutes ces forces, espérant arriver au lieu de rendez-vous avant que son colonel ne le fasse et ne s'imagine mille et un scénario. Elle le connaissait bien, il n'était pas mieux qu'elle pour avoir une imagination fébrile. Ayant traverser les mêmes inquiétudes que celle qu'il aurait si elle devait ne pas être là lorsqu'il sortirait, elle se doutait parfaitement de son état d'esprit quand elle crut l'apercevoir de loin, lui tournant le dos et cherchant son souffle tout en passant une main nerveuse dans ses cheveux. Elle sentait l'odeur de sa peur. L'épreuve qu'il venait de traverser nécessitait un minimum de soutien. Le genre d'appui qu'Armstrong ne pouvait donner… Mais elle était si fatiguée à l'aube et n'avait dormi que trois heures… Cela lui semblait pourtant trop.

« Elle ne m'aurait pas attendu toute la nuit, elle n'est pas stupide à ce point. Et si elle est déjà en train d'endosser ses nouvelles fonctions. Oh, bon sang, faites qu'elle soit saine et sauve, d'une façon ou d'une autre. » pensa-t-il.

-Colonel Mustang!

Le cri de Riza, surgit de nulle part le fit sursauter et il se retourna pour s'assurer que c'était bien elle, malgré le fait qu'il ne puisse pas en douter, puisqu'il aurait reconnu sa voix entre milles autres.

-Vous allez bien? Vous avez mis tant de temps que j'étais persuadée que quelque chose vous était arrivé, s'expliqua-t-elle, sans lui laisser le temps de dire un mot.

Roy, oubliant ses craintes, la pointa avant de faire un signe de tête vers Armstrong, ne comprenant pas du tout pourquoi le colosse se tenait à sa place.

-Oh, pardon colonel.

-Le premier lieutenant Hawkeye vient juste d'arriver de la salle de repos, intervint Armstrong.

-Le major Armstrong m'a vu alors qu'il rentrait chez lui et à proposer de prendre ma place un court instant. D'ailleurs, merci Armstrong.

-Ce n'était rien du tout lieutenant, s'inclina le soldat.

-Vous ne vous êtes pas enfuie, s'étonna Roy, ne comprenant rien de plus à ce qui venait de se passer.

-Voyons, qui d'entre nous à dit que nous devions pas abandonner peu importe ce qui arriverait? répliqua-t-elle.

Il ne s'agissait pas d'un reproche et son sourire redonna confiance au colonel. Réconforté, il poussa un profond soupir de soulagement, avant de se diriger vers la voiture. Contrairement à ce qu'aurait cru Riza, il prit la place du chauffeur, décidé à prouver qu'il n'était pas complètement incompétent. Après l'avoir fait attendre aussi longtemps, il lui devait bien cela. Armstrong monta avec eux, mais cela n'empêcha pas Roy de déclarer d'une voix forte, vibrante d'un double avertissement.

-N'allez pas dire plus tard que vous auriez du vous enfuir au lieu de rester.

Double avertissement du fait qu'il serait blessé par ce genre de commentaire, mais surtout parce qu'il ne voudrait pas la mener à sa propre perte en se servant d'elle pour réaliser son rêve.

-Vous me dites ça maintenant?

Il sourit cette fois, complètement rassuré. Ce qu'il aurait voulu lui dire à ce moment, un million de choses. Et elle, ce qu'elle n'aurait pas donné pour le prendre dans ses bras et lui faire oublier le stress qu'il venait de traverser et les dangers qui les attendaient encore. Au moins Roy savait-il qu'il n'était pas encore tout à fait échec et mat.

à suivre

allez, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Je sais que ça ne vaut pas fullmetal lover, mais je crois que je suis en train de retrouver la pêche. ALor, pas de souci, le prochain chap sera mémorable! C'est une promesse. Seulement, il risque de prendre du temps à arriver! À moins que...