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Leçon sept : Jalousie féroce et sombres desseins.
La première fois qu'il l'a vue avec un autre, il a perdu la raison
o.O.o
Il les a vus ! Il les a vus dans ce couloir glauque, à échanger des caresses dégoûtantes et des gémissements obscènes ! Il les a vus ! Il a vu son regard à elle, trouble et paresseux, briller tellement fort que son érection lui fait encore mal. Il les a vus ! Il les a vus ! Il les a vus ! ! IL LES A VUS ! ! !
Tom sort la baguette et force le bout rougeoyant à toucher sa peau. La douleur le fait tressaillir : Mais pourtant aujourd'hui, ça ne le calme pas. Il voit encore Minerva embrasser l'autre comme une pute de luxe. Elle n'a pas le droit. Elle n'a pas le droit ! Comment ose-t-elle ? ? Elle lui appartient ! Tom hurle, en sanglote comme un enfant. Il attrape son verre et le serre tellement fort qu'il se brise dans sa main. le sang coule, la souffrance afflue mais ce n'est pas suffisant. Il faut qu'il frappe. Il chasse le souvenir de ses soupirs lascifs qui s'échappaient de sa gorge à elle - et qui ne lui était pas destinés, bordel !- et s'attaque à ses murs avec les poings, serrant les dents pour ravaler ses cris de rage.
La crise ne passe pas. Les phalanges sont fêlées pourtant. Les poings tuméfiés. Mais il ne ressent rien d'autre qu'un picotement. Alors, il laisse tomber et attrape un couteau, un banal couteau mais dangereusement pointu. Sans frémir, il se l'enfonce dans la chair tendre du bras et ferme les yeux, cherchant le côté apaisant de la scarification. D'ordinaire, il serait déjà au sol et tremblerait de tous ses membres. Pas aujourd'hui. Il est tellement fou de rage qu'il laisse l'hémoglobine couler entre ses doigts, tâcher le sol, sans même s'en rendre compte. Le liquide chaud mouille sa manche, macule sa main mais ça ne le dérange même pas. Il n'a pas mal, tellement il est enfoncé dans la haine glacée qui lui massacre l'âme.
Minerva lui appartient, vous comprenez ça ? ! Elle n'est à personne d'autre ! Il ne partage pas ses jouets, jamais ! On la lui a volée ! On l'a dépouillé ! ! Et si jamais l'autre lui a enlevé le plaisir de l'initier à la violence des corps à corps... Tom se fige, écarquille les yeux dans sa colère. Non. Non, c'est impossible ! Il en crèverait, merde ! C'est à lui de le faire, c'est son rôle ! Si c'est le cas, il le tuera. Il le tuera.
Il lui faut un nom. Il lui faut une victime. Mais le couloir était sombre et les soupirs anonymes. Alors Tom cherchera. Tom trouvera. Tom se vengera. Il a toutes les vacances de noël pour ça.
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Minerva se laisse tomber sur le lit, le souffle court et la peau moite. La tête de Luc apparut dans son champ de vision, moqueur.
"Mords moi ? Sérieusement, Minerva ?"
Elle rougit un peu, amusée malgré-elle. Il a beau jouer à la grande gueule, Luc est encore un gamin, impressionné par son contact. Émerveillé, peut-être... Il se contrôle toujours, angoissé par l'idée de lui faire mal, la traite comme une statue de cristal, qu'un son pourrait briser. En fait, il la respecte énormément et ça fait du bien à son ego blessé.
Elle grogne, savourant le soleil chauffant délicieusement son ventre. Les vacances sont bien entamées, maintenant. Et bien qu'au départ, elle soit restée pour réviser ses ASPIC's, maintenant que cette histoire de détention est enfin terminée, elle n'a pas été surprise d'apprendre que Luc restait aussi, comme toujours. Dieu merci, Marx n'avait pas pu rester et Éric l'a accompagné. Ils ont le dortoir pour eux tout seuls.
"Pourquoi tu ne rentres jamais chez toi pendant les vacances ?"
Luc tourne la tête vers elle, souriant légèrement.
"D'après toi ?
- Je sais pas."
Le silence s'installe un court instant, jusqu'à ce que l'adolescent ne le trouble d'un soupir :
"C'est que j'ai aucun autre endroit que Poudlard. Sans la magie, je pense que je serais à la rue en ce moment précis, à me vendre dans le froid."
Minerva ne dit rien, muette face à la déclaration.
"Tu vois, mon père est un chômeur et alcoolique avec ça. Ma mère a attendu six mois avant de nous abandonner, lui et moi. Remarque, je la comprends. Mon père est un raté. Quand on m'a sorti de là à onze ans..."
Luc s'arrête de parler, il en a trop dit. Il gigote un peu contre la sorcière qui lance comme par réflexe :
"Je t'aime."
Après ça, il n'y a plus un bruit. Ils ont presque arrêté de respirer. Lui cligne des yeux, effroyablement surpris et un minuscule espoir dans le coeur. Il ne sait pas très bien si c'est vrai ou si ce n'est qu'un mensonge empreint de pitié. Et elle ne sait pas non plus. C'est elle la mal à l'aise maintenant, elle qui a détruit la première règle. Alors, il ne répond pas. Il l'aime, il ne l'aime pas ? Il n'en sait rien. Il laisse juste son bras entourer sa taille et profite juste de ce corps doux et chaud contre le sien. Elle est à lui maintenant.
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Tom grogne lorsqu'il ouvre les yeux, couché dans le sang séché. La plaie s'est enfin tarie. La vie est emprisonnée dans son corps, finalement. Le sommeil l'a accueillit et la rejeté brutalement, comme après chaque crise. Mais cette fois-ci, il est encore moins réparateur. Minerva a hanté ses rêves, suppliant un autre comme une vraie petite chienne. Un autre... La jalousie lui serre toujours le coeur.
Il faut qu'il la récupère. Ce n'est même plus envisageable de laisser tomber, pas maintenant. Elle doit, elle va lui revenir. En rampant et en pleurant. Et ce... Ce... L'inconnu va disparaître de sa vie. Définitivement.
Un hibou tape contre la vitre, le tirant de ses pensées brûlantes. Un instant plus tard, la lettre est entre ses mains et l'oiseau est déjà loin. Le papier moelleux et la couleur crème le renseigne bien assez : Le parchemin vient tout droit de la famille Malfoy. Abraxas, il en mettrait sa main à couper. Dans un déchirement sourd, l'épaisse enveloppe chute et ses yeux parcourent la lettre, avides :
"Cher Jedusor.
Lucius, mon fils en première année, m'a apprit il y a peu ta présence professorale à Poudlard. Je dois avouer que la nouvelle m'a surpris : Je ne te voyais pas, toi entre tous, professeur. Surtout ici. Peut-être gâches-tu tes talents : Tu avais pourtant des thèses très... Intéressantes. J'aurais apprécié que tu les exploites, comme tu l'as promis la dernière fois que l'on s'est vus. J'ose espérer que tu n'as pas décidé de te rétracter.
Abraxas Malfoy."
Tom contemple encore un peu les lignes qu'a tracé son aîné, faisant tourner pensivement sa bague autour de son doigt. La lettre est assez claire et la menace à peine cachée. Abraxas Malfoy n'a jamais été d'une intelligence flamboyante : Mais là, on atteint les sommets. De plus le ton paternaliste du chef de famille a le don de l'irriter. Le brun répond donc succinctement :
"Malfoy.
Soyez tranquille quant à mes ambitions : Poudlard n'est que... Passager. Je ne renonce à aucune de mes thèses et je tiens donc à renouveler les termes de l'accord qui nous lie. Je comprends parfaitement vos inquiétudes que je ne peux que qualifier de légitimes. Mais mon plan impose un passage dans ce qu'on appelle injustement école.
Je vous réécrirais dans peu de temps, dans le but d'honorer ma part du marché.
T. E. J."
La lettre est pliée, cachetée et enfouie au fond de sa poche. Ce genre de relations est d'un ennui ! Quel imbécile que le père Malfoy. Et le fils n'a pas l'air mieux. Enfin. Au moins, ce rappel à l'ordre lui a permis de revoir ses motivations. Le jeu avec Minerva commence à freiner l'avancement de ce que l'on peut considérer de capital. Il y a des choses à faire et des choses à faire vite.
Salut tout le monde !
Déjà, je m'excuse du temps de réponse, j'étais en pleine semaine de bac blanc. Ouais. Bon, je me suis loupée en anglais -vu que j'ai pas vu que y avait un recto... Oui, oui, je suis une abrutie terminée- mais sinon, je prie pour avoir la moyenne. Je supplie. Surtout en maths.
Alors Roomy, t'as pas lu ce chapitre parce qu'il y a des découvertes capitales dedans et je voulais te faire la surprise. Et puis aussi parce que tu réponds pas à mes messages. Tu m'en envoies et quand je te répond tu ne me réponds pas. Tu sais que ça m'inquiète ?
Sinon, je tiens à remercier ceux qui ont attendu pour avoir la suite et si j'oublie de répondre aux reviews, vous avez le droit de me renier. Sinon, vu que le bac blanc est terminé -Oh, YEAAAAAAAAAAAAH !- je vais enfin pouvoir m'en retourner à mes fictions. Va falloir que je sois productive pour me faire pardonner mon absence.
Roomy, j'attends de tes nouvelles !
Merci d'avoir lu, merci de lire, merci des reviews.
Bouya'
