Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.

Personnages:. Ils sont ici humains. Plus précisément Arthur et Francis, plus leurs enfants.

Parings: Sous-entendu de Fruk

Rating: Rien de terrible

Cadeau de Noël pour tous mes lecteurs.


Le Lion en Uniforme Rouge

Épilogue 2: Le Noble Francis Bonnefoy (1789)


Durant 8 ans, des lettres et de courtes visites en France avaient été leurs seules possibilités de se voir. Francis donnait congé à ses serviteurs, sauf le plus fidèle, et recevait son amant aussi bien que possible. Arthur avait pu faire la connaissance de Matthieu et de Eleanor. Bien élevés, adorables et aimant beaucoup leur père, ils étaient des enfants modèles qui savaient aussi tenir leur langue.

Dans les lettres, Arthur parlait de sa vie. Il avait du avoir d'autres enfants. Ainsi en 1784 étaient nés des jumeaux. Un petit garçon brun et un petit garçon blond appelés James et William. Et deux ans plus tard en 1786 était née une fillette brune nommée Alicia Malheureusement sa femme mourut en couches. Arthur refusa toutes propositions d'union suite à ça. Il considérait déjà son vieux père comme responsable de les avoir harcelés pour avoir un ultime enfant, pour essayer d'avoir une fille.

Il avait assez d'héritiers comme ça. Pas besoin de prendre une nouvelle épouse et d'avoir de nouveaux descendants. Sa famille lui convenait parfaitement telle qu'elle était. Trois fils et une fille. Peter se relevait un enfant vif et intelligent. William était curieux et rêveur. James était plein d'énergie et bavard. Quand à Alicia elle faisait la joie de sa fratrie.

Arthur se retira de la vie militaire, aidant aux affaires familiales, élevant ses enfants. Il tint des salons, se créant un cercle de personnages cultivés. Il était relativement heureux. Il avait fait son deuil. Et était désormais quelqu'un de respecté et avec qui on aimait discuter des événements du monde. Il était également très riche. Il dirigeait la moitié des affaires de leur famille, laissant le droit à son aîné et se concentrant sur un commerce d'épices qui lui rapporta gros. Il dirigeait un commerce qui faisait venir en Angleterre des marchandises du monde entier. Il avait beaucoup de clients et sa fortune doubla. Un joli coup de poker que ses frères saluèrent avec sincérité.

Sa correspondances avec Francis fut longues et bien soignée. Ils s'amusaient à utiliser des codes et eux seuls parvenaient à lire entre les lignes, même si certaines missives se révélèrent plus passionnées que d'autres. L'anglais les conservait dans un tiroir fermant à clé. Et lui seul savait où était cette clé. Si quelqu'un lisait ces lignes, il ne comprendrait pas. Parfois il n'y avait pas le nom du correspondant sur la lettre enflammée, juste ''mon amour''. Et Arthur prenait bien garde à ce que personne ne sache quoique ce soit.

Ses enfants grandissaient. A l'aube de l'année 1789. Peter avait 12 ans, les jumeaux avaient 5 ans et la petite dernière en avait 3. Le noble s'était entouré de peu de serviteurs, et uniquement de ceux qui le connaissaient depuis l'enfance. Certains semblaient au courant de sa relation étrange avec un français, mais personne ne disait rien. Son majordome disait avec un rien de malice ''votre lettre de France monsieur...vous l'attendiez avec impatience, n'est-ce pas?''. Le noble riait doucement et congédiait l'homme pour lire à son aise.

Seulement durant cette année, il s'inquiéta beaucoup. En effet des problèmes commençait à apparaître en France. Les lettres étaient des résumés des troubles qui régnaient là-bas, racontant le mécontentement du peuple devant une monarchie trop absolue, le mécontentement d'un peuple affamé. Francis ne se sentait pas tranquille du tout. Il se sentait même terriblement mal à l'aise devant ces débordements. Il ne vivait pas à Paris mais avait l'écho de ce qui se passait là-bas, son frère lui relatant les événements. La colère flottait dans l'air, le peuple avait faim. Et le roi ne semblait pas agir réellement pour ses sujets. Quelque chose de grave allait se produire un jour ou l'autre, Francis le sentait.

Le 14 juillets, le peuple avait prit la Bastille. Arthur lut l'information avec un intérêt croissant. Cette prison était tout un symbole et avait été détruite. Des gens avaient été décapité. Tout cela sentait len danger. Il n'était pas tranquille et conseilla à son amant de venir se réfugier en Angleterre si les choses empiraient. D'un autre côté, il se demandait comme cela allait évoluer.

En novembre, il reçut une lettre disant que le peuple était allé chercher le roi à Versailles pour le ramener à Paris. Francis admettait ne plus se sentir en sécurité. Le climat ne lui plaisait pas. Il sentait que quelque chose de terrible pouvait se produire un jour ou l'autre maintenant.

Arthur répéta son invitation en Angleterre, promettant qu'il avait de la place dans son manoir. Qu'il pourrait aider le français à trouver un travail pour le temps qu'il passerait chez lui. Que le précepteur qu'il engageait parlait parfaitement le français et pourrait s'occuper de ses enfants.

Il n'eut pas de réponse. Il commençait à s'inquiéter et glanait autant d'informations qu'il put sur ce qui se passait en France. Ses enfants se demandaient pourquoi leur père était préoccupé. Mais il se montrait un peu distant, préoccupé. Un jour pourtant, son majordome vint et fit, d'un ton neutre, regardant son maître qui lisait une invitation «Monsieur, quelqu'un se trouve à la porte et demande à vous parler.

- Ce quelqu'un devait venir? Je n'ai pas le souvenir d'avoir invité une personne aujourd'hui.

- Non, mais je pense que vous devriez recevoir cet individu et ses enfants.

- Un pauvre? Donnez leurs à manger.

- Non monsieur. C'est un noble vu ses manières.

- Hum?

- Grand, blond, aux yeux bleus. Et français vu son accent. Il semble un peu plus jeune que vous. Il doit avoir 35 ans.»

Arthur s'était figé, les doigts crispés sur le papier de sa lettre qu'il reposa en vitesse. «Où est-il?

Dans le petit salon.»

Le riche commerçant dépassa son majordome et avança à pas rapide vers la pièce en question. Il ouvrit la porte et retrouva face à...

«Francis.»

Ils se fixèrent, ils ne s'étaient pas vu depuis deux ans. La présence des enfants empêcha l'anglais de se jeter sur son amant occasionnel pour l'embrasser. Il vit que Matthew avait désormais 14 ans. C'était un adolescent aux traits fins et délicats. Il avait des boucles blondes comme celles de son père. Sa peau était pâle. Il eut un fragile sourire à l'ami de son père. La petite fille avait, quand à elle, 10 ans. Ses cheveux étaient longs et noirs et sa peau dorée. Elle était vêtue d'une robe bleue. Elle eut un petite révérence à l'égard de cet homme qu'elle avait vu plusieurs fois.

«Bonjour monsieur Kirkland.

Bonjour les enfants.» Il eut un sourire doux et demanda «Vous êtes sans doute épuisés par le voyage n'est-ce pas?» Il ouvrit la porte du salon et appela son majordome. «Je vais vous offrir des chambres, allez vous reposer pendant que je parle à votre père.»

Ils hochèrent la tête. Un étrange éclat passa dans les yeux de Matthieu. Arthur fut certain que l'adolescent savait parfaitement la nature de leur relation mais n'en disait rien. Le jeune homme lui fit un sourire amical et suivit son serviteur qui prit les maigres bagages des enfants pour les emmener aux chambres d'amis.

Arthur attendit que la porte se soit refermée pour s'avancer vers le français, levant une main pour toucher sa joue. «Tu as une mine épouvantable.

- Je ne dors plus depuis le début du voyage, j'avais peur qu'on nous agresse sur la route. Et la traversée n'a pas été tranquille non plus.» Il s'assit sur un fauteuil, les traits tirés et des cernes sous les yeux. «Je ne savais plus quoi faire. Le peuple prenait de plus en plus de liberté, agressait les aristocrates et les nobles. Des gens ont été décapités. Dans la ville où j'étais , les choses allaient encore mais tout allait empirer. Les privilèges ont été abolis. Beaucoup de riches familles préfèrent partir dans d'autres pays. Le roi est clairement prisonnier du peuple qui l'a ramené à Paris.

- Tu as eu raison. Mieux vaut rester à l'abri pendant que les choses se calment.

- Je ne pense pas que les choses vont s'apaiser Arthur.» Il prit une main de son amant et en frotta la paume de son pouce, doucement. «Au contraire, je pense que ça va empirer. Comme un brasier qui est allumé sans personne pour l'éteindre.

- Tu crois vraiment que...

- Je crois que ce n'est pas une révolution comme les autres. Pas vraiment comme celles que ton pays a connus. Pas comme celle que l'Amérique a connu.

- J'ai eu beaucoup d'informations, mais pour le moment, ça ne semble pas si terrible.» il s'assit face au français, haussant un sourcil «Et ta famille?

- Elle sait que je suis partis. Je ne sais pas s'ils vont faire de même.» Il était pâle et épuisé. Il porta sa main à son visage «J'avais peur pour ma famille, pour mes enfants, pour ma vie. J'ai préféré partir pendant que je le pouvais. Je sentais que un danger planait.

- Nous verrons bien. Au moins tu es en sécurité ici. Si tout va bien, tu pourras repartir chez toi.

- Merci de nous accueillir.

- C'est normal.» Arthur eut un doux sourire et s'approcha, ses lèvres frôlant celles de l'autre blond, dans une caresse douce et tendre «Tu m'as manqué.» Ses mains se posèrent sur les bras de son amant et le baiser suivant fut un peu plus passionné.

Ils se séparèrent, haletant. Et se regardèrent. Francis leva une main et caressa la joue lisse de l'anglais en souriant. «Je te promets que je saurais me rendre utile, je ne serais pas une charge.

- Mais j'espère bien.» il eut un sourire malicieux «J'ai quelques idées de choses que tu pourrais faire pour moi.»


Les choses s'installèrent ainsi, dans une routine douce et agréable. Matthieu qui parlait bien l'anglais aida à l'occuper des trois plus jeunes, qui l'adoptèrent bien vite et l'appelèrent «Big Brother». Il jouait avec eux, les aidait à travailler (pour ceux qui commençait l'étude).

Peter et Eleanor devinrent très proches, jouant ensemble et faisant les 400 coups tous les deux. Arthur aida Francis a ouvrir un lieu de soin. Il mettait ses talents de médecin à destination d'un certain public et offrait de la nourriture aux pauvres. Il devint vite aimé et respecté par beaucoup de gens.

La relation des deux amants resta relativement secrète. Même si certains domestiques avaient des doutes, pas un ne trahit son maître, et ils restèrent tous fidèle devant le bonheur de l'anglais.

Les enfants grandissaient et étaient de plus en plus proches, ils étaient comme une famille. Les années passèrent et les choses ne s'améliorèrent pas en France, bien au contraire. Francis avait de moins en moins de raisons de rentrer. Ses frères avaient tous fuis. Un en Hollande et l'autre en Suisse.


Et puis un jour de juin 1796, les famille Kirkland et Bonnefoy célébraient le mariage de Peter (19 ans) avec Eleanor (17 ans). Il y avait de nombreux invités et la fête était très agréable, malgré les troubles en Europe, personne n'en parlait en ce jour de fête.

Arthur, du haut de ses 48 ans, était toujours en forme, les cheveux toujours blonds et un visage altié, malgré quelques rides. Francis, du haut de ses 43 ans était également en pleine forme. Il riait de voir son fils aîné, marié à une jolie anglaise nommée Madeline depuis trois ans. Ils attendaient d'ailleurs leur premier enfant. Tout était parfait. Peter était fier comme un paon et la mariée était magnifique dans sa robe blanche. Les jumeaux (12 ans) et leur petite sœur (10 ans) étaient trop jeunes pour paraître à une telle fête et attendaient le lendemain pour se moquer de leur frère comme il fallait.

La famille Bonnefoy avait fait semblant de se convertir au protestantisme pour ne pas avoir de problème dans la vie courante, mais continuait à exercer leur culte à la manière des catholiques.

Observant leurs enfants qui dansaient sous le regards attendris de beaucoup, Francis se pencha à l'oreille de son amant et souffla, en français «Heureux Arthur?

- Parfaitement.

- Nos familles sont réunies désormais.

- Effectivement.» Il sourit avec malice «Tu te souviens de notre rencontre.

- Bien entendu.

- Je n'aurais jamais imaginé que ça finirait comme ça. Tu étais juste un espion que je devais faire parler et finalement.

- Tout ça a cause d'une balle puis d'un espion envoyé te tuer.

- Je ne les regrette pas, parce que j'ai pu te connaître comme ça.»

Ils se sourirent, doucement et reportèrent leur attention sur leurs enfants qui riaient un peu plus loin, ensemble, parfaitement dans leur élément.

Leur rencontre était le fruit du hasard. Un officier britannique et un espion français. Deux ennemis héréditaires. Une balle avait tout changé. Une dette de vie avait suivie. Un simple échange de regard et quelques paroles pour mieux se connaître.

Aujourd'hui, ils étaient ensemble et parfaitement heureux.

Arthur ferait tout pour ne pas détruire cette paix et cette harmonie, pour garder son bonheur auprès de lui.

FIN