Je préconise que la meilleur défense, c'est l'attaque. Je charge donc l'Espada, et porte un coup puissant. Celui-ci réagit et son sabre intercepte le mien. La force du coup le fait reculer, et je presse mon avantage, tentant de le mettre hors combat le plus vite possible. Un vicieux coup de pointe me contraint à reculer, avant de riposter furieusement. Il est sacrément bon. J'ai l'avantage de la force et de la vitesse, mais sa technique surpasse la mienne de loin. Un coup d'estoc passe sous ma garde, mais la lame est arrêté par mon armure dans un tintement. J'en profite pour frapper, mon sabre déchire sa veste et tranche sa peau, dessinant une estafilade sanglante. Mince, son Hierro est beaucoup plus solide que prévu. Je saute en arrière, pensant réfléchir à une tactique, mais il ne m'en laisse pas le temps. Il bondit à ma rencontre et je pare, avant de le repousser brutalement. Je passe par dessus lui et délivre un estoc fulgurant au passage, qu'il esquive de justesse. Je me retourne à temps pour éviter sa lame avant de frapper en arc de cercle, ce qui le contraint à désengager. Il tend le doigt vers moi et une lumière verte pâle devint un Celo destructeur. Je réplique avec mon propre Celo, et l'explosion qui en résulte inonde la pièce de poussière. J'en prend parti pour passer derrière lui grâce au Sonido, et la fente que j'exécute lui transperce difficilement l'épaule. Je tente de retirer ma lame lorsque je constate qu'elle est coincée. Ulquiorra me retient le poignet. Cette action me prend au dépourvu. Il en profite pour me lancer un Celo, cette fois à bout portant. Je suis éjecté par l'explosion, mais lorsque le fumée se dissipe, j'en ressors pratiquement indemne. Mon armure m'a une fois de plus sauvé de l'attaque. Ulquiorra ressort mon sabre de son épaule, et le lance sur le pilier derrière lui.
J'utilise le Sonido pour la récupérer, mais il parvient à m'intercepter, et son sabre fend l'air. Pas le choix, j'attrape son sabre a la main en bénissant le fait que les gantelets sont compris dans l'exosquelette, et l'écarte violemment pour accéder à mon arme. L'arme se niche dans ma paume, et je l'arrache afin de parer un coup au visage. Un Sonido me permet de m'éloigner pour que j'évalue la situation. Je remarque alors que son épaule est à présent exempte de blessure. Une régénération accéléré, et d'une telle vitesse ! Je comprend mieux pourquoi ce malade d'Aizen l'a choisi, je risque pas de le tuer. Et si j'essayais ? L'idée me séduit, pouvoir prendre cet espèce d'arrogant au dépourvu me plaît.
« Aiko. Fit une voix qui m'était inconnue.
Ulquiorra tendit la main et la lumière verte apparut au bout de son doigt, mais cette fois elle resta et se concentra, devenant plus intense.
- Aiko.
Encore cette voix. Mais d'où vient-elle ? Le Celo concentré est tiré, et le rayon verdâtre file vers moi, prêt à m'engloutir.
- Écoute moi, Aiko ! »
Je suis au sommet de la tour d'or et d'argent. Je la reconnais immédiatement. Comment y suis-je revenu ?
« Aiko, pourquoi ne m'écoute tu pas ?
C'est cette voix ! Je me retourne et je vois, debout derrière moi, mon ''jumeau'' noir, qui me toise d'un air peiné, mon sabre à la main. Enfin, non, pas mon sabre. La lame du sien est entièrement noire, même si la garde est identique.
- Tu m'a fait tien, et pourtant tu ne m'entend pas.
- Qui est tu ? Je ne comprend pas.
Une deuxième voix intervient alors, moqueuse.
- Et tu l'a mêlé à toi ? Tu aurais du me laisser le détruire !
Blanc vient d'apparaître derrière moi, et il regarde Noir d'un air ironique.
- Ma force le soutient depuis bien plus longtemps que la tienne ! Toi, tu est inutile ! Surenchérit Blanc.
Je les regarde un instant avant de commencer à comprendre. Je me tourne vers Blanc, et je plante mon regard dans le sien. Une pression subtile émane de lui, et fait barrage entre Noir et moi.
- Va t'en.
- Je te demande pardon ? Demande Blanc en perdant de sa morgue.
- Cesse d'interférer entre lui et moi !
Il pousse un grognement, avant de me dévisager avec énervement.
- Tu ne comprend vraiment pas ! Je suis toi. Et lui aussi maintenant, fait-il en désignant noir du doigt d'un air dégoûté. Nous ne sommes pas fait pour être ensembles. Il m'affaiblis, et toi aussi par la même occasion !
- Tu te trompe. Si tu acceptais sa décision, si tu cessais de tenter de le garder pour toi seul, tout serais plus simple ! Riposte Noir.
La tension commence à monter entre eux. Je suis largué. Pour une raison que j'ignore, Blanc a pris Noir en grippe, et me reproche de l'avoir ''mêlé à moi''. Un détail me tape soudain dans l'œil. Je comprend tout maintenant. Pas étonnant qu'ils se détestent à ce point.
- C'est bien gentil de s'aimer à ce point, ironisais-je, mais je vous signale que pour l'instant, c'est moi le principal intéressé de l'affaire ! J'ai besoins de sa force à lui aussi, et je suis prêt à t'exploser si tu continue à faire obstruction !
Blanc reste sans voix, puis éclate soudain de rire, il rit tellement qu'il s'en tient les cotes.
- Ahahaha... Ce que tu est drôle ! C'est d'accord, je te laisse utiliser sa force. Après tout, on est dans la merde tout les trois. Mais je préfère te prévenir, dit-il en pointant son doigt vers moi, je ne le laisserais pas me mettre à l'écart ! C'est soit moi, lui et moi, sois rien ! »
Le Celo est sur le point de m'engloutir. Je fait barrage avec mon arme, et je parviens tant bien que mal à dévier la formidable attaque, qui va défoncer un mur. Le visage impassible d'Ulquiorra s'anime d'une expression de surprise. Je prend mon épée, et je l'absorbe à moitié dans ma paume. Un nom résonne dans ma tête, je l'entend clairement à présent. Je sais ce qu'il me reste à faire.
« Transcende...
Une pression phénoménale m'écrase. Elle est telle que le sol se fracture autour de moi, et que je suis plaqué à terre, incapable de terminer mon action. Je la reconnais facilement, c'est pas la première fois que ce salaud d'Aizen m'écrase de son reiatsu. Quel frimeur !
- C'est assez. Beau travail, Ulquiorra.
Lorsque la pression se dissipe, je me relève et fait un doigt dans sa direction. Ça ne sert à rien, mais ça soulage. Je réabsorbe mon arme. Pratique, ça m'évite d'avoir besoin d'un fourreau. Je lève les yeux pour voir qu'Aizen me fixe intensément.
- Je comprend mieux maintenant. Ce n'est pas un sabre d'Arrancars que tu tiens. C'est un Zanpakuto de Shinigami.
Moi, ce que je commence à comprendre c'est les pétitions pour faire cesser les tests sur les animaux en laboratoire, parce que c'est exactement ce que je subis !
- Tu n'est pas un Hollow devenu Arrancar. Tu n'est pas un Shinigami ayant subi une Hollofication. Tu possédais des capacités de Hollows, mais celles-ci te sont venue par ton incroyable capacité à assimiler les particules spirituelles environnantes, dont celles de ton père. Une fois arrivé dans le Hueco Mundo, cette capacité t'a permis d'absorber encore plus d'énergie, nourrissant ton reiatsu sans qu'il ne te sois nécessaire de devenir Shinigami pour devenir plus fort.
Je frissonne, et pas de froid. Il me fait vraiment peur.
- Le Hogyoku brouille la limite entre les Shinigamis et les Hollows, afin de créer un être capable de dépasser les limites de chacune des ces deux espèces. Mais toi... Tu n'était ni l'un ni l'autre. Et vraisemblablement, tu a acquis tout ce qui te manquais. Je me demande si ton potentiel est réellement exempt de limites... C'est fascinant.
Ce que je retiens de son discours, c'est que ce type m'a analysé froidement, avec exactitude et m'a même appris des choses que j'ignorais. Ce gars... Quel monstre.
- Maintenant, j'ai une offre à te faire, Aiko.
J'ignorais même que ce gars puisse faire autre chose que donner des ordres. Je suis tout ouïe.
- Tu dois savoir que nous sommes actuellement attaqué. Des intrus ont actuellement pénétré Las Noches. Abat en un, n'importe lequel, et tu deviendra le Fraccion de Kaito.
Fraccion. En d'autres termes, je pourrais rester avec père. Le salaud.. Il m'interdit implicitement de le rejoindre tant que je n'aurais pas accompli ce qu'il m'ordonne. Qu'importe après tout. Si c'est ce qu'il veut, il l'aura.
- Très bien, répondis-je.
- Dans ce cas, pour l'instant, reste avec Ulquiorra. Ulquiorra, tu peux partir.
- Merci, Aizen-sama. »
Lui et ses ''Aizen-sama'' dégoulinant de servilité... Je le suis néanmoins. Inutile de dire que ce palais est à mon goût beaucoup trop grand pour être utile. Pratiquement toute les pièces sont vides. Heureusement d'ailleurs que j'ai un ''guide'', parce que sinon, la seule chose que j'aurais fait, c'est tourner en rond. Nous arrivons enfin aux appartements, si l'on peut les appeler ainsi, d'Ulquiorra. C'est comme le reste des pièces, vide, sauf qu'il y à une sorte de lit. Incroyable. Je me demande franchement à quoi il passe ses journées celui-la. Sudoku peut-être ? Avant que je ne puisse pousser plus avant mes interrogations, une vision s'impose à moi. Une Shinigami au cheveux noir, au sabre couleur de neige, qui se tient dans une pièce sombre. Mais qu'es ce qui se passe ?
« Conscience synchronisé. Me dit Ulquiorra, comme en réponse à mes pensées.
- Pardon ?
- C'est le pouvoir et la responsabilité du Nueve Espada. Il lui permet de transmettre les informations qu'il reçoit à tous les autres Espadas. Comme ton reiatsu ressemble fortement au nôtre, tu a été sans doute inclus sans qu'il n'y pense.
Sa voix monocorde me fait penser à celle du présentateur à la radio. Et encore, la voix du présentateur radio est plus vivante que la sienne. J'ai l'impression que rien n'a d'importance a ses yeux.C'est assez gênant de faire une discussion avec quelqu'un comme ça. Je cesse d'y penser pour me concentrer sur ce que je sais maintenant être envoyé par l'Espada n°9. Je suis le déroulement du combat, et je vois finalement, contre toute attente, la Shinigami finit par transpercer la tête du Nueve. La conscience synchronisé prend fin avec la mort de l'Espada, mais je vois que la Shinigami est mortellement blessée. Elle ne vivra pas très longtemps. Je sens soudain une pression spirituelle qui s'approche. Elle est puissante, et ce n'est pas celle d'un Arrancar. Je tiens une occasion. Je me dirige vers la source, lorsque j'entends Ulquiorra se lever.
- Qu'es ce que tu compte faire ? Demandais-je, méfiant.
- Simplement assister au combat. Et te prévenir des règles de Las Noches.
- Qui sont ?
- Il est deux choses qui sont interdites dans l'enceinte de Las Noches. Le Gran Rey Celo, le Celo des Espadas. Et la libération du sabre d'un Espada de rang quatre ou supérieur. Chacune de ces choses est en mesure de détruire Las Noches.
- En quoi ça me concerne ? »
Il ne me répond pas. Mais je comprend aisément ce qu'il veut dire. C'est à la fois assez flatteur pour mon ego, et assez frustrant, parce que ça signifie qu'il m'est interdit de libérer mon sabre. Enfin, qu'importe. Ce ne sera pas la première fois que je transgresse les règles établies par un tier. Mais je préfère m'y plier tant que je ne risque rien, ne serait ce juste parce que j'ai l'impression qu'Ulquiorra n'est pas du genre à plaisanter sur ce genre de chose. Je file en Sonido pour arriver au plus vite, et j'arrive enfin, dans l'embrasure d'une porte qui donne sur un escalier, à voir celui qui approche. Je reconnais le rouquin, une chevelure pareille, ça ne s'oublie pas. Comment il s'appelle déjà ? Ah oui, Kurosaki Ichigo. Je passe la porte, et il se fige en m'apercevant. Il porte, chose étrange, une petite Arrancar sous le bras, et une énorme épée dans le dos, entourée de bandelettes et dont la forme me fait étrangement penser à un couteau de cuisine pour géant.
« Qui est tu ? Me demande t-il.
- Je ne crois pas que je me sois présenté à toi auparavant. Pourtant, moi je me rappelle de toi, en particulier ce jour là, ou père à fait fuir le Hollow. Répondis-je. Mon nom est Sonoda Aiko.
- Désolé, mais je n'ai pas le temps de jouer avec toi. J'ai autre chose à faire, alors laisse moi passer.
- Tiens, tu n'est pas la pour admirer la fabuleuse architecture de ce palais ? Pourquoi tu est là au juste ?
- Si tu est au ordre d'Aizen, tu devrais le savoir ! Alors dégage de là ?
Aux ordres d'Aizen ? J'avais pas de rancune particulière contre lui, mais la il a dit le mot de trop. Je me rappelle soudain un détail. Quelqu'un dont la présence ici m'avais semblé étrange. Mais oui !
- Ne me dis pas que tu est ici à cause de cette cruche d'Orihime ! Mourir pour quelque chose qui à du sens, ça je peux le comprendre, mais aller se suicider pour une guimauve aux cheveux orange dégoulinante de bons sentiments et dépourvue de tout sens commun...
Son regard se durcit instantanément. Apparemment, j'ai visé juste. Il pose la petite Arrancar, et dégaine son énorme lame, dont les bandelettes qui tombent révèlent un tranchant acéré. Son aura à changé. Il se prépare à attaquer. Je tend la main droite et mon sabre émerge, avant de se nicher dans ma paume gantée.
- Je vais en finir en un seul coup. Crache t-il avec hargne, en pointant son arme vers moi, les deux mains sur la poignée. Bankai !
Une explosion de reiatsu noir et rouge l'enveloppe, et lorsqu'elle se dissipe, son énorme sabre est devenue un simple katana à la garde en forme de Manji, et sa tenue est devenue un long manteau noir. Il passe ensuite la main sur son visage. J'ignore ce qu'il compte faire, alors je me tiens sur mes gardes. Un masque apparaît soudain sur son visage et je sens son reiatsu s'épaissir, devenir plus sombre, plus intense. Un masque de Hollow ! C'est quoi ce délire ? Il rassemble une énorme quantité de reiatsu, qui se condense autour de lui et de son arme. Je lève mon sabre dans un réflexe de défense. D'une voix changée, toujours la sienne, mais comme si une autre parlait en même temps, il lance alors son attaque.
- Getsuga Tensho !
L'énorme reiatsu prend la forme d'un arc de cercle destructeur qui fonce droit vers moi. Je la bloque avec mon arme, tentant de stopper cet énorme croc noir. La pression me repousse de plusieurs mètres, mais je me stabilise. Un sourire de prédateur se dessine sur mes lèvres. Il est trop faible. Il ne peut me vaincre. L'attaque, incapable de me repousser, se disperse sur les côtés et fracasses plusieurs piliers sur son chemin, soulevant des tonnes de poussières. J'attends que celle-ci se dissipe pour voir mon adversaire, exténué, et les débris de son masque par terre. Sa pression spirituelle à considérablement diminuée, et je sens que c'est du à la disparition de son masque. Il me regarde d'un air paniqué, et j'en profite pour pointer le doigt vers lui et lancer un Celo. Le rayon le cueille et lui fait traverser le mur. Je m'élance à sa poursuite. Il a remis son masque le temps de l'attaque pour y résister. Je le rattrape alors qu'il s'enfuie dans le sable, la petite sous le bras. Mince, je l'avais oublié celle là. Je ne veux pas la tuer, elle n'a rien à voir dans tout ça. Je change mon coup de sabre en coup de pied, et le roux est expulsé jusqu'à une des tours, et en traverse le mur. Je le rejoins en Sonido, et le découvre écroulé sur le sol, se relevant difficilement et couvert de blessures. La fillette n'est pas avec lui. Je me dirige tranquillement vers lui, sabre baissé.
- Ne le prend pas mal, mais tu vas mourir. Tu n'a aucune chance contre moi. Je ne le fais pas par plaisir.
- Attend.
La voix d'Ulquiorra me fait l'effet d'une douche froide. Que veut-il faire ? M'empêcher de réaliser ce que Aizen m'a demandé ? Ce salopard de Shinigami pourrait bien lui avoir ordonné quelque chose comme ça. Je ne quitte pas Ichigo des yeux, mais celui-ci semble paralysé face à l'Espada.
- Je croyais que tu te contentais de regarder, Ulquiorra. Tenterais tu de t'interposer ?
- Non. Tu à fait ce que tu devais faire. Considère que tu à accomplis ta mission. Retourne auprès d'Aizen-sama.
Je reste méfiant. Je suis incapable de dire si il ment ou pas. Mais bizarrement, je crois que je peux lui faire confiance. J'absorbe mon sabre et je me détourne. Cela ne me concerne plus. Je vais pouvoir revenir auprès de père. Au regard de l'intervention de l'Espada, c'était un foutu test. Un de plus. Autant aller au plus vite auprès d'Aizen, avant que ce tordu n'invente un autre truc pour me pourrir la vie.
