Hello ! J'espère que vous passez de bonne vacances, ou que vous soyez. Pour ma part je pars demain très très très tôt le matin, c'est pour ça que je préfère poster le chapitre 6 dès aujourd'hui, car là-bas j'aurais peut-être du mal à poster les chapitres quand il faut mais je ferais de mon mieux. Profitez bien de vos vacances car elles vont passer rapidement je le sens.

Sur ceux, bonne lecture !

RAR :

Jadounette : AW tu sais que je t'aime toi et non je ne trouve pas ça bizarre ahah au contraire c'est mignon.

Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -excepté le principal- et le corps de l'histoire est inspiré des films X2 et X3, les répliques des films seront en italique.


Chapitre 6 : Mission suicide

— Alyssa es-tu parmi nous ?

La jeune élève se redressa subitement et le stylo qu'elle tenait mentalement s'écroula sur son pupitre. Les regards de toutes les personnes présentes étaient braqués sur elle dont celui persan d'Ororo.

— Oui Professeur.

— Alors ou en étions-nous ?

La rousse sentit les ennuies à plein nez, à vrai dire, elle n'en avait aucune idée d'où ils en étaient. La biologie. Concrètement, à quoi servait cet enseignement ? Elle avait toujours haï la biologie. D'habitude, elle écoutait oui, mais pas aujourd'hui. Il manquait quelque chose, c'était comme ci elle était encore endormie dans sa chambre et que la Alyssa présente en classe n'était qu'une projection. Elle se massa les tempes avec force et regarda son poignet vide quelque secondes.

— C'est bien ce que je pensais, c'est la dernière fois que je te reprend Alyssa.

Elle s'excusa du regard et la douce voix de la femme aux cheveux blancs reprit son cours. Elle sentit le bout d'un stylo s'enfoncer dans son épaule et elle se retourna vers son camarade à sa droite. Bobby la regardait avec cet air de grand-frère protecteur et inquiet. Il allait demander quelque chose, mais en retour, elle lui gratifia son sourire le plus convaincant et le jeune brun rapporta son attention sur la Professeur.

Alyssa tenta, elle aussi d'écouter. Les bras croisés contre sa poitrine, elle prenait des notes tout en perfectionnant sa mutation, le stylo noir gribouillait son cahier de sa propre initiative. Il tremblotait légèrement, mais cela était dû au fait que la rousse n'était pas au maximum de sa concentration.

— S'il vous plait Professeur, vous pouvez répéter le principe de la photosynthèse ?

Depuis quand est-ce que ce pestiféré, cet incapable, ce bon à rien stupide et arrogant s'intéresse au cours ?

Doucement, Alyssa, calme tes ardeurs. Tandis qu'Ororo expliquait de nouveau le principe de cette foutu photosynthèse sans broncher ou être exaspéré du manque d'attention de cet élève, la rousse se tourna doucement vers le fond de la classe, avec un regard fatigué et une grimace crispée sur le visage.

Nom de Dieu, Zeus, Bouddha, Prince Gumball. Nom de toutes les figures de seigneurs de ce monde.

L'Allumette affichait son sourire le plus carnassier, si cela était encore possible de faire pire qu'à son habitude, ainsi qu'un regard provocateur en direction de la rousse. Il lui fit un petit signe de la main et tournoya son poignet entouré d'un petit bracelet en cuir noir orné du chiffre romain XXII -22 pour les incultes tel qu'Alyssa Fray- aux reflets cuivrés.

Il l'avait pris, il avait son petit truc à elle autour du poignet et il la provoquait de façon à se vomir dessus en agitant son bien sous ses yeux. Comment avait-il pu l'avoir ? Elle ne s'en séparait jamais.. Excepté la nuit. Alyssa arqua un sourcil et son stylo se brisa en deux sous la pression mentale qu'elle exerçait sur lui. L'Allumette était rentré dans sa chambre et avait volé son porte-bonheur en pleine nuit. C'était quoi ce bordel ? Il lui voulait quoi au juste ? Ce petit jeu entre eux allait loin -petit jeu dont Alyssa ne renvoyait jamais la balle-. À moins qu'il ait juste eu une pulsion à la limite du sadomasochisme.

Ce qui est très probable.

Tout ce qu'elle avait compris, c'est qu'il avait déclaré la guerre.

Elle se détourna de cette erreur de la nature bien qu'il soit sexy ce petit salopard qui ne cherchait rien d'autre qu'une victime, mais il est sexy et elle qui était cette victime, il est sexy. Elle s'imaginait toute sorte de façon de la faire souffrir sans toucher à son beau visage plonger son corps dans l'acide ça abîmerait son dos plutôt attrayant lui arracher les ongles uns à uns et comment il pourrait s'agripper à tes cuisses? lui arracher les yeux et les découper non, ils sont beaux ses yeux. Alyssa plaqua la paume de sa main froide contre son front, Ferme là, c'est bon j'arrête.

On est à la limite de la schizophrénie là.

Quand l'heure fut venue pour les élèves de déguerpir de la classe, Alyssa prit tout son temps afin de sortir dans les derniers. Elle rangeait le plus lentement possible ses bouquins dans son sac et attacha même ses longs cheveux rouges en un chignon afin d'être crédible dans l'opération je-prend-tout-mon-temps-pour-choper-ce-pyromane.

Elle l'aperçut enfin quand elle franchit à son tour la porte. Elle lui agrippa violemment le poignet et lui fit faire volte face. Voyant que ce n'était qu'elle, il eut ce sourire carnassier qu'il affichait à chaque fois qu'ils se croisaient. À croire que sa mutation était en fait se transformer en loup-garou mangeur de jeune fille aux cheveux rouges.

— Rend le moi ! fit-elle hargneusement en tendant sa main.

— Je ne vois pas de quoi tu parles.

Il la dévisageait de haut, elle qui était si petite. Elle lui attrapa le poignet et l'agita sous son nez.

— Tu sais très bien de quoi je parle !

Il regarda le bracelet et regarda la jeune fille à nouveau. Elle semblait sur le point d'exploser et c'était drôle à voir. Ses petits yeux océan semblaient lancés des lasers et la veine qui palpitait contre sa tempe ainsi que sa mâchoire contractée trahissaient sa colère.

Mais le pyromane était d'un tout autre avis, il décida alors de jouer avec les nerfs de la jeune fille en la plaquant contre le mur du couloir. Il posa à son tour ses mains de chaque côté de sa tête contre le mur, de façon à ce qu'elle ne bouge pas. Et même si elle le voulait, ses jambes ne semblaient plus lui répondre. Il se délecta de l'air qu'elle affichait en cet instant, la colère s'était échappé pour laisser place à la crainte et la gène. Tiens ses joues commençait à rosir.

— Qu'est-ce que s'il se passe Strangie ? On a perdu le contrôle de soi ? Pour une fois..

— La ferme, Pyro ! fit-elle tentant vainement de cacher les tremblement de sa voix dans un semblant d'autorité.

Non vraiment, tu n'as pas mieux ?

St John Allerdyce leva les yeux au ciel et inspira longuement tout en la toisant l'air de dire "Je sais tout". Alyssa se cramponna un peu plus au mur, comme si elle espérait passer au travers. Elle aurait bien aimé être Kitty soudainement. Elle n'arrivait pas à mettre une hypothèse sur ce qu'il se passait, elle perdait le contrôle. Elle le perdait et il le prenait. Et rien que pour cela, elle se haïssait d'être aussi faible.

Alors autant ne rien laisser paraître et faire comme si le fait qu'elle ne sentait plus ses jambes faisait partie de son plan.

— Comment tu as fait ? finit-elle par demander.

— Il faut dire que la copine de Bobby à le sommeil plutôt lourd et quand à toi, dit-il en affichant son éternel sourire, j'ai eu un coup de chance.

Alyssa profita de ce moment pour tenter de récupérer son bracelet, mais John intercepta vite son geste et s'empara de son poignet. Il esquissa ce petit rire sadique qui ressemblait beaucoup à celui de Logan. Durant quelque secondes, elle assembla tous les points communs qu'ils avaient, et pourtant non, ils étaient loin d'être les mêmes personnes. Car au fond de Logan, il y avait du bon, mais Alyssa n'était pas sûre de trouver autre que de la moisissure dans l'âme du pyromane.

— Rend le moi ! articula t-elle à nouveau.

— Je t'en pris prend le.

Il la provoqua encore plus en agitant son poignet sous ses yeux pour au moins la dixième fois. Pourquoi se contentait-elle pas de lui prendre ? C'était si gentillement ordonné de la part du brun, et pourtant elle ne le fit pas car il y avait quelque chose de cacher la dessous. Elle tenterait de le prendre et il jouerait encore avec ses nerfs.

— John !

Oh mon Dieu, merci Jésus, merci Seigneur.

Tu sais que tu viens de remercier trois fois une seule divinité, inculte ?

Bobby était définitivement son sauveur dans toute les situation possible. L'Allumette sourit et laissa tomber ses bras le long de son corps. Alyssa respira de pleins poumons comme si on la libérait d'une cage remplie d'eau.

— J'arrive chef. fit-il sans la quitter des yeux.

Il lui sourit une dernière fois histoire de bien le lui encrer en tête afin qu'elle en fasse des cauchemars ce soir. Puis avec un petit signe militaire en direction de Bobby, il se dirigea vers son ami d'un pas nonchalant. Alyssa ne le quitta des yeux que lorsqu'ils disparurent à l'angle du couloir et elle se laissa glisser sur le sol. Cette petite guerre ne commençait pas vraiment à son avantage.

.

.

— Tout va bien Aly ?

Cette dernière se tourna vers Bobby qui la regardait encore avec cet air de grand-frère. Ce n'est pas parce qu'il a un an de plus qu'elle qu'il doit de suite la prendre sous son aile. D'ailleurs elle était déjà sous la protection de l'homme au cigare, de ce monstre géant en adamantium nommé Logan.

— Parfaitement bien.

— En tout cas pas lui. fit-il en montrant le trou qu'elle commençait à former dans le sac de sable.

Alyssa baissa alors les yeux vers ses mains, ses phalanges étaient affreusement rouges, et même écorchée par endroits et ses doigts étaient tout engourdis et elle fut presque étonnée de pouvoir encore les bouger. Mais elle n'y fit guère attention et se mit à frapper de nouveau de toutes ses forces contre sa cible.

Elle aimait bien ce défouloir, ça lui permettait d'extraire toute les ondes négatives que l'allumette géante déferlait sur elle. Elle avait plusieurs façons de se calmer, mais dans ce cas ici présent la violence était la meilleure façon de le faire. Malheureusement, il n'en était pas le cas pour IceBerg.

— Hé hé, arrête tu vas finir par vraiment le trouer et je ne veux pas nettoyer les dégâts. fit-il en prenant les mains de la jeune fille. Si tu veux te défouler, défoule-toi sur moi.

Il lui afficha son sourire le plus provocateur. John le faisait mieux. Encore une fois, elle n'était pas sensée se défouler afin de ne plus penser à lui ? Bobby prit place sur le gros tapis au milieu de la pièce et l'incita à venir. Elle se plaça juste en face de lui et brandit ses deux pauvres poings devant son visage.

— Je te préviens, je ne te ménagerais pas. Pas aujourd'hui.

— Je t'en pris Aly, avec ton 50 kilos tout mouillé ? Tu vas faire quoi ?

Elle prit ça comme un signal et se jeta sur lui, mais il contra son attaque et elle se retrouva rapidement les fesses contre le tapis.

— Qu'est-ce que je t'avais dit ?

— Je t'ai laissé faire.

Elle se releva avec grâce en projetant ses pieds en avant tout en poussant sur ses mains. Se jetant de nouveau sur Bobby, elle évita les deux poings qu'il lui lança et qui au lieu de frapper son visage, rencontrèrent ses avant-bras.

— Alors comme ça, tu filtres avec John ?

Elle fit un petit bon en avant et lança son pied à la rencontre du visage de son adversaire. Mais ce dernier attrapa de justesse sa cheville et fit en sorte de faire tomber la jeune rousse qui s'écroula dos contre le tapis.

— Je ne filtre pas avec lui. fit-elle, haletante.

Alyssa fit encore un de ses mouvements souples afin de se relever. Mais dans son coup, elle prit soin de faire une sorte de croche pied à Bobby qui tomba au sol en explosant de rire. Elle baissa les yeux vers lui avec cet air de défi et de gagnante.

— Je le déteste.

On y croit tous.

Après cela, elle tourna le dos à son adversaire, chose qu'elle n'aurait pas du. Bobby se releva et cala son bras sous sa gorge, faisant attention à ne pas lui faire trop mal non plus. Alyssa planta ses ongles dans la peau du brun, mais c'était peine perdu, car il avait une poigne assez forte.

Il était peut-être temps d'essayer ce coup qu'elle avait vu si souvent dans les films. Ce coup assez difficile mais pas impossible et avec sa souplesse et son poids très léguer, elle était avantagée. Elle enroula ses doigts autour du bras de Bobby et s'y agrippa fermement. Enfin, elle mit toute sa force dans ses jambes, en s'appuyant sur une des deux genoux de Bobby, et se propulsa en arrière dans un bond de gazelle. Elle se retrouva alors derrière le jeune homme qu'elle mit rapidement au tapis en l'attrapant par les épaules.

— Je te crois. fit-il en se massant le dos, grognon.

Alyssa lui tendit gentiment sa main et le Glaçon sur patte l'attrapa. Elle l'aida à se relever et se dirigea alors vers l'armoire qui contenait des serviettes blanches et fraîches. Elle s'empara de l'une d'entre elle et l'enroula autour de son cou transpirant avant d'en balancer une à Bobby. Ce dernier, assit sur le sol, l'attrapa de justesse et s'essuya le visage.

La jeune rousse s'affala sur le sol à son tour et laissa tomber sa tête contre l'armoire.

— Il a piqué mon bracelet. fit-elle après quelques minutes de répit.

Bobby fronça les sourcils d'incompréhension puis assembla rapidement le puzzle.

— Je ne sais pas comment il a fait pour ne pas me réveiller, j'ai un sommeil vraiment léguer. Mon bracelet était sur ma table de chevet et maintenant, il est à son poignet.

Elle paraissait complètement abattue comme si le fait d'avoir son poignet vide la rendait vulnérable, sans défense et totalement pitoyable.

Tu es pitoyable avec ou sans ce foutu bracelet.

Elle ferma longuement les yeux, faisant taire cette atroce petite voix dans sa tête.

— Qu'est-ce qu'il a de si important ce bracelet ?

— C'est le bracelet de mon père. soupira t-elle.

Baissant les yeux vers ses pieds qui devinrent tout d'un coup chose des plus intéressante possible. Bobby se décala à ses côtés et posa une main sur sa cuisse, main qu'Alyssa dévisagea, mais ne retira pas. Elle avait toujours ce respect envers Malicia et ne voulait pas rendre les choses plus difficiles entre la brune et le glaçon que sa ne l'était déjà.

Trop gentille, la petite Alyssa Fray.

— Crois moi ou non. John ne fera rien de stupide, il se contentera de te provoquer en le gardant avec lui.

— Peut-être mais je me sens comme une méduse échouée sans ce bracelet.

Bobby rigola et entraîna Alyssa dans son fou rire.

Pourquoi tu ris alors que c'est la vérité ? Tu ressembles à une méduse échouée doublée d'un phacochère aux poils rouges.

— Tu devrais lui rendre la pareille.

Il se leva et à son tour, il tendit sa main à la jeune rousse qu'elle s'empressa de prendre. Bobby enroula alors son bras autour des épaules de son amie et tout deux se dirigèrent vers leurs dortoirs. Passant par tous les couloirs possibles et restèrent longuement dans l'ascenseur. Même si c'était tout juste quelque seconde de plus que d'habitude.

— John à le sommeil lourd, éluda t-il en l'abandonnant devant sa chambre. Tu sais ce qu'il te reste à faire, je pense que vers 23h se sera bon.

Puis il tourna les talons.

— Mais où est votre chambre ?

Bobby esquissa ce petit sourire sournois et s'arrêta à la porte ornée du chiffre 27 bleu juste en face de la chambre de Malicia et Alyssa. Cette dernière sourit en le voyant pénétrer à l'intérieur, puis à son tour, elle s'engouffra dans sa chambre sous le regard interrogateur de Malicia affalé dans son lit dans une étrange position.

— Je vais avoir besoin de ton aide.

.

.

— Les tenues étaient vraiment nécessaire ? demanda Malicia.

Alyssa baissa les yeux sur leurs tenues, elles portaient toutes les deux un leggings noir comme la nuit ainsi qu'un pull couvrant leurs bustes et leurs bras de la même couleur sombre. Elles avaient les cheveux attachés en une longue queue et des chaussettes noirs qui leur procuraient un silence avantageux à chaque pas.

— Non, mais je trouve ça vraiment sexy.

— Je ne sais même pas pourquoi tu m'entraînes la dedans.

— Parce-que toi aussi tu trouve sa sexy et comme ça tu pourras me rappeler ce service quand tu auras besoin de quelque chose. Maintenant chut.

La jeune rousse posa alors son index sur ses lèvres, incitant sa camarade à ne plus faire aucun bruit. Elle tourna doucement la poignet de la chambre numéro 27 et y entra en maudissant et insultant de tous les noms possibles le grincement que fit la porte en bois.

Ça marchera jamais.

Elles pénétrèrent doucement dans la pièce sombre et ne refermèrent pas la porte, évitant ainsi un nouveau grincement qui risquerait de réveiller les deux jeunes garçons présents et confortablement installés dans leurs lits. Malicia se précipita -par pur réflexe surement- vers le lit du Glaçon sur patte.

— Il est tellement attendrissant quand il dort. chuchota t-elle.

— La ferme Malicia et cherche son foutu briquet !

— Bien patronne.

Malicia s'arracha difficilement à sa contemplation non sans lancer un regard noir à sa coéquipière. Cette dernière se dirigea vers la table de chevet de l'Allumette tout en luttant contre elle-même pour ne pas jeter un coup d'œil vers le visage serein et endormis du jeune homme.

Il était là, ce petit objet en métal était à la porter de sa main. Elle s'agenouilla difficilement comme pour savourer plus longtemps sa victoire. Il allait payer le fait de lui avoir volé son bracelet fétiche et il aurait la même sensation qu'elle, la sensation de se sentir vide. S'emparant du Zippo, elle ne put s'empêcher de le regarder, il était gris tout simple et pourtant, il y avait une mâchoire de requin dessiné dessus de sorte à ce que quand le briquet s'ouvre, la gueule du requin s'ouvre. Elle l'associa au sourire carnassier du jeune homme et sans qu'elle s'en rende compte un sourire se dessina sur ses propres lèvres.

Sexy sourire carnassier.

— Malicia..

Je l'avais dit que ça n'allait pas marcher.

Malicia se redressa brutalement non sans faire un bruit sourd qui manqua de réveiller les deux jeunes hommes. Elle s'approcha, ou plutôt rampa difficilement, vers le Glaçon sur patte tandis que sa coéquipière faisait de grands gestes de gauche à droite l'incitant à sortir le plus vite possible maintenant qu'elle avait ce qu'elle cherchait.

— Malicia, on sort de là maintenant !

— Mais attend il rêve de moi c'est trop mignon.

Alyssa leva les yeux au ciel. Son amie était si niaise parfois qu'elle lui donnait envie de vomir. Et en ce moment même elle se retenait de vomir sur la moquette. La brune allait tout faire rater si elle continuait ainsi. Bien que Bobby soit presque au courant des intentions de la jeune rousse, elle ne voulait prendre aucun risque de se faire prendre par l'Allumette ambulante qui dormait juste derrière elle.

— Ça se trouve il rêve qu'il est en train de t'arracher les cheveux uns à uns de les dissoudre dans de l'acide et faire un rite vaudou en tournant nu autour du chaudron.

Le regard que Malicia lui lança lui cloua le bec sur place, mais ça ne la cloua pas sur le sol pour autant. Alyssa se releva en titubant, elle qui était si maladroite. Mais malheureusement pour elle, elle sentit alors une main glisser à l'intérieur de sa cuisse et s'agripper autour. Cela par contre, la cloua net sur le sol et ses jambes ne lui répondirent plus.

— Malicia..

— Je commence à être beaucoup demandé dis... Donc. acheva t-elle en voyant l'état de la rousse.

Cette dernière était livide et dans quelque seconde son dernier repas ne manquerait pas de se retrouver sur la moquette en une horrible bouillie verdâtre. Elle s'empressa alors de lui venir en aide.

— Il dort toujours.

— J'avais remarqué mais s'il te plait retire sa main de là.

— Tu peux le faire toute seule.

Bien évidemment qu'elle peut le faire toute seule abrutie ! Simplement, une main sur sa cuisse lui fait un peu trop d'effet, surtout cette main.

Alyssa baissa les yeux vers la cause de sa torpeur et remarqua alors le bracelet en cuir entouré autour de son poignet. Bravo maintenant il aurait son odeur et une fois récupéré elle devra le récurer à l'acide pour enlever toute les onde négative de ce grand et foutu bien que sexy St-John Allerdyce.

Attend il le porte encore ?

Heureusement ou malheureusement pour elle, John se retourna dans son sommeil et enfoui sa main au dessous de la couette, non sans froler du bout de ses doigts les fesses de la rousse. Alyssa enrageait sur place de nouveau. Elle allait pus frapper du pied et réveiller tout le manoir, mais Malicia l'empêcha, de justesse, et la tira à l'extérieur de la chambre.

Elles respirèrent enfin de nouveau à une allure normale comme si elles s'étaient retenues depuis le début de leur mission suicidaire. Malicia s'empressa d'atteindre la porte de leur chambre, elle n'avait qu'une envie, c'était de retirer ses vêtements inconfortables et de s'engouffrer bien au chaud dans son lit.

— Merci.

— Je t'en pris, mais tu m'en dois une. Une grosse Alyssa Fray !

La concerné acquiesça en souriant puis Malicia entra dans la chambre, laissant la porte entrouverte. Alyssa admira longuement le petit briquet gris et fut fière d'elle-même. Elle l'ouvrit doucement et alluma la petite flamme qui se mit à danser dans les airs à la façon d'une danseuse du ventre.

C'est plus sexy quand c'est lui qui le fait.

Ferme là.


Merci d'avoir lu !