Bonsoir bonsoir !

Comment ça va ?

Voici un nouveau chapitre

Merci à Lydie pour la correction.

Merci à vous pour les reviews (Je sais j'ai pas répondu... le boulot m'a achevé)

Bonne lecture.


POV Bella

Février. Il y avait toujours autant de neige dans les rues, c'était toujours aussi dangereux pour moi. J'avais bien failli me casser une jambe une fois même. Noël s'était bien déroulé, j'avais passé un agréable moment avec ma famille, nous avions bien ri et revoir ma mère m'avait fait du bien. Pour couronner le tout, quand j'étais arrivée chez moi vers deux heures du matin, j'avais découvert un paquet devant ma porte. Un ensemble de sous-vêtements rouge et blanc ainsi qu'une petite nuisette de la même couleur et un bonnet de père Noël. Il y avait un mot, « Pour quand le père Noël passera te donner son cadeau cette nuit » J'avais bien sûr reconnu l'écriture d'Edward. Il était arrivé une demi-heure plus tard, habillé en père Noël, plus sexy que jamais. La nuit avait été folle.

Je l'aimais, je ne lui avais pas dit mais j'étais raide dingue de cet homme. Tout ce que nous faisions ensemble était merveilleux. Nous parlions pendant des heures de tout et de rien, musique, film, livre, politique, voyage, envie, passion, nos enfances respectives... tout y passait. Parfois on trouvait le temps d'aller se balader en dehors de la ville, juste nous deux. On cuisinait ensemble, on délirait beaucoup également, un nombre incalculable de bêtises pouvait être dit quand nous étions lancés.

Au lit, c'était le pied total. Nous étions restés dans le classique pour commencer avec des positions qu'il n'avait jamais pratiquées mais très vite, il avait voulu utiliser des accessoires et je m'étais fait un plaisir de lui faire découvrir tout ça. Hier encore, j'étais attachée aux barreaux de mon lit.

Tanya ne se doutait de rien, enfin je crois, j'espère. Mais quand elle était là, Edward était toujours très tendu, ce n'était pas le même que lorsque nous étions seuls. Il avait beaucoup de colère envers elle et il se maîtrisait beaucoup, il encaissait toutes ses remarques déplaisantes qu'elle lui balançait, parfois il répondait et quand c'était le cas les cris d'une dispute violente gagnaient la maison. Une fois, il s'était laissé aller et avait pleuré dans mes bras.

Aujourd'hui je ne l'avais pas vu, il était déjà parti quand j'étais arrivée, dans sa chambre, il m'avait laissé une multitude de petits mots doux, comme à chaque fois qu'il n'était pas là quand je travaillais. Comme une ado, j'avais gardé tous ses mots dans une boîte et au moindre coup de cafard, je les lisais. Ce soir, je devais retourner chez les Cullen, Tanya avait organisé un repas alors je devais aider. Point positif, je verrais Edward, point négatif, il ferait semblant d'être fou amoureux de sa femme et je devrais les voir se toucher un minimum.

Je flânai un peu dans les rues de Seattle, je n'avais pas de but précis et comme toujours, je terminai à la librairie en quête de nouveaux bouquins. J'en achetai trois, dont un qu'Edward m'avait conseillé. J'allai ensuite dans un café. Mon chocolat viennois commandé, je commençai la lecture du livre d'Edward. Ce n'était pas bien gai pour le moment ! Mon téléphone sonna, je regardai et, surprise, je décrochai.

- Allo ?

- Bella, c'est Victoria !

- Comment tu vas ? Ça fait longtemps !

- Oui je sais. Je vais très bien et toi ? Mariée et quatre enfants ?

- Non, zéro enfant, pas de boulot stable, en ce moment je suis femme de ménage !

- Merde... qu'est-ce qui s'est passé ?

- À la sortie de la fac, je n'ai rien trouvé et j'ai dû prendre le premier truc qui venait pour payer mes factures.

- Je comprends. Tu cherches quand même dans ton domaine ou tu as abandonné ?

- Non, je vais m'y remettre pour essayer de trouver un poste à la rentrée. Et toi ? Toujours la reine dans ton domaine ?

- Oui oui ! Et tu sais quoi ? James et moi on se marie !

- Génial mes félicitations, depuis le temps !

- Carrément ! Mais je suis heureuse et j'aimerais beaucoup que tu viennes.

- Oh Vic merci. C'est quand ?

- Bon c'est rapide mais c'est le 1er samedi de mars.

- Ok, je vais voir ce que je peux faire et je te rappelle. C'est une cérémonie de quel genre ?

- Normal ne t'en fait pas. Le soir, ça sera au domaine et ceux qui veulent pratiquer, pratiqueront mais discrètement, dans d'autres pièces. Il y aura ma grand-mère !

- Et bien peut-être qu'elle aimerait, tu n'en sais rien !

- Oh Bella... non, on fera les choses bien. Et si tu viens tu pourrais t'y remettre.

- Il faut voir, je ne sais pas.

- Tu es avec quelqu'un ?

- C'est compliqué.

- Oh marié ?

- Ouais, mais son mariage était mort avant même qu'ils se disent oui ! Bref... c'est compliqué.

- Il pourra venir tu sais.

- Je vais m'organiser. Je te tiens au courant de tout ça.

- D'accord merci. Bon je te laisse, James ne me laisse pas beaucoup de temps.

- Oh.. salue-le pour moi.

- Je le ferai ! Bye Bella.

- Bye.

Je raccrochai et essayai de réfléchir sur la façon dont je pourrais aller au mariage avec Edward. Il fallait que je lui en parle. On verra plus tard. Je repris la lecture de mon bouquin, ça devenait un peu plus sympathique, je finis mon chocolat et rentrai chez moi pour me préparer pour la soirée chez mes patrons. Ce soir, c'était un buffet, alors j'allais devoir tourner dans le salon pour vérifier qu'ils ne manqueraient de rien. Après une bonne douche, j'enfilai une petite robe noire, coiffai mes cheveux en chignon tressé et mis une légère touche de maquillage, pas de rouge à lèvres au cas où Edward me vole quelques baisers ou l'inverse.

Prête, je montai dans ma voiture et en route pour la villa ! En arrivant, je fus accueillie par Tanya, elle portait un robe rouge échancrée sur le côté et qui laissait voir sa jambe. Elle approuva ma tenue et me montra les choses que je devais savoir. Le salon avait été redisposé pour faire de l'espace et le pauvre piano à queue d'Edward servait de support pour les verres. Bien sûr, le piano avait été fermé et couvert d'un drap blanc mais il devait quand même détester l'idée. J'étais dans la cuisine à mettre des petits fours sur un plateau quand mon homme arriva, très élégant avec son costume et sa cravate.

- Bonsoir mon ange.

- Chut... pas si fort.

- Elle est au téléphone. Tu es ravissante.

- Merci, toi aussi et cette cravate me donne des idées !

- Il est possible que je vienne chez toi ce soir ?

- Nous verrons. Il y a un truc dont je voudrais te parler.

- Oui ?

- Ma copine Victoria se marie le premier week-end de mars. C'est à Los Angeles.

- Tu veux ton week-end ? Pas de souci.

- Je voudrais aussi que tu viennes.

- Oh Bella...

- Personne ne te connaîtra là-bas, nous serons juste nous, libres pendant quelques heures

- Je verrai ce que je peux faire.

- Merci.

- Quel genre de copine ?

- Celle qui fait dans la domination et tout.

- Quel genre de cérémonie ça sera ce mariage ?

- Tu as la trouille ? Tout à fait classique. Le soir, ceux qui voudront pratiquer iront dans des salles prévues pour eux mais ils feront comme si de rien n'était.

- D'accord, je vais voir pour me libérer.

- Te libérer pour quoi ?

Il fallait qu'elle arrive elle. Pendant que je discutais avec Edward, je ne m'étais pas arrêtée d'organiser les petits fours sur les plats, Edward était assez loin de moi donc rien de suspect. Il prit la parole avec l'agacement qui l'animait quand il lui parlait.

- Bella demandait si elle pouvait avoir son week-end début mars.

- Oui une très bonne amie à moi se marie et c'est à Los Angeles.

- Ah... je vois. Je crois que ça ne pose pas de soucis. Edward ?

- Je m'en fous je ne suis pas là du vendredi soir au lundi soir ce week-end là.

- Tu es où ?

- Il y a une réunion médicale de prévue, je suis invité à venir pour une présentation. Tu veux les papiers ?

- S'il te plaît oui, je veux une preuve.

Edward secoua la tête. Comment il va faire ? Je restais concentrée sur mes petits fours, tâchant de ne montrer aucun intérêt à leur conversation et me tournai vers elle innocemment.

- Comme ceci les petits fours ?

- Parfait oui. Merci Bella. Et vous Bella, vous vous mariez quand ?

- Euh... j'ai rompu il y a peu avec ma petite amie, alors pas d'union de prévue, quelle que ce soit pour moi.

- Vous êtes... avec des femmes ?

- Oui et je n'ai pas honte ! Je suis longtemps sortie avec des hommes mais j'ai compris il y a quelque temps que les femmes étaient plus pour moi.

- Alors Edward ne vous plaît pas ?

- Non. Votre mari est très beau mais... il a quelque chose entre les jambes que je n'aime pas et il lui manque des seins !

- Et... moi ?

- Vous êtes une belle femme c'est sûr, vous auriez beaucoup de succès dans les endroits que je fréquente mais... oh ne vous fâchez pas mais... vous n'êtes pas mon genre.

- Je ne suis pas fâchée. Je suis étonnée. Pour tout vous avouer, je croyais que vous étiez la maîtresse de mon mari. Il se comporte bizarrement quand vous êtes là, il fait attention à lui, il disparaît en disant qu'il opère... pardon je suis un peu parano.

- Oh pas de problème. Ne craignez rien venant de moi.

- Dites-moi... c'est comment avec une autre femme ?

- C'est-à-dire ?

- Au lit, qu'est-ce qui est mieux qu'un homme ?

- Les hommes pensent avec leur sexe. Nous, les femmes, on est plus tactile, nous savons où toucher l'autre pour donner un maximum de sensations, nos corps sont les mêmes après tout. Un homme ne connaît pas toutes les astuces. Par exemple, vous saviez que le creux du genou est une zone très sensible ?

- Non.

- La prochaine fois, quand votre mari vous touchera et qu'il embrassera votre corps, dites-lui de ne pas oublier cette zone. Et juste ici derrière l'oreille aussi. Vous verrez !

- Merci Bella.

- Tout va bien ici ?

- Oui ! Génial, Bella est lesbienne !

- Pardon ?

- Eh oui ! Alors tu vas arrêter de la regarder comme tu le fais parce qu'elle se moque complètement de ta queue Cullen !

- Tanya ! Tiens, les papiers pour la réunion.

Tanya vérifia les dates, les lieux et visiblement tout correspondait. Elle me donna avec plaisir mon week-end pour le mariage et Edward avait une couverture. Il remonta ranger ses documents et m'envoya un message.

E : Tu lui as dit quoi ?

B : Elle voulait savoir ma situation amoureuse. J'ai pensé que ça serait une bonne couverture. Et tes papiers ?

E : Totalement vrais ! Je m'en suis rappelé juste à temps mais j'ai déjà répondu que je ne venais pas. Pur hasard. Elle a l'air heureuse pourquoi ?

B : Elle m'a avoué qu'elle pensait que j'étais ta maîtresse. Elle te trouve bizarre, fais attention.

E : Tu m'en parleras en détails plus tard. Qu'est-ce que tu es belle dans cette robe. J'ai du mal à me contenir.

B : Je ne suis pas intéressée par ta queue Cullen ! Rappelle-t-en obsédé !

E : Haha, dit celle qui a perdu sa virginité à 14 ans et qui a tout expérimenté !

B : Bon j'avoue, elle m'intéresse beaucoup, j'aime la toucher, la caresser, l'embrasser, la lécher...

Pas de réponse, je souris et terminai mes plats, j'entendis la sonnette retentir et Edward entra dans la cuisine.

- Il faut que tu viennes avec nous accueillir les invités. Tanya te présentera en tant que... serveuse je crois

- Ok.

- Et tu me payeras ton dernier message sois en sûre !

- Ouh... le grand méchant loup ! J'ai hâte.

- Insolente !

Il picora mes lèvres rapidement avant de sortir. Je récupérais les manteaux, saluais et offrais de beaux sourires à ces gens très riches. Tanya et Edward jouaient très bien leurs rôles de faux couple. Je fis la connaissance des parents d'Edward, sa mère Esmée, m'avait longuement étudiée avant de m'offrir un sourire franc.

Par la suite, je déambulais entre les invités m'assurant qu'ils ne manquaient de rien. La soirée se passait plutôt bien, c'était assez agréable, les gens buvaient beaucoup je dois dire, surtout un type énorme au visage tout rouge et qui ferait mieux de faire attention sur sa main leste. Il était presque minuit quand les gens commencèrent à partir, vu que d'autres restaient, je devais tenir mon rôle même si j'étais morte de fatigue. Il n'y avait plus de champagne et je me traînai jusqu'à la cuisine. Comment peuvent-ils boire autant de champagne ?

J'entrouvris juste la porte après y avoir entendu des gloussements puis un gémissement. Tanya était là, avec un des invités, un collègue d'Edward en plus. Il l'embrassait dans le cou, ses mains sur ses faux seins, elle lui demandait de l'embrasser sous l'oreille, j'étouffai un rire quand elle gémit et qu'elle dit à son amant que sa femme de ménage lesbienne lui avait conseillé ça .

- Nous le savions tous, hélas...

Je me retournai en sursautant et trouvai Esmée Cullen qui regardait la scène par-dessus mon épaule.

- Pardon Bella, je ne voulais pas vous faire peur. J'aimerais vous parler d'une chose Bella.

- Euh de quoi ?

- Pas ici ma chère. Je ne vous veux aucun mal mais si demain après midi nous pouvions nous rencontrer pour parler de mon fils ?

- Je... ne comprends pas.

- Bella, tout ira bien, je ne mords pas. Je veux le bonheur de mon garçon. Demain 14h au café français dans le centre ville, vous connaissez ?

- Oui.

- À demain alors.

- Oui.

Et elle partit. Merde qu'est-ce qui va m'arriver ? Complètement perdue, je me réfugiai dans la cuisine, sauf que j'avais oublié les deux autres. Je sursautai et rougis en les voyants. Tanya poussa son amant loin d'elle et rajusta sa robe. Merde, merde, merde !

- Madame Cullen, je suis désolée... je ne savais pas que... pardon, vraiment je suis désolée.

- Ne dites jamais rien de ce que vous venez de voir à Edward c'est clair ?

- Oui, je serai muette ! Je vais oublier ce que j'ai vu. Mais vous aviez l'air fâché qu'il ait quelqu'un d'autre que vous...

- De quoi je me mêle ! Bon... il peut aller sauter la fille qu'il veut je m'en fiche, du moment que je ne sache pas qui c'est ! Si ça avait été vous alors ça m'aurait agacée de vous voir tous les jours. Bref, de toute façon ce n'est pas vous ?

- Non !

- Bon, sortez, vous pouvez même partir si vous voulez.

- D'accord, encore pardon.

- Bella ?

- Oui.

- Merci. Votre truc sous l'oreille ça marche !

- Je vous l'avez dit !

Je lui fis un petit sourire pour sauver les apparences et sortis de la pièce, j'allai récupérer mes affaires quand Edward prit ma main et nous enferma dans le bureau.

- Tu pars ?

- Oui Tanya m'a dit de partir.

- Tu veux que je vienne ce soir ?

- Ne m'en veux pas... je suis claquée vraiment. Je n'en peux plus.

- Je ne t'en veux pas.

- Et puis restons prudents.

- Oui. Elle est avec mon collègue hein ?

- Oui... comment tu sais ?

- Elle s'est éclipsée, lui aussi alors. Et j'avais des doutes depuis un moment.

- Elle a dit que tu pouvais coucher avec qui tu veux du moment qu'elle ne sache pas qui c'est. Elle sait que tu as quelqu'un parce que tu disparais plus souvent qu'avant et que tu prends soin de toi.

- Viens contre moi.

J'allai me mettre dans ses bras, il me berça un moment, embrassant ma tête.

- Tu es sûre que je ne viens pas ? On peut juste dormir l'un contre l'autre.

- Une autre fois, je serais endormie avant que tu arrives.

- Ok. À demain alors ma chérie.

- Oui à demain... je t'aime.

- Pardon ?

- Rien ! Bonne fin de soirée, à demain bonne nuit.

Idiote, idiote, idiote ! Ça m'avait totalement échappé, je le pensais si fort que c'était sorti tout seul. Je me levai soudainement très pressée de sortir mais ses grandes mains me retenaient par la taille.

- Bella, tu as dit quoi ?

- Rien, s'il te plaît...

- Je n'ai pas rêvé... Je t'aime aussi Bella.

- Dis pas ça ! Le dernier garçon qui me l'a dit je l'ai quitté.

- Je t'aime Bella. Je t'aime, je t'aime, je t'aime !

- Tu es chiant ! Moi aussi je t'aime et ça me fait peur.

- Il ne faut pas. Nous parlerons de tout ça demain. Rentre te reposer mon amour.

Il m'embrassa avec beaucoup de tendresse et me laissa partir, j'étais soulagée de lui avoir dit mais trop fatiguée pour réfléchir. Je rentrai donc tout simplement chez moi et dormis.


Et voilà.

A la semaine prochaine

Biz

Lexi