Voici la suite… je vais me cacher

Je rappelle qu'il n'est pas sympa de jeter des tomates aux auteures…

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Dédicace aux fidèles mousquetaires :

Paige0703, Jade181184, CoolMhouse, Coljayjay, Rochelle 17, Val81, Daniela

Et à notre Nourann

Lorina merci pour ton commentaire !

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Bonne lecture

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-« Vous êtes vraiment certain de votre info ? » interrogea l'inspecteur

-« Mais puisque je vous le dis ! Je le sais de source sure ! »

-« Bon admettons » grogna le policier « Mais des petits plaisantins surs de leur source j'ai déjà donné ! » ajouta t-il avec un regard suspicieux vers son vis-à-vis « Et j'ai du mal à croire que Cortez soit de retour à New York »

-« Non seulement il est à New York mais il est dans ce bâtiment ! » insista l'autre agacé. « Alors vous le donnez cet assaut bon sang ! Vous n'allez pas le laisser filer !»

-« Non. On tente » marmonna le policier « Mais si… »

-« Vous perdez du temps ! Et je vous rappelle que votre collègue l'inspecteur Fusco est piégé là dedans avec deux otages alors allez y mollo quand même »

-« Va pas nous apprendre notre métier ? » râla un agent qui attendait juste à côté

-« Bon les gars on y va » clama le chef « Vous, écartez vous ça peut être dangereux ! » intima t-il

-« Ouais Ok mais allez y maintenant ! » insista son interlocuteur

L'autre lui adressa un regard agacé puis fit signe à ses hommes d'avancer

Léon poussa un soupir de soulagement en les voyant faire

-« C'est pas trop tôt ! » marmonna t-il

Lorsque Finch l'avait contacté trois heures plus tôt en lui demandant son aide il avait eu un peu de mal à y croire mais il s'était précipité à la planque sans une hésitation, tout prêt à aider ces hommes qui lui avaient sauvé la vie plusieurs fois. Finch lui avait exposé la situation et il n'avait pas pu s'empêcher de frémir, l'adversaire n'était pas n'importe qui ! Pourtant cela n'avait pas entamé sa détermination à aider ceux qu'il considérait un peu comme des amis, ou en tout cas il aurait aimé que ce soit le cas. Ensuite il avait appliqué à la lettre le plan de Finch. Il l'avait même perfectionné ce dont il n'était pas peu fier ! Installé devant l'ordinateur, il avait soigneusement tracé l'informaticien jusqu'au lieu du rendez vous et identifié l'immeuble où il se trouvait désormais détenu et où il y avait de fortes chances de retrouver aussi Reese et Fusco. Enfin il avait contacté la cavalerie. Sauf qu'il n'aurait jamais cru qu'il lui faudrait une bonne heure pour les convaincre ! Finch lui avait pourtant fourni d'excellents arguments pour cela et, de ce fait, il ne devait pas avoir inclus ce contre temps dans son plan.

Léon espérait donc qu'il ne s'était rien passé de fâcheux pendant ce temps perdu ! De loin, il observa un agent faire sauter la porte, puis deux agents pénétrèrent dans le bâtiment. Au moment où deux autres voulurent les suivre les premiers coups de feu retentirent. Bien qu'il fut à bonne distance, Léon plongea précipitamment derrière une voiture pour se mettre à l'abri : on est jamais trop prudent !

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-« Quoi encore ? » grogna Cortez en entrant dans la pièce, frustré « Je n'ai pas eu le temps de m'amuser ! »

-« Les flics ! Ils encerclent l'immeuble » annonça Alexander

-« Comment ont-il pu nous trouver ! » s'exclama Cortez en consultant les écrans des caméras de sécurité « C'est à cause de ce type ! » il se tourna vers l'un des gardes

-« Il n'avait pas de micro patron, on a rien trouvé sur lui ! » affirma celui-ci

-« Il a du trouver autre chose » jugea Alexander « J'aurais du me douter… »

-« Ouais ! Je t'avais dit qu'il valait mieux s'occuper des deux autres en premier ! » Râla Cortez

-« Si on avait fait ça on avait plus rien pour l'attirer ! » protesta le hacker

-« Alors il fallait le diriger vers une autre planque ! Maintenant on va les rater tout les trois ! » répliqua Cortez furieux « Mais je ne laisserais pas faire ! » Affirma t-il en vérifiant son arme « Tant pis si ce n'est pas comme je le voulais, mais ces deux types ne sortiront pas d'ici vivant ! »

-« Gabriel !» se plaingnit Christina

-« T'inquiète ma belle, je serais plus rapide qu'eux ! » l'interrompit son époux. Il la serra contre lui « Toi tu va prendre le passage et filer. Tu sais où m'attendre »

-« Je ne pars pas sans toi ! » protesta aussitôt la jeune femme en passant les bras autour de son cou pour le retenir

-« Je ne serais pas loin derrière ma belle » murmura Cortez « Juste le temps de leur régler leur compte »

-« Non ! » s'emporta Christina « La police est partout »

-« Il leur faudra du temps pour entrer. Soit raisonnable et va m'attendre en sécurité »

-« Et s'ils t'attrapent à nouveau ? »

-« Non, ça c'est fini, je ne retournerais pas en prison ! Je ne les laisserais pas m'arrêter, je me battrais»

-« Gabriel… » Murmura Christina

Son époux l'interrompit à nouveau

-« Non. Cette fois c'est moi qui gagnerait. Sinon ce sera mon ultime combat » Il embrassa sa jeune femme avec fougue puis la repoussa brutalement dans les bras de son frère pour qu'elle ne puisse plus le retenir et quitta la pièce rapidement. La jeune femme le suivit des yeux, inquiète, prise d'un sinistre pressentiment. Elle se tourna vers son frère

-« Pourquoi as-tu tellement insisté pour obtenir cet homme ? » lui lança t-elle agressive

-« J'ai autant le droit de me venger que Gabriel ! »

-« Il t'avait demandé d'attendre un peu, ce type était trop malin… »

Alexander allait répliquer, une déflagration l'en empêcha

-« Mon dieu Gabriel… » Gémit Christina. Elle adressa un regard noir à son frère qui s'était tourné vers les écrans pour vérifier la situation

-« Perdu pour perdu, ils n'auront pas le dernier mot » affirma t-elle brusquement

-« Qu'est ce que tu veux faire ? » répliqua Alexander inquiet. Mais la jeune femme était déjà à la porte « Christina ! » l'appela t-il mais elle quitta la pièce sans se retourner.

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A l'entrée du bâtiment les agents essuyaient les tirs nourris des premiers gardes. Surprit par une résistance à laquelle ils ne s'attendaient pas, ils leur avaient fallu deux minutes pour réagir ce qui avait permis à leurs adversaires de se positionner. D'autant que ceux-ci avaient l'avantage de bien connaître les lieux. Des renforts débarquaient déjà alors que la nouvelle de la fusillade s'était répandue par le biais de la radio.

De l'autre côté de la rue, à l'abri des balles perdues, Léon scrutait anxieusement l'évolution de la situation. Comme les autres il s'était attendu à moins de résistance, même si la réputation de Cortez n'était plus à faire, et il se sentait de plus en plus inquiet pour les trois otages.

A l'intérieur le couloir était un enfer. Conçu pour offrir une résistance maximum à toute attaque éventuelle, il s'avérait truffé de pièges et les assaillants ne parvenaient pas à avancer. Une seconde équipe força la seconde entrée de l'autre côté du bâtiment mais le même dispositif protégeait l'accès. Les portes secondaires étaient inaccessibles et les gardes très bien placés pour tirer sans être accessible à la riposte.

Au sous sol Finch entendait les échos de la fusillade. Il comprit que Léon avait réussi sa mission. Restait à espérer que les sauveteurs le trouverait à temps et surtout qu'ils trouveraient John et Fusco sains et sauf. Finch était persuadé qu'ils étaient toujours en vie. Si John avait cessé de vivre il l'aurait forcement ressenti…

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Reese et Fusco eux aussi entendaient les échos de la fusillade. Ils furent instantanément prêts à se battre, mais comment sortir de cette maudite cellule ?

-« Ils vont surement venir nous chercher, Cortez ne voudra pas nous lâcher » affirma Lionel

-« A moins qu'il ne décide de nous abattre pour ne pas prendre le risque que nous lui échappions » répliqua John

-« Mouais » approuva l'inspecteur

-« Dans les deux cas soyons prêt à intervenir »

John s'efforçait de maîtriser ses inquiétudes. Surtout ne pas penser qu'avant de venir les abattre Cortez pourrait bien commencer par s'occuper de Finch ou qu'Alexander chercherait à imiter son beau frère.

Les deux hommes se rangèrent de chaque côté de la porte misant sur la panique ambiante pour espérer un faux pas du garde. Cinq minutes s'écoulèrent, interminables, puis la porte fut déverrouillée. Un garde entra mais n'eut pas le temps d'avancer que Reese était déjà sur lui malgré l'arme qu'il tenait pointée devant lui. John, en embuscade, lui frappa violemment le bras pour le désarmer, et l'autre, surprit par la brutalité de l'attaque, lâcha prise. Fusco lui donna un coup à son tour qui le fit chanceler. Reese s'apprêtait à le frapper à son tour lorsqu'il avisa un deuxième garde prêt à faire feu. Il saisit son adversaire par le cou et le plaça devant lui comme un bouclier. De façon a ce que les balles ne l'atteignent pas, L'homme tomba, mortellement touché, le second rejeta son arme désormais vide et se dressa devant ses deux adversaires. Il faisait au moins deux mètres et semblait une véritable montagne de muscles. Les deux complices échangèrent un regard et s'élancèrent en même temps sur le garde. Reese reçut un coup de poing et sentit craquer ses côtes douloureusement. Fusco reçu un coup à l'épaule qui le déséquilibra et il tomba à genoux. L'autre voulu en profiter mais Reese qui avait déjà repris un semblant de souffle se jeta sur lui par derrière le saisissant par le cou. Fusco se releva et lui prêta main forte. En unissant leurs forces ils finirent par maitriser le garde qui s'écroula lourdement au sol.

-« C'était un sacré morceau » jugea Fusco cherchant à reprendre son souffle

-« Mais nous formons une bonne équipe » répliqua John en se redressant

-« C'est sur ! » approuva l'inspecteur « Ca va ? » ajouta t-il en voyant l'ex agent porter la main à son côté sans pouvoir dissimuler totalement une grimace

-« Très bien Lionel. Il faut trouver Harold » Il avait ramassé l'arme du premier garde et la lui tendit « Je prends l'autre » dit-il en ramassant celle tombée dans le couloir. « Le type avait des munitions »ajouta t-il en désignant le premier et en se pressant de recharger l'arme.

-« Allons-y » approuva Lionel

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Reese et Fusco progressaient prudemment dans les couloirs

-« Ils ont du mal à entrer » jugea Fusco « Faudrait trouver de quoi les aider »

-« C'est un vrai labyrinthe » constata Reese

-« Dans toute ces pièces comment on va retrouver Finch ? En admettant qu'il soit bien dans cet immeuble »

-« Je suis sur qu'ils ont regroupés leurs otages dans un même lieu. Ce bâtiment a été aménagé pour cela »

-« Ouais je pense. Dommage qu'on ai pas les plans. Mais notre fournisseur n'est pas dispo » ajouta Lionel avec un regard en coin vers l'ex agent

Reese ne répondit pas, dévoré par l'inquiétude, il avait envie de détruire ces murs pierre par pierre pour Le retrouver.

Ils arrivèrent à un palier.

-« Etage ou sous sol ? » interrogea Fusco.

-« Je tente les étages » répondit John

-« Ok. Je prends le sous sol » approuva l'inspecteur.

Ils se séparèrent. Reese monta lentement l'escalier. La porte d'accès à l'étage suivant était condamnée. Il gravit une nouvelle volée de marches. Cette fois l'accès était libre. Il entendit des voix au fond du couloir. Quelqu'un donnait des ordres d'un ton nerveux. Le couloir formait un angle dans lequel il se dissimula. Il vit alors la silhouette d'un homme qui sortait de la pièce du fond, suivi d'un garde, et se dirigeait vers une porte sur le côté qui se révéla être un ascenseur.

-« Et surtout gardez les commandes ! Si la porte cède fermez le sas, ils ne doivent pas entrer ! » Hurla t-il avant de monter dans la cabine

Reese avait été tenté d'intervenir mais il comprit à cet instant qu'il était à proximité du poste de commande. S'il pouvait neutraliser les gardes à l'intérieur il pourrait ouvrir les portes aux assaillants. Il se demanda s'il existait une chance que Finch s'y trouve ?

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Fusco descendit lentement à l'étage inférieur, attentif au moindre bruit. Il comprit qu'il était au rez de chaussée du bâtiment. Il ne se souvenait pourtant pas avoir monté un étage en arrivant. Mais le couloir présentait une certaine pente. Il s'engagea prudemment dans le sas, ouvrit une première porte et vit qu'il s'agissait d'une pièce ressemblant à un salon. Il le traversa. Une porte au fond donnait sur une chambre

-« Je suis dans les logis » marmonna l'inspecteur. Il ressortit, longea le couloir en explorant les pièces, se retrouvant dans les cuisines « Je ne le trouverais pas ici » jugea t-il. La pièce suivante était un autre salon qui le laissa perplexe. Tout y était rouge et noir, un rouge vif, agressif, qui donnait presque mal aux yeux. Les tapis noirs le valorisait, accentuaient le contraste « Drôle de goût ! » grimaça Fusco. Un minuscule chien surgit de l'arrière du canapé et vint menacer l'inspecteur, grognant et lançant des aboiements suraigus

-« C'est quoi ce roquet de poche ? » marmonna Fusco. Il devina que le chien devait être le plus paniqué des deux. Il le saisit par la peau du cou et alla l'enfermer dans la pièce du fonds. « Pas envie que tu donnes l'alerte mon pote ! Et côté canin je connais mieux ! » Affirma t-il. Il s'apprêtait à quitter la pièce lorsqu'il entendit un bruit de pas précipités. Il entrebâilla la porte juste à temps pour voir passer une jeune femme qui courait vers le sas une arme à la main. Il la suivit sans hésiter.

Elle descendit l'escalier, s'engouffra dans un couloir puis entra précipitamment dans la dernière pièce « C'est de votre faute » l'attendit-il dire alors qu'il se rapprochait lentement pour ne pas se faire remarquer. Quelques mots encore. Elle répliqua. Il reconnu alors la voix de Finch qui lui répondait. Réalisant le danger il se précipita en avant…

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La porte s'était ouverte à la volée et Finch avait vu Christina faire irruption dans la pièce, hagarde, les yeux fous. Elle tenait un petit pistolet dans sa main tremblante.

L'informaticien la regarda avancer vers lui. Son cœur s'accéléra en voyant la lueur de folie dans son regard. Toujours attaché au fauteuil il n'avait aucun moyen de s'écarter de la menace.

-« C'est de votre faute » affirma t-elle

-« Non » répliqua Finch fermement

-« C'est vous qui les avait attiré ici ! Vous avez inventé quelque chose… Ils vont me reprendre Gabriel et mon frère... »

-« Calmez-vous » tenta Finch comme elle levait son arme vers lui

-« C'est de votre faute » répéta t-elle en affermissant sa prise

Finch ferma les yeux. Sa dernière pensée fut pour John. Un instant il visualisa son visage, son sourire, ses yeux pétillants de malice, ce regard bleu qu'il adorait, il lui sembla sentir sa main ébouriffer ses cheveux comme un certain matin de retrouvailles, il lui sembla entendre encore son rire…

Le coup de feu résonna dans la pièce. La douleur explosa dans sa tête comme un second coup retentissait…