Love Hates - Chapter 7
Point de Vue : Edward
J'attendais ce moment depuis ce qui me paraissait être une éternité, mais pour être exact, Isabella m'avait abandonné dans cette fichue cabine seulement 22 jours plus tôt. L'attente avait été insupportable et j'avais conscience d'avoir rendu l'ambiance à la maison invivable. J'avais tenté de me changer les idées en chassant une autre proie, puis une deuxième et une troisième, en vain. La chasse n'avait plus aucun effet sur moi à présent, je n'en tirais aucune satisfaction et je savais que ce serait le cas tant que je n'aurais pas mis Isabella Swan à mes pieds.
Cette fille était obsédante. Lors du dernier dîner de la croisière, quand je l'avais vu si complice avec le crétin musclé qui lui servait d'assistant, j'eu envie de l'arracher à son étreinte, d'étriper le grand dadais et le blondinet à tête rouge par la même occasion. Ce fut difficile de contenir ma colère et le fait de n'avoir pu croiser son regard qu'une seule fois au cours du dîner ne fit qu'accroître ma frustration. Alors, sans vraiment me rendre compte de ce que je faisais, j'attendis la fin de son service avant d'improviser un charmant tête-à-tête dans un semblant de placard à balais.
*Cullen, arrête ça, tu sais que ce n'est certainement pas comme ça que tu l'attraperas dans tes filets. Imbécile !*
Je le savais pertinemment, mais bon sang, j'avais besoin de la sentir contre moi ! Cette distance qu'elle voulait mettre entre nous ne me convenait absolument pas, et la tension de mon corps me criait de la prendre contre ce mur. Isabella n'entrait visiblement pas dans la catégorie des femmes avec lesquelles jouer suffit. Non, elle me faisait bien trop d'effets pour ça, je voulais la faire mienne, la marquer à vie, la posséder le temps d'une nuit, avant de la jeter.
Le coup qu'elle me fit refroidit quelques peu mes ardeurs, mais la colère et la frustration étaient toujours présentes. Je passais la nuit au bar du bateau. Un sac de glaçon sur ma fierté masculine et un verre à la main, je remplissais hargneusement leur foutu formulaire de satisfaction, tout en imaginant une infinité de scénarios pour la faire succomber. Mais le lendemain matin, alors que je la guettai, lorsque je vis son joli minois fatigué, j'oubliai tous mes plans. Agissant à l'instinct, je subtilisais une carte passe-partout à un employé chargé de l'entretient des chambres, je pénétrai aussitôt dans sa cabine et l'attendit impatiemment. Quand elle était enfin réapparut, je lui avais presque sauté dessus, aussi excité qu'un puceau et la virilité en pleine forme. Je voulais toujours plus de contact et ses gémissements me rendaient fou. J'avais savouré la douceur sucrée de sa peau et quand j'allais enfin pouvoir goûter à ses lèvres, le crétin basané était intervenu.
*Raison de plus pour le détester ! On était occupé petit merdeux !*
Mon égo souhaiterait passer les secondes qui suivirent sous silence, mais je devais admettre que sentir ce petit chaton me griffer le dos et me gifler le visage était la chose la plus excitante de toute mon existence. Puis, pour je ne sais quelles obscures raisons, elle était partie sans demander à son affreux assistant de me démonter. Aujourd'hui encore, je regrettai amèrement qu'elle ne m'ait pas laissé la possibilité de me battre contre lui : frustré comme je l'étais, le combat devenait inéquitable et tombait sans l'ombre d'un doute en ma faveur.
Il m'était impossible de la laisser me filer entre les doigts, Edward Cullen n'échouait jamais. Je les avais donc suivi au ski et les épiai de loin. Le grand dadais avait décidé de se la jouer professeur et Isabella l'écoutait très attentivement. Comment cet idiot pouvait-il attirer son attention aussi facilement ? Je rageai intérieurement. Lorsqu'elle finit sa descente contre un sapin, je réprimai un étrange sentiment d'inquiétude (synonyme de faiblesse chez moi), avant d'éclater de rire à mon tour. D'un point de vue extérieur, mon comportement pouvait être qualifié de psychopathe et j'en avais parfaitement conscience. Cependant, je préférai me dire que, comme tout chasseur qui se respecte, je ne laissai jamais ma proie m'échapper.
Puis je l'avais suivit jusqu'à Jacksonville pour découvrir qu'elle était à la recherche d'un emploi. Je sautais sur cette occasion en or et finit par déposer un contrat alléchant au pas de sa porte, après avoir passé un coup de téléphone pour prévenir mon père que je pensais nous avoir trouvé une gouvernante. Je m'assurai ensuite qu'elle avait bel et bien retourné le contrat, preuve qu'elle l'avait signé, avant de retourner en Californie, satisfait. Tout allait être bien plus simple dès lors et je remerciai le destin pour son coup de pouce.
L'attente de 10 jours qui suivie fut interminable. Je ne comprenais pas pourquoi elle n'était pas venue plus tôt, étant donner qu'elle avait d'hors et déjà rendu son appartement. Mais que faisait-elle ? Avait-elle décidé de traverser le pays à pieds ?! Tout au long de la journée du 31, ne la voyant toujours pas arriver, je finis par croire qu'elle ne viendrait pas et je plongeai dans une profonde déprime. Le soir, je boudais le repas jusqu'à ce que mon père revienne pour nous prévenir que la nouvelle gouvernante était arrivée. Aussitôt, l'excitation fit battre mon cœur plus fort, et j'engloutissais mon dessert avec entrain.
« Tu as l'air de meilleure humeur mon chéri, me dit doucement ma mère.
_ Il espère surement que la nouvelle gouvernante sera bonne, s'esclaffa Emmett. »
S'il savait … Je tiquai néanmoins et décidai de l'avoir à son propre jeu.
« Je ne fais que suivre l'exemple de mon aîné, dis-je faussement respectueux. (Emmett fronça les sourcils, perplexe.) Comment vas Rosalie en ce moment ? »
Heureusement pour lui, mes parents n'écoutaient plus. Emmett se renfrogna avant de s'appuyer lourdement contre la balustrade du balcon. Emmett craquai complètement pour Rosalie, une jolie blonde qui servait de gouvernante à mon père, mais à son plus grand regret, celle-ci ne semblait pas partager ses sentiments. Pour être franc, Rosalie ne ressentait aucun sentiment pour personne. Je m'en voulus presque de l'avoir vexé et je décidai de le rejoindre. Après lui avoir frappé amicalement l'épaule, il me regarda avant de dire :
« T'es vraiment un connard. »
Je souris. Accoudé à la balustrade, je repérai de loin la silhouette d'Isabella aux côtés d'Alice parmi la foule de domestiques. Mon sourire s'élargit. Finalement, minuit sonna enfin la nouvelle année et après l'échange de vœux réglementaire, je quittai le balcon à la suite de mes frères, avant de me diriger vers le jardin. Lorsque je sortis, le feu d'artifice avait commencé mais la silhouette d'Isabella avait disparu, je m'approchai et la trouvai, allongée dans l'herbe, admirant le ciel. Je sentis ma respiration s'accélérer, cette fille allait me rendre fou.
Elle était resplendissante. Sa robe laissait entrevoir ses courbes appétissantes et son regard, très légèrement maquillé, brillait d'émerveillement. Je ne pus résister à m'allonger à ses côtés. Toujours aussi incontrôlable, je m'entendis dire :
« Bonne année Isabella ! »
*Quel con ! C'est gnan gnan tout ça, essayes d'être original au moins !*
Son visage se tourna lentement vers moi, presque douloureusement. Parmi la foule de sentiments qui passèrent sur son visage, son regard horrifié l'emportait très largement sur les autres. Et voilà comment nous nous retrouvâmes, allongés dans l'herbe, échangeant un regard intense, le feu d'artifice tout oublié. Je lui fis un petit sourire qu'elle ne me rendit pas, elle semblait interdite. Elle finit par se relever, toujours sans un mot, et je suivis le mouvement. Elle ajusta sa robe avant de tourner les talons en direction de la maison. Je la rattrapai aisément et la retins par le bras.
« Isabella, pourquoi partez-vous ? Le feu d'artifice vient à peine de commencer.
_ J'ai froid. Maintenant lâchez-moi, cracha-t-elle tout en se dégageant de ma poigne.
_ Si ce n'est que le froid qui vous gêne, laissez-moi vous prêter mon manteau. Vous me rassurez, un peu plus et j'aurai presque cru que c'était ma présence qui vous embêtait, plaisantai-je. »
Ma tentative de détendre l'atmosphère creva comme un ballon de baudruche qui fricote avec une aiguille et Isabella me lança un regard noir, guère amusée. Je retirai ma veste que je plaçai sur ses épaules dénudées. Elle la retira immédiatement et me la rendit.
« Reprenez votre veste M. Cullen, je ne veux rien venant de vous, que ce soit votre manteau ou encore votre gentillesse plus que douteuse.
_ J'en conclus donc que vous êtes fatiguée, je me vois dans l'obligation de vous raccompagner. Ne vous inquiétez pas, je n'habite pas loin, dis-je malicieusement. (Elle ne broncha pas.) C'est incroyable de vous retrouver ici Mademoiselle Swan ! m'exclamai-je alors. Croyez-vous au destin ?
_ Pas quand vous êtes dans les parages, répondit-elle froidement. »
Je ris et elle accéléra le pas. Arrivés devant sa chambre, elle ouvrit sa porte et je la saluai pour la forme.
« Ravi de vous avoir revu Mademoiselle Swan, ce fut une agréable surprise. Passez une bonne nuit. (Elle ricana à mes propos puis parut étonnée lorsque j'entrais dans ma chambre, située par chance, en face de la sienne.)
_ Je suppose donc que j'ai à faire au fameux Edward Cullen, le plus petit et visiblement le plus immature de la fratrie. »
Et sur ces paroles ô combien agréables à entendre, elle claqua sa porte avec la délicatesse d'un hippopotame. Je gloussai bêtement, euphorique.
*Oups ! Je crois que tu l'as énervée Cullen !*
Je refermai ma porte à mon tour, un sourire satisfait aux lèvres. Si elle était en colère contre moi, cela signifiait que je ne la laissai pas indifférente. Je préférais partir de la haine plutôt que de rien du tout. Après tout, la Haine est une certaine forme d'Amour.
Bonjour tout le monde ! Voilà le Chapitre 7 qui, je l'espère, répondra à toutes vos questions. ;)
P.S. : Je rappelle aussi que Bella ne connaissait pas l'identité d'Edward et que quand je parlais de présentations dans le Chapitre 1, je n'incluais que Jacob et Bella. Désolée pour la méprise. :)
Reviews :
Alvina26 : Elle va lui en faire voir de toutes les couleurs ! ;)
aelita48 : Oh que oui ! :D
Alexise-me : Vraiment désolée ! x) C'était pour le suspence. :P
Annetoutsimplement : Merci beaucoup ! Ca me fait très plaisir. :)
Hera09 : Alors, sa réaction t'as plut ? :)
