Hey salut à vous, je m'excuse de la longue attente avant la publication de ce chapitre, j'ai été prise par le travail.
DISCLAIMER S.M
Bonne lecture :)
Je l'attends impatiente, il arrive à dix-huit heures pile, j'ouvre la porte d'entrer avant qu'il ne puisse sonner avec un grand sourire aux lèvres:
- Bonsoir, dis-je exciter.
- Lissa ça ne fait qu'une heure qu'on s'est quitté, se moque-t-il.
Je fais la moue:
- Oh non ne me gâche pas ce plaisir.
Je le dépasse pour me diriger vers sa voiture, il me passe devant et m'ouvre la porte:
- En tout cas je me sens mieux de constater que tu as l'air heureuse de cette sortie, avoue-t-il.
- Très, qu'on se retrouve enfin seuls, autre part que dans la voiture ou sur le perron.
- Tu es sure que Charlie ne veut pas me rencontrer avant?
- Il te connaît déjà Edward et d'ailleurs j'ai un couvre feu à vingt-trois heures.
- Tu as négocié quoi en échange?
Je rigole. Même Edward s'est rendu compte de la rigidité de Charlie. Il démarre et nous prenons la route:
- Un mois de repassage.
- Woaw je me sens flatter.
- Tu devrais.
Il sourit et nous restons quelques minutes en silence à écouter la radio. Je prends mon courage et pose ma main sur la sienne. Il entremêle ses doigts aux miens.
- Tu parles français Edward? je demande curieuse.
- Un peu.
- Ne sois pas modeste. Combien de langue parles-tu?
- Douze que je parle couramment. Et toi?
- Ah c'est super.
- Ce n'est pas une réponse. Je t'ai entendu en espagnol tu n'as aucun accent, ton langage est fluide. Tu as peut-être vécu dans un pays hispanophone?
- J'en étais sure tu écoutes aux portes.
- Tu parles combien de langue? Il insiste.
- Six, je mens.
Il hausse puis fronce les sourcils et assimile:
- Racontes moi des choses sur toi, ton enfance s'il te plaît?
- J'ai énormément voyagé disons que ... j'ai une famille de diplomates. J'ai pu rencontrer des milliers de personnes, voir des paysages magnifiques, connaître différentes cultures. Ça m'a apporté une ouverture d'esprit, des souvenirs mais aussi m'a appris à être reconnaissante de ce que j'ai, responsable, être plus proche des gens ...
- Quel âge as-tu?
- Seize ans, Oh moins ça.
- Maintenant je comprend peut-être un peu mieux, la sagesse que tu dégages.
Nous arrivons en ville laissant la conversation en suspens. Le restaurant se trouve au bord de mer. L'air marin du Pacifique embaume les lieux. Je suis surprise qu'on puisse trouver un lieu pareil à Port Angeles. Le bâtiment est un ancien entrepôt en forme de serre toute la coque en fer a été changé par du verre, on perçoit des arbres tropicaux à l'intérieur.
Le maître d'accueil discute avec Edward, j'en profite pour l'observer en détail. Il est vraiment grand un mètre quatre vingt sept, ce n'est pas de ma faute je craque toujours pour les géants. Il remplit parfaitement son col roulé en laine beige avec sa veste en cuir et ses fesses dans son jean Levi noir ne sont pas à laisser pour compte. Miam, rajoutez à ça sa mâchoire carrée, ses yeux en amande et ses cheveux de bronze s'en est fini de moi. Je me mordille la lèvre compulsivement comme une ado en rut olala les hormones, ça fait trop longtemps que je ne me suis pas nourri, je dois me contrôler pour ne pas lui sauter dessus. Je m'aperçois qu'il n'a pas raté une miette de ma séance de matage grâce à la vitre en face et je rougis de plus belle.
L'hôte nous emmène vers la gauche de l'entrepôt en slalomant entre les tables et chaises en bois. Le restaurant est illuminé par des centaines de bougies suspendues à des lianes végétales. La lumière feutrée laisse place à l'intimité, c'est très romantique. Edward passe son bras autour de mes épaules et penche sa tête dans mon cou:
- Tu devrais arrêter de maltraiter cette lèvre ou c'est moi qui m'en charge, chuchote-t-il.
Je trébuche sur mon propre pied et il me rattrape en souriant. Nous arrivons à notre table dans un coin de quinze mètres carré délimité par des feuillages pour que nous soyons à l'abri des regards près de la baie vitrée avec vue sur la mer. Il me fait m'asseoir et s'installe en face de moi. Le serveur prend notre commande et nous ramène à boire:
- C'est vraiment beau Edward.
Il sourit humble:
- Esmée a restauré cet endroit.
Il y eut un blanc assez gênant que j'essayais de cacher en sirotant mon thé.
- Que fais-tu le soir? Quand tu ne me rends pas visite? Je commence.
- Je t'en veux toujours d'avoir fait semblant. Mais si ça t'intéresse, on joue à des jeux, on chasse, je lis, je joue du piano ... tu en joues aussi?
- Oui je me débrouille.
- Y a-t-il une chose dans laquelle tu n'excelles pas?
- Je n'ai pas dit que j'étais une virtuose, je ronchonne.
- Tu me feras le plaisir de jouer un quatre mains avec moi alors?
- Humm ok.
- La dernière partition que tu as joué?
- Ludovico Einudi "una matina", tu connais?
Il eut un sourire franche:
- Oui j'aime beaucoup.
Il approche sa main de mon visage pour replacer une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille en caressant ma joue. Je frissonne à son contact et savoure les yeux fermés. Lorsque je les ré-ouvre, je sais ce qu'il y voit:
- J'ai peur, dit-il.
Mon cœur se serre:
- Pas de toi, mais de te perdre.
- Pourquoi?
Je veux qu'il le dise, même si je sais que c'est égoïste de ma part:
- Parce que tu es drôle, intelligente, généreuse, belle. Tu es toi.
Ce n'est pas vraiment la réponse que j'attends mais je m'en satisferais:
- Et toi que fais-tu ici, avec un vampire?
- Depuis la première seconde où je t'ai vu ça a été une évidence, que je ne pouvais plus me passer de toi. Ah quoi bon lutter...
- Alors pourquoi, j'ai l'impression que tu résistes?
- Edward, tu n'imagines pas la taille des problèmes qui t'attend avec moi .
- Fais-moi confiance.
- Je vais te faire souffrir.
Je détourne le regard des larmes aux yeux:
- Je souffre déjà de cette distance que tu poses entre nous, dit-il. Arrête de tout contrôler, laisse-moi prendre le relais. Je suis assez fort pour ça Lissa.
C'est bien la première personne qui pense pouvoir gérer mes problèmes. Le repas fut excellent et la tarte une tuerie. Edward me regarde m'empiffrer :
- C'est vraiment drôle de voir quelqu'un prendre autant de plaisir à manger. Comment un aussi petit être peut manger autant?
Je lui tire la langue en lui envoyant un petit pois qu'il attrape au vol. Le débat de la soirée est le meilleur endroit où passer ses vacances:
- Une semaine dans un chalet à Aspen, avec une piste noir privée.
- Où une île paradisiaque, je ne raterais pas une occasion de te voir en short de bain. Je me demande si ton torse est aussi blanc que la neige.
Il explose de rire:
- Malheureusement on n'a pas tous la chance d'avoir le teint basané mademoiselle.
Je relève ma manche spontanément puis la sienne pour poser nos deux bras côte à côte:
- Moi je trouve qu'on va très bien ensemble, dis-je en boudant.
Il remonte mon avant-bras de ses doigts froids sur ma peau brûlante. Un choc thermique excitant, comme s'il a soudainement un besoin pressant de me toucher.
Nous nous penchons l'un vers l'autre, chaque respiration est une douce torture. Front contre front, je ferme les yeux, j'ai des papillons et me sens toute chose. Mon souffle s'accélère, du bout des doigts il remonte dans mon cou traçant ma mâchoire, mes pommettes, mon front et mes lèvres. Il libère de son pouce ma lèvre que je mords. Soudain il se recule et comme un gong la serveuse arrive pour prendre les assiettes et se racle la gorge.
Mes canines se rétractent immédiatement avant qu'Edward puisse les voir, sa mâchoire se contracte et je me rassieds frustrée:
- Vous désirez autre chose?
Elle regarde avec insistance Edward, qui ne regard que moi:
- Non nous avons terminé.
Nous nous levons et il dépose deux billets de cent dollars sur la table. Il me prend la main pour ouvrir le baie vitré et nous échappés sur la plage. Nous nous dirigeons vers la jetée en bois (ref Malibu beach pier), le ciel est dégagé, une douce brise caresse mon visage:
- Tu peux stopper une voiture par la pensé, me bloquer ton esprit, lire le mien, faire en sorte que tout le monde t'aime, te déplacer à une vitesse surhumaine. Mais tu as du sang qui coule dans tes veines, tu manges, tu respires tu évolues. Tu es une sorte de X-man?
- Si on veut mais je ne suis pas si différente de toi, j'avoue.
Il ne dit rien et réfléchit, tant mieux. Je n'aime pas cette image idéalisée qu'il se fait de moi. Après cinq minutes de marche nous arrivons au bout du ponton. On peut y voir la ville illuminée à l'image de mon cœur en sa présence.
Je grimpe sur le rebord pour m'y asseoir face à lui. Ainsi nous sommes à la même hauteur. Les mains dans les poches, il me semble redevenu distant. Je ne fais rien cette fois ci, je ne peux pas toujours faire le premier pas. Nos regards s'affrontent et la tension augmente encore et encore. Il finit par s'approchait après ce qui me semble être une éternité pour se placer entre mes jambes, son visage à quelques centimètres du mien. Il pose ses mains dans mon cou:
-Ici, je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug d'adverses étoiles cette chair lasse du monde... (me serrant contre lui ) Un dernier regard, mes yeux, mes bras, une dernière étreinte et vous lèvres portes de l'âme humaine sceller d'un baiser légitime, votre éternel pacte avec le sépulcre.
Il finit sa tirade alors que mon cœur est sur le point d'exploser dans ma poitrine. Il m'embrasse, ENFIN. Ce baiser est tendre, doux, nos lèvres s'épousent parfaitement, je passe le bout de ma langue pour goûter ses lèvres tentatrices. Je sens son désir sur ma langue dardant. Mes mains dans ses cheveux l'agripent. Tout en essayant de toutes mes forces de retenir mes pulsions. Et avant que nos langues se rencontrent, il recule:
- Je ne me pensais pas aussi fort, souffle t-il.
Et moi donc. Je rougis comme une tomate, puis après quatre grandes bouffées il revient vers moi me fait un baiser rapide et me prend la main pour que nous rentrions. Il m'a éblouie, j'en suis tout simplement épatée. Je m'endors sur le trajet du retour, il me réveille une fois arrivée chez moi:
- Merci pour la soirée c'était fantastique et ça m'a fait énormément de bien, lui dis-je groguis.
- A moi aussi, je suis ravi d'en savoir un peu plus sur toi, de ... ce baiser.
La réalité me reviens par une contraction de mon bas-ventre dont il ne perçoit rien:
- Edward cela te dérange si ce soir et demain ... tu interromps tes visites nocturnes?
Il fronce les sourcils:
- Euh non, bien sûr pourquoi?
- Disons que je ne veux pas que tu entendes certaines choses que je pourrais dire, je mens.
Une lueur brille dans ses yeux avec un sourire en coin:
- Ok.
- Non Edward promets le moi s'il te plaît, dis-je sérieusement.
- Je te le promets.
- Merci.
Je me penche pour l'embrasser tendrement et rentre chez moi. Charlie est déjà couché. J'attends qu'il parte pour m'effondrer dans ma chambre. J'ai tellement faim et les coliques commencent à peine. Je le sens ce weekend va être épic.
Ça y est. J'espère que ça vous a plu, j'avoue je me suis fait plaisir à imaginer le premier rendez-vous parfait.
