Le départ arrive. Mais le trajet ne sera pas de tout repos ... Il s'en est passé des choses à Xing.
Bonne lecture !
Maintenant qu'il possédait les restes de son ennemi, Lucifer allait pouvoir accomplir ce pourquoi il avait été créé. Cependant, le jeune homonculus s'interrogeait : était-il prêt ? Certes il avait beaucoup appris en près de deux mois d'entraînement intensif. Mais Desaster était plus âgé et plus puissant ...
« Théoriquement mon pouvoir est capable de rivaliser avec le sien. Il n' a pas l'air de savoir se battre autrement qu'avec la foudre, mais il la maîtrise tellement bien.» pensa-t-il ce soir-là.
Lucifer se trouvait sur la terrasse du manoir Ludlow, en train de ruminer ses doutes. Il se rappelait la fois où Desaster lui avait fait une démonstration de sa force. Le jeune homonculus soupira. Il se demandait également ce qu'il allait devenir après cet affrontement.
« Lucifer ? Quelque chose ne va pas ?» demanda Soraya derrière lui.
L'intéressé se retourna et lui sourit.
« Oh eh bien ... je m'interroge. Suis-je vraiment prêt à affronter Desaster ?»
Soraya vint s'appuyer sur la rambarde.
« On doute toujours avant une action aussi importante. C'est normal. D'après moi tu es prêt. Je ne t'aurais pas révélé comment vaincre ton ennemi autrement. Après, le reste est une question de confiance en toi.» dit-elle.
« Si tu le dis je te fais confiance.»
« Tu peux. Allez gamin, au lit !» fit la demi-homonculus avant de lui ébourrifer les cheveux.
« Hey ! Et tu va pas t'y mettre toi aussi !» protesta Lucifer.
Il la suivit à l'intérieur.
« Hé que veux-tu la vérité est dure à accepter.» lança Roy qui avait entendu sa mère appeler Lucifer « gamin».
« On a des insomnies l'aïeul ?» répliqua Lucifer.
« Ca arrive quand les bébés chialent la nuit.» rétorqua Mustang.
« Aha. Va plutôt prendre tes cachets et laver ton dentier.»
« Ca suffit tous les deux.» intervint Soraya.
Sur ce, chacun rentra dans sa chambre.
Pendant ce temps-là à Xing, Desaster avait presque atteint son but. Il s'était lancé à l'assaut du palais impérial. Dans un premier temps, personne n'avait compris ce qui se passait. Les gardes s'étaient brusquement mis à s'entretuer. Cela avait mis la garde impériale dans tous ses états. Les soldats n'obéissaient plus, se contentant de massacrer tout le monde sur leur chemin. Et puis ça avait été le tour des domestiques.
Ils s'étaient joints à la pagaille générale. Ce n'est que lorsqu'un général aperçu Desaster que la lumière fut faite sur l'étrange comportement du personnel.
Le général décida d'aller réveiller l'empereur. Il fallait qu'il quitte la résidence, et vite. Si l'homonculus de la foudre obligeait les gens à se battre entre eux, le souverain était en danger de mort. Alors, avec l'aide de domestiques et des conseillers, le vieil empereur fut sorti de son lit, et conduit à l'extérieur. Le général ordonna qu'on prépare un attelage. Les cris du massacre retentissaient dans tout le palais, alertant d'autres personnes. Hélas, celles qui venaient voir ce qui se passait se faisaient tuer immédiatement.
« Où est l'homonculus censé arrêter Desaster ?» demanda l'empereur.
« Il est justement en train de chercher un moyen de le vaincre altesse.» répondit Jiu Sang.
Vite Lucifer, pensa le conseiller. Nous allons tous mourir si tu ne reviens pas à temps. Le cocher fouetta les chevaux. Au palais, Desaster avançait au milieu des bagarres. Il ouvrait chaque porte, cherchant l'empereur. L'homonculus finit par demander à un soldat de le conduire. Sous son emprise, l'humain l'amena aux appartements royaux. Vides. Le lit du souverain était défait. Il avait été évacué.
« Dommage. Je vais tout de même prendre possession de ce charmant domaine.» déclara Desaster.
Avant tout, l'homonculus du désastre fit cesser les combats. Il ordonna ensuite que tout le monde soit réuni dans la salle du trône. Desaster alla prendre place sur le fauteuil royal. Puis il s'adressa à la foule du personnel, contrôlée ou non.
« Désormais je suis votre nouveau maître. Votre empereur n'est plus. J'attends de vous une obéissance totale, ou ce sera la mort. Si vous prenez la fuite cette nuit je le saurais, je peux connaître vos pensées. J'ai été clair ?»
Les gens paraissaient hésiter, sous le choc de cette attaque. Afin de les convaincre, Desaster fit circuler un courant électrique, qui fit crier les malheureux.
« Alors ?» demanda l'homonculus.
Dans un mouvement presque synchro, les domestiques et soldats se prosternèrent à genoux. Desaster eut un sourire satisfait.
« Parfait. Maintenant décampez.»
Le personnel sortit de la vaste salle. Desaster chargea les gardes de surveiller toutes les issues. Ensuite, il s'installa plus confortablement sur le trône, dans une position très peu correcte pour un souverain.
« Qu'on m'amène un messager.» ordonna-t-il.
Un scribe tout tremblotant s'avança quelques instants plus tard.
« Tu va rédiger une annonce, qui sera ensuite placardée dans tout le pays.»
« Ou ... oui maître.»
Desaster lui dicta le message. Ceci fait il congédia l'homme, et croisa ses bras sur sa nuque. Il se doutait bien que l'empereur ne resterait pas sans réagir. Mais l'homonculus l'attendait de pied ferme. Qu'il ose seulement poser l'ombre d'un orteil dans la capitale, et c'en serait fini de lui. Pour de bon. En attendant, il décida de fêter sa prise de pouvoir en dégustant quelques mets locaux.
Le jour suivant, Soraya réveilla Lucifer de bonne heure. L'adolescente constata qu'il avait mal dormi. Elle prépara le petit-déjeuner. Roy descendit peu de temps après. Le déjeuner se passa en silence. Plus tard, il était temps de partir. Le militaire avait réservé des billets, qui grâce à sa condition étaient moins chers.
« Bien. Nous partons.» annonça Soraya.
Lucifer hocha la tête d'un air un peu absent. La demi-homonculus entreprit de charger leurs petites affaires dans le coffre de la voiture de son fils.
« Oh gamin !» interpella Roy.
Lucifer se retourna, interrogateur.
« T'inquiètes pas ça va aller. T'es entre de bonnes mains avec ma mère, et puis tu as bien retenu ce qu'on t'avait appris.» dit le brun avec un sourire en coin.
« Ouais merci Roy.» sourit Lucifer, avec reconnaissance.
« Allez on y va.» reprit le général.
Ils rejoignirent Soraya près de la voiture. Mustang les conduisit à la gare. Ils devaient d'abord aller à Youswell, avant de prendre la direction du désert. Durant le trajet, Lucifer resta silencieux. Soraya le sentait inquiet. Néanmoins elle se dit qu'il devait avoir besoin de réfléchir un peu, d'être au calme. Aussi le laissa-t-elle dans son mutisme. En fin de matinée ils s'arrêtèrent déjeuner à Youswell. Quand Soraya demanda des chameaux pour traverser le désert, on les regarda bizarrement. Toutefois comme certains Xiniens venaient par là, on accéda à sa demande.
La traversée du désert fut éprouvante. En plus de la chaleur, ils eurent droit à une tempête de sable, qui les obligea à s'arrêter un moment.
« Tu as dû t'amuser pour venir en Amestris.» commenta Soraya.
« Oh sûr, j'adore les pâtés de sable.» fit Lucifer.
La demi-homoncuus pouffa de rire. Tous deux se remirent en route au bout de deux heures. La nuit tomba lorsqu'ils arrivèrent à Xing. N'apercevant pas encore de ville, ils décidèrent de camper. Lucifer passa la nuit à s'agiter, rêvant qu'il arrivait devant Desaster, mais sans pantalon. Il se réveilla en sursaut.
« Quel rêve idiot !» dit-il en retombant sur sa couche.
Le jeune homonculus laissa son regard errer sur les étoiles, avant de sombrer à nouveau dans le sommeil. Et enfin au matin suivant ils arrivèrent dans un petit village d'ouvriers.
« Tu as vu cet endroit ? Les gens y sont si tristes.» constata Soraya.
« Oui ... je me demande ce qui se passe.» ajouta Lucifer.
Les villageois affichaient un air de lassitude profonde. Nombre d'entre eux étaient assis dans les rues, affaiblis. Soraya et Lucifer approchèrent d'un marchand pour demander quelques vivres, les leurs étant bientôt à cours.
« Excusez-moi, mais que se passe-t-il ici ?» demanda Lucifer.
« Vous voyez là le résultat d'un abus. Les soldats d'ici nous prennent toute notre nourriture, sans parler des médicaments. Nous sommes affamés et malades. Et avec ce fléau qui est devenu empereur ...» raconta le marchand en nettoyant son comptoir.
« Fléau ? Vous parlez de Desaster ?» releva l'homonculus du feu.
« Parfaitement. Il a pris le pouvoir il y a deux jours. Autrement vous désiriez quelque chose ? Il doit me rester des conserves.» reprit le marchand.
En apprenant ce que Desaster avait fait, Lucifer sentit une sourde colère brûler en lui. Il attrapa deux boîtes de conserve, et régla le marchand. Puis il raconta à Soraya ce qu'il avait appris.
« On doit pouvoir faire quelque chose pour les aider.» dit-elle.
« Oui : foncer à la capitale pour tuer ce maudit Desaster !» fit Lucifer.
Cependant, les chameaux avaient besoin de repos. Ils conduisirent les animaux près d'une auberge. Tous deux voulurent y prendre une chambre, mais le propriétaire était malade, et c'était la seule du village.
« Eh bien nous camperons dehors.» décida Soraya.
« Toute façon on n'a pas le choix.» ajouta Lucifer.
Ils trouvèrent un petit pré qui ferait leur affaire. Les montures pourraient y manger, et eux ne seraient pas dérangés. Lucifer se chargea d'allumer un feu, et Soraya de trouver l'eau pour faire la cuisine. La demi-homonculus et son congénère déjeunèrent à l'ombre d'un arbre. Soudain, les chameaux se mirent à pousser des lamentations déchirantes.
« Qu'est-ce qu'il leur arrive ?» fit Lucifer étonné.
« Ils ont l'air malade.» répondit Soraya.
Tous deux se rendirent auprès des bêtes. Soraya les ausculta.
« Je crois que nous sommes immobilisés.» annonça-t-elle.
« Quoi ? Ah non, c'est pas le moment ! Il faut absolument qu'on atteigne la capitale, et on en a pour trois jours ! Alors ils vont se bouger le derrière et ...» tempêta Lucifer.
Il fut interrompu par un bruit curieux. Quand le jeune homonculus baissa la tête, ce fut pour s'apercevoir que le chameau à côté duquel il était avait la diarrhée. Un peu plus et ça atterrissait sur ses chaussures.
« Je crois que la réponse est on ne peut plus claire.» commenta Soraya, en essayant de comprimer un fou rire.
Lucifer pesta, et s'éloigna en vitesse de l'animal. La nuit venue, le jeune homonculus se remit à cauchemarder.
Il se trouvait de nouveau devant Desaster. Le cercle pour le sceller avait été tracé et activé. Sauf que l'homonculus de la foudre ne mourut pas. Il était dans un état épouvantable, décomposé. Desaster se jeta sur Lucifer.
« Inutile ! Personne ne peut me tuer. Pour te punir je vais emmener tous tes amis en ENFER !! » fit l'homonculus de la foudre.
A la place du cercle jaillirent des flammes. Lucifer vit Quang Jin y glisser, puis Jiu Sang suivi de Soraya et Roy. Lucifer se réveilla en poussant un cri.
« Woh ! Tu as fait un cauchemar ?» demanda Soraya.
A moins qu'il n'aime pousser des cris en dormant, je ne vois pas ce qui aurait pu se passer d'autre. Lucifer se passa les mains sur le visage.
« Voui ... c'était affreux. Je crois qu'il faut que je m'entraîne, pour être bien prêt face à Desaster.» dit-il.
Il voulut se lever, mais son amie le retint par le poignet.
« Tu es prêt. Tout ce dont tu as besoin c'est de sommeil. Autrement homonculus ou pas tu va t'affaiblir.» dit-elle.
« Le souci c'est que je cauchemarde dès que je m'endors.» répondit Lucifer.
« Bon alors dans ce cas, laisse-moi t'aider à t'endormir. Allonge-toi sur le dos.»
Lucifer haussa un sourcil, mais l'écouta. La demi-homonculus entreprit alors de le masser.
« Hé c'est super agréable !» constata-t-il.
« Avec ça tu dormira en paix.»
Le jeune homonculus ne tarda pas à s'endormir paisiblement. Le lendemain, les chameaux n'allant guère mieux, nos amis se décidèrent à aller chercher des médicaments au village. Ce matin l'ambiance paraissait plus joyeuse.
« C'est moi ou les gens vont mieux ?» demanda Lucifer.
« On dirait oui.»
Lucifer dénicha une phamarcie. Malgré que les étagères soient vides, la pharmacienne les accueilla avec entrain.
« Euh ... nous aurions voulu de quoi soigner nos montures.» fit Lucifer.
« Ah désolée, mais tous nos médicaments vont à la base militaire de l'autre côté de la rivière.» fit la jeune femme.
« Lucifer, demande-lui ce qui se passe.» fit Soraya.
Il posa la question. La demi-homonculus observa la statuette que la pharmacienne nettoyait. Elle représentait une femme, dont le visage comportait des marques violettes et un losange vert sur le front. D'après la commerçante, un esprit leur aurait rendu visite et leur aurait apporté de la nourriture.
« La Dame Violette fait partie du folklore de notre village. Je n'y croyais pas, mais la preuve est là.» conclut la jeune femme.
Lucifer remercia la pharmacienne et sortit en compagnie de Soraya. Sans médecine ils allaient devoir attendre que les animaux aillent mieux. En passant, ils virent où se trouvait cette fameuse base qui pillait le village.
« Quelle honte. Quand je pense qu'ils sont censés protéger les gens. C'est pas pour dire, mais j'aimerais bien que la Dame Violette bousille leur base.» fit Lucifer.
« Oui.»
Cette nuit encore, Lucifer s'agita dans son sommeil. Lorsqu'il se réveilla cependant, il aperçut une silhouette féminine à la lueur de la lune.
« Ce serait quand même pas la Dame Violette ? Je vais aller voir ça. » pensa-t-il.
Lucifer se leva d'un bond, et s'éloigna à la suite de l'ombre qui filait.
« Hé ho Dame Violette !» appela-t-il.
La personne tourna la tête, puis s'enfuit en courant. Lucifer fronça les sourcils et pressa l'allure. Mais c'est qu'elle courait vite ! Il eut alors l'idée d'utiliser son pouvoir. En projetant des flammes il irait bien plus vite. Lucifer tendit les bras en arrière, et mis le turbo comme on dit. Le jeune homonculus dépassa ainsi l'esprit, puis lui coupa la route. Elle tenta de fuir, mais il l'accula à un mur.
« Désolé, je ne vous veux aucun mal. Juste faire connaissance.» dit Lucifer en approchant.
L'esprit baissa la tête. Elle avait le visage caché par une capuche.
« N'ayez pas peur, je veux simplement discuter. C'est pas tous les jours qu'on rencontre un esprit.» reprit-il.
« C'est que ... je suis très occupée.»
« Ah ...»
Il approcha un peu plus.
« Vous êtes plutôt séduisante pour un esprit. Et ... vous me paraissez familière aussi.»
« Hin .. c'est ce qu'on dit en général.»
« Non ... vous me paraissez vraiment familière.» insista Lucifer.
« Possible, mais je dois y aller.»
Elle commença à s'éloigner. Lucifer créa alors un mince filet enflammé, qui coupa la capuche.
« Sora ?» s'étonna-t-il lorsqu'elle se retourna.
« Bonsoir Lucifer.» fit la demi-homonculus avec embarras.
« C'est toi la Dame Violette ? Enfin celle qui a apporté la nourriture aux villageois ?» demanda Lucifer.
Soraya soupira et lui fit face.
« En effet. Je voulais aider ces gens mais sans qu'ils me reconnaissent par la suite. On doit rester incognito un moment encore.» avoua-t-elle.
« Ben dis donc. En tout cas, c'est très généreux de ta part et plutôt courageux aussi.» commenta-t-il admiratif.
« Merci. Je ne voulais pas non plus t'en parler, pour ne pas t'attirer des ennuis.» reprit Soraya.
« C'est rien. Mais tu allais où au fait ?» demanda-t-il.
« Appliquer ton idée et détruire cette base militaire. Tu ... pourrais peut-être m'aider d'ailleurs.»
« Bonne idée ! Ca me fera un entraînement. Allez Dame Violette je vous suis !»
Soraya sourit, et ensemble ils filèrent vers la base.
Les gardes à l'entrée la virent approcher. Puis deux jets de flammes qui prirent la forme de serpents surgirent de chaque côté de Soraya. Les soldats n'eurent que le temps de se retrouver enfermés dans des prisons de pierre. Les serpents détruisirent la porte, puis se répandirent, consummant tout sur leur passage.
L'alerte fut cependant donnée. A la demande de Soraya, Lucifer restait caché. L'adolescente lança diverses transmutation, mais comme elle n'avait ni besoin de cercle ni de frapper dans ses mains, cela paraissait surnaturel. D'autant plus que Soraya avait créé de la vapeur autour d'elle, rajoutant dans le paranormal. Le feu dévorait tout à l'intérieur. C'était la panique, et les soldats fuyaient soit les bêtes enflammées, soit les transmutations. Soraya se retrouva devant le commandant.
« Hors de mon village ! Et gare à vous si vous revenez : ce sera la mort.» avertit-elle.
Un pieu jaillit du sol, et projeta le commandant par une fenêtre. Ce dernier tomba dans un bassin rempli d'eau. Finalement les soldats se sauvèrent, la plupart à cheval.
Les flammes achevèrent de consummer la base.
« Et voilà. Les villageois devraient être tranquilles.» fit Soraya.
« Je me pose une question tout à coup : la maladie des chameaux c'étaient une coïncidence ou pas ?» interrogea Lucifer.
« Eh bien ... j'imagine que les laxatifs ne sont pas très bon pour eux. Autrement ils vont bien.» fit la demi-homonculus.
Ainsi, elle avait tout planifié pour pouvoir aider ces pauvres gens. Lucifer fut impressionné. La demi-homonculus continuait de l'étonner, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Cette histoire réglée, ils n'eurent plus qu'à revenir au campement pour terminer leur nuit.
