Titre Anglais: Go with the tide II
Titre Français : Suivre le courant
Auteur : Tantz
Bêta Traductrice : Remus Lupin James
Bêta correctrice : Momo974
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Lys
Rating : k+
État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er tome (22) 2ème tome (21)
État de la fic en français : 6; Traduit : FINI
Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
&
Nous avons l'autorisation de traduire cette histoire
&
* petit mot d'Onarluca *
Nous recherchons de nouvelles traductrices ainsi qu'une ou deux bêta traductrices.
Attention, avant de vous engager, réfléchissez bien !!!!!
Certaines de nos traductrices sont parties sans rien nous dire, j'avoue être énormément déçu de cela, puisqu'elles peuvent partirent sans problème !!!!
Mais la moindre des politesses envers le groupe et surtout envers vous qui êtes les lecteurs. C'est de prévenir !!!!!
Donc nous nous retrouvons avec des chapitres non traduits et des fics qui font du surplace.
Si vous voyez qu'il n'y a pas de new's c'est 1 fois sur 2 à cause de cela, où le chap prévu n'est pas arrivé, soit le chap n'est toujours pas revenu de la correction.
Désolé
* fin du petit mot *
&
Dans cette fic, Blaise est une fille !!!!!
Bonne lecture!
Eni et Onarluca
&
Chapitre 7
Voldemort avait posé ses mains sur les accoudoirs du fauteuil sur lequel il était assis. Il inspectait son nouveau groupe de Mangemorts. Il n'était pas entièrement satisfait de ce qu'il voyait. Beaucoup étaient des enfants de 15 ans, maximum18 ans et seraient seulement des proies faciles pour les nouveaux Aurors. On avait un peu forcé la main à Voldemort, plus qu'il ne l'avait prévu. Le Seigneur des Ténèbres serra les dents. Ses meilleurs Mangemorts avaient été tués ou emprisonnés. Beaucoup avaient subi le baiser des Détraqueurs. Cet idiot de Fudge n'avait pas perdu de temps, maintenant qu'il les avait mis derrière les barreaux. Mais il s'était occupé de Fudge, et il n'avait pas perdu de son influence au Ministère. En fait, peut-être que l'Ordre lui avait fait une faveur, après tout.
Il se leva et marcha dans le cercle que les Mangemorts avaient formé.
« Vous avez été sélectionnés pour montrer, pour prouver votre loyauté envers moi et envers la cause que vous servez. Tous les traîtres à leur sang doivent mourir. »
Les Mangemorts l'acclamèrent et remuèrent. Voldemort les laissa faire, et eut un sourire de mauvais augure. Il allait regagner son pouvoir. Il arracherait maintenant les dents de Dumbledore une par une.
Certaines avec plus d'empressement que les autres.
« Je crois que certains d'entre vous ont des nouvelles pour moi. »
Un Mangemort s'avança et s'agenouilla. Elle remonta son masque.
« Pansssy Parkinson... Parle. »
« Nous avons attaqué le Prof – Severus Snape, Seigneur, pour vous venger, » dit-elle fièrement.
« Vous... avez attaqué Severus Snape ? »
« Oui, Seigneur, " bredouilla Pansy, ignorant ce qu'elle avait fait de mal.
« Doloris ! »
Les cheveux de Blaise se hérissèrent sous le hurlement de la jeune fille. Elle détestait Pansy, mais elle ne supportait pas de l'entendre crier comme ça. Ses doigts se contractèrent, pour trouver quelque chose, quoi que ce soit, qui l'aiderait. Souviens-toi – arrête Voldemort pendant une punition, et tu scelles ta propre mort. Blaise se mordit l'intérieur de la joue, fortement, et se concentra sur la douleur. Le sort cessa rapidement.
« Essspèce d'imprudente. Tu ne dois pas l'attaquer, tu dois l'abattre ! Tu ne seras pas apte à me servir si tes attaques échouent. » Voldemort siffla de colère pendant que Pansy gémissait, recroquevillée en position fœtale. Blaise fit un pas en avant et s'inclina, en remontant aussi son masque.
« Parle »
« Seigneur, Parkinson a parlé trop vite. C'est moi qui ai arrangé l'attaque contre Snape, et je voulais l'affaiblir sans que Dumbledore ne me suspecte. A ce moment-là toute son attention était tournée vers Malfoy et il ne m'a pas remarqué. Mais Snape est affaibli maintenant, et il est prêt pour vous, Seigneur. » Dit Blaise et elle se mit sur un genou. En essayant de contrôler les battements de son cœur, elle ajouta, « Je n'ai jamais rêvé de tuer un ennemi du Seigneur avant que mon Seigneur ne me l'ordonne, ni d'avoir la joie de voir l'écume sortir de sa bouche. »
Voldemort sourit. La fille avait en effet l'instinct de son père, et il pouvait sincèrement sentir la méchanceté et la haine en elle. Elle était l'une de ceux à qui il pourrait très bientôt faire confiance, si elle lui prouvait suffisamment ce dont elle était capable. Pourtant, il avait également senti la même haine et la même répugnance dans un de ses meilleurs maîtres de potions, du moins jusqu'à ce que le maître de potions lui coûte sa victoire. Il acquiesça.
« Tu penses bien et parles encore mieux, Blaise Zabini..., » il ronronnait presque pendant qu'il s'approchait d'elle en caressant sa baguette, « je me demande donc ssssi on ne t'a pas appris ce que tu dois dire... Doloris. »
§*&o&*§
« Ne... n'allez pas... » N'arrêtait pas de répéter Blaise à cause de la fièvre. Dumbledore fronça les sourcils, et regarda Snape arriver en tenant deux verres de potions fumantes.
« Un pour Zabini, l'autre pour Parkinson. Malfoy va lui dire qu'il a justifié son absence et les circonstances de son retard avec une histoire à dormir debout. » Dit le Maître des Potions d'un ton si bas qu'Albus peina à comprendre tous les mots.
« Vous savez qu'elle ira bien. C'est simplement la première fois qu'elle est soumise au Doloris. » Dit-il en tentant de réconforter l'homme en noir qui regardait Poppy Pomfresh administrer ses breuvages.
« Elle ne redeviendra jamais exactement telle qu'elle était avant ça. Aucune personne qui a expérimenté ce sort ne le peux, » siffla Snape, fronçant les sourcils. « Au nom de Merlin, vous ne pouvez pas faire en sorte qu'elle reprenne conscience ? »
« Vous connaissez déjà la réponse, Severus. Elle doit se réveiller de son propre chef, suite à ce premier choc. »
Madame Pomfresh se leva des lits et s'avança vers les deux hommes qui la regardaient.
« J'ai fais tout ce que j'ai pu. J'ai donné à Blaise un peu plus de sédatifs, donc elle se réveillera certainement après Pansy, et vous aurez des chances de pouvoir parler. Mais vous devez sortir tout les deux maintenant. Le petit déjeuner sera bientôt servi. »
Snape sortit sans un mot de plus, mais Dumbledore s'attarda, écoutant Blaise répéter ces deux mots. Il senti un frisson lui traverser le corps. Quel est cet avertissement que tu nous donnes ? Qui ne doit pas y aller, et où ? Il sortit finalement, et rencontra Remus dans le couloir.
« Faites attention à ceux qui vous accompagneront demain à Pré-au-Lard. La sortie risque d'être... assez intéressante, je pense. » Dit le Directeur et il s'avança vers la Grande Salle.
§*&o&*§
Harry entra dans la Salle sur Demande et avala sa salive.
« Tout le monde est là ? »
Il entendit des pieds traîner. « Sauf Blaise. »
« Nous sommes tous là, Harry. » Dit Ginny hébétée. Personne ne parlait, et le fait que Blaise soit absente ne présageait rien de bien pour tout le monde.
« Nous savons tous que Zabini va se réveiller. Elle n'est pas morte, par la barbe de Merlin. » Fit la voix de Draco, plus anxieuse qu'à l'habitude.
« Personne ne te demande d'expliquer quoique ce soit, Malfoy ! »
« Ron, arrête ça ! »
Harry frappa sa cane pour les faire tous taire, et fronça les sourcils.
« Draco a raison. Et je pense que Blaise est éveillée. J'ai entendu le Directeur chuchoter quelque chose au Professeur Snape. Peut-être qu'elle arrivera à la réunion avant même qu'elle ne soit terminée. Alors ne commençons pas à nous disputer à nouveau. »
« Alors, qu'est-ce que nous avons en magasin pour aujourd'hui Harry ? » Demanda la voix de Fred.
« Ouais, un autre moyen de se protéger et un bouclier ? » dit George avant que Harry ait une chance de répondre. Harry sourit d'un air suffisant.
« Tu me remercieras la prochaine fois que tu n'auras plus à penser à lancer un bouclier contre un sort lancé par un Mangemort, petit imbécile. Mais non, je pense qu'aujourd'hui nous pouvons commencer les combats sérieux. J'y ai réfléchi, et je pense que le professeur Lupin peut enseigner à chacun d'entre vous comment être un meilleur duelliste. J'ai parlé de ça avec lui. »
Silence. Puis Draco pris la mouche.
« Alors, c'est ça. Tu arrêtes tout ? »
« Bien sûr que non. Le professeur Lupin pensait que vous seriez intéressés par des choses que l'on peut utiliser dans des duels quand la seule règle est qu'il n'y a pas de règle, et il n'est pas autorisé à enseigner. » Dit Harry et il sourit comme un renard.
Il entendit instantanément un cri de joie venant des jumeaux Weasley, et pour une fois Hermione n'émit aucun doute.
« Je pensais... que c'était un territoire strictement serpentard, Potter ? »
Dans la pièce tout le monde sursauta, et se tourna pour regarder. La silhouette de Blaise était immobile et pâle, tenant sa baguette dans sa main droite, ses yeux hantés et sérieux, comme si toute sa jeunesse et sa gaieté l'avaient quitté, laissant l'ironie à la place. Draco marcha vers elle, la regardant avec attention de fond en comble.
« Tu vas bien, Zabini ? »
« Super bien, Malfoy. Parkinson ressemble à quelqu'un qui a été peloté. »
Draco ricana.
« Trop dur pour elle alors. »
« Hey, hey, hey, vous discuterez de tout ça inter-Serpentard »
« Dans une autre pièce ! » raillèrent Fred et George. Harry sourit quand il entendit Blaise marcher vers lui.
« Content que tu puisses être là. »
« Moi aussi. Alors, qu'est-ce qu'il y a au programme aujourd'hui ? »
Harry sourit à nouveau d'un sourire sauvage.
« Sortez vos baguettes, et couvrez-vous les yeux avec un bandeau. On ne regarde pas. »
§*&o&*§
« Je pense que nous devrions aller en avant. » Dit Snape d'un ton irrévocable, regardant les sorciers assis avec lui dans le bureau du Directeur.
« Très souvent l'appât est mangé et la proie est perdue, » Répondit Remus.
« Malheureusement nous ne pouvons pas utiliser le chiot habituel, avec toute cette publicité, » Dit Snape d'un ton cinglant, et Sirius se renfrogna.
« J'ai dit que nous ferions ça. Rien de difficile étant donné l'appât. » Dit-il brusquement, foudroyant le Maître des Potions du regard.
« Sirius, Severus, ce n'est pas nécessaire, » Dit calmement Dumbledore. Les deux sorciers se rassirent dans leurs chaises.
« Tu réalises que personne ne peut savoir le moment où nous ferons ça, » Dit Remus en fixant Snape.
« Je sais, Lupin. »
« Pas même Zabini. »
« Je sais. »
« Pas même Harry. »
« J'ai dit JE SAIS. » Grogna Snape. Puis il baissa la voix et reprit son souffle. « A moins que le Directeur ait d'autres moyens tout aussi efficaces de mettre le plan à exécution. Je ne vois pas de solutions pour éviter ça. Et Zabini nous a donné l'heure et l'endroit qui correspondent à ces évènements, nous en aurons besoin. »
Ils regardèrent tous Dumbledore. Le vieil homme fronça les sourcils, les yeux sombres.
« Severus, j'ai besoin de vous rappeler qu'il y a des possibilités pour que vous soyez... pour que le plan ne soit même pas lancé. Les risques sont très grands, voire mortels. »
« Ce n'est pas la première fois, Directeur. Est-ce que quelqu'un a une meilleure solution ? »
Silence.
Snape se leva et sourit d'un air sarcastique. « Alors vous autres Gryffondors n'aurez qu'à vous redresser pour pouvoir faire le plus de dommage possible – ou perdre. "
§*&o&*§
« Donc, comment allons-nous nous appeler ? » haleta Hermione, alors que chacun était assis dans la Salle sur Demande, reprenant leurs souffles. Harry était affalé sur le sol, Sasha s'était étendue sur son torse pour réduire la tension qui s'installait petit à petit sur ses poignets tout les jours.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Je veux dire, nous avons besoin d'un nom qui n'attirera pas trop l'attention, comme ça nous pourrons mettre sur pieds des réunions plus facilement. Pour dire la vérité, quelques préfets commencent à se demander ce que je fais à monter et descendre les couloirs à des heures bizarres pour pouvoir parler seule à seul à chacun d'entre vous de quelque chose qu'Harry veut annoncer. »
« Ce qu'elle veut dire, c'est qu'elle ne voudrait pas que Goyle la siffle à chaque fois qu'elle invente une raison pour parcourir la partie serpentarde du château. » Dit Draco et tout le monde rit.
« Tu penses à quelque chose ? » Demanda Ron, sachant qu'Hermione avait probablement établi toute une liste.
« J'y pense, depuis que nous nous sommes rangés au côté de Dumbledore, pourquoi ne pas nous appeler l'Armée de Dumbledore ? » Souffla-elle.
« C'est le nom le plus stupide que j'ai jamais entendu, » rigola Draco.
« Retire ça Malfoy, maintenant ! » s'écria Ron.
« Force-moi, la Belette ! » le nargua Draco.
« Hey hey hey, ferme-la Draco, parce que tu sais très bien que maintenant il peut le faire. » Dit Harry en souriant d'un air suffisant. Ron se vexa et serra gentiment la main d'Hermione.
« Je ne pense pas que ce soit stupide. » Lui dit-il avec un grand sourire bête, et Hermione roula des yeux et sourit, apaisée.
« Honnêtement, je ne pense pas que 8 personnes peuvent former une armée, pourtant. » Précisa Blaise.
« Pourquoi pas 'Les Tireurs embusqués '? Parce que nous sommes tous des gens discrets, sombres et silencieux. " Dit George.
« Ce n'est pourtant pas très discret pour un nom secret, non ? » se moqua Harry.
« Je pense que si on avait un nom, ce serait judicieux que ce soit quelque chose d'assez ennuyeux et qui fasse allusion à l'école. » Proposa Harry.
« J'ai une idée, » Dit timidement Neville. Draco grogna, mais le garçon dodu avait développé assez d'amour-propre quand il avait vu ce qu'il pouvait faire avec les instructions d'Harry, et les entraînements.
« Pourquoi est-ce qu'on ne s'appellerai pas plus simplement " Le Groupe d'Etude " ? Je sais que personne ne serait assez prétentieux pour oser s'y intéresser ni ne s'abaisserai à en rejoindre un » dit-il.
« Granger le ferai, » Dit Blaise et tout le monde rigola.
« Alors d'accord pour Le Groupe d'Etude, allons étudier un peu plus les sortilèges avant d'aller dormir en Histoire de la Magie, vous voulez bien ? » Dit Harry.
§*&o&*§
L'Histoire de la Magie fut tout aussi ennuyante qu'à l'habitude, avec tous les étudiants qui dormirent au lieu d'absorber des connaissances. Excepté quelques-uns qui avaient développé un moyen de communication grâce à des parchemins enchantés. C'était une invention d'Hermione, et quoi que l'on écrive dessus, cela s'inscrivait sur tous les parchemins enchantés en ligne. C'était la méthode secrète de communication d'urgence du Groupe d'Etude. Blaise prit son parchemin et déglutit. Elle savait que tout les autres membres du Groupe d'Etude avaient un bon niveau, et personne ne pouvait révéler ce qu'elle était vraiment ; mais elle ne pouvait pas se permettre de tous les prévenir de ce qu'elle était sur le point de faire, de peur qu'ils n'aient pas l'air assez surpris ou effrayés. Si un de ces camarades de classe suspectait qu'il y avait un traître parmi eux, ce serait une question de temps avant que quelqu'un ne la suspecte. Son crayon s'attarda, puis elle inspira, et écrivit le nom de ceux à qui elle destinait le message. Harry Potter et Hermione Granger.
Quand les lettres furent absorbées par le parchemin, laissant la surface couleur crème à nouveau nette, elle écrivit : je dois vous avertir, mais ne mettez pas les autres au courant où je serai suspectée. Elle attendit que l'encre soit absorbée, puis sans qu'elle écrive, deux lettres apparurent. O.K.
Elle inspira à nouveau et déglutit, puis elle écrivit son avertissement. Il y aura une attaque demain quand nous irons à Pré-au-Lard. Voldemort nous a ordonné de tuer Harry. Les lettres furent absorbées par le parchemin, laissant la surface vierge.
§*&o&*§
« Je pense toujours que tu ne devrais pas y aller, Harry. Tu es un véritable aimant à problèmes, et beaucoup de choses peuvent arriver à Pré-au-Lard ! » Se vexa Hermione, en tentant de convaincre son ami.
« N'essaye pas de me faire changer d'avis, Hermione. J'irai. S'il ne se passe rien, si je n'y vais pas, Blaise sera suspectée et Voldemort la torturera et la tuera. Il tue à la moindre allusion de trahison maintenant. » Dit Harry, en faisant tournoyer sa cane dans ses mains. Il entendait à quel point son amie soufflait et était vexée. Il essaya d'imaginer son expression, mais ces derniers temps, Harry avait des problèmes pour se souvenir précisément des expressions sur les visages de ses amis. En fait, une bonne partie de sa mémoire visuelle était un peu décolorée, revigorée uniquement quand il partageait les yeux de Voldemort.
« Je le dirai à Sirius, et il t'interdira d'y aller. » S'énerva Hermione.
« En fait, Sirius a essayé. Je lui ai dit que de toute façon j'irai, donc qu'il m'aiderait plus si je n'avais pas à m'inquiéter à utiliser moins de chemins sécurisés pour aller à Pré-au-Lard en secret. »
« Tu es incorrigible. »
« C'est ce que tout le monde dit de moi. Pourquoi n'es-tu pas avec Ron ? Je te parie qu'il fait de meilleurs scores au Quidditch quand tu le regardes. » Harry sourit narquoisement quand il entendit Hermione prendre doucement sa respiration.
« Est-ce que tu rougis ? » Demanda Harry, le rire dans la voix.
« Tu es bête » Dit Hermione et elle se leva pour partir, en touchant ses joues chaudes.
« Tu rougis ! » Railla Harry alors qu'Hermione passait devant lui, le frappant à l'épaule en passant, son visage maintenant rouge.
« Je suis peut-être aveugle, mais il y a des choses que je vois mieux que toi ! » lui cria-t'il, faisant vaciller sa voix tremblante, comme une vieille femme typique prédisant des contes à dormir debout. Il rit quand il entendit le portrait claquer.
§*&o&*§
Le jour suivant, quelques cinquièmes années commentèrent le fait que plus d'un professeur les accompagnaient au village sorcier cette fois-là : le professeur MacGonagall, le professeur Snape et le professeur Lupin les escortaient tous. Le fait que le grand Maître des Potions avançait était une grande cause de désespoir pour tous les étudiants, y compris les Serpentards, qui avaient perdus une bonne partie des privilèges qui les aidaient quand Snape avait encore sa couverture. Des phrases comme ' Pourquoi est-ce que le con graisseux est venu ? ' Et ' Oh non, maintenant je ne pourrais jamais prendre des bombabouses et les utiliser ' flottaient au dessus du groupe des étudiants. Le cœur d'Harry battait rapidement. Ses mains serraient tellement sa cane que ses jointures blanchissaient. Hermione faisait de son mieux pour paraître insouciante. Harry souhaitait pouvoir regarder l'expression des professeurs, pour voir à quel point ils s'attendaient à ce que n'importe quoi n'arrive vraiment et à quel point ils avaient pris toutes les précautions. C'était, après tout, la première sortie à Pré-au-Lard après l'attaque de Poudlard. Il déglutit et siffla à Sasha.
« Peux-tu voir un professsssseur ? »
« Je peux voix ta directriccccce de Maison. »
« Laisse-moi voir. » Dit Harry, et il sentit le serpent relier son esprit au sien. La vision par les yeux d'un serpent était très similaire à celle d'un humain, mais c'était toujours comme si les choses étaient légèrement faussées par une lentille, il ne pouvait pas l'expliquer mais son cerveau lui disait que quelque chose clochait. Il pût voir McGonagall, avec des couleurs légèrement plus prononcées (la vue de Sasha accentuait toujours davantage les couleurs), marchant rigidement aux côtés des étudiants. Ses yeux se fixaient ici et là. Donc ils suspectent quelque chose aussi.
Harry n'avait pas essayé de prévenir Dumbledore à propos de ce que Blaise lui avait dit ; Il savait qu'elle disait immédiatement à Dumbledore tout ce qu'elle découvrait dans le cercle de Voldemort. Il brisa le lien d'esprit avec Sasha et commença à tapoter autour de lui, en entendant près de lui Ron parler à Hermione. Blaise n'était pas avec eux, et il manquait aussi quelques Serpentards. Certains s'étaient fait porter pâles, d'autres avaient dit devoir étudier, d'autres encore avaient besoin de s'entraîner au quidditch. Mais Harry savait qu'il pourrait tous les retrouver sous les masques blancs qui leur sauteraient dessus dans peu de temps maintenant.
« Ceux qui veulent aller faire les boutiques, dispersez-vous et revenez ici dans exactement 60 minutes. Ceux qui seront en retard souffriront atrocement – il n'y aura PAS d'exception » Harry entendit Snape donner bruyamment ses ordres, et tous les étudiants partirent en courant vers les magasins de bonbons et de farces, ne prenant pas la menace à la légère. Harry aspira un coup. Il dégage le terrain.
« Ça vaut aussi pour vous, Potter. » Aboya Snape.
« Oui professeur. » Dit Harry. Ron l'appela et ils s'éloignèrent, mais Harry s'attarda. Ron les regarda, lui et Hermione.
« C'est bon, qu'est-ce qui se passe maintenant ? Pourquoi est-ce qu'on marche à la vitesse d'un escargot alors qu'on a seulement 60 mi- »
« Il va y avoir une attaque ici, Ron, très bientôt. » Dit rapidement Hermione. Ron haleta.
« U-u-une at-attaque ?? »
« Voldemort vient pour Harry. Court et appelle le reste du Groupe d'Etude. Nous devons être prêts. » Ordonna Hermione. Harry s'était immobilisé légèrement éloigné d'eux, se concentrant pour écouter. Il n'entendait rien qui sortait de l'ordinaire. Pas encore.
« Harry? » Il entendit Hermione chuchoter. Hermione chuchotait toujours quand elle le voyait dans cette position, tentant de discerner le moindre bruit.
« J'attends. » Dit Harry.
§*&o&*§
Les doigts de Snape étaient crispés. Il marchait nonchalamment avec Remus, en gardant toujours le Garçon-Qui-A-Survécu dans son champ de vision. Le timing devait être impeccable pour ce qu'il avait prévu de faire.
« Il est encore possible de changer le plan, Severus » dit Remus, en regardant Ron s'éloigner en courant de là où Harry et Hermione se tenaient. Les deux étudiants n'avaient pas l'air de faire une activité quelconque à Pré-au-Lard.
« Tous ces gémissements me rende malade, Lupin » la lèvre supérieure de Snape se tordit légèrement. Remus soupira.
Et ensuite l'enfer entier se déchaîna.
§*&o&*§
Les sorts commencèrent à voler depuis le côté de la route et tous les coins et recoins inimaginables. Tous ceux qui étaient dans les magasins hurlèrent, certains se ruèrent dehors dans la panique. Et ensuite, des silhouettes en robes noires et avec des masques blancs et brillants apparurent et se précipitèrent sur tous ceux qui portaient l'uniforme de Poudlard. Snape serra les dents, regardant Harry, Hermione et Ron se jeter dans la bataille. C'est comme regarder un match de qualification de la ligue des juniors, par Merlin. Il se rua en avant, la baguette à la main, espérant contre tout espoir qu'aucun sort perdu ne l'atteindrait.
Les Mangemorts se débarrassèrent facilement de beaucoup d'étudiants certains d'entre eux lançant leurs premiers Avada Kedavra – en faisant en sorte d'atteindre leurs cibles : quiconque gagnerait le meilleur prix recevrait les félicitations de Voldemort. Blaise respirait avec difficulté à travers le masque, et vit à son grand désarroi qu'Harry était là, se battant d'une manière extraordinairement rapide – tout comme Hermione et Ron... et maintenant le grand dadet Weasley et Londubat qui allaient se battre en mangeant toujours des bonbons. Certains des Mangemorts qui tentaient de s'en prendre à eux se dégonflèrent. Les professeurs protégeaient les élèves proches d'eux, mais Harry et le Groupe d'Etude étaient hors de portée de McGonagall, et Lupin se défendait et se battait déjà contre d'autres. Elle vit beaucoup de Mangemorts converger vers le Garçon-Qui-A-Survécu.
Le professeur Snape courut vers eux, en se protégeant contre eux, baguette sortie.
« Toi, débarrasse-toi du traître ! » Lui ordonna un adulte Mangemort. La main qui tenait sa baguette trembla. Si elle lui lançait un sort léger, elle signait son arrêt de mort. Et elle désobéirait à son mentor. Snape ne lui avait-il pas dit que si elle devait faire ça, s'en débarrasser quoi qu'elle ressente pour lui, de le faire sans s'inquiéter des conséquences ? N'est-ce pas ce qu'il lui avait ressassé encore et encore durant toutes les leçons d'Occlumancie ? Si tu ne le fais pas, tu décevras tout le monde, toi-même et Snape et Mère !
« Débarrasse-toi du traître, petite folle ! » Gronda le Mangemort, en tentant de viser Harry. Blaise ferma ses yeux, pointa sa baguette et hurla le premier sort qui lui vint à l'esprit, et manqua sa cible de quelques millimètres – la malédiction fit un trou dans la cape du Maître des Potions. Puis l'autre Mangemort hurla un Avada Kedavra vers Harry Potter.
§*&o&*§
« Harry entendit le sort, et il entendit le bruissement d'une cape qu'il connaissait bien.
« SNAPE, NON ! » Hurla-t'il en jetant ses bras en avant alors que le corps du Maître des Potions protégeait Harry de la lumière verte. Il entendit Remus derrière lui psalmodier quelque chose, mais Harry était trop affolé alors qu'il se sentait partir en arrière, le corps de Snape tombant sur lui, mou, lourd et sans réactions.
« Professeur, espèce d'imbécile, non ! Non, non, non, non, non ! » Harry se débattit, ses mains courant sur toute la longueur de son dos jusqu'à ses épaules. Harry se débrouilla pour s'asseoir, encore à moitié écrasé sous le poids du corps de Snape. Ses doigts trouvèrent la carotide, cherchant son pouls. Rien.
« NE ME FAITES PAS CA VOUS –VOUS– » Hurla-t'il à nouveau, en essayant d'attendre un faible souffle, un battement de cœur, n'importe quoi. Il secoua l'homme par les épaules. Il le gifla au visage. Il essaya à nouveau de sentir un pouls.
Tout cela en vain.
Severus Snape était mort.
À suivre
