Bonjour à tous! Et oui, c'est bien moi. Je suis revenue de vacances et je reprends le boulot demain mais je tenais à vous poster ce chapitre pour votre patience. J'espère que vous n'avez pas oubliés la fiction et que vous prendrez du plaisir à lire ce chapitre. J'espère sincèrement qu'il vous plaira et que vous serez aussi nombreux à me laisser vos impressions que sur le dernier chapitre.
Bonne lecture!:)
Réponses aux anonymes:
Celia: Oui c'est vrai que parler travail à un rendez-vous, ce n'est pas le top mais Calli n'y allait pas vraiment dans l'optique d'un rendez-vous amoureux. Merci de ta review. :)
Machinonyme: Je suis un peu plus cruelle avec Calli dans ce chapitre. J'espère que ça sera à la hauteur de tes espérances. Si ce n'est pas le cas, n'hésites pas à me donner quelques idées, on ne sait jamais. ^^ Marcus a le don de voir les liens qui unissent les gens, à partir de là, on peut imaginer ce qu'il a pu dire à Aro. Merci beaucoup de ta review!:)
Emie: Je suis contente que ça te plaise surtout que comme tu le dis, les fictions sur les Volturis sont assez rares. La plupart des fictions sur Twilight sont sur Edward et Bella ce qui est la raison pour laquelle, je ne lis presque plus sur Twilight malheureusement. J'espère que la suite te plaira tout autant. Merci de ta review. :)
Isa52: Et bien, j'espère que la suite te plaira. Merci de ta review.
Il devait être près de 3 heures du matin mais je n'avais pas encore réussi à fermer l'œil. Comment aurai-je pu? J'avais eu la vie sauve mais pour combien de temps? J'avais commis une erreur impardonnable. Les maîtres m'avaient laissés la vie sauve mais jusqu'à quand? Marcus et Aro ne s'étaient pas clairement exprimés sur leurs intentions mais Caius avait bien l'intention d'en finir avec moi. Recroquevillé sur mon lit, mes bras entourant mes jambes, je fixai le mur essayant de chasser toutes les sombres pensées qui m'assaillaient. J'avais l'impression d'être de nouveau une gamine qui avait fait une bêtise et qui ignorai comment se faire pardonner. Mais je n'étais plus une enfant et je n'avais aucun moyen de réparer mon erreur. Comment avais-je pu avouer aussi ouvertement l'existence des vampires? Je m'étais faite avoir en beauté. Il m'avait poussé à bout et il avait gagné. Ce qui j'ignorai encore, c'était comment il connaissait les vampires. Aucun humains n'étaient censés être au courant. Mais cela n'avait plus d'importances puisqu'il devait être mort à l'heure qu'il est. Demetri pouvait retrouver n'importe quel être où qu'il se trouve. Jones n'avait aucun moyen de s'échapper.
Je soupirai bruyamment devant mon idiotie. Quelques secondes plus tard, j'entendis quelques coups à la porte. La panique s'empara de moi avant que je ne réussisse à me raisonner. Si on avait envoyé un tueur pour se débarrasser de moi, il n'aurait pas frappé. Il aurait défoncé la porte avant d'en finir rapidement. Tremblante, je me levai pour aller ouvrir. Ce fut le visage souriant de Corin qui apparut. Elle pénétra dans la pièce sans attendre que je lui dise d'entrer. Elle fit rapidement le tour de la pièce avant de s'asseoir sur l'unique fauteuil défoncé.
- Je n'étais pas sûre que tu dormais mais je t'ai entendu remuer alors je me suis permise de frapper, m'expliqua t-elle.
Elle m'adressa un large sourire alors que je m'asseyais en face d'elle sur le lit. J'étais vraiment contente qu'elle soit là, de ne plus être toute seule à ruminer dans mon coin. J'avais énormément de chances qu'elle soit là pour m'épauler. Au moins cette situation me permettait de savoir que je pouvais compter sur sa présence en cas de besoin. Je me sentais de mieux en mieux.
- Arrêtes ça Corin, m'énervai-je me rendant compte du déroulement de mes pensées.
- De quoi parles tu? répondit-elle décontenancée devant mes paroles.
- Si tu as ne serais-ce qu'une once de respect pour moi, ne te sers pas de ton don.
- Oh! Tu es au courant? Encore Felix qui a trop parlé, essaya t-elle de plaisanter. Navrée, je pensai bien faire.
Et dire que je n'arrivai même pas à lui en vouloir. Je sentis qu'elle acceptait ma demande quand mes sombres pensées revinrent au galop. Je préférai être consciente du sort qui pouvait m'attendre après la décision des juges plutôt que me voiler la face. Elle me fit le récit de toute sa soirée qui avait démarré comme toutes les autres avant qu'elle ne soit mise au courant des événements de ma rencontre.
- J'ai tout raté,me lamentai-je. Je me suis faite bernée. Maintenant, je n'ai plus qu'à attendre qu'on vienne me tuer.
- Ne dis pas de sottises.
J'avais l'impression de me faire disputer par ma mère alors que Corin semblait plus jeune que moi physiquement. C'était vraiment étrange. J'avais plus la sensation d'être en train de parler avec ma petite soeur.
- Je suis persuadée que tu vas t'en sortir. Aro ne te fera pas tuer.
- Comment peux tu en être sûre?
- Je le sais, c'est tout.
Si elle avait aussi des dons de voyances, qu'elle me le dise maintenant, ça pouvait me servir.
- Toute l'histoire a déjà fait le tour?
- Oui. Demetri est rentré, il a informé Felix qui l'a dit à Darren qui me l'a ensuite dit.
- Darren? Qui est-ce?
- Nous sommes deux à nous occuper de la sécurité des épouses. Darren et moi. Il y a peu de chances que tu le rencontres, on ne quitte que très rarement notre poste.
J'acquiesçai, me demandant à quoi pouvait ressembler les femmes de ces trois hommes. Étaient-elles aussi menaçantes?
- Mais il y a eu un soucis, m'informa t-elle, gênée.
- De quel genre?
- Demetri a suivit sa piste mais...
- Mais? m'impatientai-je.
- Il l'a suivit jusqu'à son appartement mais il n'y avait rien. Après l'odeur lui est totalement flou. Comme si elle le repoussait. C'était vraiment étrange. Il retrouve n'importe qui d'habitude.
- Felix m'a dit qu'il y avait quelques exceptions.
- Une seule. Isabella Cullen. C'est une très longue histoire que je te raconterai plus tard. Son don lui permet de bloquer les dons de la plupart des vampires.
Une longue histoire que je n'entendrai certainement jamais. Parce que malgré les certitudes de Corin, j'étais presque sûre d'y passer. Après m'avoir lancé quelques encouragements, elle partit rejoindre son poste. Elle n'avait pas le droit de le quitter trop longtemps. Je la plaignais sincèrement. Elle devait terriblement s'ennuyer. J'espérai pour elle que son collègue, Darren, était sympathique.
Je finis par m'enfouir sous la couverture malgré la chaleur suffocante dans une stupide tentative d'échapper à toutes ces histoires. Je maudissais le jour où Felix et Corin avait pénétrés dans mon appartement. J'aurai tout donné pour revenir en arrière.
oOoOo
Ce furent les rayons de soleil perçant qui me réveillèrent. Mais pas seulement, je sentais une légère caresse sur mon visage alors qu'une douce voix me chuchotait de me lever. C'était vraiment agréable. Doucement, j'ouvris les yeux alors que le visage de Demetri m'apparut. Je me relevai subitement et je bénissais sa rapidité sinon je lui aurai certainement mit un coup de tête. Il se remit rapidement sur pieds et me toisa de son air hautain qu'il ne le quittait qu'à de très rares occasions. J'étais surprise de le trouver ici mais ne pris pas la peine de lui demander les raisons qui l'avaient poussés à venir ici. Il y répondit sans même que je ne lui demande.
- Aro t'attends. Il souhaite te voir. Et il ne m'a pas été difficile d'entrer, tu n'avais pas verrouillé la porte. Un oubli je suppose? A moins que tu espérai que je te rende visite? me taquina t-il.
Je levai les yeux au ciel et décidai de ne pas répondre à ses provocations. Je déglutis difficilement à l'idée de ce qui m'attendait avant de m'extirper du lit. Tel un automate, j'essayai de me rendre présentable pour mon... rendez-vous. Tout mon corps tremblait de peur. Je voulus attraper de quoi me rafraîchir mais mes mains tremblaient tellement que je laissai le verre tomber au sol.
- Je le ferai, m'affirma t-il alors que je me baissai pour ramasser les dégâts.
- Ne sois pas stupide, je peux le faire.
- Je ne veux pas que tu te coupes. S'il te plaît, dit-il alors que je vis son regard glisser sur mon cou.
Je n'étais pas idiote et je savais les pensées qui l'animaient. Il n'était pas sûr de pouvoir se retenir s'il y avait du sang. Et même si j'étais capable de ramasser des bouts de verre sans me couper, je préférai ne pas tenter le vampire. Bien qu'une sombre idée me vint à l'esprit alors que nous sortions de la chambre. Il n'aurait fallut qu'une coupure, une toute petite et tout aurait été fini. Peut-être aurai-je dû le faire? C'était certainement le sort qui m'attendait alors pourquoi ne pas prendre les devants. Je m'arrêtai subitement en plein milieu du couloir sous le regard interloqué du traqueur.
-Qui y a t-il?me demanda t-il soucieux. Tes jambes d'humaines sont-elles trop faibles pour te porter? Ou est-ce une excuse pour que je te porte.
Je lui étais reconnaissante de vouloir détendre l'atmosphère mais je n'avais nullement envie de plaisanter avec lui.
- Aro a prit sa décision, n'est-ce pas? Il va vouloir ma mort après ma bêtise. Jones est dans la nature et personne ne sait où le trouver.
- Je vois que tu es déjà au courant. Tu n'as pas de soucis à te faire. Je vais le retrouver. Personne ne m'échappe.
- Isabella Cullen, répondis-je me souvenant des paroles de Corin.
- Comment est-ce-que tu le sais? Et puis, il n'y a qu'elle!se vexa t-il. Sans compter que je pourrai la pister à une certaine distance en me fiant seulement à son odeur. Je suis le meilleur traqueur qui existe.
Je ne pus m'empêcher de rire devant son comportement immature. J'aurai dû me douter qu'il se sentirait vexé que j'aborde le sujet. Il était le genre d'homme qui ne supportait pas l'échec. Dans une inconscience totale, je lui tirai la joue doucement comme on l'aurait fait à un gamin.
- Allez pleures pas, tu vas pas en mourir.
Je ne me rendis compte de mon geste que lorsque son regard fut noir. Et si j'avais bien suivi ma leçon, ce n'était pas bon signe. J'avais dû l'énerver. Avant que je ne puisse m'excuser, il m'attrapa par le col et je me retrouvai collé à lui devant son regard menaçant et ses lèvres déformés par un rictus mauvais.
- N'oublies pas qui je suis.
Alors que je m'attendais à ce qu'il me crie dessus, son ton était presque doux. Le loup s'était-il transformé en agneau? Ça, j'en doutai fortement.
- Encore en train de jouer avec la nourriture?
Une voix enfantine nous coupa brusquement. Deux personnes venaient de surgir près de nous. Un garçon et une fille qui paraissaient avoir une quinzaine d'années pas plus. Du moins, physiquement. La femme était aussi petite que moi, peut-être un peu plus mais elle était impressionnante. Ses cheveux châtains clairs étaient remontés en un chignon stricte alors qu'une lueur malsaine brillait dans ses yeux rouges vifs. Son acolyte, lui, regardait Demetri, m'ignorant superbement. Malgré des cheveux un peu plus foncés, il avait les même traits que la fille. C'était la première fois que je les rencontrai mais je savais déjà à qui j'avais à faire. Felix m'en avait assez parlé pour que je reconnaisse ceux qu'il appelait « les jumeaux maléfiques ». Prise de terreur à l'idée de ce qu'ils pourraient me faire, je baissai la tête honteuse, espérant disparaître le plus vite possible.
- Aro souhaite s'entretenir avec elle, répondit Demetri d'une voix glaciale.
Sa poigne se resserrait sur mon bras au fur et à mesure des secondes. Je retenais à grandes peines un cri de douleur, ne voulant pas passer pour une mauviette.
- Depuis quand souhaite t-il s'entretenir avec de la vermine? cracha Jane.
- Il y a eu quelques évènements durant votre absence. Aro vous en informera mieux que moi.
Sans attendre davantage, ils disparurent en un battement de cils. Je sentis seulement un courant d'air frais. Demetri resserra son emprise et je m'écartai de lui prudemment. Je relevai ma manche pour observer les traces rouges qu'avaient laissés le traqueur.
-Je ne savais pas qu'ils t'impressionnaient autant? Raillai-je.
-C'est surtout Jane. Je m'entends bien avec Alec mais je me méfie de sa soeur.
-Elle est si horrible que ça?
-Je ne connais qu'une seule personne qui aime autant que moi jouer avec les humains. Tu devrais la voir chasser. C'est quelque chose, s'exclama t-il un vague sourire aux lèvres. Tu peux entendre les cris de ses victimes à des kilomètres et...
-Stop! L'interrompis-je. Y a des choses que je préfère ignorer.
Je préfère ne pas connaître sa façon de se nourrir. Je n'avais guère envie de cauchemarder au sujet de l'adolescente. Comment une gamine pouvait-elle être aussi flippante? Une autre pensée bien plus heureuse vint chasser ces horreurs de mon esprit. Demetri n'avait rien à craindre de Jane. Elle n'avait aucune raison de s'en prendre à lui et pourtant, il s'était montré inquiet. Ce qui signifiait qu'il se faisait du soucis pour moi. Du moins, je l'imaginai ainsi. S'était-il prit d'affection pour moi? Je n'aurai jamais cru que notre relation prendrait ce tournant après notre première rencontre.
Durant le reste du trajet, je ne pus m'empêcher de lui jeter quelque coups d'œils savourant ce visage dur et sévère mais pourtant élégant. Un vague sourire vint fleurir sur ses lèvres alors qu'il sentait mon regard sur sa personne. Après tout, si je devais mourir, autant emporter une vision agréable dans la tombe.
Nous passâmes devant mon petit bureau désespérément vide. Demetri poussa les lourdes portes sans aucun effort alors que nous pénétrâmes dans la salle. Les jumeaux étaient postés non loin des trois maîtres. Il y avait seulement deux autres vampires dont j'ignorai le nom qui se tenaient près des grandes portes. Ces dernières se refermèrent dans un lourd fracas alors que mon cœur battait à cent à l'heure. Ma dernière heure était venue. Adieu monde cruel. J'en faisais peut-être un peu trop là!? Aro se leva, un large sourire éclairant son visage alors qu'il se dirigeait tranquillement vers moi. Il ne ferait jamais une aussi basse besogne? Il ne me tuerait pas de sa main, c'était bon signe, non?
-Calliopé, susurra t-il.
Mon prénom résonna dans toute la salle. Demetri s'était éloigné de quelques pas tout en restant assez proche. Sa présence me rassurait. Il était la seule personne présente à qui je me fiai. Enfin, il me paraissait le moins dangereux pour le moment.
-Tu nous as apportés beaucoup de soucis Calliopé.
Pourquoi avait-il besoin de prononcer mon nom? Dans sa bouche, il devenait effrayant.
-Dans d'autres circonstances, j'aurai ordonné ta mise mort, m'expliqua t-il en tournant autour de moi comme un lion devant sa proie. Mais le fait est que cet homme s'est volatilisé et que tu es peut-être la seule personne qu'il voudra contacter comme me l'a si gentiment soufflé mon frère Marcus.
Avais-je le droit de sauter au cou de Marcus ou cela était-il déplacé? Sans doute, cela serait-il mal perçu... Aro me dévisagea longuement et se saisit d'une mèche de mes cheveux. Il huma longuement l'air avant de regarder Demetri.
-Et je m'en voudrais de t'enlever si brutalement de ce monde.
Sur ce point, j'avais énormément de mal à le croire. Et pourquoi fixait-il le traqueur de cette façon? S'il avait autre chose à dire, qu'il le fasse, qu'on en finisse. Il me tardait d'être loin de cet homme. J'avais la vie sauve jusqu'à ce que l'on retrouve Jones. Il ne me restait plus qu'à espérer qu'il soit parti se terrer au fin fond de la Mongolie.
Demetri soutint le regard de Aro pendant quelques secondes. Un échange silencieux dont ils étaient les seuls connaisseurs. Bien entendu, ce fut Demetri qui baissa la tête alors que Aro se tournait une nouvelle fois vers moi.
-S'il venait à te contacter par n'importe quel moyen, je veux que tu m'en informes aussitôt. Tu ne dois en aucun cas prendre la décision d'agir seule. Me suis-je bien fait comprendre?
Après tout les évènements qui venaient de se produire, je n'avais aucune envie de foncer tête baissé. J'étais encore en vie et il ne fallait mieux pas tenter ma chance. Aro ne me pardonnerait pas une nouvelle fois.
-Si tu souhaites sortir pour une quelconque raison, je veux que tu te réfères à Demetri. Il t'accompagnera partout. Tu ne devras quitter ces lieux sans sa présence à tes côtés ou je crains de devoir prendre des sanctions. Bien entendu, tu continueras ton travail ici.
Je hochai timidement la tête, mon cœur manquant d'exploser à chaque battement. Tous les vampires présents devaient les entendre et se délecter de ma panique. Je peinai à soutenir son regard, voulant regarder partout sauf dans sa direction. Un petit rire s'échappa de ses lèvres, dévoilant ses canines assez pointues pour me trancher la gorge. Je me giflai intérieurement d'avoir de telles pensées. Ce n'était absolument pas le moment. Je paniquai assez comme ça, ce n'était pas la peine d'en rajouter.
-Je crois qu'il n'y a plus rien à ajouter. Tu peux disposer.
Je ne me le fis pas dire deux fois et tournai les talons en vitesse. J'entendis Aro demander à Demetri de rester et malgré ma curiosité piquée au vif, je ne me retournai pas. Aro n'apprécierait certainement pas. Les deux vampires postés au portes les ouvrirent pour me laisser passer. A peine fus-je sorti que le lourd fracas caractéristique de la fermeture se fit entendre.
Hors de leurs vues, je me permis de craquer quelques instants. N'y tenant plus, je me laissai glisser au sol. Mes mains tremblaient sans que je n'arrive à me calmer. Ma respiration était saccadé et j'avais une furieuse envie de pleurer. Mais je ne pouvais pas me le permettre, pas ici. J'étais une humaine entourée de vampires, je n'avais pas le droit de me montrer faible.
Difficilement, je me relevai et me traînai à mon minuscule et pitoyable bureau. Je devais être forte. Tout allait s'arranger, je devais être positive. Jones allait refaire surface, Demetri se chargerait de lui faire la peau et tout rentrerait dans l'ordre. Ça devait se passer comme ça... Et après, me souffla une petite voix lointaine dans mon esprit. Que se passerait-il? Je reprendrai ce boulot pitoyable jusqu'à ce que Aro décide de me tuer. Quel intérêt? Ce n'était pas une vie. Peu importe ce qui se passerait, ce n'était qu'une question de temps avant qu'on ne me tue.
- Tiens tiens...
Cette voix langoureuse ne pouvait appartenir qu'à une seule personne. Je ne l'avais entendu qu'à de rares occasions mais elle était reconnaissable entre mille. Elle vous enchantait, vous hypnotisait sans même que l'on s'en rende compte. Je relevai la tête pour voir cette sublime blonde nommé Heidi face à moi. Elle était aussi belle qu'effrayante. Elle me détestait sans que je ne sache pourquoi. J'étais simplement humaine et ça devait suffire pour qu'elle me déteste.
- J'avais espéré que tu sois déjà morte, soupira t-elle.
Elle se pencha sur mon bureau, posant ses mains aux ongles manucurés à la perfection sur le bois.
- Navré de te décevoir, lâchai-je.
J'étais à cran. Je n'avais que des idées noires en tête et il fallait qu'elle en rajoute. Ce n'était vraiment pas le moment.
- Je ne me fais pas de soucis, ce n'est qu'une question de temps avant que ta pauvre carcasse ne disparaisse dans la nature.
- Alors va attendre ailleurs.
J'entendis le bureau craquer sous sa force. J'étais en train de la pousser à bout mais cela m'était bien égal. Elle ne m'aimait pas et c'était réciproque.
- Tu devrais apprendre à tenir ta langue, cracha t-elle.
- Sinon quoi? La raillai-je. Tu vas me tuer? Oh! J'en tremble de peur.
Et c'était le cas. J'étais terrifiée. Je ne m'étais encore jamais amusée à provoquer un vampire de la sorte. Mais au point où j'en étais. Son regard rouge devint subitement noir et avant que je ne puisse faire un geste, je me retrouvai plaqué contre le mur, ses mains entourant mon cou. Et pourtant, je lui lançai mon plus beau sourire.
- Tu n'es qu'une misérable humaine. Pour qui te prends-tu? Tu as prit un peu trop d'assurance si tu veux mon avis.
- Je m'en passerai.
- Felix a été beaucoup trop gentil avec toi. Tout comme Demetri et Corin. Tu n'es qu'une humaine qui ne mérite pas leurs attentions.
- Et bien tu n'as qu'à leur dire.
Sa poigne se faisait de plus en plus forte. Ma respiration était de plus en plus difficile mais je savais qu'elle ne serrait pas autant qu'elle le pouvait. Pour le moment, elle parvenait encore à sa maîtriser.
- Tu vas comprendre où est ta place.
Elle me relâcha subitement avant de m'envoyer un coup droit dans le ventre qui me coupa la respiration quelques secondes. J'étais tombée au sol, incapable de me relever. Elle posa son pied sur mon poignet et appuya brutalement. Un sinistre craquement se fit entendre alors que je hurlai de douleur. J'aurai voulu ne pas lui faire ce plaisir mais la douleur était trop grande. Je ne pus m'empêcher de pleurer devant la douleur insupportable. Cette folle se mit à rire alors qu'elle retirait son pied.
- Heidi! Que fais-tu?
Malgré mes yeux embués, je vis Demetri s'approcher d'elle et nous regarder tour à tour essayant de savoir ce qu'il venait de se passer.
- Je lui apprends à respecter ses supérieurs.
Je me relevai péniblement, tenant mon poignet douloureux. Elle venait de me briser les os sans aucune hésitation.
- Tu es complètement tarée, m'énervai-je.
- Et on dirait qu'elle n'a pas encore compris.
Alors qu'elle s'approchait de moi, Demetri la rattrapa par la taille et la ramena vers elle. Il lui chuchota à l'oreille me tenant loin de leurs discussions. La douleur devenait intolérable et pourtant quelque chose me sauta aux yeux. Ils étaient extrêmement proches. Trop. Quelle idiote j'étais. Ils devaient être ensemble. Pourquoi avais-je imaginé qu'il était seul? Il ne me l'avait jamais dit. Parce qu'il n'en avait pas besoin. J'étais totalement stupide. Cette révélation n'aurait pas dû me faire autant de mal.
Il lui caressa doucement la joue et la relâcha, l'invitant à partir. Elle lui obéit non sans oublier de me jeter un regard haineux. Il fallait mieux pas pour moi que je me retrouve de nouveau seule avec elle. Bien qu'au moins, elle en finirait rapidement avec moi.
- C'est cassé? Demanda t-il simplement.
- Qu'est-ce-ça peut bien te faire? Demandai-je hargneusement.
-Tu dois faire soigner ça.
- Fiches moi la paix. Retournes voir cette cinglée et laisses moi tranquille. Je n'ai pas besoin de ton aide.
- Tu dis n'importe quoi. Viens! m'ordonna t-il.
- Non! Tu es comme elle, je ne veux rien avoir à faire avec toi. Tu n'es qu'un monstre.
Pour la première fois depuis notre rencontre, j'eus la sensation de le blesser. Il fit un pas en arrière, me dévisageant comme si c'était la première fois que l'on se rencontrait. Il renifla dédaigneusement avant de s'évaporer dans la nature.
Les larmes dégringolaient mon visage alors que la douleur se faisait de plus en plus vive. Je devais soigner ça.
Alors? Qu'en avez-vous pensés? Un chapitre un peu plat au début, je l'admets. J'espère que cette petite scène vous aura plus.
N'hésitez pas à me laisser vos impressions. ;)
