Titre : La Loutre et son Chat - Chapitre 6

Rating : T

Disclaimer : L'univers de Harry Potter appartient à JKR, merci à elle de nous laisser écrire des fanfictions basées sur son oeuvre.

NDA : Vous avez failli y passer les filles ! Je suis à fond dans la Saga des Désirs Interdits (= Twilight pour celle à qui ça parle plus...) et franchement, impossible d'en décrocher ! Je vous les conseille à toutes ! Et sinon, comme d'habitude, merci à loup, misskitsune93 , Marie , mél , Nana-Yume , Misofty et elana11 toutes pour leurs rewiews et certaines pour m'avoir ajouté à leur Story Alert ou même à leurs fanfics préférées (oui, j'ai la flemme, mais comprenez moi, un livre GENIAL m'attends !)

Et vous, j'espère que c'est un chapitre qui vous plaira !

=D


Hermione n'en croyait pas ses yeux. Un homme ! Un homme était allongé sur son lit il y avait une seconde ! Maintenant, c'était son chat, qui était assis, l'air de rien, faisant sa toilette, là où se trouvait cet homme une seconde auparavant ! Puis tout à coup, une lumière éclaira son esprit. Elle jeta un sort sur sa porte pour qu'elle se ferme, puis s'assit sur son lit, à côté de son chat.

- A nous deux maintenant, déclara-t-elle, un air féroce dans la voix.

Elle saisit son chat par la peau du cou qui se laissa étrangement faire. Si Hermione l'avait bien regardé, elle aurait pu apercevoir une lueur de tristesse dans ses yeux trop humains.

Elle jeta un sort de révélation. Elle se releva et recula de quelques pas aveuglée par la lumière que le sort avait dégagé. Alors que ses yeux se remettaient petit à petit, elle vit une silhouette se dessiner, puis s'affiner. C'était un homme. Il avait les cheveux plutôt longs. Sa carrure ne lui était pas étrangère… Elle cligna plusieurs fois des yeux, puis dut faire face à l'évidence, ses yeux ne la trompaient pas…

-Drago ?

Elle ne savait quel ton adopter. Devait-elle être en colère ou être heureuse ? Devait-elle le mettre à la rue sans formalités ou le laisser s'expliquer ? Drago la regardait avec un air confus, triste. Elle sentait qu'il savait qu'il avait fait une erreur. Hermione était face à un dilemme, et comme si l'homme qui était assis sur son lit l'avait compris, il ouvrit la bouche et supplia :

- Hermione, s'il te plait, laisse moi t'expliquer.

A cet instant là, la jeune femme sut qu'elle avait bien fait de repousser le dîner chez Harry et Ginny… Le son de cette voix lui manquait tellement…

Elle secoua la tête pour essayer de remettre ses idées en place. Elle ne savait pas quel ton adopter. Elle sentait son cœur battre comme il n'avait jamais battu, mais elle revoyait dans son esprit les images où Harry lui annonçait la mort de Ron, et la personne qui l'avait tué. Elle ne savait pas quoi penser…

- Hermione, je n'ai pas tué Ron.

Ces mots la sortirent de sa torpeur. Elle regarda Malefoy dans les yeux, la surprise se peignant sur son visage. Il avait suivi le fil de sa pensée. Laissait-elle transpercer ses émotions sur son visage ? Où bien la connaissait-il trop bien ?

- Explique-toi.

Ce furent les seuls mots qu'elle prononça, sur un ton froid.

Drago eut un air peiné, mais il décida de ne rien ajouter. Sa présence devait éprouver la jeune femme à un point qu'il n'arrivait pas à imaginer : il était tout de même un criminel en fuite, il l'aimait, et elle en était parfaitement consciente. Il s'assit sur son lit et commença son récit.

Il lui raconta son année, en omettant certains détails, comme la raison qui l'avait poussé à s'enfuir, ou toutes les nuits qu'il avait passées avec d'autres femmes. Par contre, il insista sur le fait que c'était en pensant à elle qu'il avait décidé de devenir animagus, et qu'il était venu dans son immeuble tout à fait par hasard. Hermione était assise sur le lit, à côté de lui. Par un accord tacite, ils avaient laissé de la distance entre eux, et elle l'écoutait avec attention. Mais l'expression sur son visage était insondable. Puis il lui expliqua la « bande ». Il lui expliqua comment il s'était fait avoir et lui dit que les seuls souvenirs qu'il avait de cette soirée, étaient la porte défoncée de la bijouterie, prouvant que l'attaque était un guet-apens, et le corps de Weasley, étendu. Puis il se rappelait être parti en courant, sous sa forme animagus, ne se souvenant de ce qui c'était passé entre ces deux moments. Puis il se tut. Et il fixa Hermione.

Celle-ci pleurait. Il voyait les larmes qui coulaient sur ces joues. Il ne savait pas comment réagir. Devait-il la serrer dans ses bras ? Devait-il rester où il était. Il opta pour une solution intermédiaire et approcha sa main de cette de la jeune fille, de telle façon que si elle souhaitait la prendre, elle n'aurait qu'à faire un geste.


L'esprit d'Hermione était encore plus embrumé. Drago lui affirmait qu'il n'avait pas tué Ron. A en croire son histoire, il aurait subi un sortilège d'amnésie, mais pourquoi ? Et devait-elle le croire ? Que gagnerait-il à lui mentir ? Aurait-il passé deux mois sous la forme d'un chat juste pour lui faire du mal. Non. Si elle était convaincue d'une chose, c'était que Drago ne lui voulait pas de mal. Mais de son côté à elle, que voulait-elle ? Drago était là à nouveau. Il pourrait s'occuper d'elle, comme il l'avait fait depuis deux mois d'ailleurs. Mais elle ? Voudrait-elle tourner la page de Ron ? Etait-elle prête ? Elle sentit la main de Drago se poser à côté de la sienne. Que devait-elle faire ? La petite voix qu'elle avait enfouie au fond de son esprit ressurgit soudain. C'était écouter son cœur ou sa raison. Elle avait écouté sa raison toute sa vie, et cela l'avait toujours menée là où elle en avait envie. Mais si elle écoutait son cœur, juste pour une fois.

Elle posa sa main sur celle de Drago.


Le jeune homme sursauta à ce contact. Il ne s'y attendait vraiment pas. Il observa Hermione. Elle avait les yeux baissés, comme si elle avait honte. Drago tendit son autre main vers sa joue, et essuya doucement les larmes qui coulaient. Elle tourna la tête vers lui, puis lentement, remonta son regard. Elle le fixa dans les yeux. Drago pouvait y lire toute la détresse qu'elle ressentait. Il se doutait qu'elle n'avait pas totalement tourné la page de Weasley. Il tenta de se faire rassurant, et lui caressa les cheveux. Il aurait aimé la serrer dans ses bras. Etait-elle prête ? Il se rapprocha lentement, passa un bras autour de ses épaules, tout en lui laissant le droit de se dégager. Hermione l'avait senti. C'est pour cela qu'elle posa sa tête sur son épaule. Il la laissait libre.


Elle s'endormit sur son épaule. Il sentait son corps qui se faisait plus lourd contre lui. Il ne savait pas quoi faire. Il décida finalement de l'allonger correctement, puis reprit sa forme animagus et se blottit contre elle.

Avant même que le soleil ne soit levé, il se réveilla, la regarda quelques secondes puis se leva et sortit doucement de la chambre. Il s'installa sur un sofa.

- Pourquoi es-tu parti ?

La voix venait de la chambre. Drago n'en croyait pas ses oreilles. Toujours sous sa forme féline, il s'approcha de la porte. Hermione était assise sur son lit, les yeux gonflés de fatigue. Il s'avança doucement vers elle, puis sauta sur ses genoux. Elle ne put retenir un sourire. Elle le trouvait si beau… Son esprit était encore ensommeillé, elle ne se rendait pas compte que ce qu'elle pensait. Elle s'allongea, et Drago vint se blottir contre son cou. Elle l'enserra de ses bras, et Drago sut qu'elle l'avait accepté. Peut-être pas encore consciemment, mais elle l'acceptait. Peut-être pas encore sous sa forme humaine, mais il était heureux de la tournure qu'avaient pris les choses. Finalement, il avait eu raison de laisser une partie de lui espérer.


Le soleil était déjà haut lorsqu'elle se réveilla. Elle le sentit contre lui. Il n'était qu'un chat, mais elle savait que c'était lui. Elle se sentait si bien lorsqu'il était là. Elle resserra son étreinte, et le chat réagit immédiatement en ronronnant. Elle avait l'impression de sentir son cœur fondre. Mais des questions assaillaient son esprit. Etait-elle prête ? Voulait-elle vraiment de lui ? Son ventre se contractait à la pensée de Drago. Elle sentait comme des papillons lui envahir l'estomac. Elle ouvrit enfin les yeux et fut confrontée à deux immenses mers d'or et de cuivre. Oui, elle était prête.

- Tu n'es pas obligé de rester sous cette forme là.

Elle semblait sereine, mais jamais elle n'avait ressenti autant d'anxiété. Elle se sentait honteuse, mais la vie qui envahissait son cœur effaçait toute la honte qui pouvait être en elle. Elle vit son chat descendre de son lit, se regarder dans le miroir qui était sur la porte de son armoire, puis se métamorphoser. Il devint un jeune homme blond, qui lui semblait moins juvénile que la dernière fois où elle avait pu vraiment l'observer, sans que ses yeux ne soient baignés de larmes. Il la fixait avec anxiété. Elle tendit la main pour lui faire comprendre qu'elle voulait qu'il s'approche. Il s'exécuta avec douceur. Il s'assit au bord du lit.

Elle s'approcha lentement de lui, sans lâcher son regard une seule seconde. Puis elle le serra dans ses bras. Elle fourra sa tête dans son cou. Son odeur. Elle n'avait pas changé. Elle inspira, elle voulait s'en imprégner. De son côté, Drago essayait de se remettre de sa surprise. Elle semblait baisser toutes ses barrières. Il la serra encore plus fort contre lui, il voulait sentir son corps, il voulait être sur qu'il ne s'agissait pas d'une illusion. Il la sentit bouger. Il desserra ses bras. Elle se dégagea juste assez pour qu'ils puissent se regarder dans les yeux. Ils avaient retrouvé leur couleur habituelle. Hermione plongea à l'intérieur et fit de son mieux pour lire toutes les émotions qui y nageaient. Elle vit de la peur, de l'anxiété, de la surprise, mais elle y vit aussi de l'amour. Tellement d'amour. Elle sentit comme un raz-de-marée s'abattre sur elle. Et si elle faisait une erreur ? Drago comprit tout de suite ses pensées. Lui aussi sondait son regard. Il avait comprit le cheminement de ses pensées. Il se rapprocha lentement d'elle, tout en la lâchant. Elle pourrait s'en aller si elle le voudrait. Mais elle ne bougea pas. Elle était tétanisée. Elle ne savait plus comment réagir. Encore un baiser ? Le voulait-elle vraiment ? Oui, lui répondit son cœur, tandis qu'elle parcourait les quelques centimètres qui séparaient leurs visages.


Tandis que leurs lèvres entraient en contact, leur esprit s'envola. Ils ne pensaient plus à rien, ils sentaient seulement le contact de l'autre. Drago reprit Hermione dans ses bras, il voulait la sentir tout contre lui, il voulait connaître chaque parcelle de son corps. Hermione était envoutée. Elle n'était plus contrôlée par sa raison, son cœur avait pris le dessus. Elle sentit que Drago voulait être tout contre elle. Elle se rapprocha, puis le prit dans ses bras à son tour. Leur baiser semblait n'en plus finir, ils ressentaient une sorte de félicité. Ils se sentaient bien. Hermione sentait la vie revenir dans ses veines. Une sorte de fourmillement lui parcourait le corps. Elle ne put s'empêcher de frissonner. Drago lâcha ses lèvres et la fixa à nouveau.

- Je tiens énormément à toi.

Il ne lui avait pas dit qu'il l'aimait. Il ne voulait pas risquer d'ébranler leur relation à peine commencée. Elle avait rougi. Il vit ses lèvres bouger, mais aucun son n'en sortit. Ils étaient dans un état second. Ils s'allongèrent sur le lit, serrés l'un contre l'autre. Plus rien ne comptait. Seule la présence de l'autre était importante à leurs yeux. Drago déposait des milliers de petits baisers sur la tête d'Hermione. Et celle-ci fermait les yeux de contentement. Elle se sentait mieux qu'elle ne l'avait jamais été. Elle ne voyait pas les heures passer. Elle finit par se relever et regarda le réveil qui se trouvait sur sa table de nuit.

- Par Merlin ! s'écria-t-elle. Elle se leva d'un bond, et fit sursauter Drago. Je vais être en retard !

Elle ne prit même pas la peine de manger quelque chose, et changea de vêtements et se rua vers la porte d'entrée.

- Tu as tout de même le temps de me dire au revoir, non ?Lui demanda Drago, un sourire à la bouche.

Hermione se précipita vers lui et le leva sur la pointe des pieds afin de lui faire une bise. Mais Drago, qui ne voyait pas les choses de cette façon, tourna la tête au dernier moment et lui déposa un baiser sur les lèvres. Hermione rougit immédiatement, puis se dépêcha de partir.


Drago soupira en voyant la porte se refermer. Il n'avait jamais passé d'aussi bon moment. Il sourit du plus qu'il put en repensant à la réaction d'Hermione. C'état merveilleux. Il l'aimait à un point inimaginable. Il aurait souhaité pouvoir hurler, crier, chanter son amour sur tous les toits. Il s'allongea sur le sofa comme à son habitude. La joie qui l'habitait lui était presque étrangère. Il ne se souvenait pas avoir ressenti de tels sentiments auparavant. Il aimait Hermione aujourd'hui encore plus qu'il ne l'aimait hier. Il avait pris conscience de l'immensité de ses sentiments. Il voulait passer le reste de sa vie à ses côtés. Il l'aimait tellement…


Personne n'avait jamais vu Hermione dans un tel état. Elle semblait revenir tout droit d'un autre monde. Elle qui d'habitude était si concentrée, elle ne parvenait à rien aujourd'hui. Elle son expression changeait sans cesse. Elle semblait être heureuse mais la seconde suivante elle se mordait les lèvres pour se retenir de pleurer. La seule chose de sure c'est qu'elle était pressée de rentrer chez elle. Elle cessait de fixer l'horloge à un tel point qu'elle en négligeait son travail. Sa patronne décida d'intervenir, et elle renvoya Hermione chez elle. Hermione en profita pour poser une semaine de congés, ce que sa supérieure avait accepté sans rechigner, pourvu qu'elle revienne dans un meilleur état. Il n'était pas encore seize heures, elle allait enfin pouvoir rentrer chez elle.

Elle s'arrêta d'un coup. Voulait-elle vraiment rentrer chez elle ? Elle allait voir Drago. Mais n'était-ce pas ce qu'elle voulait ? Si, bien-sûr. Elle avait passé une matinée magnifique. Elle se sentait mieux que jamais. Pourquoi repousserait-elle tout ce qui lui apportait ce sentiment de bien-être. A cause de Ron peut-être. Elle s'assit sur un banc et réfléchit. Ron. Elle savait qu'elle l'aimait encore. Mais elle sentait aussi qu'il y avait quelque chose de spécial qui se passait avec Drago, même si elle ne savait pas vraiment quel était ce sentiment qui l'envahissait. Pourtant, elle n'avait pas envie de le refouler. Hermione réfléchit encore quelques secondes. Oui, aujourd'hui, elle sentait prête à tourner la page de Ron.

Elle se releva, et rejoignit son appartement. Elle posa la main sur la poignée et soupira. Elle savait très bien qu'elle s'embarquait sur un chemin obscur et sinueux. Elle ne savait pas vraiment où elle en était. Elle se sentait perdue en elle-même. Elle avait changé. Elle avait grandi, évolué. Elle avait conscience de cela. Peut-être que Drago l'aiderait à se retrouver. Elle décida de tenter sa chance. Après tout, elle avait déjà perdu tellement de choses, il ne pourrait rien lui arriver de pire.


Drago fut surprit d'entendre la porte s'ouvrir. Il se métamorphosa en chat, se demandant qui pouvait bien venir voir Hermione dans son appartement à cette heure-ci. Il était à peine quatre heures de l'après midi ! Il se dirigea vers la porte d'entrée et se rendit compte que l'intrus n'était autre qu'Hermione elle-même. Il se métamorphosa à nouveau et l'accueilli d'un air inquiet.

- Que se passe-t-il, pourquoi es-tu déjà là ?

Hermione fondit littéralement en entendant sa voix et se jeta dans ses bras, et à la plus grande surprise du jeune homme, elle se mit à parler d'un ton enjoué.

- Et bien, je n'étais pas vraiment concentrée, alors ma patronne m'a conseillé de rentrer chez moi et j'en ai profité pour prendre une semaine de vacances !

Drago éclata de rire.

- Alors comme ça tu penses tellement à moi que tu n'arrives plus à faire correctement ton travail ?

Il rit de plus belle en voyant la teinte rouge que prenaient les joues d'Hermione. Ils partirent s'asseoir sur le sofa et Hermione lui expliqua.

- Tu sais, c'est tellement soudain. Elle le regarda dans les yeux. Tu m'as abandonné. Une, fois, ou deux, je ne sais pas, je ne sais plus. Je… J'aimais Ron, il comptait plus que tout pour moi. Et lorsque j'ai appris que tu étais accusé de son meurtre, tout s'est brisé en moi. Tu étais mon ami. Non, tu étais beaucoup plus que cela. Je… Je ne voulais pas me l'avouer. J'ai toujours été persuadée que j'étais liée à Ron, depuis toujours. Et puis tu es arrivé. Tu as tout bouleversé dans ma vie. Tu étais tout ce que Ron n'était pas. Ron était accaparé par ses études, il n'avait pas de temps pour moi. Et toi, toi tu étais toujours là pour moi, quand j'en avais besoin. J'aurais été prête à partir avec toi si tu me l'avais demandé.

Drago se mordit les joues. Il imaginait tout ce qui aurait pu, ce qui aurait du se produire s'il avait agi avec courage. Il prit Hermione dans ses bras et la serra contre lui. Elle pleurait à nouveau. Ce qu'elle venait de lui avouer, elle se l'était avoué à elle, en même temps. Elle venait de comprendre la signification de ses mots. C'était comme si elle avait trahi Ron. Elle se sentait honteuse. Elle se sentait sale. Drago imaginait ce qu'elle pouvait ressentir. Il l'obligea à la regarder et lui dit :

- Repense à ce que Ginny t'a dit. Tu as le droit de vivre ! Et puis, tu as toujours été fidèle à ton fiancé, il avait du mal à prononcer de nom de Weasley, tu n'as pas à t'en vouloir. C'est plutôt à moi que tu devrais t'en prendre, c'est moi qui ai bouleversé ta vie. Mais je voudrais t'aider à remettre de l'ordre dans ce que tu ressens. Je pourrais t'aider. Je t'ai déjà aidé non ?

Hermione le regarda. Elle avait l'air d'être emplie de désespoir. Il la prit dans ses bras. Elle n'était pas seule, il voulait lui faire comprendre. A croire que le cœur de pierre de Drago Malefoy s'était désagrégé et avait fait place à un vrai cœur, capable d'aimer.

- Tu sais Hermione, je me suis juré de passer le restant de mes jours à t'aider à aller mieux, peu importe où je suis, et sous quelle forme. Hermione, (il la regarda dans les yeux), Hermione je t'aime. (Il se maudit intérieurement : ce n'était pas son souhait de lui dire cela maintenant, mais il n'avait pas réussi à se contrôler. Il vit la jeune femme ouvrir la bouche pour répondre, mais il la coupa). Tu n'as pas besoin de répondre quelque chose, je n'attends rien en retour.

Elle regardait Drago. Il l'avait enlacée. Il venait de lui dire qu'il l'aimait. Et qu'il n'attendait rien d'elle. Mais elle, elle voulait lui donner quelque chose. Elle s'approcha de lui et déposa doucement un baiser sur ses lèvres. Ce baiser s'éternisa. Puis s'approfondit. Hermione sentait que leur baiser s'enfiévrait. Elle n'était pas encore prête. Elle se détacha de Drago.

- Je… Je ne peux pas encore, je…c'est trop tôt… Je suis désolée.

Et ses yeux se remplirent à nouveau de larmes. Drago l'attira contre elle et lui déposa un baiser sur le front.

- Je n'attends de toi qu'un signal. Dès que tu te sentiras prête, on ira plus loin, mais pas avant. Je ne veux pas te forcer.

Il l'embrassa à nouveau, cette fois-ci sur les lèvres, puis ils s'allongèrent sur le sofa. Mais ils étaient bien trop à l'étroit, ils s'installèrent donc sur le lit d'Hermione, et restèrent enlacés, oubliant le monde autour d'eux.

Ce fut la voix de Ginny qui les sortit de leur rêverie. Hermione sauta encore une fois de son lit, et vit la tête de Ginny qui flottait au milieu de sa cheminée.

- Hermione tout va bien ?

- Oui, oui, très bien pourquoi ?

- Cela fait une demi-heure que nous t'attendons, on commençait à être inquiets !

Le dîner, elle l'avait complètement oublié.

- Euh… Je règle deux trois petites choses et j'arrive tout de suite, excuse moi Ginny !

Et elle partit s'enfermer dans sa chambre avant même que Ginny ait retiré sa tète du feu.

- J'ai une mauvaise nouvelle pour toi Drago.

Ce dernier la regarda avec un regard curieux.

- Je dois aller diner chez Harry et Ginny, mais je te promets que je ne rentrerais pas tard.

Elle lui déposa un baiser sur les lèvres, puis partit grâce à la poudre de Cheminette. Décidément, elle détestait vraiment ce moyen de transport.


Niark niark niark !

Je me trouve affreuse de vous laisser le suspense comme ça ! Mais ne vous inquiétez pas, la suite sans faute jeudi soir !

Pourquoi pas une petite rewiew ?

Bisous !

Pau'