Hello ! Déjà, bonne année chers lecteurs, et merci pour tous vos retours sur mon histoire, j'adore ça ! J'espère qu'en 2018 vous continuerez à le faire ^^

Bon, et ensuite, j'ai bien vu que le comportement de Clarke commençait à en énerver certains, ne vous en faites pas, dans ce chapitre, on essai enfin de la rendre moins relou ! Du moins je l'espère...


Point de vue Clarke

J'étais dans le train pour aller chez Lexa. J'avais avec moi un petit sac où j'avais glissé des affaires de rechange, mon chargeur et quelques produits de beauté. J'avais une boule au ventre énorme. Ce soir je risquais tout. Et en plus je rencontrais ses parents. J'étais au bord de la crise de nerfs. J'essayai de me concentrer sur le paysage avec mes écouteurs vissés sur les oreilles, mais c'était compliqué.

Lexa m'avait répétée toute la semaine qu'elle avait hâte de me retrouver. Moi aussi évidemment, mais j'étais beaucoup moins enthousiaste. Oui je voulais la prendre dans mes bras, la respirer et l'embrasser, mais en réalité j'étais morte de trouille.

Lorsque j'arrivai je dus la rejoindre jusque sur le parking de la gare où elle m'attendait avec sa voiture. Il y avait un peu de route à faire.

- Clarke, me salua-t-elle comme à son habitude.

Je m'approchai d'elle et la serrai dans mes bras du plus fort que je pus. Comme si c'était la dernière fois. Enfin, il me restait du temps. Je voulais d'abord essayer de choper Bellamy pour lui parler. Ce qui ne serait pas une mince affaire, parce que pour le moment nous devions faire croire à Lexa que nous ne nous connaissions pas.

- Pas trop fatiguée ?, lui demandai-je alors que nous prenions place dans la voiture.

- Ça peut aller. Ça va me faire du bien ce petit week-end de repos à tes côtés.

J'eus un sourire crispé pour toute réponse. Elle démarra.

- Pas très bavarde aujourd'hui, Clarke.

- Ah euh, c'est le stress…

- Je te comprends ! J'étais pareil avant de rencontrer ta mère alors je ne peux pas t'en vouloir.

- Surtout que là je rencontre trois personnes et pas une !

- C'est vrai. Mais j'ai trop hâte que tu rencontres Bellamy ! Je suis sûre que vous allez super bien vous entendre !

- Ah, je n'en doute pas…

Mes mains devenaient moites.

- Mes parents sont supers contents que tu viennes. Ça fait longtemps que je n'ai pas ramené de fille à la maison alors tu comprends…

- Ahah ne me mets pas encore plus de pression !

- Mais non, ils vont t'adorer ! Et puis de toute façon ils n'ont pas le choix !

Arrivées dans son garage, j'eus un mal fou à sortir de la voiture. Tout commençait à se rapprocher. Pour m'encourager, Lexa se pencha sur moi et m'embrassa avec une fougue qui me brisa d'autant plus le cœur. J'espérai ne pas briser le sien. Elle ne méritait pas cela.

Je la suivis dans le jardin, nous empruntâmes une petite allée bordée de dalles de pierre qui nous mena jusque dans la véranda où la table était dressée. Il faisait encore assez chaud. Lexa ouvrit la porte qui menait dans la maison et m'invita à retirer mes chaussures. Au moment où je me redressai sa mère passa la porte.

- Bonjour, Clarke.

C'était bien sa mère.

- B-bonjour madame Woods ! Ravie de vous rencontrer.

- Le plaisir est pour moi. Ah tien, ton père arrive.

Et en effet, un homme passa la porte. Sa ressemblance avec Bellamy me frappa. Au cas où j'aurais encore eu des doutes sur leurs liens du sang, ils venaient tous de s'envoler. Son fils était son portrait craché, en plus jeune.

- Bonjour monsieur, dis-je poliment la voix presque cassée.

Il me salua à son tour.

- Bel' n'est pas là ?, demanda Lexa.

- Je lui ai demandé d'aller acheter de l'eau gazeuse, on n'en avait plus, répondit la mère.

- D'accord. Tu veux qu'on t'aide à mettre la table ou quelque chose ?

- Non, non, merci ça ira. Allez poser vos affaires, je vous appellerai quand on passera à table.

- Merci, dis-je avant de suivre Lexa dans un couloir.

Elle ouvrit une porte laissant apparaître une chambre presque surchargée.

- Wow, dis-je sans pouvoir me retenir.

Au mur plein de posters d'escrimeuses et escrimeurs. Une étagère remplie de trophées et de médailles. Des haltères dans un coin, un autre coin de la pièce avec plusieurs tenues d'escrime, toutes de tailles différentes, classées de la plus petite à la plus grande. Juste à côté, plusieurs épées exposées.

- Impressionnant, ajoutai-je.

- Ça peut faire un peu peur et apparaître étouffant au début, je te l'accorde ahah, mais je l'aime tellement cette chambre !

- Je comprends !

Je m'approchai de l'étagère à trophées.

- T'as gagné tout ça…

- Mon coach a des raisons de me mener jusqu'aux Jeux Olympiques !

- Oui, dis-je en la regardant, Ça se tient. Je pourrais te voir combattre un jour ?

J'avais posé la question en toute innocence, en croyant dur comme fer que ce soir n'allait rien changer entre nous.

- Avec plaisir ! Je te dirais quand ce sera possible.

Lexa s'approcha de moi et me prit dans ses bras. Mes lèvres se soudèrent aux siennes. Tout en maintenant le baiser elle me mena jusqu'à son lit sur lequel nous nous assîmes. Le baiser s'intensifia et nos mains commencèrent à se balader sur les cuisses de l'autre. Mais nous n'allions pas plus loin. Nous continuâmes ainsi jusqu'à ce qu'on frappe à la porte nous interrompe. Lexa lâcha ma bouche et se tourna vers la porte.

- Oui ?

Sa mère ouvrit et passa la tête. Je rougis de peur qu'elle comprenne ce que nous étions en train de faire.

- Bellamy vient de rentrer, on peut passer à table.

- On te suit !

Elle se leva derechef et me tendit la main pour que je la suive. Ce que je fis. Mon cœur battait la chamade. Je n'avais pas envie de le voir, de croiser son regard.

De retour dans la véranda, il était là. Dos à nous, fasse à table, il coupait du pain dans un panier. Il se retourna lorsqu'il nous entendit arriver.

- Ah ! Clarke ! On se rencontre enfin !

Je dus me tenir à l'encadrement de la porte tellement j'en fus déstabilisée. Il souriait sincèrement, comme si de rien n'était. Il avait ce sourire charmeur du premier jour où je l'avais rencontré. Il se frotta les mains sur les cuisses pour en enlever la farine et tendit les bras vers moi.

- Euh, bredouillai-je.

- Allez, me poussa Lexa de l'épaule, C'est un peu une tradition chez lui, il aime bien saluer avec une accolade.

Donc il tenait à jouer jusqu'au bout. Hé bien, puisque c'était ainsi. Je m'approchai de lui et feins l'étreinte cordiale avec lui.

- Moi de même, finis-je par dire en m'éloignant de lui et en lui souriant.

Nos visages tout près l'un de l'autre, je compris enfin. Sa lèvre inférieure tremblait, il était tout autant mal à l'aise que moi. Son regard plongea dans le mien. Un mélange, de haine, de tristesse et de détresse. Son père interrompit le moment en demandant de l'aide car il arrivait avec plusieurs verres et une bouteille de vin dans les bras. Je me précipitai presque pour le débarrasser des verres.

Puis tout le monde prit place autour de la table. Lexa et moi en face de ses parents, Bellamy présidait en bout de table, entre sa sœur et son père. Heureusement ils n'avaient pas songé à nous asseoir à côté.

Une discussion lancée par le père s'installa. Il me demanda d'où je venais, mon parcours, ce que j'aimais dans la vie. Au moment où je mentionnai mes études dans le monde de l'art, Bellamy intervint.

- Oh alors tu es une créatrice ! C'est plutôt cool ça. Je fais une fac de lettre, j'aime beaucoup écrire, on a des points communs à ce que je vois !

Il leva son verre comme pour trinquer.

- Ah tu vois, Clarke, intervint Lexa, Je t'avais dit que vous étiez fait pour vous entendre !

- Ah ah, oui, oui, dis-je en levant mon verre à mon tour.

Me regard croisa celui de Bellamy pour le fusiller. Il devait faire semblant mais il n'était pas obligé d'en rajouter.

Les Woods étaient très ouverts d'esprits. Et apparemment n'avaient jamais eu aucun soucis avec l'orientation sexuelle de leur fille. Mais Bellamy se voulait peut-être un peu trop ouvert. Il lançait des piques un peu à chaque occasion, mais je sentais qu'il voulait aller beaucoup plus loin.

- Dis-moi, Clarke…

Cela m'énervait déjà qu'il prononce son prénom à la manière de Lexa.

- Lexa n'a jamais eu de copain, mais toi ?

- Bellamy !, intervint Lexa avant que je ne puisse réagir.

- Oh ça va, je demande juste ! Histoire de savoir si je devrais te protéger contre de la concurrence uniquement féminine ou non.

Je le fusillai à nouveau du regard. Il dépassait les bornes.

- Allons, allons, Bellamy, s'exclama le père, Ne dit pas de bêtises. Clarke peut très bien aimer femmes et hommes, ça ne change pas grand-chose.

- Merci papa…

Je plongeai mon regard dans mon assiette. Bellamy et Lexa s'embrouillèrent un tout petit peu mais une nouvelle conversation à laquelle je ne pris pas part débuta.

Lorsque nos assiettes furent vides, Bellamy se leva pour débarrasser.

- Tu ramèneras les assiettes à dessert ?, demanda la mère à son fils.

C'était ma chance.

- Je vais t'aider !, dis-je en me levant et en commençant moi aussi à débarrasser.

- Franchement, dit Lexa, Je ne sais pas s'il le mérite…

- C'est rien, t'en fais pas.

Bellamy me regarda amusé et je partis à sa suite jusque dans la cuisine. En y pénétrant je refermai la porte derrière moi.

- Qu'est-ce qui te prend ?, m'énervai-je enfin.

- Comment ça ?

- Ne fais pas l'innocent ! Je veux bien que tu sois très doué pour feindre le fait qu'on se soit déjà rencontré toi et moi, mais la partie sur mon orientation sexuelle était-elle vraiment obligatoire ?!

- Oh ça va, si on ne peut plus s'amuser…

- Ce n'est pas drôle !

Il haussa les épaules, prit les assiettes que j'avais dans les mains et commença à les mettre dans le lave-vaisselle.

- Enfin bref, dis-je, Il faut qu'on parle toi et moi.

- Tu veux parler ?

- Je n'en ai pas vraiment eu l'occasion le week-end dernier…

- Il n'y a rien à discuter.

- Si. Et tu le sais très bien. Tu sais bien que cette situation ne peut pas durer et…

Je fus interrompu par la mère qui pénétra dans la cuisine.

- Tien, Clarke, dit Bellamy pour faire comme si nous ne parlions pas, Tu peux prendre les assiettes à dessert dans le placard à droite ?

- Euh, oui !

Je pris six assiettes.

- C'est très gentil, Clarke, dit la mère en sortant une tarte du four.

J'hésitai à retourner dans la véranda. Bellamy sortit six tasses à café et me fit signe de la tête de le suivre. Dans le couloir il me chuchota :

- Une fois que vous serrez retournées dans la chambre de Lexa, prétexte vouloir aller aux toilettes, envoie-moi un texto et rejoins-moi dans le jardin.

Il fila avant que je n'ai pu lui répondre. D'accord.

La fin du dîner me paru interminable. Je n'avais qu'une envie, retourner dans les bras de Lexa, en profiter un petit moment, avant de pouvoir enfin tout mette au clair avec son frère. Même trop impatiente j'aidai à débarrasser la table. Et avant de retourner dans sa chambre, Lexa insista pour que nous nous posions un peu dans le jardin. Cela repoussait le moment fatidique, en fin de compte ce n'était pas si mal.

- Je suis désolée pour le comportement de Bellamy…

- Son comportement ?, fis-je innocente.

- Oui, je ne sais pas ce qui lui a prit de te poser ces questions.

- Arf, il est protecteur, c'est normal !

- C'est lui le plus jeune… C'est à moi de le protéger, par l'inverse, il m'énerve quand il veut à tout prix gérer ma sécurité. Ok j'ai beaucoup souffert dans ma vie, mais il y a des trucs que je peux encaisser.

Bon point pour moi, elle allait sûrement être plus fâchée envers Bellamy qu'envers moi.

- Je l'adore hein, mais parfois j'aimerais bien être fille unique.

- Oh tu sais, je rêverais d'avoir un grand frère, donc au final, on veut toujours ce qu'on n'a pas eu !

- L'humain est mal foutu !

- Oui ahahah !

Nous étions adossées à un muret. Après un petit silence, Lexa se tourna vers moi et posa ses mains sur mes hanches pour m'embrasser. Son baiser était tellement doux et bienveillant. J'avais envie de lui crier que je l'aimais. C'était de la torture… Je passai mes bras autour de son cou pour lui montrer le plus d'affection possible.

- Viens, chuchota-t-elle contre moi, On va dans ma chambre…

- Oui…

Elle me mordit la lèvre inférieure et nous quittâmes le jardin.

Lexa ferma la porte de sa chambre et me plaqua dessus. Elle avait envie de moi, je pouvais le sentir. J'en avais très envie moi aussi. Mais ce n'était pas correct.

- Attends, dis-je en embrassant son nez, Il faut que j'aille aux toilettes…

- Mmmh, d'accord mais revient vite…

- Promis…

J'allais sortir mais elle me rattrapa en passant son bras derrière mon bassin et m'embrassa puissamment.

- A toute de suite, dit-elle avec un clin d'œil.

Je ne sus quoi répondre et sortis en fermant la porte. Je soufflai un grand coup et envoyai un message à Bellamy pour lui dire que j'arrivais dans le jardin. Je rangeai mon téléphone et me dirigeai discrètement à l'extérieur. Je m'appuyai sur le même muret que je venais de quitter aux côtés de Lexa. Bellamy m'y rejoignit vite. Il s'appuya nonchalamment sur le stuc. Il y eut un petit silence bercé par le bruit du vent.

- Bon, de quoi tu veux parler ?, dit-il sur un ton presque agressif.

- Bellamy, j'en peux plus, je veux lui dire la vérité. Je vais, lui dire la vérité.

J'avais regardé droit devant moi, dans le vide. Il ne répondit pas, alors je me retournai vers lui pour regarder son profil.

- Que ça te plaise ou non, ajoutai-je, Tu sais très bien que ça va finir par exploser, et ce sera pire.

- Et qu'est-ce que tu crois qu'il va se passer quand tu lui diras ?, dit-il en se retournant vers moi à son tour.

- Elle va me détester. Elle va te détester. Mais on est obligé de passer par là. A partir du jour où on a couché ensemble on était obligé de passer par là.

- C'est ridicule. Ça marche très bien comme ça. Elle est très heureuse. Je ne veux pas que tu lui infliges l'horrible vérité.

- Ça marche peut-être pour elle, mais moi j'n'en peux plus !

- Mais on s'en fiche de toi ! Il fallait y penser avant de sortir avec moi alors qu'elle te plaisait toujours !

- Mais t'es fou ! Comment j'aurais pu deviner moi ?!

- Tu n'avais qu'à pas faire ta salope et coucher avec autant de gens en si peu de temps ! Aucun honneur...

- Tu rigoles !

J'étais hors de moi.

- Tu oses me dire ça, après avoir dragué ma meilleure amie sous mes yeux ! Tu oses parler d'honneur alors que tu as baisé la meilleure amie de ton ex !

- Oh ça va ! Raven était consentante, et bien plus encore. T'as bien vu que c'est elle qui a commencé !

- Et alors ? Tu savais qui c'était, tu aurais pu la repousser ! Je t'interdis de la revoir ! Tu m'entends ?!

Cette fois je m'étais décollée du mur pour me poster face à lui, sûre de moi.

- Ne t'approches plus de Raven.

- Ahahahah, c'est la meilleure celle-là ! Tu veux dire la vérité à Lexa, mais par contre toi tu as le droit de m'interdire des trucs et de dicter ma vie.

Il n'avait pas tord. Ce qui m'énerva encore plus.

- Ce n'est pas pareil. Moi j'aime Lexa, et ça me détruit. Toi, Raven, tu la connais depuis une semaine à peine.

- Et alors ? Une semaine ce n'est pas suffisant pour que je sache qu'elle me plaît vraiment ? Et son avis à elle, il ne compte pas ? Parce que je ne suis pas sûr qu'elle soit d'accord avec ta décision. Et puis merde, ma sœur tu l'as aimé presque toute de suite, non ?! Et moi ! Hein ? Moi ? T'as même pas attendu cinq jours pour coucher avec moi ! C'est bien que je te plaisais, non ?!

Un bruit derrière Bellamy le fit se retourner brusquement, en même temps que lui je me décalai d'un pas. Lexa était là, elle nous dévisageait dans le soleil couchant. Son portable gisait au sol.

- Lexa, tu-, bredouilla Bellamy, Depuis quand tu es là ?

- « T'as même pas attendu cinq jours pour coucher avec moi », répéta-t-elle sur l'exacte même ton que son frère venait d'utiliser.

- Tu vois, dis-je, C'était exactement pour éviter ce genre de situation que je voulais lui dire...

Je voulais essayer de mettre des points de mon côtés tant qu'il en était encore temps.

- Vous vous connaissez déjà tous les deux..., marmonna Lexa en se rapprochant de son frère.

- Oui, avouai-je sur un ton ferme en m'approchant d'eux.

- Vous avez couché ensemble… ?

- On va t'expliquer, paniqua Bellamy.

- Toi la ferme, aboya-t-elle, Je ne veux entendre que Clarke.

Je ne l'avais jamais vu comme ça. Son regard était glacial. Il me transperçait. Mais il cachait aussi une infinie tristesse. Celle que j'avais réussi à lui faire perdre. J'avais réduit à néant tous mes efforts...

- Je…

- Et épargne moi tes jérémiades, Clarke, va droit au but.

- Oui, euh… Tu te souviens cet été. Après notre première rencontre, tu n'as plus voulu qu'on se voit. J'étais triste alors je suis allée dans un bar un soir. C'est là que je suis tombée sur Bellamy. Il… Non, on, s'est dragué.

Il valait mieux que je ne mette pas tout sur le dos de Bellamy et que j'essaie de lui montrer ma part de responsabilité, que ça serve d'honnêteté et de preuve d'amour.

- Je n'avais aucune idée de qui il était, il n'avait aucune idée de qui j'étais. Il ne m'a jamais dit le prénom de sa sœur, je ne lui ai jamais dit le nom de cette fille que j'avais rencontré sur la plage. Il tombait sous mon charme, j'avais besoin de t'oublier, alors je me suis laissée prendre au jeu. Oui, il me plaisait, alors on a couché ensemble… Et puis tu es revenue dans ma vie.

- Et tu n'as pas pensé à me dire qu'entre temps tu avais rencontré quelqu'un ?, s'impatienta Lexa.

- Attend, laisse-moi finir. Ce n'est pas si simple.

Bellamy nous dévisageait en silence.

- Tout c'est passé très vite avec toi, et avant que je ne réalise, j'avais déjà couché avec toi aussi. Le lendemain j'allais pour tout raconter à Bellamy. Et c'est là que j'ai compris que vous étiez du même sang. Le tatouage… J'ai perdu tous mes moyens et je n'ai rien fait. Puis il nous a vu nous embrasser sous le porche et il n'a rien fait non plus. Finalement on s'est vu pour discuter. Et… Désolée Bellamy mais… Il m'a fait promettre de ne rien te dire. Il m'a dit que tu avais déjà trop souffert à cause… De ton passé. Et que je n'avais pas intérêt à te faire du mal. C'était comme un deal, il me laissait t'aimer et être avec toi en échange de mon silence.

J'avais eu un mal fou à dire tout cela. Mes mains tremblaient, mon pouls battait trop vite. Je n'arrivais même pas à la regarder en face. Lexa ferma les yeux, sembla réfléchir. De longues secondes interminables. Puis elle les rouvrit et gifla son frère. Il paru étonné mais ne broncha pas.

- T'es vraiment idiot. Comment t'as pu penser une seule seconde que ça marcherait ce genre de deal ? Évidemment que ces trucs finissent par se savoir ! Tu t'es pas dit que je préférerais savoir la vérité ? Pour essayer de lui pardonner moi même, non ? Putain ! Il faut toujours que tu contrôles tout ! Oui j'ai perdu Costia, oui c'était les pires moments de ma vie, mais j'évolue, je grandis, je guéris ! Ce n'est pas parce que j'ai passé d'horribles périodes que je ne peux plus affronter certaines vérités. Laisse-moi vivre ma vie un peu !

Elle resta tournée face à lui, le visage rougi par la colère. Puis elle sembla descendre en pression.

- Bon, mais je comprends mieux pourquoi Clarke était distante. C'est assez dur à porter comme secret. Ah, et je suppose que vous étiez à la même soirée samedi, n'est-ce pas ? Ce qui fait que la fille que tu as rencontré Bellamy, est une amie de Clarke. De mieux en mieux… Les mensonges entraînent les mensonges. Tu sais Bel', en sortant avec une amie de Clarke, tout aurait fini par sortir hein ? T'es vraiment stupide, j'en reviens pas… Et toi Clarke, ne crois pas que tu vas t'en sortir comme ça…

Elle s'avança vers moi. S'arrêta à mi chemin. Se retourna vers Bellamy.

- Tu veux bien nous laisser s'il te plaît ? Je n'ai pas fini de te parler, ne rêve pas trop, mais on ferra ça plus tard. Enfin, quand tu auras cinq minutes pour moi bien sûr hein.

- Ou-oui…

Lexa avait une telle autorité, je n'en revenais pas. J'avais presque peur qu'il nous laisse seule à seule. Bellamy s'en alla la queue entre les jambes. Elle se remit face à moi. Son ton se fit beaucoup plus calme et doux.

- Je pense que je ne peux pas t'en vouloir pour m'avoir cachée la vérité. Tu voulais m'en parler, je le vois bien. Tu n'as pas eu trop le choix. Par contre, ce que je vais avoir du mal à te pardonner, c'est le fait que, quand je suis revenue vers toi cet été, tu n'aies pas été tout de suite honnête. Tu aurais dû tout de suite me dire que tu avais rencontré quelqu'un entre temps, que ce soit mon frère ou non.

- Mais si je te l'avais dit tu serais peut-être partie, et je ne voulais pas ça… Je ne voulais que toi…

- Tu ne peux pas savoir comment j'aurai réagi.

- Oui… Mais je m'en foutais de Bellamy, c'était pour t'oublier, alors quand tu es revenue, je me suis dit que j'allais l'oublier et voilà. Sauf que c'était plus compliqué que ça…

- Je comprends ta démarche. Mais ça me fait mal. Clarke, ça me fait du mal de savoir que vous deux… Je n'arrive même pas à y penser…

Je m'approchai doucement d'elle mais elle fit un pas en arrière.

- Je sais que tu n'aimes pas que les femmes, et je partage son sang, je sais ce qui l'a attiré chez toi. Et je comprends totalement le fait que tu aies voulu coucher avec un garçon, ou n'importe qui d'autre, pour oublier le fait que j'étais partie sans raison apparente… Mais vraiment là, il va me falloir un peu de temps pour digérer…

- Lexa, je…

Je m'avançai encore pour lui prendre les mains. Elle secoua la tête.

- Tu peux dormir dans ma chambre, j'irai ailleurs…, Désolée…

Elle lâcha mes mains et se retourna. Elle s'en alla pour s'enfoncer dans la maison. Je restai seule, plantée au milieu du jardin. Des larmes me montèrent aux yeux.


Enfiiiiiiiin la vérité a éclaté ! Le plus dur est passé, ou pas… Le plus dur reste à venir ?

En tous cas, niveau écriture le plus dur reste à venir car je n'ai plus que deux chapitres d'avance et je bloque un peu… Je vais faire au mieux pour ne pas perdre mon rythme de publication.

Mais je vous informe déjà qu'il n'y aura pas de chapitre jeudi prochain car je suis en tournage en Belgique. Donc on se retrouve dans deux semaines :). Bonne rentrée à tous ceux qui reprennent les cours !