La note d'Obvy : J'étais tellement pressée de vous faire lire ce chapitre qui est si long goddamn it.
La note de Ska : Obvy vous a glissé une petite référence ! Est-ce que vous allez la trouver ? Sinon, évidemment, bisous bisous, allez aussi jeter un coup d'œil à l'OS de Faesha Lokidottir parce que c'est de la bombe - pardon pour le piquage d'expression - et..huh... XOXO ? (- file commencer sa dissert de géo)
Oasis – Champagne Supernova
Sia – Chandelier
Shakira – Dare (Lalala)
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
"Keep going, don't ever stop, you roll the dice, you play the game, the weak will fall, the strong remains, NO PAIN NO GAIN" Scorpions
-o-o-o-o-
Revenus à New York (en taxi merci bien) Loki commença par s'acheter de nouvelles chaussures. Parce qu'avec 3500 dollars il pouvait se le permettre et si c'était pour s'éviter un moment aussi flippant que tout à l'heure ça valait bien ça.
Ils en discutèrent à un pakistanais près de leur hôtel. Tony avait griffonné un tableau à double entrée sur sa serviette en papier à motifs orientaux. Il résuma en s'affalant sur son dossier et en parlant avec les mains :
-Pour les défis basiques : sécurité. Contre : des peccadilles, et on aura nos îles à cinquante balais. Pour les défis médiums : Jackpot en quelques semaines, contre : on se fait des arrêts cardiaques tous les jours et y'en a peut-être un qu'est le bon, et dans ce cas on profitera jamais de nos billets verts.
-3500 dollars, soit le triple de tout ce qu'on s'était fait depuis le début, compara Loki avant d'ajouter de manière réaliste, et tu crois naïvement qu'on va résister à ça ?
-Y'avait une question qui me trottait dans la tête. Si on échoue, ils reprennent l'argent. Mais est-ce qu'ils veulent juste ce qu'il y a sur le compte en banque, ou la totalité de ce qu'on a gagné ? Parce que si c'est ça on est foutus.
Loki ouvrit la bouche, et la referma.
-On fera la yes dance jusqu'à tout rembourser, finit par soupirer Tony.
-Tant mieux pour toi si tu as adoré, mais je préfère me reconvertir dans le trafic de drogue que revivre ça.
-T'étais plutôt doué pourtant, glissa-t-il dans un sourire, croisant les bras pour s'appuyer sur le dossier de sa chaise.
-Le show privé c'est deux mille dollars. Aboule la monnaie et on en reparle, fit l'ancien sdf en levant un sourcil peu impressionné.
Tony lui balança sa serviette griffonnée avec une moue heureuse.
-Tu ne m'intéresses pas Loks.
-Qui me filme en train de faire des trucs obscènes depuis trois jours ?
-Trois jours ? répéta-t-il. J'ai l'impression qu'on fait ça depuis des années.
-Faut dire que, commença son associé en se massant la nuque, nos journées n'étaient pas bien remplies avant ça.
-Mh, approuva Tony, le regard perdu dans la brume des rues de New York. Tu sais, même si on échoue, qu'on perd tout et qu'on saute du pont de Brooklyn sans élastique… Merci pour ce que tu m'as fait vivre.
-Arrête de me remercier, s'agaça à moitié son partenaire, regardant ailleurs lui aussi. J'aurais jamais pu le faire tout seul. Surtout cet après-midi.
Tony le regarda, un sourire tranquille demeurant sur ses lèvres. Ils formaient une fine équipe. Une sexy, impudique et courageuse fine équipe.
-C'était fantastique, hein ? La liberté, pure et dure.
Loki sourit, sincèrement, spontanément.
-Oui, ça l'était, confirma-t-il, une lueur heureuse dans ses yeux verts.
-On rentre à l'hôtel ? s'enquit Tony.
-Je t'avoue que je suis en pleine forme, fit son associé en se levant. L'adrénaline sans doute. Ҫa va être impossible de dormir.
-Moi aussi, lança-t-il en laissant un pourboire. Ecoute, si on est motivés, proposa-t-il en contournant les tables et ouvrant la porte du resto à Loki, on peut s'en faire un petit dernier nocturne.
-Je ne sais pas ce que ça donne la nuit, avoua-t-il. Si c'est comme les coups de téléphone après onze heures, ça va plus être humiliant que dangereux.
-Mais l'humiliation, on commence à être de bons amis elle et nous. On va voir, écarta Tony, d'abord, jacuzzi, puis si on a la foi, on se rapprochera encore un peu de nos îles du pacifique. Mon premier achat là-bas sera un hamac.
-Moi un bermuda à fleurs.
Tony éclata de rire dans la rue de New York et passa son bras autour de la taille de son associé.
Putain, que ça faisait du bien de vivre.
Ils étaient rentrés à l'hôtel. La jeune réceptionniste était toujours au poste (quand est-ce qu'ils dormaient, elle et le groom, ils les voyaient tout le temps, il faudrait qu'ils posent la question à l'homme de ménage qui accompagnait toujours l'un ou l'autre), leur sourit en donnant la clef, et Loki lui fila cinquante dollars de pourboire. Elle bégaya, beaucoup, dit qu'elle ne pouvait pas accepter, Tony leva les yeux au ciel, la fixa, elle accepta mais dix minutes plus tard on toquait à la porte de leur chambre. L'ex-trader, venant à peine d'enlever sa veste alors que son associé était déjà parti dans la salle de bain, alla ouvrir, et leur tornade de garçon d'hôtel déboula avec un seau à champagne et deux flûtes, les posa sur la table, fit un câlin express à Tony et avait refermé la porte derrière lui avant qu'il ne puisse réagir.
Une fois remis de sa surprise, il avait frappé à la porte de la salle de bain. Loki entouré d'un océan de mousse l'avait regardé lui, la bouteille et les verres, et ils avaient décidé dans un haussement d'épaules de faire leurs connards richissimes buvant du champagne dans un jacuzzi.
Assis sur le bord de la baignoire, une serviette autour de la taille et une autre sur les épaules, Loki consultait Nerve négligemment, sa deuxième coupe à la main. Tony, tout occupé à savourer les bulles de son bain et de son verre, était trop occupé à imaginer un jacuzzi de champagne pour lui prêter attention, jusqu'à ce que son associé hoquète de surprise. Il rouvrit les yeux et se redressa, demandant ce qui n'allait pas, et Loki lui montra l'écran. L'œil faisait des clins d'œil compulsifs à chaque nouveau voyeur qu'ils gagnaient.
1304 vues. 1305. 1306.
-Wow, lança l'ex-trader. On a fait sensation avec notre saut à l'élastique on dirait.
-On a des tonnes de messages, lui dit Loki en ramenant le téléphone à lui.
-Ҫa dit quoi ? Qu'on est géniaux ?
-Qu'il faut qu'on fasse le défi de ce soir, majoritairement, résuma-t-il en faisant glisser la page vers le bas et s'arrêtant de temps en temps pour en lire un. Apparemment ça va être un comme le zoo.
-T'es partant ? lança Tony, revigoré par l'or en bulles que l'ado leur avait amené ainsi que l'eau chaude bouillonnante.
-Plutôt partant, fit-il dans un sourire en lui tendant son téléphone pour qu'il appuie sur l'icône « nouveau défi ».
Il sourit, essuya ses mains avec la serviette qu'il avait pendue à un crochet tout près, prit le portable et pressa son pouce maintenant sec sur le rond rouge.
Pluridéfi n°2 proposé par Clint Barton.
Allez au Babylone
Récompense : 100 $
Il reste cinquante neuf minutes et cinquante six secondes.
-Le Babylone ? lut Loki quand il lui montra. La boîte la plus huppée de New York, rien que ça.
-On va y croiser tout ce qu'il y a de bien gaulé ou riche dans cette ville, toute orientation sexuelle confondue, fit Tony avec un grand sourire. On est tout près nan ? On va peut-être aller s'acheter des fringues décentes ?
-Enfiler nos tenues de combat, rectifia Loki avant de finir sa coupe et de quitter le rebord de la baignoire.
Tony attendit qu'il fut sorti pour se rincer, sortir et s'habiller en vitesse, impatient d'éprouver à nouveau cette tension dans ses artères, qui n'était jamais tout à fait la même tout en étant devenue si familière.
Cinquante-deux minutes plus tard, ils étaient dans la file d'attente du Babylone, presque aussi bien habillés que les autres. Le vigile, un type basané en costard, leur demanda leur carton d'invitation ou les clés de leur Porsche, bref une preuve qu'ils méritaient d'entrer, et Loki, sans se laisser démonter, lui montra l'écran de son portable affichant le compte à rebours, tout en regardant négligemment ses ongles.
-Tony et Loki ! les salua l'inconnu en les faisant sursauter. Entrez les mecs, fit-il en se tournant pour les laisser passer.
-Euh, tu nous connais comment, lança l'ex-trader pertubé.
-Je suis voyeur bien sûr, je m'appelle Sam, leur fit le mec avec un sourire. Dégage toi, aboya-il à un jeune homme à l'air riche qui tentait de se glisser sous le cordon. Allez-y, les invita-t-il en ayant retrouvé sa bonne humeur aussi rapidement qu'il l'avait perdue, il vous reste pas beaucoup de temps. Bon Nerve et épatez-nous. Je t'ai dit de rentrer chez ton fricard de père petit merdeux, grogna-t-il.
Les deux joueurs entrèrent. Ils n'avaient rien sur eux que le téléphone, les cartes gold et leurs vêtements, alors ils passèrent devant le vestiaire sans rien y déposer. Si Tony ne s'était pas foulé et avait acheté smoking et chemise noire, Loki avait choisi du vert pour la chemise, l'avait retroussée aux coudes et défait les premiers boutons. Il avait l'air d'une couverture de magazine people ayant décidé de passer à la 3D pour aller s'éclater en boîte. Personne au monde à part Tony, personne, n'aurait pu dire qu'une centaine d'heures plus tôt il frissonnait sur le goudron, cheveux gras, emmêlés et trop longs, et sentant aussi mauvais que les chaussettes et slips sales des All Black après la finale.
Ils passèrent devant un immense aquarium où barbotaient d'innombrables petites méduses, rendues multicolores par les projecteurs qui les éclairaient. Tony se sentait… vraiment bien, alors qu'ils montaient l'escalier incrusté de leds et qu'ils passaient un rideau de chaînes en or pour découvrir l'immense boîte, avec des dizaines de gogo danseurs et danseuses forniquant avec des barres en métal, et toute la jeunesse dorée de New York s'éclatant jusqu'au coma.
Au milieu des rires, d'un tube interplanétaire de Sia et des basses qui avaient supplantés leurs battements de cœur, le jingle de fin de défi relevé résonna, et Loki ressortit son téléphone.
Pluridéfi débloqué.
Défi annexe n°1
S'enfiler un mètre de shots chacun.
Récompense : 75 $.
Puisque parler signifiait désormais gueuler dans l'oreille de l'autre, ils se contentèrent de se sourire avant d'aller vers le bar, d'une longueur interminable et d'où on pouvait observer la piste de danse en contrebas.
Son associé, toujours aussi avare de mots et de patience, écarta les jolies filles et les beaux mecs qui essayaient désespérément d'attirer l'attention de la barmaid. C'était une jeune femme aux cheveux courts qui draguait une petite rousse bien maquillée, et Loks lui brandit son téléphone sous son nez.
-Tiens tiens ! s'écria-t-elle en filant un papier avec dix chiffres à celle qu'elle draguait, Vous voilà.
Elle fit un signe de la main, quelques uns quittèrent leur tabouret et s'écartèrent. Quand un jeune fit mine de s'énerver, sa rolex s'agitant autour de son bras levé, elle prit un verre à shot et visa le front. Tony sursauta, mais le type n'avait rien, et posa sur le comptoir l'objet tombé par terre après avoir heurté sa tête. Il laissa son siège, et quand Loki s'assit sur la place libérée, l'ex-trader fit de même avec un autre. Pendant ce temps la barmaid avait parfaitement aligné deux douzaines de verres et les remplis un à un de vodka d'un geste expert. Tony tendit sa carte, mais elle la repoussa.
-C'est Nerve le proprio de cette boîte, lui cria-t-elle. Montre plutôt c'que t'as dans l'bide.
Tony la foudroya du regard avec un sourire en coin avant de jeter un œil à Loki. Lui souriait comme un requin, et fila son portable à la barmaid. Elle alluma la caméra, puis leva les yeux de l'écran pour leur faire un clin d'œil.
Docilement, il leva le premier tout à gauche, le posa, leva le deuxième, le posa, jusqu'à finir par le tout à droite et qu'il soit incapable de dire combien il venait de s'en enfiler.
Le jingle résonna, et il éclata possiblement de rire. Loki se leva sans trop tanguer et lui ébouriffa les cheveux.
-Bravo les champions, fit la barmaid en leur rendant le portable. Enchainez, épatez-nous !
Ils se reculèrent de la foule du bar, et mirent peut-être plus de temps que la normale pour lire le deuxième.
Défi n°2
Embrasse cinq inconnu-e-s
Récompense : 150 $
Il reste quatre minutes cinquante-et-une secondes.
Tony sourit largement, attrapa la nuque de Loki pour pouvoir monter sur la pointe des pieds et lui crier à l'oreille qu'il s'en chargeait. Il se dirigea vers l'escalier qui menait à la piste de danse, le descendit en scrutant la foule, et une fois arrivé devant les danseurs, il se secoua un peu pour réussir à faire le décompte dans sa tête.
Quatre quarante-trois. Quatre quarante-deux. Zéro sur cinq.
Il s'avança vers les premiers et posa une main sur une hanche. Quand on se tourna vers lui, il afficha son plus large sourire de squale dragueur, se colla progressivement au corps contre lui alors qu'il adoptait le rythme de la chanson qui passait, et à quatre vingt-et-un, plongea ses yeux dans ceux d'en face, et l'abandon qu'il y lut le fit se pencher. Il savoura la sensation des lèvres et langue contre les siennes quelques instants, puis se décolla et envoya un baiser de sa main en partant trouver quelqu'un d'autre.
Quatre dix. Un sur cinq.
Cette fois on l'arrêta d'une main sur le torse. Des jolis yeux bleus et tâches de rousseur. Il sourit, et vu qu'il s'était fait aborder, ne s'embarrassa pas de la danse, et se pencha directement en se mordant la lèvre. Il laissa l'autre fermer la distance, et comme la séduction avait été rapide, il s'autorisa à faire durer un peu l'étreinte. Il ne savait pas si la musique avait accéléré ou si c'était son cœur, mais en tout cas le plaisir, la vodka et l'adrénaline courraient dans ses veines, alors qu'il avait un début d'érection et que le temps s'égrenait.
Il s'éloigna en retenant la lèvre inférieure entre ses dents avant de la relâcher, puis se décolla à regret, faisant tourner son doigt sur son poignet en guise d'excuses alors qu'on essayait de le retenir.
Trois cinquante-deux. Deux sur cinq.
Il cherchait des yeux les abandonnés, ceux qui avaient déjà un peu trop bus (un peu comme lui) et donc laissé de coté leur pudeur et complexes (vraiment tout comme lui) (pas qu'il en ait jamais eu beaucoup). Homme, femme, peu importait, il avait déjà oublié ce qu'étaient les deux premiers. Il repéra une jeune fille noire avec une descente de reins à tomber (mais ce n'était pas une raison pour le faire) (vilaine vodka qui commençait à drôlement lui monter à la tête), entra dans son champ de vision. Il fit passer toute la luxure du monde dans ses yeux et perdit une main dans les boucles noires alors que leurs bassins se collaient. Elle ondulait vraiment bien (vraiment, vraiment bien) alors il laissa doucement filer les secondes avant de poser ses lèvres sur les siennes. Ils se détachèrent à trois seize avant de s'embrasser à nouveau, puis Tony retira sa main de ses cheveux doux, et à nouveau, se recula en s'excusant et en vacillant peut-être un peu (chuuut dis rien). Trois trois, trois sur cinq. Il n'avait pas fait un pas en arrière qu'un torse se colla à son dos humide et qu'une main s'égarait sur son bas-ventre (han oui continue) alors son sourire s'agrandit alors qu'un frisson l'agitait. Il bougea quelques instants contre le corps contre lui avant de se retourner et d'emballer, correctement cette fois, celui qui l'avait chauffé comme ça. Il accentua la pression de sa langue sur celle de l'autre, et en réponse on glissa une main à l'arrière de son pantalon de smoking. Quand il commença à perdre un peu pied et donc le décompte (mauvaise idée Tony, on retrouve son cerveau, il doit pas être parti très loin), il se détacha et lécha sa salive qui avait coulé sur le menton de son partenaire (tiens il était là le coquin), avant de se retourner et disparaître dans la foule qui dansait. Deux dix-huit (dix-huit ? Oui ça devait être ça. Dix-sept. Ouuuch c'était dur de réfléchir. Seize), quatre sur cinq. Etant en avance, il s'autorisa à se stopper, et à lever les yeux pour s'orienter et trouver Loki qui devait être penché sur la rambarde. Il le vit vaguement, la vodka rendant tout flou et fantastique, la caméra du téléphone une vague lueur rouge, la tâche blanche de la gorge au milieu de tout ce vert et noir (il était beau ce mec n'empêche). Tony lui sourit, puis décida de tenter un bonus de rapidité. Il baissa la tête, fit courir ses yeux autour de lui alors qu'il était à deux minutes cinq restantes, et finalement, trouva un asiatique à chignon haut et petite barbe qui paraissait vraiment perché (viens là chéri). Il s'approcha et l'embrassa sans lui laisser le temps d'ouvrir les yeux, mais le jeune ne s'en formula pas et glissa sa langue entre ses dents. Deux minutes une, cinq sur cinq, défi relevé.
Il se félicita en faisant durer l'étreinte et collant contre lui le danseur, parce que vraiment ça faisait trop longtemps qu'il n'avait pas fait ça et ça lui avait manqué bordel (et puis il tenait plus trop debout fallait dire alors il allait rester accroché à lui jusqu'à retrouver un peu l'équilibre), mais il finit par se détacher en mordillant la lèvre rouge une dernière fois pour rejoindre Loki, parce que le nouveau défi avait peut-être déjà été lancé (faudrait penser à retourner sur terre, également, ce serait bien).
Il remonta l'escalier, pendu à la rambarde d'une main et remettant ses cheveux de l'autre (le roux ? la rousse ? notamment les lui avait tirés légèrement) (oh mon dieu il n'arrivait pas à se rappeler) (il devrait essayer un peu plus fort de dégriser, parce que là, ça craignait). Après quelques difficultés (que bouddha bénisse cette rambarde), il arriva avec un sourire satisfait (et sûrement idiot mais c'était pas sa faute à lui c'était le joli petit lot de verres à shots qui se suivaient comme des numéros, décapitez-les ! ça rime plus) (ça n'a jamais rimé Tony) (on dégrisait on avait dit) devant son partenaire. Celui-ci le regardait la bouche un peu ouverte, clairement impressionné, et ça fit s'étirer ses lèvres un peu plus.
-Tu viens de chopper cinq personnes en trois minutes, constata Loki.
-Playboyyy, chéri, s'amusa-il en s'accoudant à la rambarde, dos à la foule qui s'agitait sous lui. D-depuis le temps qu'je t'le dis, dit-il en bégayant un peu.
-On a gagné cinquante dollars de plus et cinq… cent vues avec ton efficacité, ricana-t-il (ooh méchante vodka) Et t'as des propositions… indécentes, plein.
-C'quoi l'prochain ? s'enquit-il, pas intéressé.
Il fronça les sourcils quand il vit qu'il ne restait que vingt secondes, mais on avait simplement demandé à Loki de déboutonner sa chemise pour quarante dollars, et celui-ci s'exécutait tranquillement.
-Le prochain je le fais, fit son associé à l'avant-dernier bouton. Moi aussi, j'veux m'amuser.
Tony prit le téléphone, et prit un malin plaisir à le passer devant le torse nu pour embêter son pote, alors que les messages hystériques s'accumulaient en transparence devant le compte à rebours.
-Toi aussi, t'as des « propositions indécentes », s'amusa-t-il alors que Hotgurl24 demandait à Loki de bien vouloir passer à son appart quand ils auraient terminé. Tu dois… lut-il en plissant les yeux alors que le décompte s'arrêtait et qu'un nouveau défi était apparu. Collé-serré… en sandwich avec deux personnes, deux minutes, cent dollars, annonça-t-il un peu choqué.
-J'accepte, ronronna son partenaire avant de s'éloigner et descendre rapidement l'escalier, la main tenant fermement à la barre de maintien cependant.
Tony avait la gorge un peu sèche alors qu'il se déplaçait pour ne pas que son ami soit hors-champ. Maintenant qu'il s'était un peu forcé à redescendre de son nuage d'ivresse (il devait arrêter la vodka), il se rendait compte du caractère, euh, pornographique, de la situation. Loki allait à la demande, forniquer, avec deux inconnus, caméra allumée. C'était un début de sex tape imposé, en fait. Est-ce que… il ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer ce que, toutes ces personnes qui les regardaient, sans doute seules chez elles, pouvaient se mettre à faire devant, ben, de telles images. Il jeta un œil : ils étaient à présent plus de deux mille. Combien s'étaient… enfin… quand lui faisait son défi ?
Maintenant que le malaise était né, il s'infiltrait partout, et bien qu'il ne vomissait jamais quand il avait trop bu, même une flasque entière de whisky, il eut un haut le cœur désagréable. Pourtant, il ne baissa pas le téléphone, ni ne détourna pas les yeux alors que Loki avait déjà trouvé quelqu'un avec qui « danser », s'était retourné, et demandait à une jeune femme de les rejoindre d'un signe de la main, ce qu'elle fit.
Le jingle de fin résonna à peine quatre-vingt secondes après celui de début, mais tout comme lui, Loki ne s'arrêta pas pour autant, embrassant la fille tout en tenant la nuque du type, qui lui faisait apparemment un suçon dans le cou.
Tony détourna les yeux pour regarder le téléphone. Après quelques secondes à plisser les yeux (putain de premier défi qui l'avait mis HS), on lui demandait la même chose que Loki quelques minutes plus tôt.
Il déglutit, et s'exécuta en regardant ailleurs. Les basses étaient trop fortes dans sa poitrine alors qu'il ne montrait à l'objectif ni son visage ni sa peau, juste les boutons qui se défaisaient.
C'était Shakira qui s'était mise à chanter insouciamment et lui disait de se laisser aller quand Loki revint vers lui, se mordillant négligemment les lèvres, le suçon une trace rouge sang dans son cou.
-Et voilà ! fit-il en riant légèrement.
-Réponds-moi, honnêtement, fit Tony en appuyant sur pause pour l'instant, les pans de sa chemise pendant et le rendant mal à l'aise. Est-ce que… tu vas bien ?
-On vient de gagner cinq cent dollars. Pourquoi ça irait pas ? On est en train de devenir riches mon vieux, chuchota-t-il. Tu m'expliques ta sale tête ?
-Ouais, bah y'a intérêt à ce que ce défi soit le dernier. J'ai envie de vomir, et je suis fatigué, marmonna l'ancien trader en rappuyant sur play.
Et vraiment, il aurait dû s'en douter. Nerve jouait au marionnettiste avec la vie de milliers de gens, et possédait cette boîte de nuit parmi tant d'autres choses. Alors, l'application n'avait qu'à insérer un 1 dans des 0 pour programmer la musique, et renforcer l'ironie de la situation. Pour le show.
Défi n° 6
Embrassez-vous
100 $
Il reste vingt-neuf secondes.
I dare you to kiss me, it's truth or dare on the dancefloor, lança d'un ton sexy cette salope de Shakira.
-Bordel de merde, marmonna Tony dans un nouveau haut le cœur alors que le compte à rebours se déclenchait tout seul, indiquant vingt-sept secondes. Vingt-six.
Il leva les yeux vers Loki, incrédule, relisait la phrase encore et encore, jusqu'à vingt-deux secondes. Puis la tension dans ses épaules s'enleva comme s'il se résignait, et regarda Tony avant de se pencher vers lui.
-Non non dégage ! Je fais pas ça, répliqua-t-il en se reculant.
-Putain Tony tu fais quoi, marmonna Loki en jetant un regard angoissé vers le compte à rebours qui avait atteint dix-neuf secondes.
-Je m'en fous ! Je fais pas ça, pas toi ! Pas comme ça. Ҫa va trop loin.
-On va tout perdre juste parce que tu fais ta sainte-nitouche ?!
Treize secondes.
-Je refuse t'entends ! répéta-t-il plus fort. Ce jeu, ces putains de voyeurs, ils sont en train de nous souiller, de nous pourrir ! Est-ce qu'on est vraiment devenus d-des-des clowns obéissants ?! asséna-t-il alors qu'il restait sept secondes sur l'écran. Réponds-moi Loki !
-On a pas fait tout ça pour rien Tony ! Pense au bitume merde ! asséna-t-il.
Il eut un instant d'hésitation alors qu'il ne restait que trois secondes, et Loki l'utilisa pour agripper douloureusement sa nuque et écraser ses lèvres sur les siennes, attrapant sa langue avec ses dents.
Enculé.
Tony serra son poing et le frappa dans l'estomac, et Loki lui mordit involontairement la langue en grimaçant de douleur avant de se reculer et de le lâcher. Alors Tony lui balança un nouveau coup, cette fois-ci au visage, alors que la voix mélodieuse de Nerve les félicitait, leur annonçait le versement des trois cent dollars, et déclarait terminé le pluridéfi.
-Petite, ordure, égoïste ! cracha-t-il quand la rage redescendit suffisamment pour qu'il puisse parler.
-Toi, fit Loki en s'essuyant le nez, petite ordure égoïste ! T'allais nous faire plonger pour unfrench bordel !
-Youhou ! cria quelqu'un derrière eux.
Tony, furieux, se retourna en s'essuyant la bouche. Il avait un goût cuivré détestable à cause de sa langue mordue.
-Qui t'es toi ! cracha-t-il à l'inconnue, riant, un cocktail à la main.
-Je suis votre plus grande fan ! Moi et mes amis, on est venus exprès au Bab pour vous voir, fit-elle en désignant un groupe de jeunes dans la pénombre, pianotant sur leur téléphone ou filmant la scène. C'est vraiment pas trop tôt mais franchement, t-t'aurais pu faire mieux que ça ! …Il est bandant ton pote !
Tony allait vraiment vomir. Il se détourna, attrapa Loki par sa chemise, et l'entraîna vers la sortie. Son associé lui agrippa le poignet pour le faire le lâcher, mais ne changea pas leur direction, le foudroyant du regard sous les projecteurs multicolores, le sang sur ses lèvres et son menton brillant quand la lumière s'y reflétait.
Apparemment, ils avaient vraiment beaucoup de « fans » dans la boîte. On les félicita, tenta de les retenir, des mains passèrent sur les bras et torse, et quand ils parvinrent à l'air libre et s'éloignèrent le plus possible, ignorant Sam qui les saluait, Tony avait une telle impression d'avoir subi un viol qu'il tomba soudain à genoux et rendit.
Loki se mit près de lui et le soutint, une main dans ses cheveux moites.
-Je suis désolé, lança-t-il d'un ton sincère. Mais… on ne courait aucun danger. On s'est promis qu'on irait jusqu'au bout, sauf risque évident pour nos vies. Alors… j'ai pris la décision pour deux.
Des larmes dues au vomissement aux yeux, Tony se dit qu'il avait été bien naïf, et ce bien avant d'avoir l'excuse de l'alcool. Il n'avait rien qu'un peu de dignité et de rage de vivre à offrir à ceux qui pouvaient le rendre riche… comment avait-il pu croire qu'il pourrait les garder ? Bien sûr qu'en jouant à ce jeu, ils se prostituaient, la caméra allumée. Et bien sûr que c'était dur, humiliant, douloureux. Sinon tout le monde le ferait. No pain no gain, et leur vie paradisiaque, ça allait être tout sauf agréable de la mériter.
Mais merde ! il allait le faire. Loki avait raison, il avait failli être… un immense crétin congénital, et égoïste. Rester en vie, oui. Il était sûr qu'en jouant finement, ils le pouvaient, s'en sortir riches, et sains, et saufs. Mais, conserver intacts leur dignité et leur égo ? Non, ça n'allait pas être possible. Et il avait été stupide de le penser.
-C'est… c'est moi qui suis désolé, murmura-t-il quand la crise fut passée. Ҫa n'arrivera plus.
Le tenant contre lui dans la rue déserte hantée par la rumeur de la musique house, le vent les faisant frissonner à cause de leurs peaux humides de sueur, son associé murmura :
-Je ne veux pas te... commença-t-il mais le mot, quoiqu'il fut, resta coincé. Si vraiment tu sens que tu ne peux pas, reprit-il différemment, …que ça va te briser… dis « banane » ou « saxophone », et on arrête. Tout de suite, et sans que je dise, quoique ce soit, pour te faire changer d'avis.
Un rire voulut sortir mais resta bloqué lui aussi, et il ne resta que la gratitude. Un safeword, dans le jeu SM, et surtout malsain, qu'ils jouaient avec Nerve. Voilà qui le rassurait.
-Reçu, approuva-t-il. Quand je dis « licorne », ça veut dire que c'est au dessus de mes forces… et que sinon je vais dilapider notre fortune en psy, et en xanax. On arrêtera. Et je t'aiderai à trouver un autre moyen de l'avoir, ta vie de rêve.
-Compris. …Ensemble ?
Tony attrapa la main qu'on lui tendait, et se remit sur ses pieds en s'y appuyant.
-Ensemble, asséna-t-il dans un souffle.
Quatre jours plus tard, Central Park.
-Tu es prêt ? murmura Tony derrière un énorme châtaignier sous un ciel d'un bleu idyllique.
-Oui, assura son partenaire, tout près de lui pour ne pas se faire repérer.
-On se conforme au plan. On pourra avoir une deuxième chance, mais il ne reste plus beaucoup de temps, souffla-t-il alors que le téléphone affichait 11 minutes 34 secondes restantes avant échec au défi.
-Allons-y maintenant alors.
Loki prit une profonde inspiration, et sortit de leur cachette. Il portait un sweat noir à capuche et des lunettes de soleil. Il avait l'air on ne peut plus louche par ce temps magnifique, et quand il s'approcha de son banc, la petite grand-mère tricotante aux cheveux violets leva la tête et plissa les yeux.
Il restait du temps. Ils avaient élaboré un plan. C'était censé être le premier défi facile depuis longtemps.
Mais, songeant Tony en se plaquant la main sur le front alors que le téléphone enregistrait Loki se faisant asperger de bombe au poivre, là était toute la nuance entre ce que les choses étaient censées êtres et ce qu'elles étaient en réalité.
La nuance entre « la vie » et « cette putain de chienne de vie ».
Tony rejoignit rapidement Loki pleurant sans pouvoir s'en empêcher toutes les larmes de son corps.
-Echec. Courage mec courage marche pendant que je cherche une cible de rechange.
-Aaaah ça fait un mal de chien, cracha Loki en frottant ses yeux écarlates.
-Frotte pas frotte pas, conseilla Tony en le guidant d'un bras, son regard oscillant entre les bancs publics et le décompte, affichant désormais 8 minutes 12 secondes
-C'est du délit du faciès, j'avais encore rien fait !
-On va enlever la capuche, hein, sinon tu vas te faire poignarder par une aiguille à tricoter.
-T'en vois une autre, grommela Loki, des larmes de douleur et d'irritation oculaire coulant toujours sur ses joues.
-Ouais, cent mètres plus loin, à 11 heures. Dès que tu te sens prêt on y va. Où on inverse les rôles ?
-Non, j'ai les lunettes, si je les porte en lui portant secours elle me fera pas confiance, si je les porte pas mes yeux sûrement rouge sang vont lui faire peur.
-Tu diras que tu pleurais le fait que ta copine t'a trompée avec ta sœur…
-On a pas le temps pour tes mensonges à dormir debout : j'y vais, annonça Loki courageusement en remettant ses lunettes noires.
Il retira la capuche de sa tête, ayant l'air beaucoup moins menaçant à présent. Il ressemblait sans doute plus à Matt Murdock qu'à Jack L'éventreur désormais. Peut-être auraient-ils dû le déguiser en passant inoffensif plutôt qu'en voleur de mémé, ça lui aurait évité l'épisode douloureux d'une bombe à poivre dans les yeux.
Bref. Il s'approcha d'une mémé au brushing parfait, mais se rendit compte que Tony s'était trompé. L'espèce n'était pas la bonne. Il regarda sa montre Dora, fit semblant d'être surpris par l'heure tout comme quelqu'un qui a rendez-vous à l'autre bout du parc dans cinq minutes, et fit demi-tour dans de grands pas pressés. Avant de plonger vers le buisson où était caché Tony, il regarda à droite et à gauche puis rejoignit son stupide et malvoyant partenaire avant de chuchoter d'un ton furieux :
-T'es aveugle ou quoi ?! C'était certainement pas un caniche ce truc !
-Bah quoi, c'est pas blanc et moutonneux un caniche ?
-Ce truc était un bichon qui a porté des bigoudis Tony ! Ҫa n'a rien à voir !
Leur voyeur devait être en train de mourir de rire derrière son écran. Il se passa la main sur le visage avant d'attraper son partenaire par le bras.
5 minutes 56 secondes.
-Allez, on doit trouver un caniche et le kidnapper en moins de six minutes, résuma Loki. On a fait pire que ça non ?
-T'embrasser, grommela Tony.
-Ouvre tes yeux plutôt que ta bouche.
Ils marchaient d'un pas empressé tandis que les secondes s'égrenaient, mais les caniches un samedi matin à Central Park semblaient être devenus plus rares que n'importe quel pokémon légendaire.
-Merde, merde, murmura Tony. Pas le choix, on retourne auprès de la première.
Loki grommela bruyamment.
-Tu sais à quel point ça fait mal au moins ?!
-Allez, pour deux mille dollars, un peu de courage merde. Il reste 1 minute 45.
Loki retira le sweat, ses lunettes, attacha ses cheveux en un chignon et se mit à courir. Il n'avait plus qu'à ne pas se faire crever un œil par une grand-mère protectrice. Tony, faisant dépasser l'objectif du téléphone dans la poche de sa veste, se mit lui aussi à courir en gardant cinquante mètres en eux deux. Plus qu'une minute trente pour retourner à l'autre bout de l'étang. Alors que son souffle commençait à lui manquer, il commença à réaliser qu'ils étaient vraiment loin et que le temps leur filait entre les doigts. Quand ils passèrent sous la barre des quinze secondes, son cœur se serra un peu avant de battre de plus belle. Est-ce qu'ils allaient vraiment échouer cette fois ? Après tout ce qu'ils avaient fait ?
Le compte à rebours résonnant sans doute à ses oreilles à lui aussi, Loki passa sur l'herbe dans de grands pas discrets mais pressés et à trois secondes, arriva derrière la grand-mère nourrissant les pigeons, son caniche à ses pieds. Quand elle lâcha un instant la laisse pour prendre les graines au fond de son sac en papier, Loki bondit par-dessus le banc et attrapa le chien avant de commencer un sprint à la Usain Bolt. Tony, à bout de souffle, soupira de soulagement alors que le jingle résonnait, le dernier un ayant été sur le point de passer à zéro. Une voyeuse leur envoya que c'était bien joué et que c'était vraiment pas passé loin, les likes de son commentaire s'accumulant au fil des secondes.
-GIGI ! se mit à crier la grand-mère en se redressant péniblement. AU SECOURS ! VAURIEN KIDNAPPEUR ! MON GIGI !
-Je m'en occupe madame ! cria Tony en passant devant elle en sprint et rangeant le téléphone dans sa poche, partant à la poursuite de Loki.
Rassuré, il ne put s'empêcher de rire discrètement quand cinquante mètres plus loin il sauta sur Loki derrière un buisson. Son associé se faisait aboyer dessus par le caniche et avait du mal à ne pas se faire mordre, l'éloignant du pied et du coude tout en protégeant son visage.
-RENDS-MOI CETTE PAUVRE BÊTE ! lui cria Tony en ravalant difficilement son fou rire.
-DEGAGE, T'ES QUI, SUPERMAN DES CHIENS ?! gueula Loki, incapable de réprimer un sourire malgré Gigi qui essayait de le déchiqueter.
-JE TE LAISSERAI PAS FAIRE !
Décidant que ça suffisait, il fit signe de s'enfuir à Loks alors qu'il attrapait la laisse du caniche, fou de rage et qui manqua de le mordre.
-TU ME LE PAIERAS ! cria son associé en rabattant sa capuche et sortant du buisson, s'enfuyant dans les fourrés pour ne pas se faire poursuivre par d'éventuels autres témoins de la scène.
Il y en avait, mais ils filmaient le presque forfait au lieu d'aider Tony ou mieux, d'empêcher la grand-mère de trop s'épuiser, elle qui se précipitait vers lui malgré ses bien quatre-vingt ans. Il tenta de prendre le chien dans ses bras, mais lui avait apparemment bien compris leur comédie et voulait toujours lui manger les doigts, alors il laissa tomber et sortit de sa cachette.
-Tout va bien ! lança l'ex-trader essoufflé à la vieille dame dans le même état que lui. Je l'ai votre Gigi, ajouta-t-il en tendant la laisse et en faisant un pas de coté quand le caniche visa son mollet.
-Dieu merci, z'êtes bon comme du bon pain, souffla-t-elle. Mais vous n'avez pas attrapé le jeune voyou ! s'écria-t-elle en levant sa canne.
Il rentra sa tête dans ses épaules quand elle le punit d'un coup sur le crâne, et se dit que c'était le karma alors qu'elle repartait de ses petits pas dandinant et que Gigi lui grognait toujours dessus en refusant de partir. Il soupira, et partit rejoindre son associé en frottant dans une grimace la bosse qui pointait.
Vie de merde, sérieusement.
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Défi du voyeur Skaelds au joueur Lecteur : Ecris ou review une fic sur le fandom Suicide Squad. Ce fandom est viiide. Récompense : mon amour.
